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Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2024 (page 2/5 : Partie 3)

Systèmes de particules en interaction : piège optique, force en 1/r³ et gaz unitaire

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Partie 3 : N particules interagissant par une force en 1/r³

3.1 · Potentiel extérieur quelconque

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force conservative, gradient

Écrire l'expression reliant à la fonction .

Voir l'indice

Appliquer la définition du gradient de l'énergie potentielle extérieure pour une particule ponctuelle.

Voir la réponse courte

Relation gradient-force conservative en coordonnées sphériques : \vec{F}_{\text{ext},i} = -U_{\text{ext}}'(r_i)\vec{u}_i.

Voir le corrigé complet

Par définition, une force conservative \vec{F}_{\text{ext}} dérive d'une énergie potentielle U_{\text{ext}} selon la relation locale :

\vec{F}_{\text{ext}}(\vec{r}) = - \overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r})

Pour la particule i, située à la position \vec{r}_i, la force extérieure conservative \vec{F}_{\text{ext},i} s'exprime donc par le gradient de l'énergie potentielle évalué en \vec{r}_i :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},i} = - \overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La moitié des candidats répondent correctement, l'erreur fréquente étant l'oubli de la variable position dans le gradient.

« La moitié des candidats donnent la bonne réponse, à savoir #» F ext,i = −# » grad Uext(#»ri) . Une erreur courante est l’omission de la variable #»ri . »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi d'interaction, troisième loi de newton

Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la force répulsive le long du vecteur unitaire reliant j à i, soit (\vec{r}_i - \vec{r}_j)/r_{ij}.

Voir la réponse courte

Dérivation du potentiel répulsif mutuel : \vec{F}_{j\to i} = \alpha (\vec{r}_i - \vec{r}_j)/r_{ij}^4.

Voir le corrigé complet

Par définition, la force \vec{F}_{j \to i} exercée par la particule j sur la particule i vérifie les trois propriétés imposées par l'énoncé :

  • sa droite d'action est la droite joignant la particule j à la particule i ;
  • le caractère répulsif signifie que la particule i est repoussée par la particule j : le vecteur force \vec{F}_{j \to i} est donc dirigé de j vers i, c'est-à-dire dans le sens du vecteur \vec{r}_i - \vec{r}_j ;
  • sa norme vaut \|\vec{F}_{j \to i}\| = \dfrac{\alpha}{r_{ij}^3}.

Le vecteur unitaire orienté de j vers i s'écrit :

\vec{u}_{j \to i} = \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{\|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|} = \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}}

On en déduit l'expression vectorielle de la force d'interaction :

\vec{F}_{j \to i} = \|\vec{F}_{j \to i}\| \, \vec{u}_{j \to i} = \frac{\alpha}{r_{ij}^3} \, \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}}

Soit finalement :

\boxed{\vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}^4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un tiers des candidats n'a pas répondu correctement à cette question.

« Un tiers des candidats n’a pas répondu correctement à cette question. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, principe fondamental de la dynamique

On pose

où .

Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer \ddot{G} en dérivant deux fois chaque \vec{r}_i^2. Remplacer m\ddot{\vec{r}}_i par la somme des forces et symétriser la double somme d'interaction par échange des indices muets i et j.

Voir la stratégie
  1. Dériver deux fois par rapport au temps la grandeur scalaire G(t) = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i^2 afin de faire apparaître les vitesses \vec{v}_i et les accélérations \ddot{\vec{r}}_i.
  2. Relier le terme cinétique à l'énergie cinétique E_{\text{cin}}, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque particule pour exprimer les accélérations à l'aide des forces extérieures et d'interaction.
  3. Symétriser la double somme des forces d'interaction mutuelle (théorème du viriel à deux corps) pour faire apparaître l'énergie potentielle d'interaction E_{\text{int}}.
Voir la réponse courte

Dérivation seconde de G, PFD sur chaque particule et symétrisation des interactions à deux corps : m\ddot{G} = 4(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}) + 2\sum_i \vec{r}_i\cdot\vec{F}_{\text{ext},i}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la grandeur G(t) s'écrit :

G(t) = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{r}_i

En dérivant une première fois par rapport au temps :

\dot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \dot{\vec{r}}_i

Une seconde dérivation temporelle donne :

\ddot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \dot{\vec{r}}_i^{\,2} + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \ddot{\vec{r}}_i

Multiplions par la masse m des particules :

m\ddot{G} = 2 \sum_{i=1}^N m v_i^2 + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \left(m \ddot{\vec{r}}_i\right)

On reconnaît dans le premier terme l'énergie cinétique totale E_{\text{cin}} = \frac{1}{2}\sum_{i=1}^N m v_i^2 :

2 \sum_{i=1}^N m v_i^2 = 4 E_{\text{cin}}

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule i dans le référentiel galiléen du laboratoire :

m \ddot{\vec{r}}_i = \vec{F}_{\text{ext},i} + \sum_{j \in \mathscr{S}_i} \vec{F}_{j \to i}

Le second terme se décompose donc selon :

2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \left(m \ddot{\vec{r}}_i\right) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} + 2 \sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i}

Par échange des indices muets i et j et en utilisant la troisième loi de Newton (\vec{F}_{i \to j} = -\vec{F}_{j \to i}), on symétrise la somme d'interaction :

\sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i} = \frac{1}{2} \sum_{i \neq j} \left(\vec{r}_i - \vec{r}_j\right) \cdot \vec{F}_{j \to i}

En utilisant l'expression établie à la question Q15, \vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}^4} :

\left(\vec{r}_i - \vec{r}_j\right) \cdot \vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|^2}{r_{ij}^4} = \frac{\alpha}{r_{ij}^2}

D'où :

2 \sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i} = \sum_{i \neq j} \frac{\alpha}{r_{ij}^2} = 4 \left( \frac{\alpha}{4} \sum_{i \neq j} \frac{1}{r_{ij}^2} \right) = 4 E_{\text{int}}

En regroupant tous les termes, on obtient finalement :

\boxed{m\ddot{G} = 4\left(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}\right) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile : seuls 5 % des candidats mènent correctement l'ensemble des calculs intermédiaires sans compenser des dérivées erronées.

« A cette question, plus difficile que les précédentes, 40% des candidats arrivent à la bonne expression finale (sans doute aidés par la formulation de la question) mais seulement 5% ont effectué tous les calculs intermédiaires correctement. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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3.2 · Potentiel extérieur harmonique

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, oscillateur harmonique

Montrer que vérifie la même équation différentielle que celle obtenue pour à la question 8. En déduire l'expression de en fonction de , et des grandeurs et .

Voir l'indice

Injecter \vec{F}_{\mathrm{ext},i} = -k\vec{r}_i dans le résultat de la question 16 pour exprimer le travail virtuel en fonction de kG, puis réutiliser la forme de l'énergie totale E.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force extérieure \vec{F}_{\text{ext},i} et l'énergie potentielle extérieure totale E_{\text{ext}} en fonction de G(t) = \sum_{i=1}^N r_i^2 dans le cadre du potentiel harmonique.
  2. Réécrire E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} à l'aide de l'énergie mécanique totale E, puis injecter ces grandeurs dans le résultat de la question 16 pour retrouver l'équation différentielle de la question 8.
  3. Par stricte analogie formelle avec la question 9, en déduire la solution G(t) associée aux conditions initiales G_0 et H_0.
Voir la réponse courte

Pour un piège harmonique, \vec{r}_i\cdot\vec{F}_{\text{ext},i} = -k r_i^2, redonnant exactement m\ddot{G} + 4kG = 4E et une dynamique sinusoïdale de période \pi/\omega.

Voir le corrigé complet

Dans le cas d'un potentiel extérieur harmonique U_{\text{ext}}(\vec{r}) = \frac{1}{2} k r^2, la force extérieure subie par la particule i s'écrit, d'après la question 14 :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i) = -k \, \vec{r}_i

Le terme d'action des forces extérieures intervenant dans la relation de la question 16 vaut alors :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} = -k \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i\|^2 = -k \, G

De même, l'énergie potentielle extérieure totale s'exprime en fonction de G :

E_{\text{ext}} = \sum_{i=1}^N U_{\text{ext}}(\vec{r}_i) = \frac{1}{2} k \sum_{i=1}^N r_i^2 = \frac{1}{2} k \, G

L'énergie mécanique totale E = E_{\text{cin}} + E_{\text{ext}} + E_{\text{int}} étant une constante du mouvement, on a :

E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} = E - E_{\text{ext}} = E - \frac{1}{2} k \, G

En reportant ces expressions dans le résultat obtenu à la question 16, on obtient :

\begin{aligned} m \ddot{G} &= 4\left(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}\right) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \\ &= 4\left(E - \frac{1}{2} k \, G\right) + 2(-k \, G) \\ &= 4E - 2k \, G - 2k \, G \end{aligned}

soit :

\boxed{m\ddot{G} = 4E - 4k\,G}

Il s'agit exactement de la même équation différentielle que celle satisfaite par g(t) = x(t)^2 à la question 8 :

\ddot{G} + 4\omega^2 G = \frac{4E}{m} \quad \text{avec} \quad \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}

Les conditions initiales étant G(0) = G_0 et \dot{G}(0) = H_0, la solution s'obtient directement par identification avec l'expression établie à la question 9 en remplaçant g_0 par G_0 et h_0 par H_0 :

\boxed{G(t) = \frac{E}{k} + \left(G_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seulement 28 % des candidats parviennent à déduire correctement le résultat demandé.

« 28% des candidats ont correctement obtenu le résultat à partir de celui de la Q16. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, système de points

Dans cette question on considère le cas où . En utilisant le résultat de la question 1b, exprimer en fonction de , de , des et des . Vérifier que cette expression de est équivalente à celle obtenue à la question 17.

Voir l'indice

Calculer explicitement la somme des \|\vec{r}_i(t)\|^2 à partir de la solution harmonique individuelle de la question 1b et linéariser les carrés de cosinus et sinus.

Voir la stratégie
  1. Pour \alpha = 0, les interactions entre particules sont nulles : chaque particule évolue de manière indépendante dans le potentiel harmonique extérieur isotrope. On applique donc directement le résultat de la question 1b à chacune d'elles.
  2. On élève la position au carré pour exprimer \|\vec{r}_i(t)\|^2, puis on somme sur i pour obtenir G(t).
  3. On relie les sommes aux grandeurs initiales G_0, H_0 et à l'énergie mécanique totale E, puis on utilise les formules de duplication pour faire apparaître les termes en \cos(2\omega t) et \sin(2\omega t) afin de comparer directement au résultat de la question 17.
Voir la réponse courte

Sommation directe des trajectoires indépendantes des N oscillateurs pour vérifier la compatibilité avec l'équation globale du viriel.

Voir le corrigé complet

Lorsque \alpha = 0, les particules n'interagissent pas entre elles (E_{\text{int}} = 0). Chaque particule i est uniquement soumise à la force de rappel harmonique isotrope \vec{F}_{\text{ext},i} = -k\vec{r}_i. D'après la question 1b, sa trajectoire est :

\vec{r}_i(t) = \vec{r}_i(0) \cos(\omega t) + \frac{\vec{v}_i(0)}{\omega} \sin(\omega t)

avec \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}. On calcule la norme au carré :

r_i^2(t) = \|\vec{r}_i(t)\|^2 = \|\vec{r}_i(0)\|^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2} \sin^2(\omega t) + \frac{2}{\omega}\left(\vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0)\right) \cos(\omega t)\sin(\omega t)

En sommant sur les N particules, il vient :

\boxed{G(t) = \left(\sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2\right) \cos^2(\omega t) + \left(\sum_{i=1}^N \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2}\right) \sin^2(\omega t) + \frac{2}{\omega}\left(\sum_{i=1}^N \vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0)\right) \cos(\omega t)\sin(\omega t)}

Vérifions à présent la concordance avec la question 17. On identifie les conditions initiales :

\begin{aligned} G_0 &= G(0) = \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2 \\ H_0 &= \dot{G}(0) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0) \end{aligned}

Pour \alpha = 0, l'énergie mécanique totale s'écrit à t = 0 :

E = E_{\text{cin}}(0) + E_{\text{ext}}(0) = \frac{1}{2}m\sum_{i=1}^N \|\vec{v}_i(0)\|^2 + \frac{1}{2}k\sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2

En divisant par k et sachant que \frac{m}{k} = \frac{1}{\omega^2}, on obtient :

\frac{E}{k} = \frac{1}{2\omega^2}\sum_{i=1}^N \|\vec{v}_i(0)\|^2 + \frac{1}{2}G_0 \implies \sum_{i=1}^N \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2} = \frac{2E}{k} - G_0

En injectant ces relations dans l'expression de G(t) et en utilisant \cos(\omega t)\sin(\omega t) = \frac{1}{2}\sin(2\omega t), \cos^2(\omega t) = \frac{1+\cos(2\omega t)}{2} et \sin^2(\omega t) = \frac{1-\cos(2\omega t)}{2} :

\begin{aligned} G(t) &= G_0 \left(\frac{1+\cos(2\omega t)}{2}\right) + \left(\frac{2E}{k} - G_0\right)\left(\frac{1-\cos(2\omega t)}{2}\right) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t) \\ &= \frac{E}{k} + \left(G_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t) \end{aligned}

On retrouve rigoureusement l'expression établie à la question 17.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Penser à écrire le produit scalaire des vecteurs initiaux plutôt que le produit de leurs normes, et mener une vérification rigoureuse.

« Première partie de la question [ « exprimer G(t) en fonction de (. . .) » ] : 29% de bonnes réponses. De trop nombreux candidats ont écrit ri(0) vi(0) au lieu de #»ri(0) · #» vi(0) . »

« Deuxième partie de la question [ « Vérifier que cette expression de G(t) est équivalente à (. . .) » ] : 9% des candidats ont donné des réponses totalement correctes. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : système à n corps, mouvement collectif

Dans le cas où est non nul, donner des raisons pour lesquelles le résultat trouvé pour à la question 17 est une propriété extraordinaire, dans le sens défini dans l'introduction du sujet.

Voir l'indice

Souligner qu'un système à N corps fortement couplé et non linéaire possède ici une grandeur collective globale G(t) dont l'évolution exacte est analytique et strictement périodique sans chaos ni thermalisation.

Voir la réponse courte

Bien que le système à N corps interagissant soit chaotique au niveau microscopique, la grandeur globale G(t) oscille sans dissipation ni thermalisation.

Voir le corrigé complet

D'après l'introduction de l'épreuve, un système classique de N particules en interaction possède habituellement deux caractéristiques majeures :

  • dès que N > 2, il est impossible d'obtenir des résultats analytiques exacts sur la dynamique du système sans recourir à des simulations numériques ;
  • lorsque N est grand, le système thermalise et relaxe irréversiblement vers un état d'équilibre macroscopique stationnaire, décrit par la thermodynamique ou la statique des fluides.

Le résultat obtenu à la question 17 pour \alpha \neq 0 fait exception à ces deux comportements ordinaires :

  1. Caractère analytique exact à N corps : Bien que les N équations du mouvement soient fortement non linéaires et couplées par les interactions répulsives à longue portée, l'évolution temporelle de la grandeur collective G(t) = \sum_{i=1}^N r_i^2(t) est calculée de manière rigoureusement exacte et analytique, quel que soit le nombre N de particules (y compris pour N > 2).
  2. Absence de relaxation et de thermalisation : En présence d'interactions, on s'attendrait à ce que les collisions redistribuent l'énergie entre les différents modes microscopiques et amortissent les oscillations globales vers une valeur stationnaire. Au contraire, G(t) présente une oscillation strictement périodique et perpétuelle de pulsation 2\omega, sans aucun amortissement.
  3. Universalité et découplage de l'interaction : La dynamique de G(t) est strictement identique à celle du cas sans interaction (\alpha = 0, étudié à la question 18) : la pulsation propre 2\omega ne dépend ni de l'intensité de l'interaction \alpha, ni du nombre de particules N, ni de l'énergie totale E.

Ces violations directes du comportement usuel des systèmes à plusieurs corps en interaction constituent précisément des « propriétés extraordinaires ».

Voir ce qu'a relevé le jury

Le caractère remarquable venait de l'obtention d'un résultat analytique pour N supérieur à deux et de l'absence d'état d'équilibre aux temps longs.

« La réponse complète attendue était : « C’est un résultat analytique, valable pour N > 2. Le système n’atteint pas d’état d’équilibre aux temps longs, même pour N grand. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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3.3 · Boîte sphérique

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puits de potentiel

Tracer l'allure de la fonction .

Voir l'indice

Représenter une fonction nulle sur [0, \ell-\ell_*], continûment croissante au voisinage immédiat de la paroi et présentant une asymptote verticale en r = \ell.

Voir la stratégie

Pour tracer l'allure de U_{\text{ext}}(r), on traduit graphiquement les propriétés imposées par l'énoncé pour r \in [0, \ell[ :

  1. Pour 0 \le r \le \ell - \ell_*, l'énergie potentielle est nulle : U_{\text{ext}}(r) = 0.
  2. Pour \ell - \ell_* \le r < \ell, la fonction est continue, positive et croissante.
  3. En r = \ell, le potentiel diverge vers +\infty (asymptote verticale), traduisant le confinement strict des particules dans la sphère de rayon \ell.
  4. La condition \ell_* \ll \ell implique que la zone de variation du potentiel est confinée dans une couche très mince au voisinage immédiat de la paroi.
Voir la réponse courte

Tracé d'un puits de potentiel sphérique à parois rigides nulles à l'intérieur et infinies sur la paroi.

Voir le corrigé complet

D'après les propriétés (b), (c) et (d), le profil de l'énergie potentielle U_{\text{ext}}(r) présente :

  • un palier nul sur l'intervalle [0, \ell - \ell_*] ;
  • une transition continue et strictement croissante sur [\ell - \ell_*, \ell[ ;
  • une asymptote verticale en r = \ell.
Voir ce qu'a relevé le jury

Veiller à respecter l'échelle imposée par la condition d'éloignement relatif lors du tracé du potentiel.

« La moitié des candidats ont répondu correctement. Compte tenu de la condition l∗≪l, les courbes dans lesquelles l∗dépassait l/3 ont été comptées comme fausses. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q21.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : borne d'une trajectoire, énergie cinétique

Montrer que où est une quantité indépendante de dont on donnera l'expression.

Voir l'indice

Majorer |\dot{G}| = 2|\sum \vec{r}_i \cdot \vec{v}_i| en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz ainsi que les bornes spatiales (r_i < \ell) et la conservation de l'énergie cinétique totale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle \dot{G}(t) en fonction des positions \vec{r}_i et des vitesses \vec{v}_i.
  2. Majorer cette grandeur à l'aide de l'inégalité de Cauchy-Schwarz.
  3. Utiliser le confinement spatial dans la boîte sphérique de rayon \ell et la conservation de l'énergie mécanique pour borner indépendamment du temps les positions et les vitesses.
Voir la réponse courte

Majoration de \dot{G} = 2\sum \vec{r}_i\cdot\vec{v}_i par Cauchy-Schwarz et l'énergie mécanique totale, montrant que \dot{G} reste bornée.

Voir le corrigé complet

Par définition, la grandeur G(t) s'écrit :

G(t) = \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(t)\|^2 = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i^{\,2}(t)

En dérivant par rapport au temps, on obtient :

\dot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i(t) \cdot \vec{v}_i(t)

où \vec{v}_i = \dot{\vec{r}}_i désigne le vecteur vitesse de la particule i.

D'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée au produit scalaire dans \mathbb{R}^{3N} (ou par la somme des inégalités triangulaires et de Cauchy-Schwarz sur chaque particule) :

|\dot{G}(t)| = 2 \left| \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{v}_i \right| \leqslant 2 \sqrt{\sum_{i=1}^N r_i^2} \sqrt{\sum_{i=1}^N v_i^2}

Établissons des bornes indépendantes du temps pour chacun de ces deux facteurs :

  • Confinement spatial : les N particules sont enfermées dans la boîte sphérique de rayon \ell centrée en O, donc pour tout i \in \{1,\dots,N\}, r_i \leqslant \ell. Ainsi :

    \sum_{i=1}^N r_i^2 \leqslant N \ell^2
  • Conservation de l'énergie : l'énergie mécanique totale E = E_{\text{cin}} + E_{\text{ext}} + E_{\text{int}} est une constante du mouvement.

    Or, d'après les propriétés de la boîte sphérique, U_{\text{ext}}(r) \geqslant 0 pour tout r < \ell, d'où E_{\text{ext}} = \sum_{i=1}^N U_{\text{ext}}(r_i) \geqslant 0.

    De même, le paramètre d'interaction \alpha étant strictement positif, l'énergie d'interaction répulsive vérifie E_{\text{int}} = \frac{\alpha}{4} \sum_{i \neq j} \frac{1}{r_{ij}^2} \geqslant 0.

    Il en résulte :

    E_{\text{cin}} = \frac{1}{2} m \sum_{i=1}^N v_i^2 \leqslant E \implies \sum_{i=1}^N v_i^2 \leqslant \frac{2E}{m}

En injectant ces deux majorations, on en déduit :

|\dot{G}(t)| \leqslant 2 \sqrt{N\ell^2} \sqrt{\frac{2E}{m}} = 2\ell \sqrt{\frac{2NE}{m}}

Cette borne étant indépendante du temps, on a bien |\dot{G}(t)| \leqslant D avec :

\boxed{D = 2\ell \sqrt{\frac{2NE}{m}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier que les vitesses restent bornées et ne pas réutiliser l'expression obtenue dans le cas du piège harmonique.

« 4% des candidats ont obtenu tous les points. 19% des candidats ont obtenu une partie des points, typiquement parce-qu’ils n’ont pas justifié le fait que les vitesses sont bornées »

« Beaucoup de candidats ont utilisé l’expression de G(t) obtenue en Q18, sans se rendre compte qu’elle concerne le cas du potentiel extérieur harmonique et non pas la boîte sphérique. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q21.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moyenne temporelle

En déduire que .

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle de la dérivée d'une fonction bornée : l'intégrale se réduit à la différence des valeurs aux bornes divisée par t_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intégrale temporelle de \ddot{G}(t) comme la variation de sa primitive \dot{G}(t) entre 0 et t_{\max}.
  2. Utiliser le caractère borné de \dot{G}(t) démontré à la question 21.a pour encadrer le taux de variation moyen et conclure par passage à la limite.
Voir la réponse courte

Intégrale de la dérivée divisée par la durée tendant vers zéro pour une fonction bornée : \langle \ddot{G} \rangle = 0.

Voir le corrigé complet

Par définition de la moyenne temporelle donnée par l'énoncé :

\langle \ddot{G} \rangle = \lim_{t_{\max} \to \infty} \frac{1}{t_{\max}} \int_0^{t_{\max}} \ddot{G}(t) \, \mathrm{d}t

L'intégrande étant la dérivée temporelle de \dot{G}(t), l'intégrale se calcule immédiatement :

\int_0^{t_{\max}} \ddot{G}(t) \, \mathrm{d}t = \dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)

D'après le résultat de la question 21.a, la grandeur |\dot{G}(t)| est bornée par une constante D indépendante du temps pour tout t \geqslant 0. Par inégalité triangulaire :

|\dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)| \leqslant |\dot{G}(t_{\max})| + |\dot{G}(0)| \leqslant 2D

On en déduit l'encadrement, valable pour tout t_{\max} > 0 :

-\frac{2D}{t_{\max}} \leqslant \frac{\dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)}{t_{\max}} \leqslant \frac{2D}{t_{\max}}

Comme D est une constante finie, \lim_{t_{\max} \to \infty} \frac{2D}{t_{\max}} = 0. Par le théorème d'encadrement, la limite existe et vaut zéro :

\boxed{\langle \ddot{G} \rangle = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Trente-six pour cent de bonnes réponses à cette question.

« 36% de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : symétrie sphérique, pression

Justifier en quelques mots le fait que la valeur de est la même en tout point de la paroi.

Voir l'indice

Invoquer l'isotropie du système à l'équilibre macroscopique et l'invariance par rotation du potentiel sphérique.

Voir la réponse courte

L'isotropie et l'invariance par rotation du problème sphérique imposent l'uniformité de la pression P sur la paroi.

Voir le corrigé complet

Le système est à l'équilibre et présente une invariance par rotation autour du centre O de la boîte sphérique (symétrie sphérique), car :

  • la géométrie de la boîte est sphérique de centre O ;
  • le potentiel de confinement U_{\text{ext}}(\vec{r}) = U_{\text{ext}}(r) ne dépend que de la distance r ;
  • les forces d'interaction entre particules ne dépendent que des distances relatives r_{ij} ;
  • la gravité est négligée.

D'après le principe de Curie, l'état macroscopique d'équilibre respecte les symétries des causes : le champ de pression ne dépend donc que de la variable radiale, soit P(\vec{r}) = P(r).

Tous les points de la paroi étant situés à la même distance r = \ell du centre O, la pression P = P(\ell) est nécessairement identique en tout point de la paroi.

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : échelle microscopique, échelle macroscopique

Pourquoi peut-on considérer que ? On attend une réponse brève, sans calcul ni estimation d'ordre de grandeur.

Voir l'indice

La portée des interactions atomiques avec la paroi est microscopique (de l'ordre de la distance interatomique), infiniment petite devant le rayon macroscopique de la boîte.

Voir la réponse courte

L'épaisseur de la zone de répulsion à la paroi est d'échelle atomique, négligeable devant le rayon macroscopique de la boîte.

Voir le corrigé complet

Le rayon \ell de la boîte est une dimension macroscopique, tandis que la longueur \ell_* représente la portée des forces de répulsion exercées par la paroi sur les particules, qui est de nature microscopique (à l'échelle atomique).

La portée microscopique de ces interactions est donc naturellement négligeable devant les dimensions macroscopiques du récipient :

\boxed{\ell_* \ll \ell}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de rappel, vecteur unitaire

On note le vecteur unitaire . Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

La force de confinement exercée par la paroi est purement centripète et normale à la paroi sphérique : exprimer son sens selon -\vec{u}_i.

Voir la réponse courte

La force exercée par la paroi sphérique est purement centripète : \vec{F}_{\text{ext},i} = -F_{\text{ext},i}\vec{u}_i.

Voir le corrigé complet

D'après la question 14, la force extérieure subie par la particule i dérive de l'énergie potentielle U_{\text{ext}} :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i)

Puisque le potentiel ne dépend que de la coordonnée radiale r = \|\vec{r}\| (propriété a), son gradient en coordonnées sphériques s'écrit simplement :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i)\,\vec{u}_i

où \vec{u}_i = \dfrac{\vec{r}_i}{r_i} est le vecteur unitaire radial dirigé vers l'extérieur de la sphère.

D'après la propriété (c), U_{\text{ext}}(r) est une fonction croissante de r, si bien que sa dérivée est positive :

\frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i) \geqslant 0

La norme de la force est donc :

F_{\text{ext},i} = \|\vec{F}_{\text{ext},i}\| = \frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i)

La force exercée par la paroi est ainsi dirigée vers l'intérieur de la boîte (sens centripète) :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \vec{u}_i}

Résultat

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Q25.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, échelle mésoscopique

On définit une surface et un volume comme suit (voir figure 1) : • est une petite portion de la paroi. La forme de est approximativement un carré de côté , avec . • est l'ensemble des points dont le vecteur position est de la forme avec et compris entre 0 et 1.

On note la force exercée par la paroi sur le fluide contenu dans . Donner une expression approchée simple de faisant apparaître . Indiquer deux conditions sur (en plus de ) pour que cette expression soit valable.

Voir l'indice

Intégrer la force de pression surfacique exercée par la paroi sur la calotte \Sigma. Préciser que la taille \ell_\Sigma doit être grande devant l'échelle microscopique mais petite devant le rayon de courbure \ell.

Voir la stratégie
  1. Identifier la surface de contact entre le fluide contenu dans la région \mathcal{R} et la paroi : il s'agit de la petite calotte quasi plane \Sigma, d'aire \mathcal{A} \approx \ell_\Sigma^2.
  2. Exprimer la force pressante élémentaire exercée par la paroi sur le fluide en utilisant la pression P et la normale unitaire dirigée vers l'intérieur.
  3. Analyser les hypothèses requises sur \ell_\Sigma : échelle mésoscopique (statistique / fluctuations négligeables) et négligence des effets de bord sur la portée \ell_* de l'interaction paroi-particule.
Voir la réponse courte

Force normale \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx -P\ell_\Sigma^2\vec{u}_\Sigma, valide si \ell_\Sigma est grand devant la distance interparticulaire et petit devant le rayon de courbure.

Voir le corrigé complet

Le fluide contenu dans la région \mathcal{R} n'est en contact avec la paroi qu'au niveau de la portion de surface \Sigma.

Comme \ell_\Sigma \ll \ell, la surface \Sigma peut être assimilée à un carré plan d'aire :

\mathcal{A}(\Sigma) \approx \ell_\Sigma^2

En tout point de \Sigma, le vecteur unitaire normal sortant est quasiment uniforme et égal au vecteur unitaire radial moyen dirigé vers le centre de \Sigma, noté \vec{u}_\Sigma.

La paroi exerce sur le fluide une force de pression dirigée vers l'intérieur de la boîte (sens opposé à \vec{u}_\Sigma). La pression P étant uniforme sur la paroi (d'après la question 22), la force totale exercée par la paroi sur le fluide contenu dans \mathcal{R} s'écrit de façon approchée :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - P \ell_\Sigma^2 \vec{u}_\Sigma}

où \vec{u}_\Sigma est le vecteur unitaire radial dirigé depuis l'origine O vers le centre de \Sigma.

Pour que cette expression soit valable, \ell_\Sigma doit vérifier deux conditions supplémentaires :

  1. \ell_\Sigma \gg d, où d \sim n^{-1/3} est la distance moyenne entre particules (ou encore \ell_\Sigma à l'échelle mésoscopique) : la portion \Sigma doit interagir avec un très grand nombre de particules pour que les fluctuations microscopiques soient négligeables et que la notion de pression continue soit applicable.
  2. \ell_\Sigma \gg \ell_* : la dimension latérale de \Sigma doit être très grande devant la portée de l'interaction paroi-particule afin de pouvoir négliger les effets de bord sur le pourtour de \Sigma (c'est-à-dire les particules situées à cheval sur la frontière latérale de \mathcal{R} dans la couche d'épaisseur \ell_*).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une réponse vectorielle était attendue ainsi que les deux conditions d'échelle liées au libre parcours moyen et à la portée de la paroi.

« À la première partie de la question [ « Donner une expression approchée simple de #» F ext, R (. . .) » ] , un tiers des candidats a répondu correctement. Il fallait bien sûr donner une expression vectorielle. »

« les réponses attendues étant : • lΣ doit être grand devant le libre parcours moyen, pour que la région R soit mésoscopique • lΣ doît être dans devant l∗, pour pouvoir considérer #» F ext, R comme une force surfacique. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q25.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, bilan mécanique

On note l'ensemble des entiers appartenant à tels que la particule est située dans la région . En utilisant le résultat obtenu à la question 25a, obtenir une expression approchée simple de faisant apparaître .

Voir l'indice

Par la troisième loi de Newton et l'équilibre mécanique des particules dans la couche pariétale du cône \mathcal{R}, relier la somme discrète des forces à la résultante macroscopique de pression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer microscopiquement la force totale \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} exercée par la paroi sur les atomes du volume \mathcal{R} comme la somme des forces individuelles \vec{F}_{\text{ext},i}.
  2. Exploiter le fait que les particules interagissant avec la paroi ont des vecteurs directeurs \vec{u}_i quasi-parallèles à la direction centrale \vec{u}_\Sigma de la calotte \Sigma.
  3. Identifier avec l'expression macroscopique de \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} obtenue à la question 25.a.
Voir la réponse courte

Somme des normes des forces de contact sur la portion \Sigma égale à la force pressante scalaire P\ell_\Sigma^2.

Voir le corrigé complet

Par définition, la force totale exercée par la paroi sur le fluide contenu dans le volume \mathcal{R} s'écrit comme la somme des forces subies par les particules situées dans ce domaine :

\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} = \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} \vec{F}_{\text{ext},i}

D'après la question 24, chaque force individuelle est radiale centripète :

\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \, \vec{u}_i

où \vec{u}_i = \frac{\vec{r}_i}{r_i} est le vecteur unitaire radial associé à la particule i.

Les particules pour lesquelles la force de paroi est non nulle sont localisées dans la couche d'interaction microscopique d'épaisseur \ell_* au voisinage immédiat de \Sigma (puisque U_{\text{ext}}(r) = 0 dès que \ell - r > \ell_*). L'ouverture angulaire sous-tendue par la surface \Sigma depuis l'origine O vérifie :

\Delta\theta \sim \frac{\ell_\Sigma}{\ell} \ll 1

Par conséquent, tous les vecteurs unitaires radiaux \vec{u}_i des particules interagissant avec la surface \Sigma sont quasiment colinéaires au vecteur unitaire radial \vec{u}_\Sigma dirigé vers le centre de \Sigma :

\forall i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}} \text{ tel que } F_{\text{ext},i} \neq 0, \quad \vec{u}_i \approx \vec{u}_\Sigma

La force totale exercée par la paroi s'écrit donc :

\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - \left( \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} F_{\text{ext},i} \right) \vec{u}_\Sigma

En identifiant cette somme microscopique à l'expression macroscopique de la force de pression établie à la question 25.a, \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - P \ell_\Sigma^2 \, \vec{u}_\Sigma, on obtient :

\boxed{\sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} F_{\text{ext},i} \approx P \ell_\Sigma^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entre 20 % et 25 % de bonnes expressions, mais la moitié des candidats perdent des points faute de justification.

« Entre un quart et un cinquième des candidats donnent la bonne expression. Parmi ceux-ci, la moitié n’a pas obtenu de points de justification. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q25.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, intégrale de surface

En déduire une expression approchée simple de faisant apparaître .

Voir l'indice

Sommer les contributions de toutes les facettes \Sigma pavant l'intégralité de la sphère de surface 4\pi \ell^2.

Voir la stratégie
  1. Partitionner la surface fermée de la sphère de rayon \ell en une réunion de petites facettes \Sigma_k vérifiant les conditions de la question 25.a.
  2. Associer à chaque facette le cône correspondant \mathcal{R}_k, formant ainsi une partition de la boîte sphérique (à l'origine près, où la force de paroi est de toute façon strictement nulle).
  3. Sommer le résultat de la question 25.b sur l'ensemble de ces sous-régions en exploitant l'uniformité de la pression P sur la paroi établie à la question 22.
Voir la réponse courte

Intégration sur la sphère de rayon \ell : \sum F_{\text{ext},i} \approx P(4\pi\ell^2) = 3PV/\ell.

Voir le corrigé complet

On peut paver l'ensemble de la paroi sphérique de la boîte, d'aire totale \mathcal{A} = 4\pi \ell^2, par une juxtaposition de petites portions \Sigma_k disjointes d'aires \mathcal{A}(\Sigma_k) \approx \ell_\Sigma^2.

À chaque élément de surface \Sigma_k est associé le cône \mathcal{R}_k de sommet O. L'ensemble des cônes \{\mathcal{R}_k\} forme une partition de la boîte sphérique (à l'exception du point origine O qui est de mesure nulle). Les ensembles d'indices \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k} forment donc une partition de l'ensemble des particules \{1, \dots, N\}.

On peut ainsi décomposer la somme sur l'ensemble des particules du fluide :

\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} = \sum_k \left( \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k}} F_{\text{ext},i} \right)

D'après le résultat obtenu à la question 25.b, pour chaque cône \mathcal{R}_k :

\sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k}} F_{\text{ext},i} \approx P \, \mathcal{A}(\Sigma_k)

Puisque la pression P est uniforme sur toute la surface de la paroi (établi à la question 22), on peut la mettre en facteur :

\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx P \sum_k \mathcal{A}(\Sigma_k) = P \, \mathcal{A}_{\text{sphère}}

La surface totale de la sphère de rayon \ell valant \mathcal{A}_{\text{sphère}} = 4\pi \ell^2, on en déduit l'expression approchée :

\boxed{\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx 4\pi \ell^2 P}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entre 20 % et 25 % de bonnes réponses, la moitié des candidats omettant de justifier leur résultat.

« Entre un quart et un cinquième des candidats donnent la bonne expression. Parmi ceux-ci, la moitié n’a pas obtenu de points de justification. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, équation d'état

On identifie la moyenne temporelle avec l'énergie interne du fluide. Montrer que

où est le volume de la boîte. On utilisera notamment les résultats des questions 16 et 25c.

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle de l'équation virielle de la question 16 en tenant compte de \langle \ddot{G} \rangle = 0 et du fait que les particules ne subissent la force de paroi qu'en r \approx \ell.

Voir la stratégie
  1. Prendre la moyenne temporelle de l'équation scalaire du viriel établie à la question 16 en exploitant le résultat \langle \ddot{G} \rangle = 0 de la question 21b.
  2. Exprimer le produit scalaire \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} en utilisant le fait que la force de confinement de la paroi n'agit qu'au voisinage immédiat de la surface (r_i \approx \ell).
  3. Injecter le résultat de la question 25c sommant l'action de la pression sur la paroi, et faire apparaître le volume V = \frac{4}{3}\pi \ell^3 de la boîte sphérique.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du viriel : 0 = 4U - 2\ell\sum F_{\text{ext},i} = 4U - 6PV, d'où la relation fondamentale U \approx \frac{3}{2}PV.

Voir le corrigé complet

D'après la question 16, l'évolution temporelle de G(t) satisfait :

m \ddot{G} = 4(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i}

En prenant la moyenne temporelle \langle \dots \rangle sur une durée infinie et en utilisant \langle \ddot{G} \rangle = 0 (question 21b) ainsi que la définition U = \langle E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} \rangle, on obtient :

0 = 4 U + 2 \left\langle \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \right\rangle

D'après la question 24, la force exercée par la paroi sur la particule i est radiale centripète :

\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \frac{\vec{r}_i}{r_i} \implies \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} = - r_i F_{\text{ext},i}

Or, d'après l'hypothèse (b), le potentiel de paroi U_{\text{ext}}(r) est nul pour \ell - r > \ell_*, de sorte que la force \vec{F}_{\text{ext},i} n'est non nulle que pour les particules situées dans la couche périphérique où \ell - \ell_* \leqslant r_i < \ell. Comme \ell_* \ll \ell (question 23), on a pour toutes ces particules r_i \approx \ell. Par conséquent :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - \ell \sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i}

En utilisant le résultat de la question 25c, \sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx 4\pi \ell^2 P, il vient :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - 4\pi \ell^3 P

Le volume de la boîte sphérique étant V = \frac{4}{3}\pi \ell^3, cette somme se réécrit :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - 3 P V

À l'équilibre macroscopique, le produit P V est constant, donc sa moyenne temporelle est identique à sa valeur instantanée. En réinjectant dans l'équation moyenne du viriel :

4 U - 6 P V \approx 0

On en déduit immédiatement :

\boxed{U \approx \frac{3}{2} P V}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était indispensable de justifier l'approximation de la position radiale par le rayon macroscopique dans la somme.

« Pour obtenir tous les points, il fallait justifier que l’on peut approximer ri par ldans l’expression NP i=1 ri Fext,i , ce qui a été fait par 8% des candidats. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, énergie interne

Dans le cas où , montrer directement que en utilisant des relations thermodynamiques connues et sans utiliser les résultats des questions précédentes.

Voir l'indice

Utiliser la théorie cinétique des gaz parfaits monoatomiques : l'énergie cinétique moyenne par particule est \frac{3}{2}k_B T et l'équation d'état est PV = N k_B T.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du fluide lorsque le paramètre d'interaction mutuelle s'annule (\alpha = 0).
  2. Utiliser l'équation d'état et l'expression de l'énergie interne issues de la thermodynamique des gaz parfaits pour déduire la relation demandée.
Voir la réponse courte

Gaz parfait monoatomique : U = \frac{3}{2}nRT et PV = nRT, d'où immédiatement U = \frac{3}{2}PV.

Voir le corrigé complet

Lorsque \alpha = 0, les forces d'interaction entre particules sont nulles (\vec{F}_{j \to i} = \vec{0}). Le système est constitué de N particules ponctuelles indépendantes sans interactions mutuelles, confinées dans une boîte de volume V : il s'agit d'un gaz parfait monoatomique.

D'après la thermodynamique classique :

  • L'équation d'état des gaz parfaits relie la pression P, le volume V et la température absolue T par :

    P V = n_{\mathrm{mol}} R T

    où n_{\mathrm{mol}} est la quantité de matière du gaz et R la constante molaire des gaz parfaits.

  • Pour un gaz parfait monoatomique, les atomes ne possèdent que 3 degrés de liberté de translation, de sorte que la capacité thermique molaire à volume constant vaut :

    C_{V,m} = \frac{3}{2} R

    L'énergie interne U vérifie la première loi de Joule et s'exprime (en prenant l'origine des énergies à T = 0) par :

    U = n_{\mathrm{mol}} C_{V,m} T = \frac{3}{2} n_{\mathrm{mol}} R T

En substituant l'expression de n_{\mathrm{mol}} R T issue de l'équation d'état dans celle de U, on obtient directement :

\boxed{U = \frac{3}{2} P V}

Résultat

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