E3A Mathématiques A PC 2010Sujet et corrigé
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Concours ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques A PC
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
Ce problème a pour objet l'étude de la transformation de Laplace. Les parties I et II sont consacrées à la définition et à certaines propriétés de cette transformation. Les résultats de ces deux parties pourront être admis pour aborder la partie III. Enfin, la partie IV est totalement indépendante des parties II et III.
Dans tout ce problème,
E désignera l'ensemble constitué par toutes les fonctions
f , définies et continues sur
[0, + ∞[ , à valeurs réelles et vérifiant la propriété suivante :
il existe un réelA > 0 , un réel
C > 0 et un entier
n ∈ ℕ tels que
il existe un réel
Partie I : la transformation de Laplace
- Pour tout entier
n ≥ 0 et tout réelx > 0 , on considère l'intégrale impropre
(a) Vérifier que pour tout réel
x > 0 , l'intégrale
I_0(x) = ∫_0^(+ ∞)e^(− xt)dt est convergente et que
(b) En effectuant une démonstration par récurrence, montrer que pour tout entier
n ≥ 0 et tout réel
x > 0 , l'intégrale
I_n(x) est convergente et
Indication : le réel
T > 0 étant donné, on pourra intégrer
∫_0^T t^n e^(− xt)dt par parties.
2. (a) Montrer que, muni des opérations usuelles,E est un sous-espace vectoriel de l'espace vectoriel des fonctions définies et continues sur
[0, + ∞[ à valeurs réelles.
(b) Vérifier que toute fonction continue et bornée sur[0, + ∞[ appartient à
E .
(c) Montrer que toute fonction polynomiale sur[0, + ∞[ appartient à
E .
3. On se donnef ∈ E .
(a) Soitx un réel strictement positif; montrer que la fonction
t ↦ f(t)e^(− xt) est intégrable sur
[0, + ∞[ .
On notera alors jusquà la fin du problème
2. (a) Montrer que, muni des opérations usuelles,
(b) Vérifier que toute fonction continue et bornée sur
(c) Montrer que toute fonction polynomiale sur
3. On se donne
(a) Soit
On notera alors jusquà la fin du problème
(b) Énoncer le théorème de continuité des intégrales dépendant d'un paramètre sur un intervalle
I de
ℝ .
(c) On fixe un réelx_0 > 0 . Montrer que l'application
x ↦ L(f)(x) est continue sur l'intervalle
[x_0, + ∞[ . En déduire que
L(f) est continue sur
]0, + ∞[ .
4. Montrer que l'applicationL : f ↦ L(f) , appelée transformation de Laplace, est une application linéaire de
E dans l'espace constitué des applications définies et continues sur
]0, + ∞[ et à valeurs réelles.
(c) On fixe un réel
4. Montrer que l'application
Partie II : quelques propriétés des transformées de Laplace
Dans cette partie, on se donne
f ∈ E .
- On considère des réels
A > 0, C > 0 et un entiern tels que|f(t)| ≤ Ct^n pour tout réelt ≥ A .
(a) Montrer que
pour tout réel
x > 0 .
(b) Montrer que
(b) Montrer que
(c) En déduire que
L(f)(x) → 0 lorsque
x → + ∞ .
2. (a) On fixe un réelx_0 > 0 . Montrer que
L(f) est de classe
C^1 sur
[x_0, + ∞[ en énonçant le théorème utilisé.
(b) En déduire queL(f) est de classe
C^1 sur
]0, + ∞[ et que
2. (a) On fixe un réel
(b) En déduire que
pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ .
3. On suppose de plus quef est de classe
C^1 sur
[0, + ∞[ et que
f^′ ∈ E .
(a) Montrer que
3. On suppose de plus que
(a) Montrer que
pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ .
(b) Vérifier que la fonctionh : t ↦ tf^′(t) appartient à
E et montrer que
(b) Vérifier que la fonction
pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ .
(c) On suppose quef est de classe
C^2 sur
[0, + ∞[ et que
f^(′′) ∈ E . Pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ , exprimer
L(f^(′′))(x) en fonction de
x, L(f)(x), f(0) et
f^′(0) .
(c) On suppose que
Partie III : une application de la transformation de Laplace
Dans cette partie, on se donne un entier
p ≥ 1 et on considère :
- le problème de Cauchy
où
y désigne une fonction définie et de classe
C^2 sur
ℝ , à valeurs réelles
- l'équation différentielle
où
u désigne une fonction définie et de classe
C^1 sur
]0, + ∞[ , à valeurs réelles.
- Justifier que (
P ) possède une solution et une seule définie sur toutℝ , que l'on noteraY .
L'objectif de cette partie est d'expliciter
Y en passant par l'intermédiaire de sa transformée de Laplace. Dans ce but, on note
f la restriction de
Y à l'intervalle
[0, + ∞[ et on admet que
f, f^′ et
f^(′′) appartiennent à
E . On note alors
U = L(f) .
2. À l'aide des résultats de la Partie II, montrer queU est une solution de
(J) sur
]0, + ∞[ .
3. Pour tout entiern ≥ 0 , on note
f_n la primitive sur
ℝ de la fonction
x ↦ x^(2n + 1)e^((x^2)/2) qui s'annule en 0 .
(a) À l'aide d'une intégration par parties, établir pour tout entiern et tout réel
x une relation entre
f_(n + 1)(x) et
f_n(x) .
(b) En déduire que
2. À l'aide des résultats de la Partie II, montrer que
3. Pour tout entier
(a) À l'aide d'une intégration par parties, établir pour tout entier
(b) En déduire que
pour tout entier
n et tout réel
x .
4. (a) Donner une base de l'espace des solutions de l'équation sans second membre associée à (J ) sur
]0, + ∞[ .
(b) En déduire que l'ensemble des solutions de (J ) sur l'intervalle
]0, + ∞[ est constitué des fonctions de la forme
4. (a) Donner une base de l'espace des solutions de l'équation sans second membre associée à (
(b) En déduire que l'ensemble des solutions de (
où
C est un réel quelconque.
5. (a) Parmi les solutions ci-dessus, on désigne parU_0 celle correspondant à
C = 0 . Montrer, à l'aide des résultats de la Partie I, qu'il existe un polynôme
R , dont on donnera les coefficients, tel que la restriction
R_0 de
R à
[0, + ∞[ vérifie
L(R_0) = U_0 .
(b) Montrer queR est la solution de
(P) sur
ℝ .
5. (a) Parmi les solutions ci-dessus, on désigne par
(b) Montrer que
Partie IV : injectivité de la transformation de Laplace
Le but de cette partie est de montrer que
L est injective.
On se donne
f ∈ E et on considère la fonction
g définie sur
[0, + ∞[ par
- Justifier que
g(t) possède une limite finieL lorsquet → + ∞ . - En déduire que
g ∈ E . Indication : on pourra utiliser I 2 (b). - (a) Montrer que
g^′ ∈ E et déduire de II 3 (a) que pour toutx ∈ ]0, + ∞[ :
(b) Soit
φ l'application définie sur
[0, 1] par
(i) Vérifier que
φ est continue sur
[0, 1] .
(ii) Montrer après avoir énoncé le théorème de changement de variable que
(ii) Montrer après avoir énoncé le théorème de changement de variable que
pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ .
On suppose désormais queL(f)(x) = 0 pour tout
x ∈ ]0, + ∞[ .
4. Vérifier que∫_0^1 u^n φ(u)du = 0 pour tout entier
n ≥ 0 .
5. (a) Soitp ∈ ℕ . Donner le développement en série entière au voisinage de l'origine de la fonction
u ↦ cos(pπu) .
(b) En déduire que∫_0^1 cos(pπu)φ(u)du = 0 pour tout entier
p en citant avec précision le théorème utilisé.
(c) Soitψ : ℝ → ℝ la fonction paire, périodique et de période 2 définie par
ψ(u) = φ(u) pour tout
u ∈ [0, 1] .
(i) Vérifier queψ est continue sur
ℝ .
(ii) Calculer ses coefficients de Fourier sous forme trigonométrique et en déduire, en citant le théorème utilisé, queψ est nulle sur
ℝ .
6. (a) Montrer quef est la fonction nulle.
(b) Montrer queL est injective.
On suppose désormais que
4. Vérifier que
5. (a) Soit
(b) En déduire que
(c) Soit
(i) Vérifier que
(ii) Calculer ses coefficients de Fourier sous forme trigonométrique et en déduire, en citant le théorème utilisé, que
6. (a) Montrer que
(b) Montrer que
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