E3A Mathématiques A PC 2013Sujet et corrigé
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Concours ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Les trois parties sont relativement indépendantes.
Préambule
On rappelle la définition des fonctions cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique.
Pour toutt ∈ ℝ , on pose:
ch(t) = (e^t + e^(− t))/2, sh(t) = (e^t − e^(− t))/2 .
a) Préciser un équivalent simple dech(t) et de
sh(t) lorsque le réel
t tend vers
+ ∞ .
b) Établir les tableaux de variation (avec les limites aux bornes) des deux fonctions définies sur]0, + ∞[ : g_1 : t ↦ 1/(ch(t)) et
g_2 : t ↦ t/(sh(t)) .
Pour tout
a) Préciser un équivalent simple de
b) Établir les tableaux de variation (avec les limites aux bornes) des deux fonctions définies sur
Partie I : Intégrales et développements en série
I-1.1. Justifier l'existence de :
I_n = ∫_0^(+ ∞)t^n e^(− t)dt pour tout
n ∈ ℕ .
I-1.2. Déterminer une relation entreI_(n + 1) et
I_n .
I-1.3. CalculerI_0 . En déduire la valeur de
I_n pour tout
n ∈ ℕ .
I-1.4. En déduire, pour toutn ∈ ℕ et tout
α > 0 , la valeur de :
∫_0^(+ ∞)t^n e^(− αt)dt .
I-2.1. Justifier que pour toutt ≥ 0 , on a:
(e^t)/2 ≤ ch(t) ≤ e^t
I-2.2. En déduire l'existence deC_n = ∫_0^(+ ∞)(t^n)/(ch(t))dt pour tout
n ∈ ℕ , ainsi qu'un encadrement du rapport
(C_n)/(I_n) .
I-1.2. Déterminer une relation entre
I-1.3. Calculer
I-1.4. En déduire, pour tout
I-2.1. Justifier que pour tout
I-2.2. En déduire l'existence de
I-2.3. Grâce au calcul de la dérivée de la fonction
t ↦ Arctan(e^t), calculer
C_0 .
I-2.4. Justifier l'égalité pour tout réelt > 0 : 1/(2ch(t)) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)(− 1)^k e^(− (2k + 1)t) .
I-2.5. En déduire:∀n ∈ ℕ^∗, C_n = 2(n!)∑_(k = 0)^(+ ∞)((− 1)^k)/((2k + 1)^(n + 1)) .
On énoncera et on appliquera avec soin le théorème d'intégration terme à terme utilisé.
I-2.6. Montrer que l'égalité précédente reste valable pourn = 0 .
I-3.1. Montrer l'existence de :S_n = ∫_0^(+ ∞)(t^n)/(sh(t))dt pour tout
n ∈ ℕ^∗ .
I-3.2. Justifier l'égalité pour tout réelt > 0 : 1/(2sh(t)) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)e^(− (2k + 1)t) .
I-3.3. En déduire :∀n ∈ ℕ^∗, S_n = 2(n!)∑_(k = 0)^(+ ∞)1/((2k + 1)^(n + 1)) .
I-4. Soitφ : ℝ → ℝ, 2π -périodique et impaire telle que :
I-2.4. Justifier l'égalité pour tout réel
I-2.5. En déduire:
On énoncera et on appliquera avec soin le théorème d'intégration terme à terme utilisé.
I-2.6. Montrer que l'égalité précédente reste valable pour
I-3.1. Montrer l'existence de :
I-3.2. Justifier l'égalité pour tout réel
I-3.3. En déduire :
I-4. Soit
I-4.1. Déterminer les coefficients de Fourier
b_n(φ) pour
n ∈ ℕ^∗ .
I-4.2. Grâce à des résultats que l'on précisera sur les séries de Fourier et appliqués àφ retrouver la valeur de
C_0 et donner la valeur de
S_1 .
I-4.2. Grâce à des résultats que l'on précisera sur les séries de Fourier et appliqués à
Partie II : Intégrales à paramètre
II-1. Pour tout réel
x on pose :
F(x) = ∫_0^(+ ∞)(e^(ixt))/(ch(t))dt
II-1.1. Montrer queF est définie et de classe
C^1 sur
ℝ , et pour tout réel
x , exprimer
F^′(x) sous forme d'une intégrale.
II-1.1. Montrer que
II-1.2. Montrer que
F est développable en série entière sur l'intervalle ] - 1,1 [. Justifier grâce à I-2.2 que le rayon de convergence de ce développement vaut 1 .
Pour cela on exprimera d'abord
e^(ixt) comme somme d'une série.
II-1.3. En effectuant une intégration par parties, majorer|xF(x)| indépendamment du réel
x . En déduire
lim_(x → + ∞)F(x) .
II-1.3. En effectuant une intégration par parties, majorer
II-2. Pour tout réel
x on pose :
H(x) = ∫_0^(+ ∞)(cos(xt))/(ch(t))dt
II-2.1. Soientt > 0 et
n ∈ ℕ . En utilisant I-2.4, justifier que:
II-2.1. Soient
II-2.2. En déduire que pour tout réel
x et tout
n ∈ ℕ , on a :
II-2.3. Pour tout réel
x et tout
k ∈ ℕ , calculer :
∫_0^(+ ∞)e^(− (2k + 1)t)cos(xt)dt .
II-2.4. Conclure que:
II-2.4. Conclure que:
II-3. Soit
x ∈ ℝ fixé. On considère
h_x : ℝ → ℝ, 2π -périodique et impaire telle que :
II-3.1. Justifier que
h_x est égale à la somme de sa série de Fourier sur
ℝ .
II-3.2. Déterminer les coefficients de Fourier :b_n(h_x) pour tout
n ∈ ℕ^∗ .
II-3.3. En déduire :H(x) = π/(2ch((xπ)/2)) .
On pourra admettre la relation, valable pour tout réela : sh(2a) = 2ch(a)sh(a) .
II-3.2. Déterminer les coefficients de Fourier :
II-3.3. En déduire :
On pourra admettre la relation, valable pour tout réel
Partie III : Étude d'une équation différentielle
On s'intéresse ici à :
S = {y ∈ C^2(ℝ, ℝ)/ ∀t ∈ ℝ, y^(′′)(t) − y(t) = 1/(ch(t))} .
III-1. En utilisant ch et sh, déterminer toutes lesy ∈ C^2(ℝ, ℝ) telles que
: y^(′′) = y .
III-2.1. Donner la forme générale d'une solutiony ∈ S .
On rappelle qu'il y a au moins deux méthodes possibles de résolution: soit en posanty(t) = u(t)ch(t) + v(t)sh(t), soit en posant
y(t) = z(t)ch(t) ; avec des conditions sur les fonctions
u et
v , ou sur la fonction
z , qui seront précisées en cas d'utilisation de l'une de ces méthodes.
III-1. En utilisant ch et sh, déterminer toutes les
III-2.1. Donner la forme générale d'une solution
On rappelle qu'il y a au moins deux méthodes possibles de résolution: soit en posant
III-2.2. Existe-t-il des solutions impaires dans
S ?
III-2.3. Expliciter l'unique solutionθ ∈ S , paire et telle
θ(0) = 1 .
III-3.1. Déterminer explicitement l'unique suite réelle(a_k)_(k ∈ ℕ) telle que :
III-2.3. Expliciter l'unique solution
III-3.1. Déterminer explicitement l'unique suite réelle
III-3.2. Montrer l'existence et l'unicité d'une unique suite réelle (que l'on ne cherchera pas à déterminer explicitement, mais que l'on définira par récurrence)
(b_k)_(k ∈ ℕ) telle que :
III-3.3. Préciser
b_0, b_1, b_2 .
III-3.4. Démontrer par récurrence :∀n ∈ ℕ, |b_n| ≤ 1 .
On pourra considérer comme connu quech(1) ≤ 2 .
III-3.5. En déduire que pour toutt ∈ ] − 1, 1[ , la série
g(t) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)b_n t^(2n) converge absolument, avec de plus:
ch(t)g(t) = 1 .
III-3.4. Démontrer par récurrence :
On pourra considérer comme connu que
III-3.5. En déduire que pour tout
Remarque : On a ainsi prouvé que
t ↦ 1/(ch(t)) est développable en série entière sur
] − 1, 1[ .
III-4. On suppose qu'il existe une suite réelle(u_n)_(n ∈ ℕ) avec
u_0 = 1 et telle que la série entière définie par
f(t) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)u_n t^(2n) ait un rayon de convergence
R ≥ 1 , et vérifie :
III-4. On suppose qu'il existe une suite réelle
III-4.1. Pour tout
n ∈ ℕ , déterminer une relation entre
u_(n + 1), u_n et
b_n .
III-4.2. En déduire qu'une telle suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est unique et montrer par récurrence :
III-4.2. En déduire qu'une telle suite
III-4.3. En déduire que la fonction
θ considérée en III- 2.3 est développable en série entière sur l'intervalle
] − 1, 1[ .
III-4.4. Justifier que
x ↦ ln(ch(x)) est développable en série entière sur l'intervalle
] − 1, 1[ .
Fin de l'énoncé.
s!u.nof słuәunnoop sәุ.dde,a - 6tol とし - дSIOHJ NI
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