E3A Mathématiques A PC 2012Sujet et corrigé
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Concours ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques
A PC
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non encadrés et non justifiés ne seront pas pris en compte.
Ce problème a pour objet l'étude d'endomorphismes sur des espaces vectoriels réels construits à l'aide de formes linéaires.
On rappelle qu'une forme linéaire sur unℝ -espace vectoriel
E est une application linéaire définie sur
E et à valeurs dans
ℝ .
Pour tout endomorphismef d'un espace vectoriel et tout entier
p ≥ 1 , on note
f^p l'endomorphisme composé
f ∘ … ∘ f_()_(p fois) .
Les deux premières parties sont consacrées à deux exemples et les deux suivantes à une étude théorique de tels endomorphismes. Les quatre parties de ce problème sont largement indépendantes entre elles.
L'espaceℝ^3 est muni de son produit scalaire canonique et d'un repère orthonormé
R = (O; ı⃗, ȷ⃗, k⃗) . À tout point
M de l'espace de coordonnées (
x, y, z ) dans
R , on associe le vecteur colonne
On rappelle qu'une forme linéaire sur un
Pour tout endomorphisme
Les deux premières parties sont consacrées à deux exemples et les deux suivantes à une étude théorique de tels endomorphismes. Les quatre parties de ce problème sont largement indépendantes entre elles.
L'espace
Première partie
On considère la matrice
A = 1/9(2, − 2, − 1; 4, − 4, − 2; − 4, 4, 2) ainsi que la surface
On notera
f l'endomorphisme canoniquement associé à la matrice
A .
- Vérifier qu'une équation de
S dansR est
et en déduire que
S est la réunion de deux plans perpendiculaires.
2. On se propose dans cette question de retrouver la nature deS par une autre approche. On considère les vecteurs
2. On se propose dans cette question de retrouver la nature de
(a) Vérifier que
C = (e⃗_1, e⃗_2, e⃗_3) est une base orthonormée de
ℝ^3 puis calculer
f(e⃗_1), f(e⃗_2), f(e⃗_3) .
(b) En déduire queA est semblable à la matrice
(b) En déduire que
et justifier qu'il existe une matrice orthogonale
P , que l'on précisera, telle que
U = P^(− 1)AP .
(c) La matriceA est-elle diagonalisable?
(d) SoitM un point de l'espace. On note
X_M^′ le vecteur colonne de ses coordonnées dans le repère
R^′ = (O, C) .
(i) ÉcrireX_M en fonction de
P et
X_M^′ .
(ii) En déduire qu'un pointM de coordonnées (
x^′, y^′, z^′ ) dans
R^′ appartient à
S si et seulement si
x^′ z^′ = 0 et retrouver la nature géométrique de
S .
3. (a) Déterminer le rang def et calculer
f ∘ f .
(b) Déterminer une forme linéaireφ sur
ℝ^3 et un vecteur
c⃗ ∈ ℝ^3 tels que
(c) La matrice
(d) Soit
(i) Écrire
(ii) En déduire qu'un point
3. (a) Déterminer le rang de
(b) Déterminer une forme linéaire
Deuxième partie
On considère les trois suites
(u_n)_(n ∈ ℕ), (v_n)_(n ∈ ℕ) et
(w_n)_(n ∈ ℕ) définies par leur premier terme
et par les relations de récurrence
- (a) Exprimer
v_(n + 1) + 2w_(n + 1) en fonction dev_n + 2w_n et en déduire quev_n = − 2w_n pour tout entiern ≥ 0 .
(b) En déduire queu_n = − 3w_n pour tout entiern ≥ 1 .
(c) En déduire, pourn ≥ 1 , les expressions dew_n, u_n etv_n en fonction den uniquement puis prouver la convergence de ces trois suites. - On se propose dans cette question de retrouver les limites de ces suites par une autre approche.
(a) Déterminer une matriceM ∈ M_3(ℝ) telle qu'en posantX_n = (u_n; v_n; w_n) , on ait∀n ∈ ℕ, X_(n + 1) = MX_n .
(b) Justifier l'existence d'une matrice diagonaleD et d'une matrice inversibleP telles queD = P^(− 1)MP et préciserD etP .
(c) Retrouver les limites des suites(u_n), (v_n) et(w_n) en posantY_n = P^(− 1)X_n .
Troisième partie
Soit
E un
ℝ -espace vectoriel de dimension finie
n ≥ 2 ; on fixe un vecteur
a⃗ non nul de
E ainsi qu'une forme linéaire
u sur
E qui n'est pas la forme linéaire nulle. On considère enfin l'application
f définie sur
E par
- Vérifier que
f est un endomorphisme deE et préciser son rang. - (a) Vérifier que 0 est une valeur propre de
f et exprimer son sous-espace propre associé à l'aide de Keru .
(b) On suppose queλ est une valeur propre non nulle def et quex⃗ est un vecteur propre associé. Montrer quex⃗ est colinéaire àa⃗ et queλ = u(a⃗) .
(c) En déduire, en distinguant les casu(a⃗) = 0 etu(a⃗) ≠ 0 , toutes les valeurs propres def et les sous-espaces propres associés.
(d) Énoncer une condition nécessaire et suffisante portant suru(a⃗) pour quef soit diagonalisable. - On adopte un autre point de vue pour étudier la diagonalisation de
f .
(a) Pour toutx⃗ ∈ E et tout entierp ∈ ℕ^∗ , démontrer que
(b) Énoncer précisément la caractérisation des endomorphismes diagonalisables en termes de polynôme annulateur.
(c) On suppose queu(a⃗) = 0 . Vérifier que
f^2 = O (endomorphisme nul) et en déduire que
f n'est pas diagonalisable.
(d) On supposeu(a⃗) ≠ 0 . Trouver un polynôme annulateur de
f et en déduire que
f est diagonalisable.
(c) On suppose que
(d) On suppose
On considère à présent un endomorphisme
g de
E de rang 1 .
4. Démontrer qu'il existe un vecteur non nulb⃗ et une forme linéaire
v sur
E , qui n'est pas la forme linéaire nulle, tels que
4. Démontrer qu'il existe un vecteur non nul
- On suppose que
g^2 ≠ O (endomorphisme nul). Montrer queg est diagonalisable et qu'il existe un réelα ≠ 0 et une baseB deE dans laquelleg a pour matrice la matrice diagonale
- On suppose que
g^2 = 0 et on considère un vecteure⃗_n tel queg(e⃗_n) ≠ 0 .
(a) Énoncer le théorème de la base incomplète.
(b) Justifier l'existence de vecteurse⃗_2, …, e⃗_(n − 1) tels que (g(e⃗_n), e⃗_2, …, e⃗_(n − 1) ) soit une base deKerg .
(c) En déduire l'existence d'une baseB deE dans laquelleg a pour matrice
- Déduire des questions 5 et 6 que deux matrices carrées de rang 1 de
M_n(ℝ) sont semblables si et seulement si elles ont même trace.
Quatrième partie
Dans cette partie, on suppose que
E est de dimension infinie ou de dimension finie
n ≥ 2 . On fixe un vecteur
a⃗ non nul de
E ainsi qu'une forme linéaire
u sur
E . On considère l'application
h définie sur
E par
et on supposera
u(a⃗) ≠ 0 .
- Démontrer que
Kerh est la droite vectorielle dirigée para⃗ puis démontrer queImh = Keru . - Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de
h . On suppose, dans cette question seulement, queE est de dimension finien ≥ 2 ; l'endomorphismeh est-il diagonalisable? - Démontrer que pour tout
p ∈ ℕ^∗ et toutx⃗ ∈ E ,
- L'espace vectoriel
E est muni d'une norme‖‖ et l'on suppose que|u(a⃗)| < 1 . Montrer que
- Applications.
(a) Soitf une fonction définie et continue sur[0, π] , à valeurs réelles. On considère la suite de fonctions(f_p)_(p ∈ ℕ) définie parf_0 = f et pour toutp ∈ ℕ par
Démontrer que pour tout
t ∈ [0, π], f_p(t) → 0 lorsque
p → + ∞ .
(b) En considérant le vecteura⃗ = (1/4, 1/2, − 1/4) et et la forme linéaire
h : (x, y, z) ↦ x − y + z , retrouver les limites des suites
(u_n), (v_n) et
(w_n) de la partie II.
(b) En considérant le vecteur
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