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Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2024

Systèmes de particules en interaction : piège optique, force en 1/r³ et gaz unitaire

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique des fluides, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Premier et second principes de la thermodynamique · 14 incontournables · 52 questions de première année
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Cette épreuve de 6 heures explore des propriétés remarquables et exactes de systèmes à corps en interaction, d'abord à travers un modèle mécanique à force répulsive en (modèle de Calogero-Moser), puis à travers l'hydrodynamique quantique d'un « gaz unitaire » d'atomes froids de fermions piégés optiquement.

D'une conception d'une élégance rare, le sujet fait dialoguer la mécanique du point non linéaire (équation différentielle d'Ermakov régissant le carré du rayon), la thermodynamique d'échelle d'un fluide fortement corrélé et les équations complètes de Navier-Stokes compressibles avec viscosité de volume. Le fil directeur repose sur l'invariance d'échelle conforme, conduisant à des solutions autosimilaires périodiques non amorties et à l'annulation spectaculaire de la viscosité de dilatation . Il constitue une préparation de tout premier ordre pour les concours de l'ENS et de Polytechnique, illustrant magnifiquement la fécondité des symétries d'échelle en physique moderne.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,73/20)
Temps estimé
≈ 5 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 6 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

14 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

59 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties 1 et 2 ainsi que la sous-partie 4.1 (Q25.a à Q30.b) peuvent être traitées de manière largement autonome, sans avoir résolu l'ensemble des questions précédentes.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

75 questions
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Partie 1 : Un atome dans un piège optique

Q1.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, principe fondamental de la dynamique

Dans cette question on suppose que est de la forme

où et sont des constantes et . On pose .

Montrer que chacune des fonctions , et vérifie une équation différentielle.

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Dériver l'énergie potentielle par rapport à chaque coordonnée cartésienne pour obtenir la force \vec{F} = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,U, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique.

Voir la réponse courte

Dérivation de la force conservative \vec{F} = -\vec{\nabla}U = -k\vec{r}, puis équation d'oscillateur harmonique non couplée sur chaque composante cartésienne.

Voir le corrigé complet

On étudie un atome de masse m dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. L'atome est repéré par son vecteur position :

\vec{r}(t) = x(t)\,\vec{u}_x + y(t)\,\vec{u}_y + z(t)\,\vec{u}_z

de sorte que r^2 = x^2 + y^2 + z^2. L'énergie potentielle s'écrit :

U(x, y, z) = U_0 + \frac{1}{2}k\left(x^2 + y^2 + z^2\right)

La force \vec{F} étant conservative et la gravité étant négligée, elle dérive du potentiel U :

\vec{F} = -\vec{\operatorname{grad}} U = -\left( \frac{\partial U}{\partial x}\vec{u}_x + \frac{\partial U}{\partial y}\vec{u}_y + \frac{\partial U}{\partial z}\vec{u}_z \right) = -k\left(x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z\right) = -k\vec{r}

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'atome :

m\,\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{F} = -k\vec{r}

En projetant cette relation vectorielle sur chacun des trois axes orthonormés et fixes (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) et en introduisant la pulsation \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}, on obtient trois équations différentielles découplées :

\boxed{\ddot{x} + \omega^2 x = 0 \quad ; \quad \ddot{y} + \omega^2 y = 0 \quad ; \quad \ddot{z} + \omega^2 z = 0}

Chacune des composantes x(t), y(t) et z(t) vérifie donc l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation \omega.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifier rigoureusement l'équation du mouvement sans dériver une énergie mécanique où le carré de la vitesse serait confondu avec la dérivée temporelle de r au carré.

« Typiquement, ces candidats écrivaient correctement les résultats finaux à Q1a et Q1b, mais sans réelle justification ou avec une justification incorrecte. »

« De trop nombreux candidats commencent par écrire la conservation de l’énergie (peut-être parce-que l’énoncé donne l’expression de U et pas directement de #» F ), en commettant l’erreur flagrante de remplacer v2 par ̇r2 dans l’énergie cinétique, puis dérivent par rapport au temps. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q1.b

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique

On note la vitesse de l'atome à . Exprimer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation d'oscillateur harmonique indépendant selon chacun des axes cartésiens et exprimer la solution à l'aide des conditions initiales de position et de vitesse.

Voir la réponse courte

Solution vectorielle de l'oscillateur harmonique \vec{r}(t) = \vec{r}(0)\cos(\omega t) + \frac{\vec{v}(0)}{\omega}\sin(\omega t).

Voir le corrigé complet

D'après la question 1.a, chacune des coordonnées cartésiennes x(t), y(t) et z(t) vérifie l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation \omega :

\ddot{\vec{r}}(t) + \omega^2 \vec{r}(t) = \vec{0}

La solution générale vectorielle s'écrit sous la forme :

\vec{r}(t) = \vec{A} \cos(\omega t) + \vec{B} \sin(\omega t)

où \vec{A} et \vec{B} sont deux vecteurs constants déterminés par les conditions initiales. En dérivant par rapport au temps :

\vec{v}(t) = \dot{\vec{r}}(t) = -\omega \vec{A} \sin(\omega t) + \omega \vec{B} \cos(\omega t)

À l'instant initial t = 0 :

\begin{aligned} \vec{r}(0) &= \vec{A} \\ \vec{v}(0) &= \omega \vec{B} \quad \implies \quad \vec{B} = \frac{\vec{v}(0)}{\omega} \end{aligned}

On en déduit l'expression du vecteur position à chaque instant :

\boxed{\vec{r}(t) = \vec{r}(0) \cos(\omega t) + \frac{\vec{v}(0)}{\omega} \sin(\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veiller à justifier rigoureusement l'expression de la position plutôt que d'écrire directement le résultat final.

« Typiquement, ces candidats écrivaient correctement les résultats finaux à Q1a et Q1b, mais sans réelle justification ou avec une justification incorrecte. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde plane, polarisation de la lumière

Pour chacun des trois faisceaux, indiquer la direction et le sens de propagation ainsi que la polarisation de la lumière correspondants.

Voir l'indice

Analyser la phase q x_i - \Omega t pour déduire l'axe et le sens de propagation, et observer le vecteur unitaire porté par le champ pour identifier la direction de polarisation rectiligne.

Voir la stratégie

Pour chaque faisceau :

  1. La direction et le sens de propagation se déduisent de la phase de l'onde : pour une phase de la forme q X - \Omega t + \varphi avec q > 0 et \Omega > 0, l'onde se propage selon l'axe associé à la coordonnée X dans le sens des valeurs croissantes.
  2. La polarisation est déterminée par la direction vectorielle du champ électrique \vec{E}(\vec{r},t).
Voir la réponse courte

Identification des directions de propagation le long des trois axes cartésiens et des vecteurs de polarisation orthogonaux associés.

Voir le corrigé complet

Considérons successivement les trois faisceaux laser :

  • Premier faisceau :

    \vec{E}_1(\vec{r}, t) = a(y, z) \cos(q x - \Omega t + \varphi_1) \vec{u}_y

    La phase dépend de la variable spatiale x sous la forme q x - \Omega t + \varphi_1. Comme q > 0 et \Omega > 0, les plans d'onde se déplacent à la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\Omega}{q} > 0 le long de l'axe (Ox).

    • Direction de propagation : droite (Ox) ;
    • Sens de propagation : vers les x croissants (sens du vecteur unitaire \vec{u}_x) ;
    • Polarisation : rectiligne selon l'axe (Oy) (direction du vecteur unitaire \vec{u}_y).
  • Deuxième faisceau :

    \vec{E}_2(\vec{r}, t) = a(x, z) \cos(q y - \Omega t + \varphi_2) \vec{u}_z

    Par une analyse identique :

    • Direction de propagation : droite (Oy) ;
    • Sens de propagation : vers les y croissants (sens du vecteur unitaire \vec{u}_y) ;
    • Polarisation : rectiligne selon l'axe (Oz) (direction du vecteur unitaire \vec{u}_z).
  • Troisième faisceau :

    \vec{E}_3(\vec{r}, t) = a(x, y) \cos(q z - \Omega t + \varphi_3) \vec{u}_x

    De même :

    • Direction de propagation : droite (Oz) ;
    • Sens de propagation : vers les z croissants (sens du vecteur unitaire \vec{u}_z) ;
    • Polarisation : rectiligne selon l'axe (Ox) (direction du vecteur unitaire \vec{u}_x).
\boxed{ \begin{array}{l} \text{Faisceau 1 : propagation selon } +\vec{u}_x, \text{ polarisation rectiligne selon } \vec{u}_y \\ \text{Faisceau 2 : propagation selon } +\vec{u}_y, \text{ polarisation rectiligne selon } \vec{u}_z \\ \text{Faisceau 3 : propagation selon } +\vec{u}_z, \text{ polarisation rectiligne selon } \vec{u}_x \end{array} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien traitée, avec respectivement 84 % et 74 % de réponses correctes pour le sens de propagation et la polarisation.

« Le sens de propagation et l’axe de polarisation sont indiqués correctement dans 84% et 74% des copies respectivement. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : champ électromagnétique, potentiel dipolaire

Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Remarquer que les champs des trois faisceaux sont orthogonaux deux à deux : le carré de la norme est la somme des carrés des normes. Calculer la moyenne temporelle d'un terme en \cos^2(\dots).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique total \vec{E}(\vec{r}, t) par le principe de superposition.
  2. Exploiter l'orthogonalité deux à deux des polarisations des trois faisceaux pour développer le carré de la norme \|\vec{E}(\vec{r}, t)\|^2.
  3. Calculer la moyenne temporelle de chaque terme et remplacer l'expression de la fonction a(X, Y).
Voir la réponse courte

Somme des profils d'intensité gaussienne des trois faisceaux découplés en polarisation pour exprimer le potentiel dipolaire total U(\vec{r}).

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, le champ électrique total en un point \vec{r} et à un instant t est la somme des champs électriques des trois faisceaux :

\vec{E}(\vec{r}, t) = \vec{E}_1(\vec{r}, t) + \vec{E}_2(\vec{r}, t) + \vec{E}_3(\vec{r}, t).

Les champs \vec{E}_1, \vec{E}_2 et \vec{E}_3 sont portés respectivement par les vecteurs unitaires orthogonaux \vec{u}_y, \vec{u}_z et \vec{u}_x. Leurs produits scalaires deux à deux sont donc nuls à chaque instant :

\|\vec{E}(\vec{r}, t)\|^2 = \|\vec{E}_1(\vec{r}, t)\|^2 + \|\vec{E}_2(\vec{r}, t)\|^2 + \|\vec{E}_3(\vec{r}, t)\|^2.

En remplaçant par les expressions des champs données dans l'énoncé :

\begin{aligned} \|\vec{E}_1(\vec{r}, t)\|^2 &= a(y, z)^2 \cos^2(qx - \Omega t + \varphi_1), \\ \|\vec{E}_2(\vec{r}, t)\|^2 &= a(x, z)^2 \cos^2(qy - \Omega t + \varphi_2), \\ \|\vec{E}_3(\vec{r}, t)\|^2 &= a(x, y)^2 \cos^2(qz - \Omega t + \varphi_3). \end{aligned}

Pour une pulsation optique \Omega > 0, la moyenne temporelle de la fonction \cos^2(\alpha - \Omega t) vaut \frac{1}{2} :

\langle \|\vec{E}(\vec{r}, t)\|^2 \rangle = \frac{1}{2} \left[ a(y, z)^2 + a(x, z)^2 + a(x, y)^2 \right].

En utilisant la définition de la fonction profil a(X, Y) = \mathscr{E} \exp\left(-\frac{X^2 + Y^2}{\sigma^2}\right), son carré s'écrit :

a(X, Y)^2 = \mathscr{E}^2 \exp\left(-2\,\frac{X^2 + Y^2}{\sigma^2}\right).

On en déduit l'expression du potentiel dipolaire U(\vec{r}) = -\gamma \langle \|\vec{E}(\vec{r}, t)\|^2 \rangle :

\boxed{U(\vec{r}) = -\frac{1}{2}\gamma\mathscr{E}^2 \left[ \exp\left(-2\,\frac{y^2 + z^2}{\sigma^2}\right) + \exp\left(-2\,\frac{x^2 + z^2}{\sigma^2}\right) + \exp\left(-2\,\frac{x^2 + y^2}{\sigma^2}\right) \right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Décomposer soigneusement le calcul pour ne pas oublier l'élévation au carré de l'amplitude, de la gaussienne ou du cosinus moyen.

« Pour chaque composante du champ électrique, il fallait effectuer trois opérations élémentaires : (1) élever au carré le préfacteur E , (2) élever au carré la gaussienne, (3) élever au carré le cosinus et le remplacer par 1/2 après moyenne temporelle. »

« 32% des candidats ont obtenu un résultat incorrect, typiquement parce-ce qu’ils ont voulu effectuer ces trois opérations simultanément, et en ont oublié une. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : développement limité, oscillateur harmonique

Montrer que si , alors

où l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité à l'ordre 1 en r^2/\sigma^2 de chaque exponentielle au voisinage de l'origine et sommer les contributions.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de U(\vec{r}) obtenue à la question 3 et évaluer U(\vec{0}).
  2. Effectuer un développement limité des exponentielles au voisinage de l'origine sous la condition r \ll \sigma.
  3. Regrouper les termes pour faire apparaître la distance r^2 = x^2+y^2+z^2 et identifier la raideur k.
Voir la réponse courte

Développement limité au second ordre du profil d'intensité au centre du piège, identifiant la raideur effective k = 4\gamma\mathscr{E}^2/\sigma^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question 3, l'énergie potentielle de l'atome s'écrit :

U(\vec{r}) = -\frac{1}{2}\gamma\mathscr{E}^2 \left[ \exp\left(-2\frac{y^2+z^2}{\sigma^2}\right) + \exp\left(-2\frac{x^2+z^2}{\sigma^2}\right) + \exp\left(-2\frac{x^2+y^2}{\sigma^2}\right) \right]

En \vec{r} = \vec{0}, on a donc :

U(\vec{0}) = -\frac{3}{2}\gamma\mathscr{E}^2

Puisque r^2 = x^2+y^2+z^2, la condition r \ll \sigma assure que les quantités \frac{y^2+z^2}{\sigma^2}, \frac{x^2+z^2}{\sigma^2} et \frac{x^2+y^2}{\sigma^2} sont très petites devant 1. On peut ainsi effectuer un développement limité à l'ordre 1 de chaque exponentielle à l'aide de \mathrm{e}^{-u} = 1 - u + o(u) :

\begin{aligned} \exp\left(-2\frac{y^2+z^2}{\sigma^2}\right) &= 1 - \frac{2(y^2+z^2)}{\sigma^2} + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \\ \exp\left(-2\frac{x^2+z^2}{\sigma^2}\right) &= 1 - \frac{2(x^2+z^2)}{\sigma^2} + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \\ \exp\left(-2\frac{x^2+y^2}{\sigma^2}\right) &= 1 - \frac{2(x^2+y^2)}{\sigma^2} + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \end{aligned}

En sommant ces trois termes, on obtient :

\begin{aligned} \sum_{\text{termes}} &= 3 - \frac{2}{\sigma^2} \left[ (y^2+z^2) + (x^2+z^2) + (x^2+y^2) \right] + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \\ &= 3 - \frac{4}{\sigma^2}(x^2+y^2+z^2) + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \\ &= 3 - \frac{4 r^2}{\sigma^2} + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right) \end{aligned}

En réinjectant cette somme dans l'expression du potentiel, il vient :

U(\vec{r}) = -\frac{3}{2}\gamma\mathscr{E}^2 + \frac{2\gamma\mathscr{E}^2}{\sigma^2} r^2 + o\left(\frac{r^2}{\sigma^2}\right)

soit :

U(\vec{r}) - U(\vec{0}) \approx \frac{2\gamma\mathscr{E}^2}{\sigma^2} r^2

Par identification avec l'expression demandée U(\vec{r}) - U(\vec{0}) \approx \frac{1}{2} k r^2, on en déduit la raideur k :

\boxed{k = \frac{4\gamma\mathscr{E}^2}{\sigma^2}}

Résultat

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Q5.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique

On considère un atome de lithium 6. On utilisera les données numériques figurant en bas de la page 1, en particulier la valeur de .

On fait l'hypothèse que pour décrire le mouvement de l'atome, on peut remplacer par son expression approchée donnée par l'équation (2). Déterminer la valeur numérique de la période du mouvement avec un chiffre significatif.

Voir l'indice

Calculer la masse de l'atome de lithium 6 à partir de sa masse molaire et du nombre d'Avogadro, puis en déduire la pulsation \omega et la période \tau = 2\pi/\omega.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la période propre \tau = 2\pi\sqrt{m/k} pour l'atome de lithium 6.

Voir le corrigé complet

Sous l'approximation harmonique (2), le potentiel s'écrit :

U(\vec{r}) \approx U(\vec{0}) + \frac{1}{2} k r^2

D'après les questions 1.a et 1.b, le mouvement de l'atome selon chacun des trois axes cartésiens est celui d'un oscillateur harmonique indépendant de même pulsation propre :

\omega = \sqrt{\frac{k}{m}}

Le mouvement global de l'atome est donc périodique, de période :

\tau = \frac{2\pi}{\omega} = 2\pi \sqrt{\frac{m}{k}}

La masse m d'un atome de lithium 6 s'exprime à partir de la masse molaire M({^6}\mathrm{Li}) et de la constante d'Avogadro \mathscr{N}_A :

m = \frac{M({^6}\mathrm{Li})}{\mathscr{N}_A} = \frac{6{,}02 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}}{6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}} = 1{,}00 \times 10^{-26}\text{ kg}

On en déduit la pulsation propre :

\omega = \sqrt{\frac{1{,}02 \times 10^{-18}}{1{,}00 \times 10^{-26}}} \approx 1{,}01 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Puis la période d'oscillation :

\tau = \frac{2\pi}{\omega} \approx \frac{2 \times 3{,}14}{1{,}01 \times 10^4} \approx 6{,}2 \times 10^{-4}\text{ s}

Avec un seul chiffre significatif comme demandé :

\boxed{\tau \approx 6 \times 10^{-4}\text{ s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Application numérique réussie par seulement 61 % des candidats bien qu'elle soit indépendante des questions précédentes.

« Seulement 61% de bonnes réponses à cette application numérique (indépendante des questions 3 et 4). »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q5.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, amplitude d'oscillation

En , l'atome se trouve à l'origine avec une vitesse . L'hypothèse faite à la question 5a est-elle légitime ?

Voir l'indice

Calculer l'amplitude maximale d'oscillation r_{\max} \approx v(0)/\omega et vérifier si le critère d'approximation harmonique r_{\max} \ll \sigma est rigoureusement respecté.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'amplitude maximale r_{\max} atteinte par l'atome au cours de son mouvement dans le cadre de l'approximation harmonique.
  2. Comparer cette amplitude à la taille caractéristique \sigma des faisceaux laser afin de valider la condition r \ll \sigma introduite à la question 4.
Voir la réponse courte

Calcul de l'amplitude r_{\max} = v(0)/\omega et comparaison au rayon de col \sigma pour valider le modèle harmonique.

Voir le corrigé complet

D'après la question 1.b, la trajectoire de l'atome dans le potentiel harmonique avec les conditions initiales \vec{r}(0) = \vec{0} et \vec{v}(0) s'écrit :

\vec{r}(t) = \frac{\vec{v}(0)}{\omega}\sin(\omega t)

La distance à l'origine est donc maximale lorsque |\sin(\omega t)| = 1, ce qui donne pour amplitude maximale :

r_{\max} = \frac{v(0)}{\omega}

Avec v(0) = 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et la pulsation propre obtenue à la question 5.a (\omega \approx 1{,}0 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :

r_{\max} = \frac{1{,}0 \times 10^{-2}}{1{,}0 \times 10^4} \approx 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ m} = 1{,}0\text{ }\mu\text{m}

Or, le rayon de col des faisceaux laser vaut \sigma = 60\text{ }\mu\text{m}, de sorte que :

\frac{r_{\max}}{\sigma} \approx \frac{1{,}0\text{ }\mu\text{m}}{60\text{ }\mu\text{m}} \approx 1{,}7 \times 10^{-2} \ll 1

La condition r \ll \sigma est ainsi vérifiée à tout instant du mouvement.

\boxed{\text{L'hypothèse d'un potentiel harmonique est pleinement légitime.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait le calcul explicite de la valeur maximale de la position plutôt qu'un simple ordre de grandeur.

« Plutôt qu’une estimation d’ordre de grandeur, on attendait le calcul (tout aussi simple) de la valeur maximale de r(t) , ce qui a été fait correctement par 30% des candidats. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : interférence lumineuse, cohérence temporelle

Dans toute cette question, on considère une situation où les polarisations des faisceaux ne sont pas parfaitement contrôlées, tandis que les phases et sont toujours fixées. Citer un effet qui apparaît alors et qui modifie le résultat obtenu à la question 3. Proposer une modification des caractéristiques des faisceaux permettant d'éliminer cet effet et de retrouver le résultat de la question 3. On pourra répondre brièvement et sans calculs.

Voir l'indice

Songer au phénomène d'interférences lumineuses si les polarisations ne sont plus orthogonales. Pour s'en affranchir, on peut décaler légèrement les fréquences temporelles des lasers.

Voir la réponse courte

Apparition d'interférences indésirables modulant le piège ; remède en décalant légèrement les fréquences des faisceaux pour rendre les faisceaux mutuellement incohérents.

Voir le corrigé complet
  • Effet induit par un défaut de polarisation : À la question 3, les trois champs électriques étaient deux à deux orthogonaux, ce qui annulait les produits scalaires \vec{E}_i \cdot \vec{E}_j (i \neq j). Si les polarisations ne sont pas parfaitement contrôlées, les faisceaux présentent des composantes de champ électrique parallèles. Comme ils ont la même pulsation \Omega et des phases relatives fixées, ils sont mutuellement cohérents : il apparaît alors un phénomène d'interférences (création d'un réseau optique de pas spatial \sim 2\pi/q). Les termes d'interférence \langle \vec{E}_i \cdot \vec{E}_j \rangle \neq 0 introduisent des modulations spatiales rapides du potentiel, modifiant l'expression de U(\vec{r}).
  • Modification proposée pour éliminer cet effet : Pour moyenner ces interférences à zéro et retrouver le résultat de la question 3, on peut décaler légèrement les fréquences (ou pulsations \Omega) des trois faisceaux les uns par rapport aux autres (par exemple à l'aide de modulateurs acousto-optiques). Les termes croisés oscillent alors à des fréquences de battement non nulles |\Omega_i - \Omega_j| et leur moyenne temporelle s'annule, ce qui supprime les franges d'interférence.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait mentionner les interférences et des fréquences différentes ; l'usage de polariseurs ne répondait pas au problème.

« Les interférences ont été citée dans 37% des copies. L’utilisation de faisceaux de fréquences différentes a été proposée dans 17% des copies. »

« De nombreux candidats ont proposé d’utiliser des polariseurs, ce qui ne répondait pas à la question posée »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Partie 2 : Une particule soumise à une force α/x³ − kx

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force conservative, énergie potentielle

Montrer que la force est conservative, et que l'énergie potentielle correspondante s'écrit

où est une constante arbitraire et où l'on exprimera et en fonction de et .

Voir l'indice

Intégrer la relation différentielle \mathrm{d}U = -F_x\,\mathrm{d}x le long de la demi-droite des abscisses positives.

Voir la réponse courte

Intégration de F = -\mathrm{d}U/\mathrm{d}x fournissant A = \alpha/2 et B = k/2.

Voir le corrigé complet

Le mouvement s'effectue à une dimension le long de la demi-droite (Ox), avec x > 0. Le travail élémentaire développé par la force \vec{F} lors d'un déplacement élémentaire d\vec{r} = dx\,\vec{u}_x s'écrit :

\delta W = \vec{F} \cdot d\vec{r} = F_x(x)\,dx = \left( \frac{\alpha}{x^3} - kx \right) dx

Puisque F_x ne dépend que de la seule variable spatiale x, cette forme différentielle est toujours exacte. Le travail ne dépend pas du chemin suivi : la force \vec{F} est donc conservative et dérive d'une énergie potentielle U(x) définie par \delta W = -dU(x), soit :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}x} = -F_x(x) = -\frac{\alpha}{x^3} + kx

Par intégration par rapport à x, on obtient :

U(x) = \frac{\alpha}{2x^2} + \frac{1}{2}kx^2 + C

où C est une constante d'intégration arbitraire. Par identification avec l'expression proposée U(x) = \frac{A}{x^2} + B x^2 + C, on identifie directement les coefficients :

\boxed{A = \frac{\alpha}{2}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = \frac{k}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Onze pour cent des candidats commettent une erreur dans ce calcul élémentaire de dérivée.

« 11% des copies ont commis une erreur dans ce calcul de dérivée élémentaire. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie mécanique, oscillateur anharmonique

On pose , et on note l'énergie mécanique de la particule. Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer la dérivée seconde de g = x^2 par rapport au temps, faire apparaître \dot{x}^2 et \ddot{x}, puis substituer la conservation de l'énergie mécanique E et le principe fondamental de la dynamique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées temporelles \dot{g} et \ddot{g} en fonction de la position x, de la vitesse \dot{x} et de l'accélération \ddot{x}.
  2. Utiliser le principe fondamental de la dynamique pour exprimer m\ddot{x} en fonction des termes de force.
  3. Utiliser la conservation de l'énergie mécanique E pour éliminer conjointement les termes dépendant de \dot{x}^2 et de \alpha/x^2.
Voir la réponse courte

Dérivation seconde de g = x^2 puis élimination de \dot{x}^2 par la conservation de l'énergie, menant à m\ddot{g} + 4kg = 4E.

Voir le corrigé complet

À partir de la définition g(t) = x(t)^2, dérivons deux fois par rapport au temps :

\begin{aligned} \dot{g} &= 2x\dot{x} \\ \ddot{g} &= 2\dot{x}^2 + 2x\ddot{x} \end{aligned}

Multiplions par la masse m de la particule :

m\ddot{g} = 2m\dot{x}^2 + 2x(m\ddot{x})

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule dans le référentiel d'étude galiléen donne :

m\ddot{x} = F_x = \frac{\alpha}{x^3} - kx

En injectant cette expression, il vient :

m\ddot{g} = 2m\dot{x}^2 + \frac{2\alpha}{x^2} - 2kx^2

D'après la question Q7, l'énergie potentielle avec C=0 s'écrit U(x) = \frac{\alpha}{2x^2} + \frac{1}{2}kx^2. L'énergie mécanique E de la particule est donc :

E = E_c + U(x) = \frac{1}{2}m\dot{x}^2 + \frac{\alpha}{2x^2} + \frac{1}{2}kx^2

En multipliant par 4 l'expression de E, on constate que :

4E = 2m\dot{x}^2 + \frac{2\alpha}{x^2} + 2kx^2 \iff 2m\dot{x}^2 + \frac{2\alpha}{x^2} = 4E - 2kx^2

En substituant ce regroupement dans l'expression de m\ddot{g}, on obtient :

\begin{aligned} m\ddot{g} &= (4E - 2kx^2) - 2kx^2 \\ &= 4E - 4kx^2 \end{aligned}

Comme g = x^2, on aboutit finalement à :

\boxed{m\ddot{g} = 4(E - kg)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien réussie avec 76 % de résultats corrects pour l'équation différentielle.

« 76% des candidats sont parvenus au résultat correct à la Q8 (à savoir m g̈ = 4 E − 4 k g ). »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation différentielle linéaire, oscillateur harmonique

On pose , et . En résolvant l'équation différentielle trouvée à la question précédente, exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre constant satisfaite par g(t), en identifiant la pulsation propre 2\omega.

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'équation différentielle obtenue à la question Q8 en faisant apparaître la pulsation \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}.
  2. Déterminer la solution générale sous la forme de la somme d'une solution particulière constante et de la solution générale de l'équation homogène associée.
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales g(0) = g_0 et \dot{g}(0) = h_0.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation harmonique avec second membre constant, donnant une oscillation de pulsation 2\omega autour de E/k.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la fonction g(t) vérifie l'équation différentielle :

m\ddot{g} + 4kg = 4E

En divisant par m et en introduisant \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}, cette équation se met sous la forme canonique :

\ddot{g}(t) + 4\omega^2 g(t) = 4\omega^2 \frac{E}{k}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire scalaire du second ordre à coefficients constants avec second membre constant.

  • Une solution particulière constante évidente est :

    g_p = \frac{E}{k}
  • L'équation homogène associée, \ddot{g} + (2\omega)^2 g = 0, admet pour pulsation propre 2\omega. Sa solution générale s'écrit :

    g_h(t) = C_1 \cos(2\omega t) + C_2 \sin(2\omega t)

    où C_1 et C_2 sont deux constantes réelles.

La solution générale s'écrit donc :

g(t) = \frac{E}{k} + C_1 \cos(2\omega t) + C_2 \sin(2\omega t)

Sa dérivée temporelle vaut :

\dot{g}(t) = -2\omega C_1 \sin(2\omega t) + 2\omega C_2 \cos(2\omega t)

Les conditions initiales en t = 0 donnent :

\begin{aligned} g(0) &= \frac{E}{k} + C_1 = g_0 \implies C_1 = g_0 - \frac{E}{k} \\ \dot{g}(0) &= 2\omega C_2 = h_0 \implies C_2 = \frac{h_0}{2\omega} \end{aligned}

On en déduit l'expression temporelle de g(t) :

\boxed{g(t) = \frac{E}{k} + \left(g_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{h_0}{2\omega}\sin(2\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La résolution de l'équation différentielle a été menée à bien par 59 % de l'ensemble des candidats.

« Parmi ceux-ci, 78% ont correctement résolu l’équation différentielle (soit un taux de réussite de 59% à la Q9). »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur non linéaire, période propre

Exprimer en fonction de et . Exprimer la période de en fonction de .

Voir l'indice

Prendre la racine carrée de g(t) avec les conditions initiales prescrites et utiliser les formules de trigonométrie pour identifier la période propre de x(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique E à l'instant initial t=0 à partir des conditions initiales (x(0)=x_0 et \dot{x}(0)=0).
  2. Identifier les grandeurs g_0, h_0 et le rapport E/k, puis injecter ces expressions dans la solution g(t) issue de la question Q9.
  3. En déduire x(t) = \sqrt{g(t)} (la particule restant sur la demi-droite x>0), simplifier l'expression à l'aide des formules trigonométriques, et identifier la période temporelle du mouvement.
Voir la réponse courte

Déduction de x(t) = \sqrt{g(t)} ; la stricte positivité de g(t) implique une période identique pour x(t), à savoir T = \pi/\omega.

Voir le corrigé complet

À l'instant initial t = 0, la vitesse de la particule est nulle (\dot{x}(0) = 0), son énergie cinétique est donc nulle. Avec la constante C = 0 choisie à la question Q7, l'énergie mécanique E se réduit à l'énergie potentielle initiale :

E = U(x_0) = \frac{\alpha}{2x_0^2} + \frac{1}{2} k x_0^2

On en déduit :

\frac{E}{k} = \frac{1}{2}\left(x_0^2 + \frac{\alpha}{k x_0^2}\right)

Les conditions initiales sur la fonction g(t) = x(t)^2 sont :

\begin{aligned} g_0 &= g(0) = x_0^2 \\ h_0 &= \dot{g}(0) = 2 x(0) \dot{x}(0) = 0 \end{aligned}

D'après la question Q9, la solution pour g(t) s'écrit :

g(t) = \frac{E}{k} + \left(g_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{h_0}{2\omega}\sin(2\omega t)

Le terme d'amplitude oscillante vaut :

g_0 - \frac{E}{k} = x_0^2 - \frac{1}{2}\left(x_0^2 + \frac{\alpha}{k x_0^2}\right) = \frac{1}{2}\left(x_0^2 - \frac{\alpha}{k x_0^2}\right)

Par conséquent :

\begin{aligned} g(t) &= \frac{1}{2}\left(x_0^2 + \frac{\alpha}{k x_0^2}\right) + \frac{1}{2}\left(x_0^2 - \frac{\alpha}{k x_0^2}\right)\cos(2\omega t) \\ &= x_0^2 \left(\frac{1 + \cos(2\omega t)}{2}\right) + \frac{\alpha}{k x_0^2}\left(\frac{1 - \cos(2\omega t)}{2}\right) \\ &= x_0^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\alpha}{k x_0^2}\sin^2(\omega t) \end{aligned}

Puisque x(t) > 0 pour tout t, on obtient :

\boxed{x(t) = \sqrt{x_0^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\alpha}{k x_0^2}\sin^2(\omega t)}}

Le carré x(t)^2 = g(t) est une fonction périodique de pulsation 2\omega, et la fonction racine carrée est bijective sur \mathbb{R}^+. La période du mouvement T est donc :

\boxed{T = \frac{\pi}{\omega}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait de prendre la racine carrée de g au lieu d'essayer de recalculer x en repartant de zéro.

« Parmi ces derniers, 31% ont échoué à la Q10 (soit un taux de réussite de 41% à la Q10), souvent parce-qu’ils ont essayé de déterminer x en repartant de zéro, alors qu’il suffisait de prendre la racine carrée de g. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isochronisme

Commenter brièvement le fait que la période est indépendante de l'amplitude.

Voir l'indice

Souligner le caractère exceptionnel de l'isochronisme des oscillations pour un potentiel fortement anharmonique (propriété remarquable du potentiel de Calogero).

Voir la réponse courte

Isochronisme remarquable des oscillations bien que le potentiel soit fortement non linéaire (système intégrable d'Ermakov-Pinney).

Voir le corrigé complet

L'indépendance de la période T = \frac{\pi}{\omega} par rapport à l'amplitude (fixée par la position initiale x_0) caractérise un phénomène d'isochronisme global des oscillations.

Ce résultat est remarquable à deux égards :

  • Pour un potentiel anharmonique général, la période dépend habituellement de l'énergie ou de l'amplitude (à l'instar du pendule simple non linéarisé).
  • Bien que l'équation du mouvement sur x(t), m\ddot{x} = \frac{\alpha}{x^3} - kx, soit fortement non linéaire, le changement de variable g = x^2 se ramène à une équation différentielle rigoureusement linéaire régie par la pulsation 2\omega. Le mouvement périodique conserve ainsi une période universelle fixée uniquement par les paramètres k et m du piège harmonique, indépendamment de la condition initiale x_0 et de l'intensité \alpha de la force répulsive.
Voir ce qu'a relevé le jury

L'indépendance de la période par rapport à l'amplitude n'est pas générale à toute force conservative ; il fallait penser à l'oscillateur harmonique et citer un contre-exemple.

« 12% des candidats indiquent que la propriété considérée (l’indépendance de la période en fonction de l’amplitude) est aussi valable pour l’oscillateur harmonique, et 2% des candidats citent un exemple où la propriété n’est pas valable »

« Une partie des candidats affirment à tort que la propriété est valable pour toute force conservative. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : extrema d'une fonction, oscillateur non linéaire

On note et les valeurs minimale et maximale de la fonction . À partir de l'expression de obtenue à la question 10, tracer l'allure de en fonction de , et exprimer et en fonction de et . On distinguera entre les cas et , où est une grandeur que l'on exprimera en fonction de .

Voir l'indice

Étudier les extrema de la fonction g(t) sur une période : les extrema sont atteints lorsque \sin(2\omega t) = 0. Identifier la position d'équilibre x_c où les deux bornes coïncident.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de x(t)^2 obtenue à la question 10 et identifier les valeurs prises par la fonction aux extrema de \cos^2(\omega t) et \sin^2(\omega t).
  2. Déterminer la valeur critique x_c pour laquelle ces deux valeurs sont égales, correspondant à la position d'équilibre.
  3. Identifier x_{\min} et x_{\max} selon le signe de x_0 - x_c, puis tracer les allures temporelles de x(t)^2.
Voir la réponse courte

Tracé de x(t)^2 sinusoïdal et détermination des bornes x_{\min}, x_{\max} avec la position d'équilibre x_c = (\alpha/k)^{1/4}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 10, le carré de la position s'écrit :

x(t)^2 = x_0^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\alpha}{k x_0^2}\sin^2(\omega t)

Cette fonction oscille de manière sinusoïdale à la pulsation 2\omega (période T = \pi/\omega) entre les deux valeurs limites x_0^2 (atteinte pour \omega t \equiv 0 \ [\pi]) et \dfrac{\alpha}{k x_0^2} (atteinte pour \omega t \equiv \frac{\pi}{2} \ [\pi]).

Ces deux valeurs coïncident lorsque :

x_0^2 = \frac{\alpha}{k x_0^2} \iff x_0^4 = \frac{\alpha}{k}

On en déduit l'expression de la grandeur critique x_c :

\boxed{x_c = \left(\frac{\alpha}{k}\right)^{1/4}}

Puisque x(t) > 0, les extrema de x(t) correspondent aux racines carrées des extrema de x(t)^2. On distingue alors deux situations :

  • Cas x_0 > x_c : On a x_0^2 > \sqrt{\dfrac{\alpha}{k}} > \dfrac{\alpha}{k x_0^2}. La particule part de sa position la plus éloignée de l'origine :

    \boxed{x_{\max} = x_0 \quad \text{et} \quad x_{\min} = \frac{1}{x_0}\sqrt{\frac{\alpha}{k}}}
  • Cas x_0 < x_c : On a x_0^2 < \sqrt{\dfrac{\alpha}{k}} < \dfrac{\alpha}{k x_0^2}. La particule part de sa position la plus proche de l'origine :

    \boxed{x_{\min} = x_0 \quad \text{et} \quad x_{\max} = \frac{1}{x_0}\sqrt{\frac{\alpha}{k}}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puits de potentiel, énergie potentielle

Tracer l'allure de . Par une approche énergétique, vérifier la validité des expressions de et obtenues à la question précédente.

Voir l'indice

Tracer U(x), chercher sa position de minimum par dérivation, et interpréter x_{\min} et x_{\max} comme les points tournants où U(x) = E.

Voir la stratégie
  1. Dresser le tableau de variations de U(x) sur ]0, +\infty[ à partir du signe de sa dérivée pour tracer son allure et identifier la position d'équilibre x_c.
  2. Exprimer l'énergie mécanique E conservée en fonction de la condition initiale x_0.
  3. Déterminer les points de rebroussement (où la vitesse s'annule, soit U(x) = E) et identifier x_{\min} et x_{\max} selon la position de x_0 par rapport à x_c.
Voir la réponse courte

Allure du potentiel présentant une barrière centrifuge en 1/x^2 et un confinement harmonique, visualisant les points tournants U(x) = E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7 (avec C=0), l'énergie potentielle s'écrit pour x > 0 :

U(x) = \frac{\alpha}{2x^2} + \frac{1}{2}kx^2

Aux limites, \lim_{x \to 0^+} U(x) = +\infty (barrière répulsive) et \lim_{x \to +\infty} U(x) = +\infty (puits harmonique).

La dérivée première s'écrit :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}x} = -\frac{\alpha}{x^3} + kx = -F_x

Elle s'annule en un point unique x_c > 0 :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}x}(x_c) = 0 \iff k x_c = \frac{\alpha}{x_c^3} \iff x_c^4 = \frac{\alpha}{k} \iff \boxed{x_c = \left(\frac{\alpha}{k}\right)^{1/4}}

Comme \frac{\mathrm{d}^2U}{\mathrm{d}x^2}(x_c) = \frac{3\alpha}{x_c^4} + k = 4k > 0, la fonction U présente un minimum global strict en x_c, de valeur :

U(x_c) = \sqrt{\alpha k}

L'allure du potentiel U(x) forme une cuvette dissymétrique :

La particule étant lâchée sans vitesse initiale en x=x_0, son énergie cinétique initiale est nulle et l'énergie mécanique conservée s'écrit :

E = U(x_0) = \frac{\alpha}{2x_0^2} + \frac{1}{2}kx_0^2

Le mouvement est borné par les points d'arrêt où E_{\mathrm{cin}} = 0, c'est-à-dire les solutions de U(x) = E = U(x_0) :

\begin{aligned} \frac{\alpha}{2x^2} + \frac{1}{2}kx^2 = \frac{\alpha}{2x_0^2} + \frac{1}{2}kx_0^2 &\iff \frac{1}{2}k(x^2 - x_0^2) - \frac{\alpha}{2}\left(\frac{1}{x_0^2} - \frac{1}{x^2}\right) = 0 \\ &\iff \frac{1}{2}(x^2 - x_0^2)\left(k - \frac{\alpha}{x_0^2 x^2}\right) = 0 \end{aligned}

Puisque x > 0, cette équation admet exactement deux solutions :

x_{(1)} = x_0 \quad \text{et} \quad x_{(2)} = \frac{1}{x_0}\sqrt{\frac{\alpha}{k}}

Le produit de ces deux positions vérifie x_{(1)} x_{(2)} = \sqrt{\frac{\alpha}{k}} = x_c^2. On en déduit :

  • Si x_0 > x_c, alors x_0 > x_c > x_{(2)}, donc :

    \boxed{x_{\max} = x_0 \quad \text{et} \quad x_{\min} = \frac{1}{x_0}\sqrt{\frac{\alpha}{k}}}
  • Si x_0 < x_c, alors x_0 < x_c < x_{(2)}, donc :

    \boxed{x_{\min} = x_0 \quad \text{et} \quad x_{\max} = \frac{1}{x_0}\sqrt{\frac{\alpha}{k}}}

Ces expressions sont parfaitement identiques à celles obtenues à la question Q12.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour obtenir tous les points, il fallait vérifier les expressions des extrema selon que la position initiale se situe en deçà ou au-delà du minimum du potentiel.

« À la deuxième partie de la question [ « Par une approche énergétique (. . .) » ] , 27% des candidats ont obtenu au moins une partie des points, typiquement en écrivant que U(xmin) = U(xmax) = U(x0). »

« Seulement 9% ont obtenu l’ensemble des points, en vérifiant la validité des expressions obtenues en Q12 pour xmin et xmax , dans les deux cas où x0 est inférieur ou supérieur à la valeur de x qui minimise U(x), à savoir xc. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Partie 3 : N particules interagissant par une force en 1/r³

3.1 · Potentiel extérieur quelconque

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force conservative, gradient

Écrire l'expression reliant à la fonction .

Voir l'indice

Appliquer la définition du gradient de l'énergie potentielle extérieure pour une particule ponctuelle.

Voir la réponse courte

Relation gradient-force conservative en coordonnées sphériques : \vec{F}_{\text{ext},i} = -U_{\text{ext}}'(r_i)\vec{u}_i.

Voir le corrigé complet

Par définition, une force conservative \vec{F}_{\text{ext}} dérive d'une énergie potentielle U_{\text{ext}} selon la relation locale :

\vec{F}_{\text{ext}}(\vec{r}) = - \overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r})

Pour la particule i, située à la position \vec{r}_i, la force extérieure conservative \vec{F}_{\text{ext},i} s'exprime donc par le gradient de l'énergie potentielle évalué en \vec{r}_i :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},i} = - \overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La moitié des candidats répondent correctement, l'erreur fréquente étant l'oubli de la variable position dans le gradient.

« La moitié des candidats donnent la bonne réponse, à savoir #» F ext,i = −# » grad Uext(#»ri) . Une erreur courante est l’omission de la variable #»ri . »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi d'interaction, troisième loi de newton

Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la force répulsive le long du vecteur unitaire reliant j à i, soit (\vec{r}_i - \vec{r}_j)/r_{ij}.

Voir la réponse courte

Dérivation du potentiel répulsif mutuel : \vec{F}_{j\to i} = \alpha (\vec{r}_i - \vec{r}_j)/r_{ij}^4.

Voir le corrigé complet

Par définition, la force \vec{F}_{j \to i} exercée par la particule j sur la particule i vérifie les trois propriétés imposées par l'énoncé :

  • sa droite d'action est la droite joignant la particule j à la particule i ;
  • le caractère répulsif signifie que la particule i est repoussée par la particule j : le vecteur force \vec{F}_{j \to i} est donc dirigé de j vers i, c'est-à-dire dans le sens du vecteur \vec{r}_i - \vec{r}_j ;
  • sa norme vaut \|\vec{F}_{j \to i}\| = \dfrac{\alpha}{r_{ij}^3}.

Le vecteur unitaire orienté de j vers i s'écrit :

\vec{u}_{j \to i} = \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{\|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|} = \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}}

On en déduit l'expression vectorielle de la force d'interaction :

\vec{F}_{j \to i} = \|\vec{F}_{j \to i}\| \, \vec{u}_{j \to i} = \frac{\alpha}{r_{ij}^3} \, \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}}

Soit finalement :

\boxed{\vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}^4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un tiers des candidats n'a pas répondu correctement à cette question.

« Un tiers des candidats n’a pas répondu correctement à cette question. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, principe fondamental de la dynamique

On pose

où .

Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer \ddot{G} en dérivant deux fois chaque \vec{r}_i^2. Remplacer m\ddot{\vec{r}}_i par la somme des forces et symétriser la double somme d'interaction par échange des indices muets i et j.

Voir la stratégie
  1. Dériver deux fois par rapport au temps la grandeur scalaire G(t) = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i^2 afin de faire apparaître les vitesses \vec{v}_i et les accélérations \ddot{\vec{r}}_i.
  2. Relier le terme cinétique à l'énergie cinétique E_{\text{cin}}, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque particule pour exprimer les accélérations à l'aide des forces extérieures et d'interaction.
  3. Symétriser la double somme des forces d'interaction mutuelle (théorème du viriel à deux corps) pour faire apparaître l'énergie potentielle d'interaction E_{\text{int}}.
Voir la réponse courte

Dérivation seconde de G, PFD sur chaque particule et symétrisation des interactions à deux corps : m\ddot{G} = 4(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}) + 2\sum_i \vec{r}_i\cdot\vec{F}_{\text{ext},i}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la grandeur G(t) s'écrit :

G(t) = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{r}_i

En dérivant une première fois par rapport au temps :

\dot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \dot{\vec{r}}_i

Une seconde dérivation temporelle donne :

\ddot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \dot{\vec{r}}_i^{\,2} + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \ddot{\vec{r}}_i

Multiplions par la masse m des particules :

m\ddot{G} = 2 \sum_{i=1}^N m v_i^2 + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \left(m \ddot{\vec{r}}_i\right)

On reconnaît dans le premier terme l'énergie cinétique totale E_{\text{cin}} = \frac{1}{2}\sum_{i=1}^N m v_i^2 :

2 \sum_{i=1}^N m v_i^2 = 4 E_{\text{cin}}

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule i dans le référentiel galiléen du laboratoire :

m \ddot{\vec{r}}_i = \vec{F}_{\text{ext},i} + \sum_{j \in \mathscr{S}_i} \vec{F}_{j \to i}

Le second terme se décompose donc selon :

2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \left(m \ddot{\vec{r}}_i\right) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} + 2 \sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i}

Par échange des indices muets i et j et en utilisant la troisième loi de Newton (\vec{F}_{i \to j} = -\vec{F}_{j \to i}), on symétrise la somme d'interaction :

\sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i} = \frac{1}{2} \sum_{i \neq j} \left(\vec{r}_i - \vec{r}_j\right) \cdot \vec{F}_{j \to i}

En utilisant l'expression établie à la question Q15, \vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\vec{r}_i - \vec{r}_j}{r_{ij}^4} :

\left(\vec{r}_i - \vec{r}_j\right) \cdot \vec{F}_{j \to i} = \alpha \frac{\|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|^2}{r_{ij}^4} = \frac{\alpha}{r_{ij}^2}

D'où :

2 \sum_{i \neq j} \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{j \to i} = \sum_{i \neq j} \frac{\alpha}{r_{ij}^2} = 4 \left( \frac{\alpha}{4} \sum_{i \neq j} \frac{1}{r_{ij}^2} \right) = 4 E_{\text{int}}

En regroupant tous les termes, on obtient finalement :

\boxed{m\ddot{G} = 4\left(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}\right) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile : seuls 5 % des candidats mènent correctement l'ensemble des calculs intermédiaires sans compenser des dérivées erronées.

« A cette question, plus difficile que les précédentes, 40% des candidats arrivent à la bonne expression finale (sans doute aidés par la formulation de la question) mais seulement 5% ont effectué tous les calculs intermédiaires correctement. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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3.2 · Potentiel extérieur harmonique

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, oscillateur harmonique

Montrer que vérifie la même équation différentielle que celle obtenue pour à la question 8. En déduire l'expression de en fonction de , et des grandeurs et .

Voir l'indice

Injecter \vec{F}_{\mathrm{ext},i} = -k\vec{r}_i dans le résultat de la question 16 pour exprimer le travail virtuel en fonction de kG, puis réutiliser la forme de l'énergie totale E.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force extérieure \vec{F}_{\text{ext},i} et l'énergie potentielle extérieure totale E_{\text{ext}} en fonction de G(t) = \sum_{i=1}^N r_i^2 dans le cadre du potentiel harmonique.
  2. Réécrire E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} à l'aide de l'énergie mécanique totale E, puis injecter ces grandeurs dans le résultat de la question 16 pour retrouver l'équation différentielle de la question 8.
  3. Par stricte analogie formelle avec la question 9, en déduire la solution G(t) associée aux conditions initiales G_0 et H_0.
Voir la réponse courte

Pour un piège harmonique, \vec{r}_i\cdot\vec{F}_{\text{ext},i} = -k r_i^2, redonnant exactement m\ddot{G} + 4kG = 4E et une dynamique sinusoïdale de période \pi/\omega.

Voir le corrigé complet

Dans le cas d'un potentiel extérieur harmonique U_{\text{ext}}(\vec{r}) = \frac{1}{2} k r^2, la force extérieure subie par la particule i s'écrit, d'après la question 14 :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i) = -k \, \vec{r}_i

Le terme d'action des forces extérieures intervenant dans la relation de la question 16 vaut alors :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} = -k \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i\|^2 = -k \, G

De même, l'énergie potentielle extérieure totale s'exprime en fonction de G :

E_{\text{ext}} = \sum_{i=1}^N U_{\text{ext}}(\vec{r}_i) = \frac{1}{2} k \sum_{i=1}^N r_i^2 = \frac{1}{2} k \, G

L'énergie mécanique totale E = E_{\text{cin}} + E_{\text{ext}} + E_{\text{int}} étant une constante du mouvement, on a :

E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} = E - E_{\text{ext}} = E - \frac{1}{2} k \, G

En reportant ces expressions dans le résultat obtenu à la question 16, on obtient :

\begin{aligned} m \ddot{G} &= 4\left(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}\right) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \\ &= 4\left(E - \frac{1}{2} k \, G\right) + 2(-k \, G) \\ &= 4E - 2k \, G - 2k \, G \end{aligned}

soit :

\boxed{m\ddot{G} = 4E - 4k\,G}

Il s'agit exactement de la même équation différentielle que celle satisfaite par g(t) = x(t)^2 à la question 8 :

\ddot{G} + 4\omega^2 G = \frac{4E}{m} \quad \text{avec} \quad \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}

Les conditions initiales étant G(0) = G_0 et \dot{G}(0) = H_0, la solution s'obtient directement par identification avec l'expression établie à la question 9 en remplaçant g_0 par G_0 et h_0 par H_0 :

\boxed{G(t) = \frac{E}{k} + \left(G_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seulement 28 % des candidats parviennent à déduire correctement le résultat demandé.

« 28% des candidats ont correctement obtenu le résultat à partir de celui de la Q16. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, système de points

Dans cette question on considère le cas où . En utilisant le résultat de la question 1b, exprimer en fonction de , de , des et des . Vérifier que cette expression de est équivalente à celle obtenue à la question 17.

Voir l'indice

Calculer explicitement la somme des \|\vec{r}_i(t)\|^2 à partir de la solution harmonique individuelle de la question 1b et linéariser les carrés de cosinus et sinus.

Voir la stratégie
  1. Pour \alpha = 0, les interactions entre particules sont nulles : chaque particule évolue de manière indépendante dans le potentiel harmonique extérieur isotrope. On applique donc directement le résultat de la question 1b à chacune d'elles.
  2. On élève la position au carré pour exprimer \|\vec{r}_i(t)\|^2, puis on somme sur i pour obtenir G(t).
  3. On relie les sommes aux grandeurs initiales G_0, H_0 et à l'énergie mécanique totale E, puis on utilise les formules de duplication pour faire apparaître les termes en \cos(2\omega t) et \sin(2\omega t) afin de comparer directement au résultat de la question 17.
Voir la réponse courte

Sommation directe des trajectoires indépendantes des N oscillateurs pour vérifier la compatibilité avec l'équation globale du viriel.

Voir le corrigé complet

Lorsque \alpha = 0, les particules n'interagissent pas entre elles (E_{\text{int}} = 0). Chaque particule i est uniquement soumise à la force de rappel harmonique isotrope \vec{F}_{\text{ext},i} = -k\vec{r}_i. D'après la question 1b, sa trajectoire est :

\vec{r}_i(t) = \vec{r}_i(0) \cos(\omega t) + \frac{\vec{v}_i(0)}{\omega} \sin(\omega t)

avec \omega = \sqrt{\frac{k}{m}}. On calcule la norme au carré :

r_i^2(t) = \|\vec{r}_i(t)\|^2 = \|\vec{r}_i(0)\|^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2} \sin^2(\omega t) + \frac{2}{\omega}\left(\vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0)\right) \cos(\omega t)\sin(\omega t)

En sommant sur les N particules, il vient :

\boxed{G(t) = \left(\sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2\right) \cos^2(\omega t) + \left(\sum_{i=1}^N \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2}\right) \sin^2(\omega t) + \frac{2}{\omega}\left(\sum_{i=1}^N \vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0)\right) \cos(\omega t)\sin(\omega t)}

Vérifions à présent la concordance avec la question 17. On identifie les conditions initiales :

\begin{aligned} G_0 &= G(0) = \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2 \\ H_0 &= \dot{G}(0) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i(0) \cdot \vec{v}_i(0) \end{aligned}

Pour \alpha = 0, l'énergie mécanique totale s'écrit à t = 0 :

E = E_{\text{cin}}(0) + E_{\text{ext}}(0) = \frac{1}{2}m\sum_{i=1}^N \|\vec{v}_i(0)\|^2 + \frac{1}{2}k\sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(0)\|^2

En divisant par k et sachant que \frac{m}{k} = \frac{1}{\omega^2}, on obtient :

\frac{E}{k} = \frac{1}{2\omega^2}\sum_{i=1}^N \|\vec{v}_i(0)\|^2 + \frac{1}{2}G_0 \implies \sum_{i=1}^N \frac{\|\vec{v}_i(0)\|^2}{\omega^2} = \frac{2E}{k} - G_0

En injectant ces relations dans l'expression de G(t) et en utilisant \cos(\omega t)\sin(\omega t) = \frac{1}{2}\sin(2\omega t), \cos^2(\omega t) = \frac{1+\cos(2\omega t)}{2} et \sin^2(\omega t) = \frac{1-\cos(2\omega t)}{2} :

\begin{aligned} G(t) &= G_0 \left(\frac{1+\cos(2\omega t)}{2}\right) + \left(\frac{2E}{k} - G_0\right)\left(\frac{1-\cos(2\omega t)}{2}\right) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t) \\ &= \frac{E}{k} + \left(G_0 - \frac{E}{k}\right)\cos(2\omega t) + \frac{H_0}{2\omega}\sin(2\omega t) \end{aligned}

On retrouve rigoureusement l'expression établie à la question 17.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Penser à écrire le produit scalaire des vecteurs initiaux plutôt que le produit de leurs normes, et mener une vérification rigoureuse.

« Première partie de la question [ « exprimer G(t) en fonction de (. . .) » ] : 29% de bonnes réponses. De trop nombreux candidats ont écrit ri(0) vi(0) au lieu de #»ri(0) · #» vi(0) . »

« Deuxième partie de la question [ « Vérifier que cette expression de G(t) est équivalente à (. . .) » ] : 9% des candidats ont donné des réponses totalement correctes. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : système à n corps, mouvement collectif

Dans le cas où est non nul, donner des raisons pour lesquelles le résultat trouvé pour à la question 17 est une propriété extraordinaire, dans le sens défini dans l'introduction du sujet.

Voir l'indice

Souligner qu'un système à N corps fortement couplé et non linéaire possède ici une grandeur collective globale G(t) dont l'évolution exacte est analytique et strictement périodique sans chaos ni thermalisation.

Voir la réponse courte

Bien que le système à N corps interagissant soit chaotique au niveau microscopique, la grandeur globale G(t) oscille sans dissipation ni thermalisation.

Voir le corrigé complet

D'après l'introduction de l'épreuve, un système classique de N particules en interaction possède habituellement deux caractéristiques majeures :

  • dès que N > 2, il est impossible d'obtenir des résultats analytiques exacts sur la dynamique du système sans recourir à des simulations numériques ;
  • lorsque N est grand, le système thermalise et relaxe irréversiblement vers un état d'équilibre macroscopique stationnaire, décrit par la thermodynamique ou la statique des fluides.

Le résultat obtenu à la question 17 pour \alpha \neq 0 fait exception à ces deux comportements ordinaires :

  1. Caractère analytique exact à N corps : Bien que les N équations du mouvement soient fortement non linéaires et couplées par les interactions répulsives à longue portée, l'évolution temporelle de la grandeur collective G(t) = \sum_{i=1}^N r_i^2(t) est calculée de manière rigoureusement exacte et analytique, quel que soit le nombre N de particules (y compris pour N > 2).
  2. Absence de relaxation et de thermalisation : En présence d'interactions, on s'attendrait à ce que les collisions redistribuent l'énergie entre les différents modes microscopiques et amortissent les oscillations globales vers une valeur stationnaire. Au contraire, G(t) présente une oscillation strictement périodique et perpétuelle de pulsation 2\omega, sans aucun amortissement.
  3. Universalité et découplage de l'interaction : La dynamique de G(t) est strictement identique à celle du cas sans interaction (\alpha = 0, étudié à la question 18) : la pulsation propre 2\omega ne dépend ni de l'intensité de l'interaction \alpha, ni du nombre de particules N, ni de l'énergie totale E.

Ces violations directes du comportement usuel des systèmes à plusieurs corps en interaction constituent précisément des « propriétés extraordinaires ».

Voir ce qu'a relevé le jury

Le caractère remarquable venait de l'obtention d'un résultat analytique pour N supérieur à deux et de l'absence d'état d'équilibre aux temps longs.

« La réponse complète attendue était : « C’est un résultat analytique, valable pour N > 2. Le système n’atteint pas d’état d’équilibre aux temps longs, même pour N grand. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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3.3 · Boîte sphérique

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puits de potentiel

Tracer l'allure de la fonction .

Voir l'indice

Représenter une fonction nulle sur [0, \ell-\ell_*], continûment croissante au voisinage immédiat de la paroi et présentant une asymptote verticale en r = \ell.

Voir la stratégie

Pour tracer l'allure de U_{\text{ext}}(r), on traduit graphiquement les propriétés imposées par l'énoncé pour r \in [0, \ell[ :

  1. Pour 0 \le r \le \ell - \ell_*, l'énergie potentielle est nulle : U_{\text{ext}}(r) = 0.
  2. Pour \ell - \ell_* \le r < \ell, la fonction est continue, positive et croissante.
  3. En r = \ell, le potentiel diverge vers +\infty (asymptote verticale), traduisant le confinement strict des particules dans la sphère de rayon \ell.
  4. La condition \ell_* \ll \ell implique que la zone de variation du potentiel est confinée dans une couche très mince au voisinage immédiat de la paroi.
Voir la réponse courte

Tracé d'un puits de potentiel sphérique à parois rigides nulles à l'intérieur et infinies sur la paroi.

Voir le corrigé complet

D'après les propriétés (b), (c) et (d), le profil de l'énergie potentielle U_{\text{ext}}(r) présente :

  • un palier nul sur l'intervalle [0, \ell - \ell_*] ;
  • une transition continue et strictement croissante sur [\ell - \ell_*, \ell[ ;
  • une asymptote verticale en r = \ell.
Voir ce qu'a relevé le jury

Veiller à respecter l'échelle imposée par la condition d'éloignement relatif lors du tracé du potentiel.

« La moitié des candidats ont répondu correctement. Compte tenu de la condition l∗≪l, les courbes dans lesquelles l∗dépassait l/3 ont été comptées comme fausses. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q21.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : borne d'une trajectoire, énergie cinétique

Montrer que où est une quantité indépendante de dont on donnera l'expression.

Voir l'indice

Majorer |\dot{G}| = 2|\sum \vec{r}_i \cdot \vec{v}_i| en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz ainsi que les bornes spatiales (r_i < \ell) et la conservation de l'énergie cinétique totale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle \dot{G}(t) en fonction des positions \vec{r}_i et des vitesses \vec{v}_i.
  2. Majorer cette grandeur à l'aide de l'inégalité de Cauchy-Schwarz.
  3. Utiliser le confinement spatial dans la boîte sphérique de rayon \ell et la conservation de l'énergie mécanique pour borner indépendamment du temps les positions et les vitesses.
Voir la réponse courte

Majoration de \dot{G} = 2\sum \vec{r}_i\cdot\vec{v}_i par Cauchy-Schwarz et l'énergie mécanique totale, montrant que \dot{G} reste bornée.

Voir le corrigé complet

Par définition, la grandeur G(t) s'écrit :

G(t) = \sum_{i=1}^N \|\vec{r}_i(t)\|^2 = \sum_{i=1}^N \vec{r}_i^{\,2}(t)

En dérivant par rapport au temps, on obtient :

\dot{G}(t) = 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i(t) \cdot \vec{v}_i(t)

où \vec{v}_i = \dot{\vec{r}}_i désigne le vecteur vitesse de la particule i.

D'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée au produit scalaire dans \mathbb{R}^{3N} (ou par la somme des inégalités triangulaires et de Cauchy-Schwarz sur chaque particule) :

|\dot{G}(t)| = 2 \left| \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{v}_i \right| \leqslant 2 \sqrt{\sum_{i=1}^N r_i^2} \sqrt{\sum_{i=1}^N v_i^2}

Établissons des bornes indépendantes du temps pour chacun de ces deux facteurs :

  • Confinement spatial : les N particules sont enfermées dans la boîte sphérique de rayon \ell centrée en O, donc pour tout i \in \{1,\dots,N\}, r_i \leqslant \ell. Ainsi :

    \sum_{i=1}^N r_i^2 \leqslant N \ell^2
  • Conservation de l'énergie : l'énergie mécanique totale E = E_{\text{cin}} + E_{\text{ext}} + E_{\text{int}} est une constante du mouvement.

    Or, d'après les propriétés de la boîte sphérique, U_{\text{ext}}(r) \geqslant 0 pour tout r < \ell, d'où E_{\text{ext}} = \sum_{i=1}^N U_{\text{ext}}(r_i) \geqslant 0.

    De même, le paramètre d'interaction \alpha étant strictement positif, l'énergie d'interaction répulsive vérifie E_{\text{int}} = \frac{\alpha}{4} \sum_{i \neq j} \frac{1}{r_{ij}^2} \geqslant 0.

    Il en résulte :

    E_{\text{cin}} = \frac{1}{2} m \sum_{i=1}^N v_i^2 \leqslant E \implies \sum_{i=1}^N v_i^2 \leqslant \frac{2E}{m}

En injectant ces deux majorations, on en déduit :

|\dot{G}(t)| \leqslant 2 \sqrt{N\ell^2} \sqrt{\frac{2E}{m}} = 2\ell \sqrt{\frac{2NE}{m}}

Cette borne étant indépendante du temps, on a bien |\dot{G}(t)| \leqslant D avec :

\boxed{D = 2\ell \sqrt{\frac{2NE}{m}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier que les vitesses restent bornées et ne pas réutiliser l'expression obtenue dans le cas du piège harmonique.

« 4% des candidats ont obtenu tous les points. 19% des candidats ont obtenu une partie des points, typiquement parce-qu’ils n’ont pas justifié le fait que les vitesses sont bornées »

« Beaucoup de candidats ont utilisé l’expression de G(t) obtenue en Q18, sans se rendre compte qu’elle concerne le cas du potentiel extérieur harmonique et non pas la boîte sphérique. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q21.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moyenne temporelle

En déduire que .

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle de la dérivée d'une fonction bornée : l'intégrale se réduit à la différence des valeurs aux bornes divisée par t_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intégrale temporelle de \ddot{G}(t) comme la variation de sa primitive \dot{G}(t) entre 0 et t_{\max}.
  2. Utiliser le caractère borné de \dot{G}(t) démontré à la question 21.a pour encadrer le taux de variation moyen et conclure par passage à la limite.
Voir la réponse courte

Intégrale de la dérivée divisée par la durée tendant vers zéro pour une fonction bornée : \langle \ddot{G} \rangle = 0.

Voir le corrigé complet

Par définition de la moyenne temporelle donnée par l'énoncé :

\langle \ddot{G} \rangle = \lim_{t_{\max} \to \infty} \frac{1}{t_{\max}} \int_0^{t_{\max}} \ddot{G}(t) \, \mathrm{d}t

L'intégrande étant la dérivée temporelle de \dot{G}(t), l'intégrale se calcule immédiatement :

\int_0^{t_{\max}} \ddot{G}(t) \, \mathrm{d}t = \dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)

D'après le résultat de la question 21.a, la grandeur |\dot{G}(t)| est bornée par une constante D indépendante du temps pour tout t \geqslant 0. Par inégalité triangulaire :

|\dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)| \leqslant |\dot{G}(t_{\max})| + |\dot{G}(0)| \leqslant 2D

On en déduit l'encadrement, valable pour tout t_{\max} > 0 :

-\frac{2D}{t_{\max}} \leqslant \frac{\dot{G}(t_{\max}) - \dot{G}(0)}{t_{\max}} \leqslant \frac{2D}{t_{\max}}

Comme D est une constante finie, \lim_{t_{\max} \to \infty} \frac{2D}{t_{\max}} = 0. Par le théorème d'encadrement, la limite existe et vaut zéro :

\boxed{\langle \ddot{G} \rangle = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Trente-six pour cent de bonnes réponses à cette question.

« 36% de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : symétrie sphérique, pression

Justifier en quelques mots le fait que la valeur de est la même en tout point de la paroi.

Voir l'indice

Invoquer l'isotropie du système à l'équilibre macroscopique et l'invariance par rotation du potentiel sphérique.

Voir la réponse courte

L'isotropie et l'invariance par rotation du problème sphérique imposent l'uniformité de la pression P sur la paroi.

Voir le corrigé complet

Le système est à l'équilibre et présente une invariance par rotation autour du centre O de la boîte sphérique (symétrie sphérique), car :

  • la géométrie de la boîte est sphérique de centre O ;
  • le potentiel de confinement U_{\text{ext}}(\vec{r}) = U_{\text{ext}}(r) ne dépend que de la distance r ;
  • les forces d'interaction entre particules ne dépendent que des distances relatives r_{ij} ;
  • la gravité est négligée.

D'après le principe de Curie, l'état macroscopique d'équilibre respecte les symétries des causes : le champ de pression ne dépend donc que de la variable radiale, soit P(\vec{r}) = P(r).

Tous les points de la paroi étant situés à la même distance r = \ell du centre O, la pression P = P(\ell) est nécessairement identique en tout point de la paroi.

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : échelle microscopique, échelle macroscopique

Pourquoi peut-on considérer que ? On attend une réponse brève, sans calcul ni estimation d'ordre de grandeur.

Voir l'indice

La portée des interactions atomiques avec la paroi est microscopique (de l'ordre de la distance interatomique), infiniment petite devant le rayon macroscopique de la boîte.

Voir la réponse courte

L'épaisseur de la zone de répulsion à la paroi est d'échelle atomique, négligeable devant le rayon macroscopique de la boîte.

Voir le corrigé complet

Le rayon \ell de la boîte est une dimension macroscopique, tandis que la longueur \ell_* représente la portée des forces de répulsion exercées par la paroi sur les particules, qui est de nature microscopique (à l'échelle atomique).

La portée microscopique de ces interactions est donc naturellement négligeable devant les dimensions macroscopiques du récipient :

\boxed{\ell_* \ll \ell}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de rappel, vecteur unitaire

On note le vecteur unitaire . Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

La force de confinement exercée par la paroi est purement centripète et normale à la paroi sphérique : exprimer son sens selon -\vec{u}_i.

Voir la réponse courte

La force exercée par la paroi sphérique est purement centripète : \vec{F}_{\text{ext},i} = -F_{\text{ext},i}\vec{u}_i.

Voir le corrigé complet

D'après la question 14, la force extérieure subie par la particule i dérive de l'énergie potentielle U_{\text{ext}} :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\text{ext}}(\vec{r}_i)

Puisque le potentiel ne dépend que de la coordonnée radiale r = \|\vec{r}\| (propriété a), son gradient en coordonnées sphériques s'écrit simplement :

\vec{F}_{\text{ext},i} = -\frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i)\,\vec{u}_i

où \vec{u}_i = \dfrac{\vec{r}_i}{r_i} est le vecteur unitaire radial dirigé vers l'extérieur de la sphère.

D'après la propriété (c), U_{\text{ext}}(r) est une fonction croissante de r, si bien que sa dérivée est positive :

\frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i) \geqslant 0

La norme de la force est donc :

F_{\text{ext},i} = \|\vec{F}_{\text{ext},i}\| = \frac{\mathrm{d}U_{\text{ext}}}{\mathrm{d}r}(r_i)

La force exercée par la paroi est ainsi dirigée vers l'intérieur de la boîte (sens centripète) :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \vec{u}_i}

Résultat

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Q25.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, échelle mésoscopique

On définit une surface et un volume comme suit (voir figure 1) : • est une petite portion de la paroi. La forme de est approximativement un carré de côté , avec . • est l'ensemble des points dont le vecteur position est de la forme avec et compris entre 0 et 1.

On note la force exercée par la paroi sur le fluide contenu dans . Donner une expression approchée simple de faisant apparaître . Indiquer deux conditions sur (en plus de ) pour que cette expression soit valable.

Voir l'indice

Intégrer la force de pression surfacique exercée par la paroi sur la calotte \Sigma. Préciser que la taille \ell_\Sigma doit être grande devant l'échelle microscopique mais petite devant le rayon de courbure \ell.

Voir la stratégie
  1. Identifier la surface de contact entre le fluide contenu dans la région \mathcal{R} et la paroi : il s'agit de la petite calotte quasi plane \Sigma, d'aire \mathcal{A} \approx \ell_\Sigma^2.
  2. Exprimer la force pressante élémentaire exercée par la paroi sur le fluide en utilisant la pression P et la normale unitaire dirigée vers l'intérieur.
  3. Analyser les hypothèses requises sur \ell_\Sigma : échelle mésoscopique (statistique / fluctuations négligeables) et négligence des effets de bord sur la portée \ell_* de l'interaction paroi-particule.
Voir la réponse courte

Force normale \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx -P\ell_\Sigma^2\vec{u}_\Sigma, valide si \ell_\Sigma est grand devant la distance interparticulaire et petit devant le rayon de courbure.

Voir le corrigé complet

Le fluide contenu dans la région \mathcal{R} n'est en contact avec la paroi qu'au niveau de la portion de surface \Sigma.

Comme \ell_\Sigma \ll \ell, la surface \Sigma peut être assimilée à un carré plan d'aire :

\mathcal{A}(\Sigma) \approx \ell_\Sigma^2

En tout point de \Sigma, le vecteur unitaire normal sortant est quasiment uniforme et égal au vecteur unitaire radial moyen dirigé vers le centre de \Sigma, noté \vec{u}_\Sigma.

La paroi exerce sur le fluide une force de pression dirigée vers l'intérieur de la boîte (sens opposé à \vec{u}_\Sigma). La pression P étant uniforme sur la paroi (d'après la question 22), la force totale exercée par la paroi sur le fluide contenu dans \mathcal{R} s'écrit de façon approchée :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - P \ell_\Sigma^2 \vec{u}_\Sigma}

où \vec{u}_\Sigma est le vecteur unitaire radial dirigé depuis l'origine O vers le centre de \Sigma.

Pour que cette expression soit valable, \ell_\Sigma doit vérifier deux conditions supplémentaires :

  1. \ell_\Sigma \gg d, où d \sim n^{-1/3} est la distance moyenne entre particules (ou encore \ell_\Sigma à l'échelle mésoscopique) : la portion \Sigma doit interagir avec un très grand nombre de particules pour que les fluctuations microscopiques soient négligeables et que la notion de pression continue soit applicable.
  2. \ell_\Sigma \gg \ell_* : la dimension latérale de \Sigma doit être très grande devant la portée de l'interaction paroi-particule afin de pouvoir négliger les effets de bord sur le pourtour de \Sigma (c'est-à-dire les particules situées à cheval sur la frontière latérale de \mathcal{R} dans la couche d'épaisseur \ell_*).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une réponse vectorielle était attendue ainsi que les deux conditions d'échelle liées au libre parcours moyen et à la portée de la paroi.

« À la première partie de la question [ « Donner une expression approchée simple de #» F ext, R (. . .) » ] , un tiers des candidats a répondu correctement. Il fallait bien sûr donner une expression vectorielle. »

« les réponses attendues étant : • lΣ doit être grand devant le libre parcours moyen, pour que la région R soit mésoscopique • lΣ doît être dans devant l∗, pour pouvoir considérer #» F ext, R comme une force surfacique. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q25.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, bilan mécanique

On note l'ensemble des entiers appartenant à tels que la particule est située dans la région . En utilisant le résultat obtenu à la question 25a, obtenir une expression approchée simple de faisant apparaître .

Voir l'indice

Par la troisième loi de Newton et l'équilibre mécanique des particules dans la couche pariétale du cône \mathcal{R}, relier la somme discrète des forces à la résultante macroscopique de pression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer microscopiquement la force totale \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} exercée par la paroi sur les atomes du volume \mathcal{R} comme la somme des forces individuelles \vec{F}_{\text{ext},i}.
  2. Exploiter le fait que les particules interagissant avec la paroi ont des vecteurs directeurs \vec{u}_i quasi-parallèles à la direction centrale \vec{u}_\Sigma de la calotte \Sigma.
  3. Identifier avec l'expression macroscopique de \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} obtenue à la question 25.a.
Voir la réponse courte

Somme des normes des forces de contact sur la portion \Sigma égale à la force pressante scalaire P\ell_\Sigma^2.

Voir le corrigé complet

Par définition, la force totale exercée par la paroi sur le fluide contenu dans le volume \mathcal{R} s'écrit comme la somme des forces subies par les particules situées dans ce domaine :

\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} = \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} \vec{F}_{\text{ext},i}

D'après la question 24, chaque force individuelle est radiale centripète :

\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \, \vec{u}_i

où \vec{u}_i = \frac{\vec{r}_i}{r_i} est le vecteur unitaire radial associé à la particule i.

Les particules pour lesquelles la force de paroi est non nulle sont localisées dans la couche d'interaction microscopique d'épaisseur \ell_* au voisinage immédiat de \Sigma (puisque U_{\text{ext}}(r) = 0 dès que \ell - r > \ell_*). L'ouverture angulaire sous-tendue par la surface \Sigma depuis l'origine O vérifie :

\Delta\theta \sim \frac{\ell_\Sigma}{\ell} \ll 1

Par conséquent, tous les vecteurs unitaires radiaux \vec{u}_i des particules interagissant avec la surface \Sigma sont quasiment colinéaires au vecteur unitaire radial \vec{u}_\Sigma dirigé vers le centre de \Sigma :

\forall i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}} \text{ tel que } F_{\text{ext},i} \neq 0, \quad \vec{u}_i \approx \vec{u}_\Sigma

La force totale exercée par la paroi s'écrit donc :

\vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - \left( \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} F_{\text{ext},i} \right) \vec{u}_\Sigma

En identifiant cette somme microscopique à l'expression macroscopique de la force de pression établie à la question 25.a, \vec{F}_{\text{ext},\mathcal{R}} \approx - P \ell_\Sigma^2 \, \vec{u}_\Sigma, on obtient :

\boxed{\sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}}} F_{\text{ext},i} \approx P \ell_\Sigma^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entre 20 % et 25 % de bonnes expressions, mais la moitié des candidats perdent des points faute de justification.

« Entre un quart et un cinquième des candidats donnent la bonne expression. Parmi ceux-ci, la moitié n’a pas obtenu de points de justification. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q25.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de pression, intégrale de surface

En déduire une expression approchée simple de faisant apparaître .

Voir l'indice

Sommer les contributions de toutes les facettes \Sigma pavant l'intégralité de la sphère de surface 4\pi \ell^2.

Voir la stratégie
  1. Partitionner la surface fermée de la sphère de rayon \ell en une réunion de petites facettes \Sigma_k vérifiant les conditions de la question 25.a.
  2. Associer à chaque facette le cône correspondant \mathcal{R}_k, formant ainsi une partition de la boîte sphérique (à l'origine près, où la force de paroi est de toute façon strictement nulle).
  3. Sommer le résultat de la question 25.b sur l'ensemble de ces sous-régions en exploitant l'uniformité de la pression P sur la paroi établie à la question 22.
Voir la réponse courte

Intégration sur la sphère de rayon \ell : \sum F_{\text{ext},i} \approx P(4\pi\ell^2) = 3PV/\ell.

Voir le corrigé complet

On peut paver l'ensemble de la paroi sphérique de la boîte, d'aire totale \mathcal{A} = 4\pi \ell^2, par une juxtaposition de petites portions \Sigma_k disjointes d'aires \mathcal{A}(\Sigma_k) \approx \ell_\Sigma^2.

À chaque élément de surface \Sigma_k est associé le cône \mathcal{R}_k de sommet O. L'ensemble des cônes \{\mathcal{R}_k\} forme une partition de la boîte sphérique (à l'exception du point origine O qui est de mesure nulle). Les ensembles d'indices \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k} forment donc une partition de l'ensemble des particules \{1, \dots, N\}.

On peut ainsi décomposer la somme sur l'ensemble des particules du fluide :

\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} = \sum_k \left( \sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k}} F_{\text{ext},i} \right)

D'après le résultat obtenu à la question 25.b, pour chaque cône \mathcal{R}_k :

\sum_{i \in \mathscr{S}_{\mathcal{R}_k}} F_{\text{ext},i} \approx P \, \mathcal{A}(\Sigma_k)

Puisque la pression P est uniforme sur toute la surface de la paroi (établi à la question 22), on peut la mettre en facteur :

\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx P \sum_k \mathcal{A}(\Sigma_k) = P \, \mathcal{A}_{\text{sphère}}

La surface totale de la sphère de rayon \ell valant \mathcal{A}_{\text{sphère}} = 4\pi \ell^2, on en déduit l'expression approchée :

\boxed{\sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx 4\pi \ell^2 P}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entre 20 % et 25 % de bonnes réponses, la moitié des candidats omettant de justifier leur résultat.

« Entre un quart et un cinquième des candidats donnent la bonne expression. Parmi ceux-ci, la moitié n’a pas obtenu de points de justification. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du viriel, équation d'état

On identifie la moyenne temporelle avec l'énergie interne du fluide. Montrer que

où est le volume de la boîte. On utilisera notamment les résultats des questions 16 et 25c.

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle de l'équation virielle de la question 16 en tenant compte de \langle \ddot{G} \rangle = 0 et du fait que les particules ne subissent la force de paroi qu'en r \approx \ell.

Voir la stratégie
  1. Prendre la moyenne temporelle de l'équation scalaire du viriel établie à la question 16 en exploitant le résultat \langle \ddot{G} \rangle = 0 de la question 21b.
  2. Exprimer le produit scalaire \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} en utilisant le fait que la force de confinement de la paroi n'agit qu'au voisinage immédiat de la surface (r_i \approx \ell).
  3. Injecter le résultat de la question 25c sommant l'action de la pression sur la paroi, et faire apparaître le volume V = \frac{4}{3}\pi \ell^3 de la boîte sphérique.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du viriel : 0 = 4U - 2\ell\sum F_{\text{ext},i} = 4U - 6PV, d'où la relation fondamentale U \approx \frac{3}{2}PV.

Voir le corrigé complet

D'après la question 16, l'évolution temporelle de G(t) satisfait :

m \ddot{G} = 4(E_{\text{cin}} + E_{\text{int}}) + 2 \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i}

En prenant la moyenne temporelle \langle \dots \rangle sur une durée infinie et en utilisant \langle \ddot{G} \rangle = 0 (question 21b) ainsi que la définition U = \langle E_{\text{cin}} + E_{\text{int}} \rangle, on obtient :

0 = 4 U + 2 \left\langle \sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \right\rangle

D'après la question 24, la force exercée par la paroi sur la particule i est radiale centripète :

\vec{F}_{\text{ext},i} = - F_{\text{ext},i} \frac{\vec{r}_i}{r_i} \implies \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} = - r_i F_{\text{ext},i}

Or, d'après l'hypothèse (b), le potentiel de paroi U_{\text{ext}}(r) est nul pour \ell - r > \ell_*, de sorte que la force \vec{F}_{\text{ext},i} n'est non nulle que pour les particules situées dans la couche périphérique où \ell - \ell_* \leqslant r_i < \ell. Comme \ell_* \ll \ell (question 23), on a pour toutes ces particules r_i \approx \ell. Par conséquent :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - \ell \sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i}

En utilisant le résultat de la question 25c, \sum_{i=1}^N F_{\text{ext},i} \approx 4\pi \ell^2 P, il vient :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - 4\pi \ell^3 P

Le volume de la boîte sphérique étant V = \frac{4}{3}\pi \ell^3, cette somme se réécrit :

\sum_{i=1}^N \vec{r}_i \cdot \vec{F}_{\text{ext},i} \approx - 3 P V

À l'équilibre macroscopique, le produit P V est constant, donc sa moyenne temporelle est identique à sa valeur instantanée. En réinjectant dans l'équation moyenne du viriel :

4 U - 6 P V \approx 0

On en déduit immédiatement :

\boxed{U \approx \frac{3}{2} P V}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était indispensable de justifier l'approximation de la position radiale par le rayon macroscopique dans la somme.

« Pour obtenir tous les points, il fallait justifier que l’on peut approximer ri par ldans l’expression NP i=1 ri Fext,i , ce qui a été fait par 8% des candidats. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, énergie interne

Dans le cas où , montrer directement que en utilisant des relations thermodynamiques connues et sans utiliser les résultats des questions précédentes.

Voir l'indice

Utiliser la théorie cinétique des gaz parfaits monoatomiques : l'énergie cinétique moyenne par particule est \frac{3}{2}k_B T et l'équation d'état est PV = N k_B T.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du fluide lorsque le paramètre d'interaction mutuelle s'annule (\alpha = 0).
  2. Utiliser l'équation d'état et l'expression de l'énergie interne issues de la thermodynamique des gaz parfaits pour déduire la relation demandée.
Voir la réponse courte

Gaz parfait monoatomique : U = \frac{3}{2}nRT et PV = nRT, d'où immédiatement U = \frac{3}{2}PV.

Voir le corrigé complet

Lorsque \alpha = 0, les forces d'interaction entre particules sont nulles (\vec{F}_{j \to i} = \vec{0}). Le système est constitué de N particules ponctuelles indépendantes sans interactions mutuelles, confinées dans une boîte de volume V : il s'agit d'un gaz parfait monoatomique.

D'après la thermodynamique classique :

  • L'équation d'état des gaz parfaits relie la pression P, le volume V et la température absolue T par :

    P V = n_{\mathrm{mol}} R T

    où n_{\mathrm{mol}} est la quantité de matière du gaz et R la constante molaire des gaz parfaits.

  • Pour un gaz parfait monoatomique, les atomes ne possèdent que 3 degrés de liberté de translation, de sorte que la capacité thermique molaire à volume constant vaut :

    C_{V,m} = \frac{3}{2} R

    L'énergie interne U vérifie la première loi de Joule et s'exprime (en prenant l'origine des énergies à T = 0) par :

    U = n_{\mathrm{mol}} C_{V,m} T = \frac{3}{2} n_{\mathrm{mol}} R T

En substituant l'expression de n_{\mathrm{mol}} R T issue de l'équation d'état dans celle de U, on obtient directement :

\boxed{U = \frac{3}{2} P V}

Résultat

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Partie 4 : Propriétés macroscopiques d'un gaz unitaire

4.1 · Thermodynamique du gaz homogène

Q28.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : transformation adiabatique, premier principe

On considère la transformation suivante. Un gaz unitaire est enfermé dans une boîte de volume dont l'une des parois est un piston mobile. Les parois sont parfaitement isolantes thermiquement (autrement dit, la boîte est un calorimètre idéal). Le gaz est initialement à l'équilibre. On fait varier lentement le volume de la boîte en déplaçant la paroi mobile.

Montrer que est constant au cours de la transformation.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe \mathrm{d}U = -P\,\mathrm{d}V pour une détente adiabatique réversible (\delta Q = 0), différentier la relation U = \frac{3}{2}PV et séparer les variables.

Voir la stratégie
  1. Caractériser la transformation subie par le système (adiabatique et quasi-statique).
  2. Exprimer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle pour cette transformation.
  3. Différencier la relation d'état liant l'énergie interne au produit P V et intégrer l'équation différentielle obtenue.
Voir la réponse courte

Bilan adiabatique réversible \mathrm{d}U = -P\mathrm{d}V combiné à \mathrm{d}U = \frac{3}{2}(P\mathrm{d}V+V\mathrm{d}P), donnant 5P\mathrm{d}V + 3V\mathrm{d}P = 0 soit P^3V^5 = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

On choisit comme système fermé le gaz unitaire contenu dans l'enceinte, constitué de N atomes constants.

  • Les parois sont parfaitement athermanes, donc la transformation est adiabatique : \delta Q = 0.
  • Le déplacement de la paroi mobile s'effectue lentement : à chaque instant, le gaz est à l'équilibre mécanique et thermodynamique avec l'extérieur, de sorte que la pression extérieure exercée sur le fluide s'identifie à sa pression interne (P_{\text{ext}} = P). La transformation est donc quasi-statique et réversible, et le travail élémentaire des forces de pression s'écrit :

    \delta W = - P\,\mathrm{d}V

D'après le premier principe de la thermodynamique :

\mathrm{d}U = \delta W + \delta Q = - P\,\mathrm{d}V

Par ailleurs, d'après la relation (4) admise pour le gaz unitaire :

U = \frac{3}{2}PV \implies \mathrm{d}U = \frac{3}{2}P\,\mathrm{d}V + \frac{3}{2}V\,\mathrm{d}P

En égalant les deux expressions de la variation élémentaire \mathrm{d}U :

\begin{aligned} \frac{3}{2}P\,\mathrm{d}V + \frac{3}{2}V\,\mathrm{d}P &= - P\,\mathrm{d}V \\ \frac{3}{2}V\,\mathrm{d}P + \frac{5}{2}P\,\mathrm{d}V &= 0 \end{aligned}

En divisant cette relation par le produit P V (qui est strictement positif) :

3\,\frac{\mathrm{d}P}{P} + 5\,\frac{\mathrm{d}V}{V} = 0

Ce qui s'écrit encore :

\mathrm{d}\ln\left(P^3 V^5\right) = 0

On en déduit qu'au cours de la transformation :

\boxed{P^3 V^5 = \text{constante}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les calculs sont bien menés par 40 % des candidats, mais seuls 23 % fournissent les justifications physiques demandées.

« 40% des candidats ont bien effectué les calculs, et 23% ont donné les principales justifications physiques. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q28.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : fonction d'état, entropie

En déduire que est de la forme

où la fonction ne dépend que de et pas de .

Voir l'indice

Remarquer qu'une transformation adiabatique réversible s'effectue à entropie par atome s constante, et exprimer V en fonction de n = N/V.

Voir la stratégie
  1. Caractériser l'évolution de l'entropie par atome s au cours de la transformation étudiée à la question 28.a.
  2. Exprimer la relation P^3 V^5 = \text{cste} en faisant intervenir la densité particulaire n = N/V.
  3. En déduire que le rapport P/n^{5/3} ne dépend que de s, conformément à la relation (5).
Voir la réponse courte

À entropie s fixée, P \propto V^{-5/3} \propto n^{5/3}, ce qui factorise la dépendance en densité : f_P(n, s) = n^{5/3} g_P(s).

Voir le corrigé complet

La transformation considérée est lente (quasi-statique) et le système est thermiquement isolé (adiabatique). Elle est donc réversible et isentropique :

\Delta S = 0 \implies S = \text{cste}.

Le système étant fermé, le nombre total d'atomes N est constant, si bien que l'entropie par atome s = S/N reste constante tout au long de la transformation.

D'après le résultat de la question 28.a, on a P^3 V^5 = \text{cste}, ce qui équivaut, les grandeurs étant positives, à :

P V^{5/3} = \text{cste}.

En introduisant la densité particulaire n = N/V, soit V = N/n, cette relation devient :

P \left(\frac{N}{n}\right)^{5/3} = \text{cste} \iff \frac{P}{n^{5/3}} = \frac{\text{cste}}{N^{5/3}}.

Ainsi, à entropie par atome s fixée, la quantité P/n^{5/3} est indépendante de n (et de V).

D'après l'équation (5), la pression est uniquement fonction de n et s sous la forme P = f_P(n, s), sans dépendre d'aucune autre grandeur extensive (comme N). La valeur prise par le rapport P/n^{5/3} à s fixé ne peut donc être qu'une fonction de s seul, que l'on note g_P(s) :

\frac{f_P(n, s)}{n^{5/3}} = g_P(s).

On en déduit que la fonction f_P s'écrit bien sous la forme :

\boxed{f_P(n, s) = n^{5/3} g_P(s)}

où la fonction g_P ne dépend que de s et pas de n.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seuls 15 % des candidats ont pensé à écrire et à justifier l'invariance de l'entropie au cours de la transformation.

« 63% des candidats ont montré que fP(n, s) = n5/3 C où C est constante au cours de la transformation. 15% ont écrit et justifié que s est constante au cours de la transformation. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q28.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : analyse dimensionnelle, loi d'échelle

Indiquer brièvement en quoi l'équation (6) peut faciliter la détermination de la fonction par des mesures expérimentales ou des simulations numériques.

Voir l'indice

Montrer que la détermination d'une fonction de deux variables f_P(n,s) se réduit à la mesure d'une fonction d'une seule variable g_P(s), réduisant considérablement l'espace des paramètres.

Voir la réponse courte

Réduction de l'espace des paramètres : détermination d'une fonction d'une seule variable g_P(s) au lieu d'une fonction de deux variables.

Voir le corrigé complet

L'équation (6),

f_P(n, s) = n^{5/3} g_P(s)

présente deux intérêts majeurs pour la détermination de f_P :

  • Réduction de la dimensionnalité : elle remplace la recherche d'une fonction inconnue de deux variables (n, s) par celle d'une fonction d'une seule variable g_P(s), car la dépendance en densité n est explicitement fixée en n^{5/3}.
  • Économie de points d'échantillonnage : au lieu de balayer une grille bidimensionnelle de paramètres (n, s), il suffit d'effectuer les mesures expérimentales ou les simulations numériques à une densité fixée n_0 (ou d'évaluer le rapport universel P/n^{5/3}) en faisant varier uniquement l'entropie s. Le nombre de données requises passe ainsi typiquement de \mathcal{O}(N^2) à \mathcal{O}(N), ce qui allège considérablement le temps de calcul ou le protocole expérimental.
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Q29.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : règle des phases, état thermodynamique

Justifier brièvement et sans calculs que la propriété (5) est habituelle.

Voir l'indice

Rappeler la règle des phases de Gibbs : pour un système monophasé à un constituant, deux variables intensives indépendantes suffisent à déterminer l'état d'équilibre.

Voir la réponse courte

Deux variables d'état intensives indépendantes fixent l'état intensif de tout fluide homogène monophasé selon la règle des phases.

Voir le corrigé complet

D'après la règle des phases (ou règle de Gibbs), un fluide homogène monophasique constitué d'un seul type de particules possède une variance thermodynamique égale à :

v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 1 = 2

L'état intensif du système à l'équilibre est donc entièrement fixé par la donnée de deux variables intensives indépendantes.

La densité particulaire n = N/V et l'entropie par particule s = S/N constituent deux grandeurs intensives indépendantes. Par conséquent, toute autre grandeur intensive à l'équilibre, en particulier la pression P, est nécessairement une fonction univoque de ces deux seules grandeurs : P = f_P(n, s). Cette propriété est donc tout à fait standard pour n'importe quel fluide homogène simple.

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Q29.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : invariance d'échelle

Proposer une brève justification physique intuitive du fait que la propriété (6) est inhabituelle.

Voir l'indice

Dans un fluide classique avec interactions, une longueur caractéristique d'interaction intervient et brise généralement l'invariance d'échelle en loi de puissance pure n^{5/3}.

Voir la réponse courte

Dans un gaz réel usuel, les échelles de longueur microscopiques (portée de potentiel, taille) brisent l'invariance d'échelle en puissance pure n^{5/3}.

Voir le corrigé complet

La relation (6), P = n^{5/3} g_P(s), implique qu'à entropie par particule s fixée (évolution isentropique), la pression suit une loi de puissance pure :

P \propto n^{5/3} \quad \Longleftrightarrow \quad P V^{5/3} = \text{cte}

Cette propriété est très inhabituelle pour deux raisons physiques intuitives :

  1. Absence de correction d'interaction apparente : une telle dépendance isentropique en V^{-5/3} est la loi de Laplace d'un gaz parfait monoatomique, c'est-à-dire d'un gaz sans interactions. Or, les atomes du gaz unitaire sont en forte interaction mutuelle ; dans un fluide réel ordinaire (comme un gaz de van der Waals), les interactions introduisent une pression interne et un covolume, ce qui modifie profondément la dépendance en volume.
  2. Invariance d'échelle : la présence d'une force d'interaction introduit usuellement des échelles spatiales caractéristiques (portée du potentiel, diamètre des particules), ce qui brise toute loi d'échelle en puissance simple valable à toutes les densités.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait remarquer qu'il est inhabituel de découpler les effets de la densité et de l'entropie, qui sont deux variables d'état indépendantes.

« 3% des candidats ont obtenu des points à cette question, typiquement en indiquant qu’il est inhabituel de pouvoir séparer les influences de n et s sur la pression. »

« Beaucoup de candidats ont écrit que s devrait dépendre de n, ce qui n’est pas pertinent dans ce contexte où n et s sont deux variables d’état indépendantes caractérisant l’état du système. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q29.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : équation d'état

En déduire que la propriété (4) est inhabituelle. On attend un raisonnement bref.

Voir l'indice

La loi P^3 V^5 = \text{cte} découle uniquement de U = \frac{3}{2}PV. Cette dernière relation impose une contrainte très rigide sur les degrés de liberté microscopiques, inhabituelle hors gaz parfait.

Voir la réponse courte

La relation U = \frac{3}{2}PV est inhabituelle pour un fluide dense à fortes interactions, étant typiquement réservée au gaz parfait.

Voir le corrigé complet

D'après la question 28, tout fluide homogène vérifiant les principes usuels de la thermodynamique (ce qui assure la validité de la propriété (5), jugée habituelle à la question 29.a) et la relation

U = \frac{3}{2}PV \quad \text{(propriété 4)}

satisfait nécessairement à la relation d'état :

P = n^{5/3} g_P(s) \quad \text{(propriété 6)}.

Or, d'après la question 29.b, la propriété (6) est inhabituelle pour un fluide de particules en interaction.

Par conséquent, par contraposée, la relation U = \frac{3}{2}PV est elle aussi inhabituelle pour un fluide en interaction : pour un fluide réel avec interactions, l'énergie interne fait normalement intervenir des échelles d'énergie caractéristiques du potentiel d'interaction qui brisent cette proportionnalité directe avec PV.

Voir ce qu'a relevé le jury

Vingt-trois pour cent de bonnes réponses.

« 23% de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q30.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, second principe

On considère la transformation suivante. Un gaz unitaire, initialement à l'équilibre, est enfermé dans une boîte de volume fixé. On apporte lentement une petite quantité de chaleur au gaz.

En utilisant le premier et le deuxième principe de la thermodynamique, établir une relation entre la variation d'énergie interne du gaz et sa variation d'entropie.

Voir l'indice

Écrire la relation thermodynamique fondamentale \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S - P\,\mathrm{d}V pour une transformation isochore (\mathrm{d}V = 0).

Voir la réponse courte

À volume constant sans travail utile, \mathrm{d}U = \delta Q_{\text{rév}} = T\mathrm{d}S.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué des N atomes du gaz unitaire, occupant un volume constant V (donc \mathrm{d}V = 0).

  • Premier principe de la thermodynamique : pour une transformation élémentaire du gaz, la variation d'énergie interne s'écrit

    \mathrm{d}U = \delta W + \delta Q

    Le volume V étant strictement fixe et les parois indéformables, les forces de pression extérieures ne travaillent pas : \delta W = 0. Il vient ainsi :

    \mathrm{d}U = \delta Q
  • Deuxième principe de la thermodynamique :

    \mathrm{d}S = \delta S_e + \delta S_c = \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} + \delta S_c

    L'apport de chaleur étant effectué lentement, la transformation est quasi-statique et réversible : il n'y a pas de création d'entropie (\delta S_c = 0) et la température aux parois s'identifie à la température d'équilibre T du gaz (T_{\text{ext}} = T). Par conséquent :

    \mathrm{d}S = \frac{\delta Q}{T} \iff \delta Q = T\,\mathrm{d}S

En combinant ces deux principes, on obtient la relation recherchée :

\boxed{\mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question classique bien abordée, mais seuls 27 % des candidats justifient intégralement la relation thermodynamique.

« Question standard proche du cours. 55% des candidats sont arrivés à la bonne relation (dU = T dS , ou encore ∆U = T ∆S ). Pour la justification de cette relation, 46% ont obtenu une partie des points, et 27% tous les points. »

Source : rapport du jury ENS 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Q30.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : potentiel thermodynamique, équation d'état

En déduire que pour un gaz unitaire homogène à l'équilibre, on a

où est une fonction de (indépendante de ) que l'on exprimera en termes de .

Voir l'indice

Différentier U = \frac{3}{2}PV = \frac{3}{2} N n^{2/3} g_P(s) à volume et N fixés par rapport à S = Ns, puis identifier avec T = (\partial U/\partial S)_{V,N}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie interne U en fonction de N, n et s à l'aide de la relation U = \frac{3}{2}PV et de l'équation d'état P = n^{5/3}g_P(s).
  2. Différencier U lors de la transformation isochore de la question précédente (où V et N sont constants).
  3. Identifier avec la relation \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S établie à la question 30.a pour en déduire l'expression de T.
Voir la réponse courte

Dérivation de U = \frac{3}{2}V n^{5/3}g_P(s) par rapport à s à volume fixé pour identifier T = \frac{3}{2}n^{2/3}g_P'(s), d'où g_T(s) = \frac{3}{2}g_P'(s).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (4) et le résultat de la question 28.b :

P = n^{5/3} g_P(s) \quad \text{et} \quad U = \frac{3}{2}PV

En remplaçant P par son expression et en remarquant que V = \frac{N}{n}, l'énergie interne s'écrit :

U = \frac{3}{2} V n^{5/3} g_P(s) = \frac{3}{2} N n^{2/3} g_P(s)

Au cours de la transformation considérée à la question 30.a, le volume V et le nombre d'atomes N sont fixés, donc la densité particulaire n = \frac{N}{V} reste constante. La différentielle de U s'écrit ainsi :

\mathrm{d}U = \frac{3}{2} N n^{2/3} g_P'(s)\,\mathrm{d}s

Comme s = \frac{S}{N} avec N constant, on a \mathrm{d}s = \frac{\mathrm{d}S}{N}, d'où :

\mathrm{d}U = \frac{3}{2} n^{2/3} g_P'(s)\,\mathrm{d}S

En identifiant cette expression avec la relation \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S obtenue à la question 30.a (qui traduit T = \left(\frac{\partial U}{\partial S}\right)_{V,N}), on en déduit :

T = n^{2/3} g_T(s)

avec :

\boxed{g_T(s) = \frac{3}{2} g_P'(s) = \frac{3}{2} \frac{\mathrm{d}g_P}{\mathrm{d}s}(s)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas oublier le facteur 3/2 et à ne pas confondre les grandeurs locales et globales ou leurs variations.

« 17% des candidats ont obtenu la relation gT(s) = 3 2 g′ P(s) . 10% des candidats ont commis une erreur d’étourderie, typiquement une confusion entre s et S, ou encore un oubli du facteur 3 2 . »

« De nombreux candidats ont abouti à une relation totalement fausse, par exemple en confondant S et ∆S. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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4.2 · Statique des fluides

Q31.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : force volumique, statique des fluides

Donner une expression de faisant apparaître et .

Voir l'indice

Multiplier la force subie par un atome par le nombre d'atomes par unité de volume n(\vec{r}).

Voir la réponse courte

Densité volumique de force de rappel optique : \vec{f}(\vec{r}) = n(\vec{r})(-k\vec{r}) = -k n(\vec{r})\vec{r}.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément mésoscopique de volume \mathrm{d}\tau situé au voisinage de la position \vec{r}. Le nombre d'atomes contenus dans ce volume est :

\mathrm{d}N = n(\vec{r})\,\mathrm{d}\tau

Chaque atome étant soumis à la force extérieure individuelle \vec{F}_{\text{ext}} = -k\vec{r}, la force totale s'exerçant sur cet élément de volume s'écrit :

\mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}} = (-k\vec{r})\,\mathrm{d}N = -k\,n(\vec{r})\,\vec{r}\,\mathrm{d}\tau

Par définition de la densité volumique de force extérieure \vec{f}(\vec{r}), telle que \mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}} = \vec{f}(\vec{r})\,\mathrm{d}\tau, on en déduit immédiatement :

\boxed{\vec{f}(\vec{r}) = -k\,n(\vec{r})\,\vec{r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question réussie par 75 % des candidats.

« 75% de bonnes réponses pour a), 57% pour b). »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q31.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : relation fondamentale de la statique des fluides

En utilisant l'équation locale de la statique des fluides, en déduire une relation entre les fonctions et .

Voir l'indice

Appliquer l'équation locale de la statique des fluides \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P = \vec{f}.

Voir la réponse courte

Équilibre hydrostatique local \vec{\nabla}P = \vec{f}, projeté radialement : \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = -k r n(r).

Voir le corrigé complet

L'équation fondamentale de la statique des fluides sous forme locale s'écrit :

-\overrightarrow{\operatorname{grad}} P(\vec{r}) + \vec{f}(\vec{r}) = \vec{0}

En utilisant l'expression de la densité volumique de force établie à la question 31.a, \vec{f}(\vec{r}) = -k\,n(\vec{r})\,\vec{r}, on obtient directement :

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}} P(\vec{r}) = -k\,n(\vec{r})\,\vec{r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cinquante-sept pour cent de réponses correctes.

« 75% de bonnes réponses pour a), 57% pour b). »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : symétrie sphérique

Justifier en quelques mots le fait que et ne dépendent pas de la direction de .

Voir l'indice

Invoquer la symétrie sphérique du champ de force extérieur et l'isotropie spatiale de l'état d'équilibre thermique.

Voir la réponse courte

L'invariance par rotation du potentiel harmonique extérieur impose la symétrie sphérique de tous les champs scalaires.

Voir le corrigé complet

Le système présente une symétrie sphérique (invariance par toute rotation autour de l'origine O) :

  • le potentiel extérieur U_{\text{ext}}(\vec{r}) = \frac{1}{2}kr^2 (et donc la force de rappel subie par chaque atome) est invariant par rotation autour de O ;
  • les forces d'interaction interatomiques ne dépendent que des distances relatives r_{ij} ;
  • en l'absence de toute direction privilégiée imposée de l'extérieur, l'état d'équilibre thermodynamique macroscopique adopte la symétrie des causes (principe de Curie).

Par conséquent, tous les champs scalaires décrivant le fluide à l'équilibre ne dépendent que de la distance radiale r = \|\vec{r}\| et sont indépendants de la direction de \vec{r} (invariance par rapport aux angles sphériques \theta et \varphi) :

\boxed{n(\vec{r}) = n(r), \quad P(\vec{r}) = P(r) \quad \text{et} \quad s(\vec{r}) = s(r)}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : équilibre thermique, loi de fourier

Justifier en quelques mots le fait que la température est uniforme dans tout le fluide.

Voir l'indice

Rappeler que l'équilibre thermique macroscopique exige l'absence de gradient de température pour annuler tout flux de conduction thermique (loi de Fourier).

Voir la réponse courte

L'équilibre thermodynamique global et l'absence de transfert thermique par conduction imposent l'uniformité de la température T.

Voir le corrigé complet

Le fluide est à l'équilibre thermodynamique. En l'absence de toute source ou puits d'énergie interne, l'équilibre thermique exige l'absence de tout transfert thermique par conduction au sein du fluide.

D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique s'écrit \vec{\jmath}_Q = -\kappa\,\overrightarrow{\operatorname{grad}} T. L'annulation de \vec{\jmath}_Q dans tout le fluide impose :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} T = \vec{0}

Par conséquent, la température T est uniforme dans tout le volume occupé par le fluide :

\boxed{T(\vec{r}) = T = \text{constante}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : équilibre thermodynamique local

Expliquer brièvement pourquoi, sous une hypothèse que l'on indiquera, on peut écrire

Voir l'indice

Invoquer l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local (ETL) : chaque volume mésoscopique obéit aux mêmes équations d'état qu'un fluide homogène.

Voir la réponse courte

Hypothèse d'équilibre thermodynamique local (ETL) : chaque élément de volume mésoscopique obéit aux équations d'état du gaz homogène.

Voir le corrigé complet

Ces relations sont valables sous l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local (ETL).

  • On peut définir en tout point un volume mésoscopique de taille caractéristique d vérifiant :

    \ell_{\text{micro}} \ll d \ll L_{\text{macro}}

    où \ell_{\text{micro}} \sim n^{-1/3} est la distance moyenne interatomique et L_{\text{macro}} est la longueur caractéristique de variation spatiale des grandeurs physiques (pression, densité).

  • Dans chaque volume mésoscopique, le nombre de particules est suffisamment grand pour définir des grandeurs thermodynamiques moyennes, et les gradients sont négligeables, de sorte que le gaz s'y comporte localement comme un fluide homogène à l'équilibre.
  • Les relations d'état intensives établies pour le fluide homogène à l'équilibre dans la sous-partie 4.1 (équations (6) et (8)) s'appliquent donc localement aux champs n(r), P(r) et s(r).

La température T étant par ailleurs uniforme dans tout le fluide d'après la question 33, on obtient directement :

\boxed{P(r) = n(r)^{5/3} g_P(s(r)) \quad \text{et} \quad s(r) = g_s\left(\frac{T}{n(r)^{2/3}}\right)}

Résultat

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Q35.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : statique des fluides, intégration d'équation différentielle

Dans cette question, on considère le cas où , et on admet que dans ce cas, il existe une distance telle que : pour , et pour .

Exprimer en fonction de et pour ; et exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

À T = 0, s = 0 partout ; dériver P(r) par rapport à r, injecter dans l'équation de la statique des fluides et intégrer pour trouver n(r). Déterminer R par la condition n(R) = 0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'entropie par atome s(r) à température nulle à l'aide de la relation (10) et de la condition g_s(0) = 0.
  2. Exprimer le gradient de pression en fonction de n(r) grâce à l'équation d'état (9).
  3. Injecter cette relation dans l'équation de la statique des fluides (établie en Q31b) et intégrer entre le centre r = 0 et le rayon courant r < R.
  4. Exploiter la condition limite n(R) = 0 pour identifier le rayon du nuage R.
Voir la réponse courte

Séparation des variables dans \mathrm{d}P = \frac{5}{3}g_P(0)n^{2/3}\mathrm{d}n = -krn\mathrm{d}r, conduisant à n(r) = n(0)(1-r^2/R^2)^{3/2} et R = \sqrt{5g_P(0)n(0)^{2/3}/k}.

Voir le corrigé complet

À température nulle (T = 0), pour tout point situé à l'intérieur du nuage (r < R), on a n(r) > 0, donc le rapport \frac{T}{n(r)^{2/3}} est nul. D'après l'équation d'état locale (10) et la donnée g_s(0) = 0 :

s(r) = g_s(0) = 0.

L'équation d'état (9) pour la pression se réduit alors à :

P(r) = g_P(0) \, n(r)^{5/3}.

Compte tenu de la symétrie sphérique (question Q32), l'équation locale de la statique des fluides issue de la question Q31b s'écrit selon la composante radiale :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = -k\,n(r)\,r.

En dérivant l'expression de la pression par rapport à r, on a :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = \frac{5}{3} g_P(0) \, n(r)^{2/3} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}.

En égalant les deux expressions pour r < R (où n(r) > 0), il vient :

\frac{5}{3} g_P(0) \, n(r)^{2/3} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r} = -k\,n(r)\,r \iff \frac{5}{3} g_P(0) \, n(r)^{-1/3} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r} = -k\,r.

Comme \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(n(r)^{2/3}\right) = \frac{2}{3} n(r)^{-1/3} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}, cette équation différentielle se met sous la forme :

\frac{5}{2} g_P(0) \, \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(n(r)^{2/3}\right) = -k\,r.

Par intégration entre 0 et r < R :

\begin{aligned} \frac{5}{2} g_P(0) \left[ n(r)^{2/3} - n(0)^{2/3} \right] &= -\frac{1}{2} k r^2 \\ n(r)^{2/3} &= n(0)^{2/3} - \frac{k}{5 g_P(0)} r^2. \end{aligned}

La condition d'annulation de la densité au bord du nuage n(R) = 0 donne :

n(0)^{2/3} - \frac{k}{5 g_P(0)} R^2 = 0,

ce qui fournit l'expression du rayon R :

\boxed{R = \sqrt{\frac{5 g_P(0)}{k}} \, n(0)^{1/3}}

En réinjectant \frac{k}{5 g_P(0)} = \frac{n(0)^{2/3}}{R^2} dans l'expression de n(r)^{2/3}, on obtient :

n(r)^{2/3} = n(0)^{2/3} \left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right).

Comme 1 - \frac{r^2}{R^2} > 0 pour r < R, on en déduit finalement :

\boxed{n(r) = n(0) \left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right)^{3/2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seuls 15 % des candidats expriment correctement le profil de densité en exploitant l'annulation de l'entropie à température nulle.

« Un tiers des candidats ont écrit correctement que pour T = 0, on a s(r) = gs(0) = 0 . 17% ont obtenu l’expression de R, et 15% ont correctement exprimé n(r) en fonction de R comme demandé par l’énoncé. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q35.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI

Notions : profil de densité

Tracer l'allure de .

Voir l'indice

Tracer un profil en cloche s'annulant en r = R avec une tangente horizontale au centre et une pente nulle au bord (loi en (1 - r^2/R^2)^{3/2}).

Voir la stratégie

Pour tracer fidèlement le profil de densité n(r) :

  1. On étudie la régularité et les tangentes aux bornes : en r = 0 et en r = R.
  2. On précise le comportement pour r \geqslant R où la densité s'annule identiquement.
Voir la réponse courte

Allure de n(r) : courbure négative au centre, tangente horizontale en zéro et raccordement régulier à dérivée nulle en r=R.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 35.a, pour T = 0 :

n(r) = \begin{cases} n(0)\left(1 - \dfrac{r^2}{R^2}\right)^{3/2} & \text{pour } r < R \\ 0 & \text{pour } r \geqslant R \end{cases}

Étudions la dérivée de n(r) sur l'intervalle [0, R[ :

\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r} = -\frac{3\,n(0)\,r}{R^2}\left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right)^{1/2}
  • En r = 0, la fonction présente une tangente horizontale : \left.\dfrac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0.
  • Au bord du nuage, lorsque r \to R^-, la dérivée s'annule également :

    \lim_{r \to R^-} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r} = 0

    La fonction n(r) se raccorde donc de manière dérivable (\mathcal{C}^1) avec la valeur nulle pour r \geqslant R.

  • La dérivée seconde s'annule en r = R/\sqrt{2}, point d'inflexion où la courbe passe d'un profil concave à un profil convexe.
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Q35.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Notions : rayon de thomas-fermi

On admet que où est la masse d'un atome, est la constante de Planck réduite, et est une constante qui vaut d'après des expériences et des simulations numériques concordantes. Déterminer la valeur numérique de avec un chiffre significatif, pour des atomes de lithium 6 avec . On utilisera et les données numériques figurant en bas de la page 1.

Voir l'indice

Remplacer les constantes numériques dans l'expression de R, calculer la masse m = M/\mathscr{N}_A et estimer l'ordre de grandeur avec l'approximation fournie.

Voir la réponse courte

Calcul numérique du rayon de confinement R \approx 20\text{ }\mu\text{m} à l'aide des données atomiques fournies.

Voir le corrigé complet

D'après la question 35.a, le rayon R du nuage s'exprime sous la forme :

R = \sqrt{\frac{5 g_P(0)}{k}}\,n(0)^{1/3}

En injectant l'expression admise pour g_P(0) = \xi \frac{\hbar^2}{m}, on obtient :

R = \hbar \sqrt{\frac{5\xi}{m k}}\,n(0)^{1/3}

Calculons séparément chacun des termes à partir des données :

  • La masse d'un atome de lithium 6 vaut :

    m = \frac{M({^6}\mathrm{Li})}{\mathscr{N}_A} = \frac{6{,}02 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}}{6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}} = 1{,}00 \times 10^{-26}\text{ kg}
  • Le facteur adimensionnel sous la racine vaut 5\xi = 5 \times 0{,}7 = 3{,}5, d'où d'après l'indication de l'énoncé :

    \sqrt{5\xi} = \sqrt{3{,}5} \approx 2
  • Le produit m k vaut :

    m k = 1{,}00 \times 10^{-26} \times 1{,}02 \times 10^{-18} \approx 1{,}0 \times 10^{-44}\text{ kg}^2\cdot\text{s}^{-2} \implies \sqrt{m k} \approx 1{,}0 \times 10^{-22}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
  • La racine cubique de la densité centrale s'écrit :

    n(0)^{1/3} = \left(27 \times 10^{18}\text{ m}^{-3}\right)^{1/3} = 3 \times 10^6\text{ m}^{-1}

On en déduit :

\begin{aligned} R &\approx 1{,}05 \times 10^{-34} \times \frac{2}{1{,}0 \times 10^{-22}} \times 3 \times 10^6 \\ &\approx 6{,}3 \times 10^{-6}\text{ m} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif, on obtient :

\boxed{R \approx 6\text{ }\mu\text{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Application numérique très sélective (4 % de réussite) nécessitant un calcul soigné sans approximation trop grossière.

« 4% de bonnes réponses à cette application numérique de la Q35a. L’énoncé demandant le résultat avec un chiffre significatif, il ne fallait pas effectuer une approximation trop grossière, et utiliser le fait que 271/3 = 3. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q35.d

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : validité d'une approximation

Dans le cas où la force extérieure est due aux faisceaux laser considérés dans la partie 1, cette force est-elle bien approximée par pour tous les atomes du gaz ?

Voir l'indice

Comparer la taille du nuage R trouvée à la question précédente à la taille du faisceau laser \sigma donnée page 1.

Voir la réponse courte

Comparaison de R au col du faisceau \sigma (R \ll \sigma), validant le développement harmonique pour tous les atomes du nuage.

Voir le corrigé complet

D'après la question 4, l'approximation harmonique de l'énergie potentielle U(\vec{r}) \approx U(\vec{0}) + \frac{1}{2}kr^2, et par conséquent celle de la force :

\vec{F}(\vec{r}) = -\vec{\nabla} U(\vec{r}) \approx -k\,\vec{r},

est valable sous la condition :

r \ll \sigma.

Or, d'après les questions 35.a et 35.c, tous les atomes du gaz à T = 0 sont confinés dans une sphère de rayon R, c'est-à-dire que leur position vérifie r \leqslant R avec :

R \approx 6\text{ }\mu\text{m}.

Les données numériques indiquent \sigma = 60\text{ }\mu\text{m}, de sorte que :

\frac{R}{\sigma} \approx 0{,}1 \ll 1.

Pour tout atome du nuage, on a donc r \leqslant R \ll \sigma (et le terme correctif d'ordre supérieur en (r/\sigma)^2 reste inférieur à 1\,\%) :

\boxed{\text{Oui, la force est très bien approximée par }-k\vec{r}\text{ pour tous les atomes du gaz.}}

Résultat

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Q36.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : approximation de basse température

En réalité, n'est jamais strictement nulle. Dans cette question, on considère que la température est non nulle mais proche de 0.

On admet que la fonction est continue. Justifier en quelques lignes pourquoi est proche du résultat trouvé à la question 35a lorsque est à la fois inférieur à et pas trop proche de .

Voir l'indice

Considérer que lorsque T est très faible et n(r) suffisant, le rapport T/n^{2/3} reste petit devant l'unité, de sorte que g_P(s(r)) \approx g_P(0).

Voir la réponse courte

L'entropie s \approx 0 tant que T/n(r)^{2/3} \ll 1, ce qui maintient g_P(s) \approx g_P(0) hors de la région périphérique où n s'annule.

Voir le corrigé complet

D'après les équations (9) et (10) établies à la question 34, l'entropie locale par atome est donnée par :

s(r) = g_s\!\left(\frac{T}{n(r)^{2/3}}\right)

avec g_s(0) = 0.

Lorsque r < R et que r n'est pas trop proche de R, la densité n(r) reste du même ordre de grandeur que n(0) et demeure nettement supérieure à zéro. Ainsi, pour une température T proche de 0, le rapport \dfrac{T}{n(r)^{2/3}} est extrêmement petit.

Par continuité de la fonction g_s en 0, l'entropie locale est donc presque nulle :

s(r) \approx g_s(0) = 0

La fonction g_P étant continue, on en déduit que :

g_P(s(r)) \approx g_P(0)

La relation entre la pression et la densité P(r) \approx g_P(0)\,n(r)^{5/3} est donc identique à celle valable à température nulle. L'équation locale de la statique des fluides régissant n(r) étant la même, le profil de densité n(r) reste très proche du profil déterminé à la question 35.a.

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective, avec seulement 4 % de copies obtenant la totalité des points.

« 11% des candidats ont obtenu une partie des points, et 4% ont obtenu tous les points. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q36.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI

Notions : profil de densité

On admet que la fonction est strictement positive et décroissante sur l'ensemble des positifs, et que . Tracer l'allure de .

Voir l'indice

Tracer une distribution continue sans bord abrupt, présentant une queue exponentielle à l'infini (effet des ailes thermiques).

Voir la stratégie

Pour tracer l'allure de n(r) à température non nulle mais proche de zéro :

  1. Identifier les propriétés locales à l'origine (r = 0) : valeur maximale n(0) > 0 et tangente horizontale due à la régularité et à la symétrie sphérique du système.
  2. Exploiter le résultat de la question 36.a : pour r < R (loin du bord), le profil est très proche du profil parabolique tronqué obtenu à T = 0.
  3. Traduire l'effet de la température au voisinage de r \approx R et au-delà : disparition du bord franc en R, remplacé par une transition continue et une « aile thermique » où n(r) > 0 tend asymptotiquement vers 0 sans jamais s'annuler à distance finie.
Voir la réponse courte

Tracé d'un profil régularisé sans bord net, décroissant strictement et s'étendant asymptotiquement avec une traîne thermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et les questions précédentes, le profil de densité n(r) à T > 0 présente les caractéristiques suivantes :

  • À l'origine (r = 0) : la densité atteint son maximum n(0). Par symétrie sphérique, la dérivée première est nulle :

    \left.\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0 \quad (\text{tangente horizontale}).
  • Au cœur du nuage (r < R, loin de R) : la densité suit fidèlement le profil à température nulle (question 36.a) :

    n(r) \approx n(0) \left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right)^{3/2}.
  • Au voisinage de R : l'excitation thermique arrondit la singularité de coupure présente à T = 0. Il n'y a plus d'arête en r = R.
  • Pour r > R : la densité reste strictement positive, décroissante et tend vers 0 lorsque r \to +\infty (queue thermique de type distribution de Boltzmann ou de Fermi aux grandes distances).
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4.3 · Mécanique des fluides

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : force volumique

Donner une expression de faisant apparaître et .

Voir l'indice

Multiplier la force individuelle dépendant du temps par la densité particulaire locale instantanée n(\vec{r}, t).

Voir la réponse courte

Force volumique instationnaire : \vec{f}(\vec{r}, t) = -k(t) n(\vec{r}, t)\vec{r}.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément de volume mésoscopique \mathrm{d}\tau centré en \vec{r} à l'instant t. Le nombre d'atomes contenus dans cet élément de volume est :

\mathrm{d}N = n(\vec{r}, t)\,\mathrm{d}\tau

Chaque atome subit individuellement la force extérieure de rappel harmonique :

\vec{F}_{\text{ext}} = -k(t)\,\vec{r}

La résultante des forces extérieures appliquées à cet élément de volume s'écrit alors :

\mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}} = \mathrm{d}N\,\vec{F}_{\text{ext}} = -k(t)\,n(\vec{r}, t)\,\vec{r}\,\mathrm{d}\tau

Par définition de la densité volumique de force \vec{f}(\vec{r}, t) = \frac{\mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}}}{\mathrm{d}\tau}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\vec{f}(\vec{r}, t) = -k(t)\,n(\vec{r}, t)\,\vec{r}}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : symétrie sphérique

Justifier en quelques mots le fait que – les fonctions et ne dépendent pas de la direction de – le champ de vitesse est de la forme .

Voir l'indice

Utiliser l'invariance par rotation du potentiel harmonique isotrope pour les scalaires et la direction purement radiale des forces extérieures pour le champ de vitesse.

Voir la réponse courte

La symétrie sphérique du piège et du profil initial force un écoulement purement radial sans dépendance angulaire : \vec{v} = v_r(r,t)\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

La justification repose sur les propriétés de symétrie du problème et le principe de Curie :

  • Symétrie sphérique du système : Pour t \leqslant 0, le fluide est au repos (\vec{v} = \vec{0}) et à l'équilibre dans le piège harmonique, présentant donc une symétrie sphérique complète autour de l'origine O (comme établi aux questions 32 et 33). Pour t > 0, la force extérieure volumique \vec{f}(\vec{r}, t) = -k(t) n(\vec{r}, t)\vec{r} est centrale et isotrope. Le système reste ainsi invariant par toute rotation autour de l'origine O, ainsi que par symétrie par rapport à tout plan passant par O.
  • Champs scalaires : Par invariance sous toute rotation de centre O, les grandeurs scalaires n(\vec{r}, t), s(\vec{r}, t), P(\vec{r}, t) et T(\vec{r}, t) ne dépendent pas des coordonnées angulaires (\theta, \varphi), c'est-à-dire qu'elles sont indépendantes de la direction de \vec{r} :

    \boxed{n(\vec{r}, t) = n(r, t), \quad s(\vec{r}, t) = s(r, t), \quad P(\vec{r}, t) = P(r, t), \quad T(\vec{r}, t) = T(r, t)}
  • Champ eulérien de vitesse : Tout plan passant par O et contenant le point \vec{r} est un plan de symétrie matériel du système. Le vecteur vitesse \vec{v}(\vec{r}, t) (vecteur polaire vrai) en \vec{r} doit donc appartenir à l'intersection de tous ces plans de symétrie, ce qui impose qu'il soit purement radial :

    v_\theta(\vec{r}, t) = v_\varphi(\vec{r}, t) = 0

    L'invariance par rotation autour de O implique de plus que sa composante radiale ne dépend que de r et de t, d'où :

    \boxed{\vec{v}(\vec{r}, t) = v_r(r, t)\,\vec{u}_r}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : équation de navier-stokes, statique des fluides

Vérifier que pour , l'équation de Navier-Stokes générale (12) se réduit à une équation beaucoup plus simple dont on indiquera le nom.

Voir l'indice

Pour t \le 0, le fluide est au repos : la vitesse \vec{v} et ses dérivées s'annulent, ce qui redonne l'équation fondamentale de la statique des fluides.

Voir la réponse courte

Pour t \leqslant 0, la vitesse est nulle et les champs sont stationnaires : Navier-Stokes se réduit à l'équation de la statique des fluides.

Voir le corrigé complet

Pour t \leqslant 0, le fluide est à l'équilibre dans le référentiel du laboratoire. Le fluide est donc au repos macroscopique, ce qui se traduit par un champ de vitesse identiquement nul :

\vec{v}(\vec{r}, t) = \vec{0} \quad \text{pour tout } \vec{r} \text{ et tout } t \leqslant 0.

Examinons les différents termes de l'équation générale de Navier-Stokes (12) pour chaque composante i \in \{1, 2, 3\} :

  • Le terme d'accélération particulaire est nul :

    \frac{\partial v_i}{\partial t} + \vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}} v_i = 0.
  • Les dérivées spatiales des vitesses ainsi que la divergence s'annulent identiquement :

    \frac{\partial v_i}{\partial x_j} = 0 \quad \text{et} \quad \operatorname{div}\vec{v} = 0.

    Tous les termes de transport visqueux (dépendants des coefficients de viscosité \eta et \zeta) s'annulent donc rigoureusement.

Il ne subsiste ainsi dans l'équation (12) que les termes de forces de pression et de force extérieure :

-\frac{\partial P}{\partial x_i} + f_i = 0 \quad \text{pour } i \in \{1, 2, 3\}.

Ce qui s'écrit vectoriellement :

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}} P = \vec{f}}

avec \vec{f}(\vec{r}) = -k_0\,n(\vec{r})\,\vec{r}. Il s'agit de l'équation fondamentale de la statique des fluides (ou équation locale de la statique des fluides), déjà rencontrée à la question 31.b.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équilibre thermodynamique local

Expliquer brièvement pourquoi, sous des hypothèses que l'on indiquera, on peut écrire

Voir l'indice

Préciser l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local instationnaire : les temps et longueurs caractéristiques de relaxation microscopique sont négligeables devant ceux de l'écoulement.

Voir la réponse courte

Validité de l'ETL car les temps de collision microscopiques sont extrêmement courts devant les échelles d'évolution macroscopique.

Voir le corrigé complet

Ces relations reposent sur l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local (ETL), étendue à une situation instationnaire :

  • Échelle spatiale : les gradients des grandeurs macroscopiques varient sur des distances caractéristiques L très grandes devant les échelles microscopiques (distance moyenne interparticulaire, libre parcours moyen). Un volume mésoscopique \mathrm{d}\tau contient donc un très grand nombre de particules tout en pouvant être considéré comme spatialement homogène.
  • Échelle temporelle : le temps caractéristique d'évolution macroscopique du fluide \tau_{\text{macro}} est grand devant le temps de relaxation microscopique \tau_{\text{micro}} (temps moyen entre collisions). L'élément mésoscopique de fluide a le temps de thermaliser à chaque instant.

Sous ces hypothèses, l'élément de fluide se trouve à chaque instant t dans un état d'équilibre thermodynamique local. Les équations d'état établies pour le fluide homogène à l'équilibre (équations (6) et (8) de la partie 4.1) s'appliquent alors localement et instantanément :

P(\vec{r}, t) = n(\vec{r}, t)^{5/3} \, g_P(s(\vec{r}, t)) \quad \text{et} \quad s(\vec{r}, t) = g_s\left(\frac{T(\vec{r}, t)}{n(\vec{r}, t)^{2/3}}\right)

Enfin, compte tenu de l'invariance par rotation (symétrie sphérique établie à la question 38), les champs scalaires n, s, P et T ne dépendent spatialement que de la distance radiale r, ce qui conduit aux relations demandées :

\boxed{P(r, t) = n(r, t)^{5/3} \, g_P\big(s(r, t)\big) \quad \text{et} \quad s(r, t) = g_s\left(\frac{T(r, t)}{n(r, t)^{2/3}}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il convenait d'évoquer le temps nécessaire à l'établissement de l'équilibre thermodynamique local.

« Très peu de candidats on fait le lien avec le temps pour que le fluide atteigne l’équilibre local. Ce point ni figurant pas au programme, nous lui avons attribué un faible coefficient. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : écoulement autosimilaire

S'agit-il d'une propriété extraordinaire, dans le sens défini dans l'introduction du sujet ? Justifier brièvement.

Voir l'indice

Oui, une dynamique collective exactement autosimilaire et périodique sans dissipation macroscopique est tout à fait extraordinaire pour un fluide en interaction.

Voir la réponse courte

L'autosimilarité exacte de l'écoulement pour un fluide compressible en interaction est une propriété dynamique exceptionnelle d'invariance d'échelle.

Voir le corrigé complet

Oui, il s'agit bien d'une « propriété extraordinaire » au sens défini dans l'introduction du sujet.

En effet, l'introduction rappelle le comportement ordinaire des fluides macroscopiques :

  • Absence de relaxation vers un état d'équilibre : un fluide réel hors d'équilibre dissipe son énergie d'agitation collective par viscosité et conduction thermique, de sorte qu'« au bout d'un certain temps, le système atteint un état d'équilibre ». Or, la propriété (P2) affirme que \lambda(t) est une fonction périodique du temps : l'oscillation collective (mode de respiration) persiste indéfiniment sans aucun amortissement ni thermalisation.
  • Caractère analytique et autosimilaire de l'évolution : l'évolution spatio-temporelle d'un fluide compressible nécessite d'ordinaire des simulations numériques hydrodynamiques complexes dépendant de coefficients de transport tabulés. Ici, la dynamique globale se réduit à une simple homothétie d'échelle déterminée par une unique fonction temporelle \lambda(t) obtenue analytiquement.
Voir ce qu'a relevé le jury

Le caractère extraordinaire réside dans l'absence d'état d'équilibre aux temps longs, et non dans la forme analytique de la solution.

« 8% des candidats ont répondu correctement qu’il s’agit d’une propriété extraordinaire car le système n’atteint pas d’état d’équilibre aux temps longs. Le fait qu’il s’agisse d’un résultat analytique n’est pas extraordinaire, car il n’est pas rare d’obtenir des résultat analytiques dans le cadre de l’hydrodynamique. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : intégrale volumique, bilan de masse

Exprimer en terme du profil de densité particulaire .

Voir l'indice

Intégrer la densité particulaire n(r,t) sur la sphère de rayon R en coordonnées sphériques.

Voir la réponse courte

Intégration radiale du profil de densité : N_B(R, t) = \int_0^R 4\pi r^2 n(r, t)\mathrm{d}r.

Voir le corrigé complet

Le nombre total d'atomes contenus dans la boule B_R de rayon R à l'instant t s'obtient en intégrant la densité particulaire n(\vec{r}, t) sur le volume de cette boule :

N_B(R, t) = \iiint_{B_R} n(\vec{r}, t) \, \mathrm{d}\tau

D'après la question 38, la distribution spatiale présente une symétrie sphérique, si bien que la densité ne dépend que de la distance radiale : n(\vec{r}, t) = n(r, t).

En découpant la boule B_R en couches sphériques concentriques de rayon r', d'épaisseur \mathrm{d}r' et de volume \mathrm{d}\tau = 4\pi r'^2 \, \mathrm{d}r', l'intégrale se simplifie en une intégrale simple sur la coordonnée radiale :

\boxed{N_B(R, t) = 4\pi \int_0^R n(r', t) \, r'^2 \, \mathrm{d}r'}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas supposer la densité uniforme : il fallait intégrer le profil volumique au lieu de multiplier par le volume de la sphère.

« 24% de bonnes réponses. De trop nombreux candidats ont multiplié la densité par le volume de la sphère, comme si la densité était indépendante de la position. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation de la masse, écoulement autosimilaire

On pose . Montrer que pour tout et tout , on a

Voir l'indice

Différentier l'égalité N_B(\lambda(t)R, t) = N_B(R, 0) par rapport à R et effectuer le changement de variable adéquat.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le fait que N_B(\lambda(t) R, t) est indépendant du temps en l'égalant à sa valeur initiale en t = 0.
  2. Réécrire l'intégrale définissant N_B(\lambda(t) R, t) à l'aide d'un changement de variable pour fixer la borne supérieure à R.
  3. Dériver l'égalité par rapport à la borne supérieure R pour en déduire la relation locale sur la densité n(r, t).
Voir la réponse courte

Conservation du nombre d'atomes dans chaque sphère comobile dilatée par \lambda(t), impliquant n(r, t) = \lambda(t)^{-3} n_0(r/\lambda(t)).

Voir le corrigé complet

D'après la propriété (P1), pour tout rayon R, la quantité N_B(\lambda(t) R, t) est indépendante de t. En particulier, compte tenu de \lambda(0) = 1 (propriété (P3)), on a pour tout t \geqslant 0 :

N_B(\lambda(t) R, t) = N_B(\lambda(0) R, 0) = N_B(R, 0).

En utilisant l'expression établie à la question Q42, ces deux membres s'écrivent sous forme intégrale :

\begin{aligned} N_B(\lambda(t) R, t) &= 4\pi \int_0^{\lambda(t) R} n(r', t)\, {r'}^2 \,\mathrm{d}r', \\ N_B(R, 0) &= 4\pi \int_0^R n_0(u)\, u^2 \,\mathrm{d}u, \end{aligned}

où l'on a noté n_0(u) = n(u, 0).

Dans l'intégrale donnant N_B(\lambda(t) R, t), effectuons le changement de variable r' = \lambda(t)\,u, d'où \mathrm{d}r' = \lambda(t)\,\mathrm{d}u :

\begin{aligned} N_B(\lambda(t) R, t) &= 4\pi \int_0^R n(\lambda(t)\,u, t)\, (\lambda(t)\,u)^2\, \lambda(t)\,\mathrm{d}u \\ &= 4\pi\,\lambda(t)^3 \int_0^R n(\lambda(t)\,u, t)\, u^2 \,\mathrm{d}u. \end{aligned}

L'égalité N_B(\lambda(t) R, t) = N_B(R, 0) est satisfaite pour tout R > 0 :

4\pi\,\lambda(t)^3 \int_0^R n(\lambda(t)\,u, t)\, u^2 \,\mathrm{d}u = 4\pi \int_0^R n_0(u)\, u^2 \,\mathrm{d}u.

En dérivant cette relation par rapport à R selon la règle de dérivation d'une intégrale par rapport à sa borne supérieure, on obtient pour tout R > 0 :

4\pi\,\lambda(t)^3\, n(\lambda(t) R, t)\, R^2 = 4\pi\, n_0(R)\, R^2.

En simplifiant par 4\pi R^2 \neq 0, il vient :

n(\lambda(t) R, t) = \frac{n_0(R)}{\lambda(t)^3}.

En posant r = \lambda(t) R, soit R = \frac{r}{\lambda(t)}, on en déduit pour tout r > 0, et par continuité en r = 0 :

\boxed{n(r, t) = \frac{n_0\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)}{\lambda(t)^3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier rigoureusement le passage de l'égalité intégrale valable pour tout rayon à l'égalité des densités.

« 10% des candidats ont obtenu une grande partie des points à cette question. »

« affirmé sans justification que cette équation étant vraie pour tout R , le résultat (16) en découlait. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Q44.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : conservation de la masse, débit volumique

Obtenir une expression de faisant apparaître .

Voir l'indice

Utiliser l'équation locale de continuité intégrée sur le volume de la boule de rayon R et appliquer le théorème de Green-Ostrogradski.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle de N_B(R, t) sous forme d'intégrale sur le volume de la boule fixe B_R.
  2. Utiliser l'équation locale de conservation du nombre d'atomes pour exprimer \frac{\partial n}{\partial t} en fonction du courant particulaire n\vec{v}.
  3. Appliquer le théorème de Green-Ostrogradski (ou intégrer directement l'expression de la divergence en coordonnées sphériques) pour faire apparaître le flux à travers la sphère de rayon R.
Voir la réponse courte

Bilan de matière à travers la sphère de rayon fixe R reliant la variation temporelle au flux sortant : \frac{\partial N_B}{\partial t} = -4\pi R^2 n(R, t) v_r(R, t).

Voir le corrigé complet

Le nombre d'atomes contenus dans la boule fixe B_R de rayon R à l'instant t s'écrit :

N_B(R, t) = \iiint_{B_R} n(\vec{r}, t) \, \mathrm{d}\tau

Le domaine d'intégration B_R étant fixe au cours du temps, la dérivation temporelle sous le signe intégral donne :

\frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) = \iiint_{B_R} \frac{\partial n}{\partial t}(\vec{r}, t) \, \mathrm{d}\tau

D'après l'équation locale de conservation du nombre d'atomes (11), on a \frac{\partial n}{\partial t} = -\operatorname{div}(n\vec{v}). Par le théorème de Green-Ostrogradski appliqué au volume B_R délimité par la sphère \mathcal{S}_R de rayon R, orientée par le vecteur normal extérieur \vec{u}_r :

\frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) = - \iiint_{B_R} \operatorname{div}(n\vec{v}) \, \mathrm{d}\tau = - \iint_{\mathcal{S}_R} n(\vec{r}, t) \vec{v}(\vec{r}, t) \cdot \vec{u}_r \, \mathrm{d}\Sigma

Compte tenu de la symétrie sphérique établie à la question 38, \vec{v}(\vec{r}, t) = v_r(r, t)\vec{u}_r et n(\vec{r}, t) = n(r, t). Sur la sphère \mathcal{S}_R où r = R, le produit scalaire vaut :

n(\vec{r}, t) \vec{v}(\vec{r}, t) \cdot \vec{u}_r = n(R, t) v_r(R, t)

Cette quantité est uniforme sur toute la sphère \mathcal{S}_R d'aire 4\pi R^2, d'où :

\boxed{\frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) = - 4\pi R^2 n(R, t) v_r(R, t)}

Résultat

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Q44.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : champ des vitesses, dérivation d'intégrale

En déduire que pour tout et tout , on a

Voir l'indice

Dériver par rapport au temps l'invariant N_B(\lambda(t)R, t) à l'aide de la règle de dérivation d'une fonction composée et identifier avec le flux surfacique de matière.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre d'atomes N_B(R, t) en utilisant la forme autosimilaire de la densité n(r, t) obtenue à la question 43, puis effectuer le changement de variable u = r'/\lambda(t).
  2. Dériver cette expression par rapport au temps à R fixé pour obtenir une seconde expression de \frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t).
  3. Identifier cette dérivée avec l'expression établie à la question 44.a pour en déduire v_r(r, t).
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de l'expression intégrale autosimilaire identifiant le champ des vitesses linéaire v_r(r, t) = \frac{\dot{\lambda}}{\lambda}r.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de N_B(R, t) obtenue à la question 42 et le profil de densité de la question 43 :

N_B(R, t) = 4\pi \int_0^R \frac{1}{\lambda(t)^3} \, n_0\left(\frac{r'}{\lambda(t)}\right) r'^2 \, \mathrm{d}r'

En effectuant le changement de variable u = \frac{r'}{\lambda(t)} (d'où r' = \lambda(t)\,u et \mathrm{d}r' = \lambda(t)\,\mathrm{d}u), il vient :

N_B(R, t) = 4\pi \int_0^{R/\lambda(t)} n_0(u) \, u^2 \, \mathrm{d}u

Dérivons cette intégrale par rapport au temps t à R fixé, en utilisant la formule de dérivation d'une intégrale par rapport à sa borne supérieure :

\begin{aligned} \frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) &= 4\pi \left(\frac{R}{\lambda(t)}\right)^2 n_0\left(\frac{R}{\lambda(t)}\right) \times \frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{R}{\lambda(t)}\right) \\ &= 4\pi \frac{R^2}{\lambda(t)^2} \, n_0\left(\frac{R}{\lambda(t)}\right) \left(-\frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)^2} R\right) \\ &= - 4\pi R^2 \left[\frac{n_0\left(\frac{R}{\lambda(t)}\right)}{\lambda(t)^3}\right] \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} R \end{aligned}

En reconnaissant n(R, t) = \frac{n_0(R/\lambda(t))}{\lambda(t)^3} (d'après l'équation (16)), on obtient :

\frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) = - 4\pi R^2 n(R, t) \, \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} R

En identifiant ce résultat à l'expression issue du bilan particulaire établie à la question 44.a :

\frac{\partial N_B}{\partial t}(R, t) = - 4\pi R^2 n(R, t) \, v_r(R, t)

on en déduit, puisque la densité n(R, t) est strictement positive pour tout R et tout t \geqslant 0 :

v_r(R, t) = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} R

Cette égalité étant vérifiée pour tout rayon R \geqslant 0, on a bien, pour tout r et tout t \geqslant 0 :

\boxed{v_r(r, t) = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \, r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective, réussie par seulement 2 % des candidats.

« 3% des candidats ont obtenu une partie des points, et 2% ont obtenu tous les points. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : tenseur des déformations, viscosité

On pose . Calculer .

Voir l'indice

Remarquer que pour un champ de vitesse affine \vec{v} = \frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\vec{r}, le tenseur des taux de déformation est proportionnel au tenseur identité : le déviateur s'annule identiquement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ de vitesse \vec{v}(\vec{r}, t) en coordonnées cartésiennes à partir de l'expression obtenue à la question 44b.
  2. Calculer les dérivées partielles \frac{\partial v_i}{\partial x_k} ainsi que la divergence \operatorname{div} \vec{v}.
  3. Injecter ces composantes dans le tenseur déviateur des taux de déformation pour en déduire la valeur de K.
Voir la réponse courte

Le gradient des vitesses étant isotrope (\vec{v} \propto \vec{r}), la partie sans trace du tenseur des taux de déformation s'annule, d'où K = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question 44b, le champ de vitesse radial s'écrit :

\vec{v}(\vec{r}, t) = v_r(r, t) \vec{u}_r = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} r \vec{u}_r = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \vec{r}

En projetant sur la base cartésienne orthonormée où \vec{r} = \sum_{i=1}^3 x_i \vec{u}_{x_i}, les composantes du champ eulérien de vitesse sont simplement :

v_i(\vec{r}, t) = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} x_i \quad \text{pour tout } i \in \{1, 2, 3\}

Calculons les dérivées partielles spatiales de chaque composante :

\frac{\partial v_i}{\partial x_k} = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \frac{\partial x_i}{\partial x_k} = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \delta_{ik}

Par symétrie des indices, on a également :

\frac{\partial v_k}{\partial x_i} = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \delta_{ki} = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} \delta_{ik}

La divergence du champ de vitesse vaut :

\operatorname{div} \vec{v} = \sum_{j=1}^3 \frac{\partial v_j}{\partial x_j} = \sum_{j=1}^3 \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} = 3 \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)}

Calculons à présent chaque terme de la somme définissant K :

\begin{aligned} \frac{\partial v_i}{\partial x_k} + \frac{\partial v_k}{\partial x_i} - \frac{2}{3} \delta_{ik} \operatorname{div} \vec{v} &= \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \delta_{ik} + \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \delta_{ik} - \frac{2}{3} \delta_{ik} \left( 3 \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \right) \\ &= 2 \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \delta_{ik} - 2 \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \delta_{ik} \\ &= 0 \end{aligned}

Chaque terme de la somme étant identiquement nul pour tous i, k \in \{1, 2, 3\}, on en déduit immédiatement :

\boxed{K = 0}

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : bilan d'entropie, théorème de green-ostrogradski

On note l'entropie totale du fluide. En supposant que les fonctions et tendent rapidement vers zéro pour , montrer que

Voir l'indice

Calculer la dérivée temporelle de S = \int n s\,\mathrm{d}\tau, combiner avec l'équation d'évolution de s et l'équation de conservation de la masse, puis intégrer par parties en utilisant les conditions aux limites à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le taux de variation de l'entropie totale S(t) = \int n s \,\mathrm{d}\tau en combinant la conservation du nombre d'atomes (équation 11) et l'équation d'évolution locale de l'entropie (équation 13).
  2. Simplifier les termes visqueux à l'aide des résultats de la question précédente (K = 0 et \operatorname{div}\vec{v} = 3\dot{\lambda}/\lambda).
  3. Transformer le terme de diffusion thermique à l'aide d'une identité vectorielle, puis annuler les termes de divergence par le théorème de Green-Ostrogradski grâce aux conditions aux limites à l'infini.
Voir la réponse courte

Intégration volumique de l'équation locale de l'entropie et annulation des termes de flux à l'infini par le théorème de divergence.

Voir le corrigé complet

L'entropie totale du fluide s'écrit comme l'intégrale sur tout l'espace de la densité volumique d'entropie n s :

S(t) = \int n(\vec{r}, t) s(\vec{r}, t) \, \mathrm{d}\tau

En dérivant sous le signe somme par rapport au temps, il vient :

\dot{S}(t) = \int \frac{\partial (n s)}{\partial t} \, \mathrm{d}\tau = \int \left( s \frac{\partial n}{\partial t} + n \frac{\partial s}{\partial t} \right) \mathrm{d}\tau

D'après l'équation (11) de conservation de la matière, \frac{\partial n}{\partial t} = -\operatorname{div}(n\vec{v}), donc :

\begin{aligned} \frac{\partial (ns)}{\partial t} &= - s \operatorname{div}(n\vec{v}) + n \frac{\partial s}{\partial t} \\ &= -\operatorname{div}(n s \vec{v}) + n \left( \frac{\partial s}{\partial t} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}s \right) \end{aligned}

Par ailleurs, l'équation d'évolution de l'entropie (13) s'écrit, en tenant compte du résultat de la question précédente où K = 0 et \operatorname{div}\vec{v} = 3 \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} :

n T \left( \frac{\partial s}{\partial t} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}s \right) = \operatorname{div}(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) + 9\left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \zeta

Comme T(\vec{r}, t) > 0, on divise cette égalité par T :

n \left( \frac{\partial s}{\partial t} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}s \right) = \frac{1}{T}\operatorname{div}(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) + 9\left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T}

Le terme thermique se réécrit en utilisant l'identité vectorielle \operatorname{div}(f\vec{A}) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}f \cdot \vec{A} + f\operatorname{div}\vec{A} appliquée à f = \frac{1}{T} et \vec{A} = \kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T :

\begin{aligned} \operatorname{div}\left(\frac{\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T}{T}\right) &= \frac{1}{T}\operatorname{div}(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) + \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(\frac{1}{T}\right)\cdot(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) \\ &= \frac{1}{T}\operatorname{div}(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) - \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}}T\|^2}{T^2} \end{aligned}

soit encore :

\frac{1}{T}\operatorname{div}(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}T) = \operatorname{div}\big(\kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\ln T)\big) + \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}}T\|^2}{T^2}

En rassemblant ces expressions, la dérivée temporelle de la densité volumique d'entropie devient :

\frac{\partial (ns)}{\partial t} = -\operatorname{div}\big(n s \vec{v} - \kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\ln T)\big) + \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}}T\|^2}{T^2} + 9\left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T}

En intégrant sur une boule B_R et en faisant tendre R \to \infty, l'intégrale de volume du terme de divergence se transforme, d'après le théorème de Green-Ostrogradski, en flux à travers la sphère de rayon R :

\int \operatorname{div}\big(n s \vec{v} - \kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\ln T)\big) \, \mathrm{d}\tau = \lim_{R \to \infty} \iint_{\partial B_R} \big(n s \vec{v} - \kappa \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\ln T)\big) \cdot \overrightarrow{\mathrm{d}\Sigma}

Puisque nsv et \kappa\overrightarrow{\operatorname{grad}}(\ln T) tendent rapidement vers zéro pour r \to \infty (plus vite que 1/r^2), cette intégrale de surface s'annule à l'infini. Il ne reste donc que les termes sources :

\boxed{\dot{S}(t) = \int \left[ \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} + 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} \right] \mathrm{d}\tau}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier de dériver la densité particulaire par rapport au temps lors du calcul de la dérivée de l'entropie.

« Les candidats ayant abordé la Q46 ont souvent oublié de dériver n par rapport au temps. »

Source : rapport du jury ENS 2024

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : second principe, création d'entropie

En déduire que est constante.

Voir l'indice

Intégrer \dot{S}(t) sur une période : l'entropie étant une fonction d'état périodique, son accroissement sur une période est nul. Or l'intégrande est somme de carrés positifs.

Voir la stratégie
  1. Montrer que la dérivée temporelle \dot{S}(t) est positive ou nulle en exploitant la positivité des coefficients de transport dans l'expression (18).
  2. Établir que l'entropie totale S(t) est une fonction périodique du temps grâce à la périodicité de \lambda(t) et de T(r,t).
  3. Conclure qu'une fonction à la fois croissante et périodique est nécessairement constante.
Voir la réponse courte

La périodicité du mouvement impose \langle \dot{S} \rangle = 0 pour une intégrale de termes positifs, exigeant \dot{S}(t) = 0 et S(t) = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression (18) obtenue à la question Q46 :

\dot{S}(t) = \int \left[ \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} + 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} \right] \mathrm{d}\tau

Comme indiqué dans le préambule de la sous-partie 4.3, les coefficients de transport \kappa et \zeta sont positifs ou nuls (\kappa \geqslant 0, \zeta \geqslant 0) et la température T est strictement positive (T > 0). Chaque terme sous l'intégrale est donc positif ou nul en tout point de l'espace, d'où :

\forall t \geqslant 0, \quad \dot{S}(t) \geqslant 0

La fonction S(t) est donc croissante (au sens large) sur [0, +\infty[.

Par ailleurs, soit \mathcal{T} la période commune de \lambda(t) et de la température T(r, t) :

  • d'après la relation d'autosimilarité (16), n(r, t) = \dfrac{n_0(r/\lambda(t))}{\lambda(t)^3} est périodique de période \mathcal{T} ;
  • d'après la relation locale d'état (15), s(r, t) = g_s\!\left(\dfrac{T(r, t)}{n(r, t)^{2/3}}\right) est également périodique de période \mathcal{T}.

L'entropie totale s'écrivant S(t) = \displaystyle\int n(\vec{r}, t)\, s(\vec{r}, t)\,\mathrm{d}\tau, la fonction S(t) est périodique de période \mathcal{T} :

\forall t \geqslant 0, \quad S(t + \mathcal{T}) = S(t)

Puisque S est une fonction croissante, on a pour tout t \in [0, \mathcal{T}] :

S(0) \leqslant S(t) \leqslant S(\mathcal{T})

Or S(\mathcal{T}) = S(0), ce qui impose S(t) = S(0) pour tout t \in [0, \mathcal{T}], puis par périodicité pour tout t \geqslant 0.

\boxed{S(t) = \text{constante}}

Résultat

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Q48.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : viscosité

Que peut-on en déduire concernant la viscosité de dilatation d'un gaz unitaire ?

Voir l'indice

Expliquer pourquoi l'annulation de l'intégrale d'une somme de termes strictement positifs pour toute dynamique impose la nullité absolue du coefficient de transport \zeta.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que d'après la question Q47, la dérivée temporelle de l'entropie totale est nulle : \dot{S}(t) = 0.
  2. Exploiter le fait que l'intégrande dans l'expression de \dot{S}(t) (établie à la question Q46) est la somme de deux termes positifs ou nuls.
  3. En déduire l'annulation du terme dépendant de la viscosité de dilatation \zeta, puis conclure grâce au mouvement effectif du gaz (\dot{\lambda} \neq 0).
Voir la réponse courte

L'annulation du terme dissipatif proportionnel à (\dot{\lambda}/\lambda)^2 pour toute évolution dynamique impose une viscosité de volume \zeta = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, l'entropie totale S(t) est constante au cours du temps pour t \geqslant 0, soit :

\dot{S}(t) = 0

Or, d'après la relation (18) obtenue à la question Q46 :

\dot{S}(t) = \int \left[ \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} + 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} \right] \mathrm{d}\tau

Les grandeurs physiques vérifient T > 0, \kappa \geqslant 0 et \zeta \geqslant 0. L'intégrande est donc une fonction continue et positive ou nulle en tout point. Pour que son intégrale sur tout l'espace soit nulle, il faut que l'intégrande s'annule identiquement :

\forall \vec{r}, \forall t \geqslant 0, \quad \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} + 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} = 0

Chacun des deux termes étant positif ou nul, ils doivent être nuls séparément :

9 \left(\frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)}\right)^2 \frac{\zeta(\vec{r}, t)}{T(\vec{r}, t)} = 0

La fonction \lambda(t) est périodique et non constante (puisque k_0 \neq k_1), donc sa dérivée \dot{\lambda}(t) n'est pas identiquement nulle. À tout instant où \dot{\lambda}(t) \neq 0, on en déduit :

\zeta(\vec{r}, t) = 0

Puisque la viscosité de dilatation est une fonction d'état \zeta = f_\zeta(n, T), on en déduit que pour tout état accessible d'un gaz unitaire :

\boxed{\zeta = 0}

La viscosité de dilatation d'un gaz unitaire est identiquement nulle.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Q48.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : viscosité de volume, invariance conforme

Indiquer brièvement en quoi ce résultat est une propriété extraordinaire, dans le sens défini dans l'introduction du sujet.

Voir l'indice

Souligner que la viscosité de volume est habituellement non nulle dans les fluides réels et nécessite des tables de mesures ; sa nullité universelle exacte est exceptionnelle.

Voir la réponse courte

L'annulation exacte de la viscosité de dilatation est une propriété rare, caractéristique d'une symétrie d'échelle parfaite dans un fluide en forte interaction.

Voir le corrigé complet

D'après l'introduction du sujet, pour un fluide ordinaire de particules en interaction, les coefficients de transport (tels que la viscosité de dilatation \zeta) sont des fonctions des grandeurs thermodynamiques dont la détermination nécessite la construction de tableaux de données issus d'expériences ou de simulations numériques.

Pour le gaz unitaire, bien que les interactions entre atomes soient fortes et non négligeables, la viscosité de dilatation est connue exactement de manière analytique et universelle :

\boxed{\zeta = 0}

Elle est identiquement nulle quelles que soient la densité particulaire n et la température T, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des mesures expérimentales ou à des simulations numériques. Il s'agit donc bien d'une propriété extraordinaire.

Résultat

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Q48.c

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : dissipation d'énergie, viscosité

Proposer une explication intuitive du lien entre ce résultat et la périodicité de l'évolution du gaz.

Voir l'indice

L'absence de dissipation volumique de compression empêche l'amortissement du mode d'oscillation collective (mode de respiration) du nuage atomique.

Voir la réponse courte

L'absence de viscosité de volume élimine toute dissipation lors des compressions, permettant au gaz de respirer périodiquement sans s'échauffer.

Voir le corrigé complet

Le mouvement global du gaz décrit par la fonction \lambda(t) correspond à une succession de dilatations et de contractions radiales isotropes (mode de respiration ou breathing mode).

Lors d'un tel mouvement, il n'y a aucun cisaillement (K = 0, question 45) : le seul terme visqueux susceptible d'engendrer une dissipation mécanique est lié à la divergence de la vitesse via la viscosité de dilatation \zeta.

  • Si la viscosité de dilatation était non nulle (\zeta > 0), chaque cycle de compression et de détente s'accompagnerait de frottements volumiques internes irréversibles. Une partie de l'énergie mécanique d'oscillation serait continûment dissipée sous forme thermique (création d'entropie), ce qui entraînerait un amortissement du mouvement. L'évolution du fluide ne pourrait alors pas être strictement périodique.
  • L'annulation de la viscosité de dilatation (\zeta = 0) assure au contraire que ces variations globales de volume s'effectuent sans aucune dissipation d'énergie mécanique par viscosité. L'oscillation collective peut ainsi se maintenir sans amortissement, ce qui est indispensable pour observer une évolution strictement périodique du gaz.
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Q49.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : équilibre thermique, gradient de température

En admettant que , montrer que est indépendant de .

Voir l'indice

L'annulation du terme de conduction thermique dans l'intégrale de création d'entropie impose \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,T = \vec{0}.

Voir la réponse courte

L'annulation de la production d'entropie conductive avec \kappa > 0 impose \|\vec{\nabla}T\| = 0, donc T spatialement uniforme.

Voir le corrigé complet

D'après la question 47, l'entropie totale S(t) est constante au cours du temps, ce qui implique que pour tout t \geqslant 0 :

\dot{S}(t) = 0

L'expression de \dot{S}(t) obtenue à la question 46 s'écrit :

\dot{S}(t) = \int \left[ \frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} + 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} \right] \mathrm{d}\tau = 0

Les grandeurs physiques intervenant dans l'intégrande vérifient :

  • T(\vec{r}, t) > 0 d'après l'énoncé ;
  • \kappa > 0 par hypothèse ;
  • la viscosité de dilatation est nulle (\zeta = 0, d'après la question 48.a), ou à défaut \zeta \geqslant 0 d'après les données générales.

L'intégrande est donc la somme de deux termes continus et positifs ou nuls :

\frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T\|^2}{T^2} \geqslant 0 \quad \text{et} \quad 9 \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \frac{\zeta}{T} \geqslant 0

L'intégrale d'une fonction continue et positive ou nulle étant nulle, cette fonction est identiquement nulle en tout point de l'espace. En particulier :

\frac{\kappa \|\overrightarrow{\operatorname{grad}} T(\vec{r}, t)\|^2}{T(\vec{r}, t)^2} = 0

Comme \kappa > 0 et T > 0, on en déduit que pour tout \vec{r} et tout t \geqslant 0 :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} T(\vec{r}, t) = \vec{0}

D'après la symétrie sphérique établie à la question 38, le champ de température ne dépend de l'espace que par la coordonnée radiale r, de sorte que \overrightarrow{\operatorname{grad}} T = \frac{\partial T}{\partial r}(r, t)\,\vec{u}_r. Par conséquent :

\frac{\partial T}{\partial r}(r, t) = 0
\boxed{T(r, t) \text{ est indépendant de } r}

Résultat

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Q49.b

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : transformation isentropique, loi d'échelle

On note , et . Montrer que pour tout ,

Indication : On pourra poser et commencer par établir une expression de faisant apparaître .

Voir l'indice

Exprimer l'entropie totale S en fonction du profil autosimilaire de densité et de température, puis montrer que l'invariance temporelle de S impose la constance de b(t) = T(t)\lambda(t)^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'entropie par atome s(r,t) à partir de la relation d'état locale (15) en utilisant l'uniformité spatiale de la température T(r,t) = T(t) et le profil de densité n(r,t) déterminé à la question 43.
  2. Calculer l'entropie totale S(t) = \int n(\vec{r},t) s(\vec{r},t)\,\mathrm{d}\tau en effectuant le changement de variable radial u = r/\lambda(t) pour faire apparaître la grandeur b(t) = T(t)\lambda(t)^2.
  3. Utiliser la stricte monotonie de la fonction réciproque g_s et la conservation de l'entropie S(t) = \mathrm{cte} démontrée à la question 47 pour conclure.
Voir la réponse courte

Conservation de l'entropie totale S sous homothétie spatiale imposant l'invariance de T(t)/n^{2/3}, d'où la loi adiabatique T(t) = T_0/\lambda(t)^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question 49.a, la température est uniforme dans l'espace : T(r,t) = T(t). L'équation d'état locale (15) s'écrit alors :

s(r, t) = g_s\left(\frac{T(t)}{n(r, t)^{2/3}}\right)

D'après la question 43, le profil de densité particulaire vérifie :

n(r, t) = \frac{n_0(r/\lambda(t))}{\lambda(t)^3}

ce qui donne pour le rapport intervenant dans l'argument de g_s :

\frac{T(t)}{n(r, t)^{2/3}} = \frac{T(t)\lambda(t)^2}{n_0(r/\lambda(t))^{2/3}} = \frac{b(t)}{n_0(r/\lambda(t))^{2/3}}

en ayant posé, selon l'indication, b(t) = T(t)\lambda(t)^2.

L'entropie totale du gaz à l'instant t est définie par l'intégrale sur tout l'espace :

S(t) = \int n(\vec{r}, t) \, s(\vec{r}, t) \, \mathrm{d}\tau = 4\pi \int_0^{+\infty} n(r, t) \, s(r, t) \, r^2 \, \mathrm{d}r

En injectant les expressions de n(r,t) et s(r,t), on obtient :

S(t) = 4\pi \int_0^{+\infty} \frac{n_0(r/\lambda(t))}{\lambda(t)^3} \, g_s\left( \frac{b(t)}{n_0(r/\lambda(t))^{2/3}} \right) r^2 \, \mathrm{d}r

Effectuons le changement de variable u = \frac{r}{\lambda(t)}, soit \mathrm{d}r = \lambda(t)\,\mathrm{d}u et r^2\,\mathrm{d}r = \lambda(t)^3 u^2\,\mathrm{d}u :

S(t) = 4\pi \int_0^{+\infty} n_0(u) \, g_s\left( \frac{b(t)}{n_0(u)^{2/3}} \right) u^2 \, \mathrm{d}u

Tous les facteurs \lambda(t) se simplifient. L'entropie totale ne dépend ainsi du temps qu'à travers la quantité b(t) : on peut noter S(t) = \Phi(b(t)), où :

\Phi(b) = 4\pi \int_0^{+\infty} n_0(u) \, g_s\left( \frac{b}{n_0(u)^{2/3}} \right) u^2 \, \mathrm{d}u

Par hypothèse de l'énoncé (préambule de la sous-partie 4.2), la fonction g_T est continue et strictement croissante, sa fonction réciproque g_s est donc également continue et strictement croissante. Comme la densité initiale n_0(u) et la température sont strictement positives, la fonction \Phi(b) est strictement croissante, donc injective sur \mathbb{R}^{+*}.

Or, il a été montré à la question 47 que l'entropie totale S(t) est constante au cours du temps :

\forall t \geqslant 0, \quad S(t) = S(0) \implies \Phi(b(t)) = \Phi(b(0))

Par injectivité de \Phi, il vient :

b(t) = b(0)

À l'instant initial t = 0, la condition (P3) donne \lambda(0) = 1, d'où b(0) = T_0 \lambda(0)^2 = T_0. On en déduit :

T(t)\lambda(t)^2 = T_0

soit finalement :

\boxed{T(t) = \frac{T_0}{\lambda(t)^2}}

Résultat

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Q50.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : entropie locale, écoulement autosimilaire

On pose . Relier à .

Voir l'indice

Utiliser l'expression locale de s(r,t) en fonction de T(t)/n(r,t)^{2/3} et constater que les facteurs \lambda(t) se compensent exactement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport \dfrac{T(r, t)}{n(r, t)^{2/3}} intervenant dans la relation locale (15) en utilisant les lois d'échelle obtenues pour n(r, t) (question 43) et T(t) (question 49.b).
  2. Identifier l'expression obtenue avec le profil initial d'entropie par atome s_0(r) = s(r, 0).
Voir la réponse courte

Invariance de l'argument de g_s assurant le transport autosimilaire de l'entropie par particule : s(r, t) = s_0(r/\lambda(t)).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (15) établie à la question 40, l'entropie par atome s'exprime sous la forme :

s(r, t) = g_s\left( \frac{T(r, t)}{n(r, t)^{2/3}} \right)

D'après la question 49.b, la température est spatiale­ment uniforme et vérifie :

T(r, t) = T(t) = \frac{T_0}{\lambda(t)^2}

D'après la question 43, la densité particulaire suit la loi d'échelle autosimilaire :

n(r, t) = \frac{n_0\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)}{\lambda(t)^3}

Le rapport intervenant dans l'argument de g_s vaut donc :

\frac{T(r, t)}{n(r, t)^{2/3}} = \frac{\dfrac{T_0}{\lambda(t)^2}}{\left[ \dfrac{n_0(r/\lambda(t))}{\lambda(t)^3} \right]^{2/3}} = \frac{T_0 \, \lambda(t)^{-2}}{n_0(r/\lambda(t))^{2/3} \, \lambda(t)^{-2}} = \frac{T_0}{n_0\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)^{2/3}}

Les facteurs d'échelle temporelle \lambda(t)^{-2} se compensent exactement. En évaluant la relation (15) à l'instant initial t=0 pour lequel \lambda(0) = 1 et T(0) = T_0, on a :

s_0(r) = s(r, 0) = g_s\left( \frac{T_0}{n_0(r)^{2/3}} \right)

On en déduit immédiatement :

\boxed{s(r, t) = s_0\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)}

Résultat

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Q50.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : écoulement autosimilaire, pression

On pose . Relier à .

Voir l'indice

Injecter les lois d'échelle obtenues pour n(r,t) et s(r,t) dans l'équation d'état P(r,t) = n(r,t)^{5/3}g_P(s(r,t)).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le profil de pression initial P_0(r) = P(r, 0) à partir de la relation d'état locale (14).
  2. Exprimer P(r, t) au moyen de la même relation en y injectant les profils autosimilaires de densité particulaire n(r, t) (obtenu à la question 43) et d'entropie par atome s(r, t) (obtenu à la question 50a).
Voir la réponse courte

Substitution des lois d'échelle de n et s dans l'équation d'état, fournissant P(r, t) = \lambda(t)^{-5} P_0(r/\lambda(t)).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (14) admise à la question 40, la pression locale vérifie pour tout (r, t) :

P(r, t) = n(r, t)^{5/3} \, g_P\bigl(s(r, t)\bigr).

En t = 0, compte tenu des notations n_0(r) = n(r, 0) et s_0(r) = s(r, 0), cette relation s'écrit :

P_0(r) = n_0(r)^{5/3} \, g_P\bigl(s_0(r)\bigr).

D'après le résultat de la question 43, la densité particulaire s'exprime sous forme autosimilaire par :

n(r, t) = \frac{1}{\lambda(t)^3} \, n_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right),

et d'après le résultat de la question 50a, l'entropie par atome vérifie :

s(r, t) = s_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right).

En reportant ces deux expressions dans l'équation de la pression, on obtient :

\begin{aligned} P(r, t) &= \left[\frac{1}{\lambda(t)^3} \, n_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)\right]^{5/3} g_P\!\left(s_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)\right) \\ &= \frac{1}{\lambda(t)^5} \, \left[n_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)\right]^{5/3} g_P\!\left(s_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)\right). \end{aligned}

On reconnaît dans le crochet l'expression de la pression initiale évaluée en \frac{r}{\lambda(t)} :

\boxed{P(r, t) = \frac{P_0\!\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)}{\lambda(t)^5}}

Résultat

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Q51.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation de navier-stokes, équation d'ermakov-pinney

Montrer que pour , l'équation (12) est bien satisfaite à condition que vérifie une équation différentielle dont on exprimera les coefficients en termes de et .

Voir l'indice

Injecter les expressions de \vec{v}, P et n dans l'équation de Navier-Stokes projetée selon \vec{u}_r, en utilisant la condition d'équilibre statique initial satisfaite par P_0(r).

Voir la stratégie
  1. Montrer que les termes visqueux de l'équation de Navier-Stokes (12) sont identiquement nuls en exploitant les résultats des questions 45 et 48.a.
  2. Calculer l'accélération particulaire convective à partir de l'expression du champ de vitesse autosimilaire.
  3. Exprimer le gradient de pression \vec{\operatorname{grad}} P(\vec{r}, t) à l'aide des lois d'échelle et de la condition d'équilibre initial (question 39), puis projeter l'équation du mouvement.
Voir la réponse courte

Substitution du champ autosimilaire dans Navier-Stokes, conduisant à l'équation différentielle non linéaire \ddot{\lambda} + \omega_1^2\lambda = \omega_0^2/\lambda^3.

Voir le corrigé complet

L'équation de Navier-Stokes compressible (12) s'écrit pour la composante i :

m n \left( \frac{\partial v_i}{\partial t} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}} v_i \right) = -\frac{\partial P}{\partial x_i} + f_i + \sum_{j=1}^3 \frac{\partial}{\partial x_j}\left[\eta \left(\frac{\partial v_i}{\partial x_j} + \frac{\partial v_j}{\partial x_i} - \frac{2}{3}\delta_{ij}\operatorname{div}\vec{v}\right)\right] + \frac{\partial}{\partial x_i}(\zeta \operatorname{div}\vec{v})

Examinons les termes visqueux :

  • D'après la question 48.a, la viscosité de dilatation est nulle : \zeta = 0.
  • D'après la question 44.b, \vec{v}(\vec{r}, t) = \frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\vec{r}, soit v_i = \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} x_i. On en déduit :

    \frac{\partial v_i}{\partial x_j} = \frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\delta_{ij} \quad \implies \quad \frac{\partial v_i}{\partial x_j} + \frac{\partial v_j}{\partial x_i} - \frac{2}{3}\delta_{ij}\operatorname{div}\vec{v} = 2\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\delta_{ij} - \frac{2}{3}\delta_{ij}\left(3\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right) = 0

Tous les termes visqueux sont donc rigoureusement nuls. L'équation de Navier-Stokes se réduit sous forme vectorielle à l'équation d'Euler :

m n \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} \right) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} P + \vec{f}

Calculons l'accélération particulaire :

\begin{aligned} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)\vec{r} = \left(\frac{\ddot{\lambda}}{\lambda} - \frac{\dot{\lambda}^2}{\lambda^2}\right)\vec{r} \\ (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} &= \frac{\dot{\lambda}}{\lambda} \sum_{j=1}^3 x_j \frac{\partial}{\partial x_j}\left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\vec{r}\right) = \left(\frac{\dot{\lambda}}{\lambda}\right)^2 \vec{r} \end{aligned}

L'accélération du fluide est donc simplement :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} = \frac{\ddot{\lambda}}{\lambda}\vec{r}

Pour t > 0, la force volumique extérieure vaut d'après la question 37 :

\vec{f}(\vec{r}, t) = -k_1 \, n(\vec{r}, t)\,\vec{r}

Pour le terme de pression, la relation établie à la question 50.b donne :

P(\vec{r}, t) = \frac{1}{\lambda(t)^5} P_0\left(\frac{\vec{r}}{\lambda(t)}\right)

En posant \vec{r}\,' = \frac{\vec{r}}{\lambda(t)}, la différentiation par rapport à la variable d'espace \vec{r} conduit à :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{r}} P(\vec{r}, t) = \frac{1}{\lambda^5} \cdot \frac{1}{\lambda} \overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{r}\,'} P_0(\vec{r}\,') = \frac{1}{\lambda^6} \overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{r}\,'} P_0(\vec{r}\,')

Or à l'état initial (t \leqslant 0), le fluide était à l'équilibre sous la raideur k_0 (question 39) :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{r}\,'} P_0(\vec{r}\,') = -k_0 \, n_0(\vec{r}\,')\,\vec{r}\,'

D'après le profil de densité autosimilaire (question 43), n_0(\vec{r}\,') = \lambda^3 n(\vec{r}, t). Il vient ainsi :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{r}} P(\vec{r}, t) = \frac{1}{\lambda^6} \left( -k_0 \, \lambda^3 n(\vec{r}, t) \frac{\vec{r}}{\lambda} \right) = - \frac{k_0}{\lambda^4} \, n(\vec{r}, t)\,\vec{r}

En regroupant les termes dans l'équation du mouvement :

m n(\vec{r}, t) \frac{\ddot{\lambda}}{\lambda}\vec{r} = \frac{k_0}{\lambda^4} n(\vec{r}, t)\vec{r} - k_1 n(\vec{r}, t)\vec{r} = \left(\frac{k_0}{\lambda^4} - k_1\right) n(\vec{r}, t)\vec{r}

Puisque n(\vec{r}, t) > 0 en tout point, on simplifie par n(\vec{r}, t)\vec{r} :

m \frac{\ddot{\lambda}}{\lambda} = \frac{k_0}{\lambda^4} - k_1 \iff \ddot{\lambda} = \frac{k_0}{m}\frac{1}{\lambda^3} - \frac{k_1}{m}\lambda

Avec \omega_0 = \sqrt{\frac{k_0}{m}} et \omega_1 = \sqrt{\frac{k_1}{m}}, l'équation différentielle satisfaite par \lambda(t) est :

\boxed{\ddot{\lambda} + \omega_1^2 \lambda = \frac{\omega_0^2}{\lambda^3}}

Résultat

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Q51.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : équation d'ermakov-pinney, oscillateur anharmonique

En se ramenant au problème étudié dans la partie 2, en déduire l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Poser l'analogie entre l'équation \ddot{\lambda} + \omega_1^2 \lambda = \omega_0^2/\lambda^3 et l'équation de la Partie 2 avec les conditions initiales \lambda(0)=1 et \dot{\lambda}(0)=0.

Voir la stratégie
  1. Identifier terme à terme l'équation différentielle satisfaite par \lambda(t) (obtenue à la question 51.a) avec celle du mouvement à une dimension de la partie 2.
  2. Établir les conditions initiales sur \lambda(0) et \dot{\lambda}(0) à partir des données de l'énoncé.
  3. Transposer directement la solution x(t) de la question 10 avec le dictionnaire de correspondance identifié.
Voir la réponse courte

Identification exacte avec l'équation résolue en partie 2, fournissant la solution explicite de \lambda(t) en fonction de \omega_0 et \omega_1.

Voir le corrigé complet

D'après la question 51.a, le facteur d'échelle \lambda(t) vérifie pour t > 0 l'équation différentielle :

\ddot{\lambda} = \frac{\omega_0^2}{\lambda^3} - \omega_1^2 \lambda

Dans la partie 2, le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule de masse m s'écrit :

m \ddot{x} = \frac{\alpha}{x^3} - k x \iff \ddot{x} = \frac{\alpha/m}{x^3} - \omega^2 x

avec \omega = \sqrt{k/m}. Par comparaison directe entre ces deux équations, on identifie :

x(t) \longleftrightarrow \lambda(t), \qquad \omega \longleftrightarrow \omega_1, \qquad \frac{\alpha}{k} = \frac{\alpha/m}{\omega^2} \longleftrightarrow \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}

Déterminons les conditions initiales sur \lambda(t) en t = 0 :

  • D'après la propriété (P3), \lambda(0) = 1, ce qui correspond à la position initiale x_0 = 1.
  • Pour t \leqslant 0, le fluide est à l'équilibre, d'où \vec{v}(\vec{r}, t \leqslant 0) = \vec{0}. La continuité du champ des vitesses en t = 0 et la relation obtenue à la question 44.b, v_r(r, t) = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)} r, imposent \dot{\lambda}(0) = 0. La particule fictive est donc lâchée sans vitesse initiale.

D'après la question 10, la solution du problème de la partie 2 lâché sans vitesse initiale en x_0 s'écrit :

x(t) = \sqrt{x_0^2 \cos^2(\omega t) + \frac{\alpha}{k x_0^2} \sin^2(\omega t)}

En substituant x_0 = 1, \omega \leftarrow \omega_1 et \frac{\alpha}{k} \leftarrow \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\lambda(t) = \sqrt{\cos^2(\omega_1 t) + \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2} \sin^2(\omega_1 t)}}

Résultat

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Q52.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : moment d'inertie, écoulement autosimilaire

On pose

où est le nombre total d'atomes et est le vecteur position de l'atome à l'instant .

On pose . Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Relier G(t) à G_0 en intégrant r^2 n(r,t) sur tout l'espace et en utilisant l'expression exacte de \lambda(t)^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la grandeur G(t) en fonction du facteur d'échelle \lambda(t) et de sa valeur initiale G_0, soit par sommation sur les positions individuelles des particules grâce au champ de vitesse eulérien, soit à l'échelle continue à l'aide du profil de densité autosimilaire.
  2. Injecter l'expression de \lambda(t) obtenue à la question 51.b pour expliciter G(t) en fonction de t, G_0, \omega_0 et \omega_1.
  3. Linéariser l'expression trigonométrique afin de faire apparaître la dépendance en \cos(2\omega_1 t) utile pour la question 52.b.
Voir la réponse courte

Changement de variable radial établissant G(t) = G_0\lambda(t)^2, qui oscille sinusoïdalement à la pulsation 2\omega_1.

Voir le corrigé complet

À l'échelle mésoscopique, la grandeur G(t) correspond au moment d'ordre deux de la distribution spatiale des atomes :

G(t) = \int r^2\, n(r,t)\,\mathrm{d}\tau

En utilisant la forme autosimilaire du profil de densité particulaire établie à la question 43 :

n(r,t) = \frac{1}{\lambda(t)^3} \, n_0\left(\frac{r}{\lambda(t)}\right)

effectuons le changement de variable spatiale \vec{u} = \frac{\vec{r}}{\lambda(t)}, pour lequel l'élément de volume devient \mathrm{d}\tau = \lambda(t)^3\,\mathrm{d}\tau_u et la distance à l'origine r^2 = \lambda(t)^2\, u^2 :

\begin{aligned} G(t) &= \int \lambda(t)^2\, u^2\, \frac{n_0(u)}{\lambda(t)^3}\,\lambda(t)^3\,\mathrm{d}\tau_u \\ &= \lambda(t)^2 \int u^2\, n_0(u)\,\mathrm{d}\tau_u \end{aligned}

On reconnaît G_0 = G(0) = \int u^2\, n_0(u)\,\mathrm{d}\tau_u (puisque \lambda(0)=1), ce qui conduit à la relation directe :

G(t) = G_0 \, \lambda(t)^2

Remarque équivalente : Au niveau microscopique, d'après la question 44.b, le champ de vitesse est \vec{v}(\vec{r},t) = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)}\vec{r}. La trajectoire de chaque particule vérifie donc \frac{\mathrm{d}\vec{r}_i}{\mathrm{d}t} = \frac{\dot{\lambda}(t)}{\lambda(t)}\vec{r}_i, ce qui s'intègre immédiatement en \vec{r}_i(t) = \lambda(t)\,\vec{r}_i(0). En élevant à la norme au carré et en sommant sur les N atomes, on retrouve immédiatement G(t) = \lambda(t)^2 G_0.

D'après le résultat de la question 51.b, le facteur d'échelle est donné pour t \geqslant 0 par :

\lambda(t) = \sqrt{\cos^2(\omega_1 t) + \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\sin^2(\omega_1 t)}

On en déduit donc l'expression de G(t) :

\boxed{G(t) = G_0 \left[ \cos^2(\omega_1 t) + \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\sin^2(\omega_1 t) \right]}

En linéarisant à l'aide des formules d'Euler \cos^2(\omega_1 t) = \frac{1+\cos(2\omega_1 t)}{2} et \sin^2(\omega_1 t) = \frac{1-\cos(2\omega_1 t)}{2}, on peut également l'écrire sous la forme :

\boxed{G(t) = \frac{G_0}{2}\left(1 + \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\right) + \frac{G_0}{2}\left(1 - \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\right)\cos(2\omega_1 t)}

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Q52.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : théorème du viriel, écoulement autosimilaire

Vérifier que la forme du résultat obtenu est la même qu'à la question 17, sans chercher à comparer les différents coefficients constants. Pouvait-on s'y attendre ?

Voir l'indice

Vérifier que G(t) oscille sinusoïdalement à la pulsation 2\omega_1 autour d'une valeur moyenne constante, en parfait accord avec le théorème du viriel généralisé de la Partie 3.

Voir la stratégie
  1. Réécrire le résultat de la question 52.a sous la forme générale d'une constante et d'une composante oscillante, et le comparer à l'expression de G(t) issue de la question 17 en prenant en compte les conditions initiales d'équilibre (H_0 = 0) et la pulsation du piège pour t > 0 (\omega_1).
  2. Expliquer pourquoi cette concordance était prévisible en s'appuyant sur l'invariance d'échelle commune aux deux systèmes (manifestée par la relation U = \frac{3}{2}PV) et l'absence de dissipation (viscosités inopérantes).
Voir la réponse courte

Accord remarquable avec le viriel microscopique de la question 17, démontrant la cohérence thermodynamique et hydrodynamique du modèle.

Voir le corrigé complet

D'après la question 52.a, pour t \geqslant 0 :

G(t) = \frac{G_0}{2}\left(1 + \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\right) + \frac{G_0}{2}\left(1 - \frac{\omega_0^2}{\omega_1^2}\right)\cos(2\omega_1 t)

Il s'agit d'une fonction de la forme :

G(t) = A + B \cos(2\omega_1 t)

où A et B sont des constantes indépendantes du temps.

D'autre part, d'après la question 17, l'évolution de G(t) dans un potentiel harmonique de pulsation \omega_1 (associé à la raideur k_1 pour t > 0) s'écrit :

G(t) = \frac{E}{k_1} + \left(G_0 - \frac{E}{k_1}\right)\cos(2\omega_1 t) + \frac{H_0}{2\omega_1}\sin(2\omega_1 t)

Comme le fluide est à l'équilibre pour t \leqslant 0, la vitesse moyenne est nulle, ce qui impose H_0 = \dot{G}(0) = 0. On retrouve bien exactement la même forme fonctionnelle :

\boxed{G(t) = A + B \cos(2\omega_1 t)}

une oscillation harmonique non amortie de pulsation 2\omega_1 autour d'une valeur moyenne constante.

Pouvait-on s'y attendre ?

Oui, on pouvait s'y attendre pour deux raisons physiques fondamentales :

  • Invariance d'échelle : Le modèle microscopique de la partie 3 (forces répulsives en 1/r^3, énergie potentielle en 1/r^2) et le gaz unitaire de la partie 4 partagent la même propriété d'échelle remarquable, résumée par la relation U = \frac{3}{2}PV. Cette invariance d'échelle (l'interaction ne possède aucune longueur caractéristique) implique dans un piège harmonique un découplage exact du moment d'inertie global G(t), qui satisfait l'équation différentielle du théorème du viriel dynamique m\ddot{G} + 4k_1 G = \text{cte}.
  • Caractère non dissipatif de l'écoulement : Pour cette dynamique autosimilaire, le tenseur de cisaillement est nul (K = 0, question 45) et la viscosité de dilatation est nulle (\zeta = 0, question 48.a). L'écoulement ne dissipe donc aucune énergie (\dot{S} = 0), ce qui préserve l'oscillation périodique perpétuelle sans amortissement.

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Q52.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : régime transitoire, petite oscillation

Tracer l'allure de , en traitant séparément les cas limites et . Expliquer brièvement en quoi les résultats obtenus dans ces cas limites sont conformes à l'intuition physique.

Voir l'indice

Étudier les cas limites d'un déconfinement quasi total (\omega_1 \ll \omega_0) et d'un écrasement brutal du piège (\omega_1 \gg \omega_0), et vérifier les extrema de l'amplitude d'oscillation.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression G(t) = G_0 \left[ \cos^2(\omega_1 t) + \left(\frac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \sin^2(\omega_1 t) \right] établie à la question 52.a.
  2. Identifier les extrema et tracer l'allure de G(t) dans chacun des deux régimes limites \omega_0 \gg \omega_1 et \omega_0 \ll \omega_1.
  3. Relier physiquement chaque cas à la variation brutale de raideur du piège optique (k_0 \to k_1) et à la réponse dynamique du nuage (expansion ou compression).
Voir la réponse courte

Tracés comparatifs : respiration de grande amplitude pour un piège brusquement relâché, ou faibles oscillations harmoniques autour du nouvel équilibre.

Voir le corrigé complet

D'après la question 52.a, l'évolution temporelle de G(t) pour t \geqslant 0 s'écrit :

G(t) = G_0 \left[ \cos^2(\omega_1 t) + \left(\frac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \sin^2(\omega_1 t) \right]

La fonction G(t) est périodique de période T_G = \dfrac{\pi}{\omega_1}, avec \dot{G}(0) = 0 et G(0) = G_0.

Cas limite 1 : \omega_0 \gg \omega_1 (détente brutale du piège) Dans cette limite, le facteur \left(\dfrac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \gg 1. La fonction G(t) oscille entre :

G_{\min} = G(0) = G_0 \quad \text{et} \quad G_{\max} = G\left(\frac{\pi}{2\omega_1}\right) = G_0 \left(\frac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \gg G_0

Cas limite 2 : \omega_0 \ll \omega_1 (resserrement brutal du piège) Dans cette limite, le facteur \left(\dfrac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \ll 1. La fonction G(t) oscille entre :

G_{\min} = G\left(\frac{\pi}{2\omega_1}\right) = G_0 \left(\frac{\omega_0}{\omega_1}\right)^2 \ll G_0 \quad \text{et} \quad G_{\max} = G(0) = G_0

Interprétation physique :

  • Lorsque \omega_0 \gg \omega_1 (k_0 \gg k_1), le piège est initialement très raide : le nuage est confiné à une petite taille à l'équilibre. À t = 0, la raideur chute brutalement. La force de rappel devient soudain très inférieure aux forces répulsives internes (pression du gaz) : le nuage subit une forte expansion jusqu'à ce que la nouvelle force de rappel le freine et le fasse osciller avec une très grande amplitude (G_{\max} \gg G_0).
  • Lorsque \omega_0 \ll \omega_1 (k_0 \ll k_1), le piège était initialement très lâche et le nuage étendu. À t = 0, la force de rappel augmente brutalement : le potentiel harmonique comprime vigoureusement le fluide vers l'origine. Le nuage subit une forte contraction (G_{\min} \ll G_0) jusqu'à ce que la surpression interne arrête l'effondrement et induise un rebond.

Dans les deux cas, le système effectue des oscillations de respiration sans amortissement autour de sa nouvelle configuration d'équilibre, en parfait accord avec l'absence de viscosité volumique (\zeta = 0).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique C PC 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Mécanique des fluides (37 % des questions, partie 4), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (24 %, partie 2) et Premier et second principes de la thermodynamique (24 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Diffusion thermique et diffusion de particules, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Électrostatique…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique C PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 52 questions sur 75 (69 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q7 à Q13), la partie 3 en entier (Q14 à Q27), la sous-partie 4.1 (Q28.a à Q30.b) et la sous-partie 4.2 (Q31.a à Q36.b). Avec les autres programmes de première année : 31 en MPSI, 31 en PTSI, 31 en MP2I, 38 en TSI1 et 31 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique C PC 2024 ?

Environ 5 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 6 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 4 est la plus longue (environ 3 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique C PC 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q49.b (transformation isentropique) et Q51.a (équation de navier-stokes).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique C PC 2024 ?

Questions de cours : Q1.a (oscillateur harmonique), Q27 (gaz parfait) et Q39 (équation de navier-stokes). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1.b (oscillateur harmonique), Q4 (développement limité), Q7 (force conservative), Q9 (équation différentielle linéaire), Q13 (puits de potentiel), Q21.b (moyenne temporelle), Q26 (théorème du viriel), Q28.a (transformation adiabatique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique C PC 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (49 sur 75), par exemple : Q1.a à Q3, Q5.a à Q6, Q9 à Q11, Q13 à Q15, Q19, Q20, Q22 à Q25.c, Q28.c à Q30.a, Q31.a à Q33, Q35.b à Q39, Q41, Q42…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q7, Q17, Q21.a, Q21.b, Q26 à Q28.b, Q30.b, Q34, Q40, Q43, Q44.b, Q46….

Le sujet ENS Physique C PC 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne n'est que de 9,73 sur 20 avec un écart-type de 3,19, et le rapport signale de nombreuses questions où seule une faible fraction des candidats obtient tous les points, par exemple 4% à la question 35c, 3% à la question 44b ou 8% à la question 16. Écart-type : 3,19 (541 présents).

Comment résoudre l'équation différentielle sur λ(t) en Q51.b ?

Identifier directement \lambda(t) à la position x(t) de la partie 2 (Q10) en remplaçant \alpha par \omega_0^2, k par \omega_1^2, avec les conditions initiales \lambda(0) = 1 et \dot{\lambda}(0) = 0. Il ne faut surtout pas réintégrer l'équation de départ.

L'isochronisme des oscillations en Q11 est-il valable pour toute force conservative ?

Non : l'indépendance de la période envers l'amplitude est une propriété remarquable propre à certains potentiels comme l'oscillateur harmonique ou le potentiel en \alpha/x^2 + kx^2/2. Pour un puits anharmonique usuel (comme le pendule simple aux grandes amplitudes), la période dépend de l'énergie.

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