Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2024 (page 3/5 : Partie 4 (questions 28.a à 36.b))
Systèmes de particules en interaction : piège optique, force en 1/r³ et gaz unitaire
- 75 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 52 questions sur 75, parties 2, 3, 4.1 et 4.2
- Vérifié question par question
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Partie 4 : Propriétés macroscopiques d'un gaz unitaire
4.1 · Thermodynamique du gaz homogène
Q28.a
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : transformation adiabatique, premier principe
On considère la transformation suivante. Un gaz unitaire est enfermé dans une boîte de volume dont l'une des parois est un piston mobile. Les parois sont parfaitement isolantes thermiquement (autrement dit, la boîte est un calorimètre idéal). Le gaz est initialement à l'équilibre. On fait varier lentement le volume de la boîte en déplaçant la paroi mobile.
Montrer que est constant au cours de la transformation.
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Appliquer le premier principe \mathrm{d}U = -P\,\mathrm{d}V pour une détente adiabatique réversible (\delta Q = 0), différentier la relation U = \frac{3}{2}PV et séparer les variables.
Voir la stratégieStratégie
- Caractériser la transformation subie par le système (adiabatique et quasi-statique).
- Exprimer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle pour cette transformation.
- Différencier la relation d'état liant l'énergie interne au produit P V et intégrer l'équation différentielle obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan adiabatique réversible \mathrm{d}U = -P\mathrm{d}V combiné à \mathrm{d}U = \frac{3}{2}(P\mathrm{d}V+V\mathrm{d}P), donnant 5P\mathrm{d}V + 3V\mathrm{d}P = 0 soit P^3V^5 = \text{cte}.
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On choisit comme système fermé le gaz unitaire contenu dans l'enceinte, constitué de N atomes constants.
- Les parois sont parfaitement athermanes, donc la transformation est adiabatique : \delta Q = 0.
Le déplacement de la paroi mobile s'effectue lentement : à chaque instant, le gaz est à l'équilibre mécanique et thermodynamique avec l'extérieur, de sorte que la pression extérieure exercée sur le fluide s'identifie à sa pression interne (P_{\text{ext}} = P). La transformation est donc quasi-statique et réversible, et le travail élémentaire des forces de pression s'écrit :
\delta W = - P\,\mathrm{d}V
D'après le premier principe de la thermodynamique :
Par ailleurs, d'après la relation (4) admise pour le gaz unitaire :
En égalant les deux expressions de la variation élémentaire \mathrm{d}U :
En divisant cette relation par le produit P V (qui est strictement positif) :
Ce qui s'écrit encore :
On en déduit qu'au cours de la transformation :
Résultat
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Les calculs sont bien menés par 40 % des candidats, mais seuls 23 % fournissent les justifications physiques demandées.
« 40% des candidats ont bien effectué les calculs, et 23% ont donné les principales justifications physiques. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q28.b
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Notions : fonction d'état, entropie
En déduire que est de la forme
où la fonction ne dépend que de et pas de .
Voir l'indiceIndice
Remarquer qu'une transformation adiabatique réversible s'effectue à entropie par atome s constante, et exprimer V en fonction de n = N/V.
Voir la stratégieStratégie
- Caractériser l'évolution de l'entropie par atome s au cours de la transformation étudiée à la question 28.a.
- Exprimer la relation P^3 V^5 = \text{cste} en faisant intervenir la densité particulaire n = N/V.
- En déduire que le rapport P/n^{5/3} ne dépend que de s, conformément à la relation (5).
Voir la réponse courteRéponse courte
À entropie s fixée, P \propto V^{-5/3} \propto n^{5/3}, ce qui factorise la dépendance en densité : f_P(n, s) = n^{5/3} g_P(s).
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La transformation considérée est lente (quasi-statique) et le système est thermiquement isolé (adiabatique). Elle est donc réversible et isentropique :
Le système étant fermé, le nombre total d'atomes N est constant, si bien que l'entropie par atome s = S/N reste constante tout au long de la transformation.
D'après le résultat de la question 28.a, on a P^3 V^5 = \text{cste}, ce qui équivaut, les grandeurs étant positives, à :
En introduisant la densité particulaire n = N/V, soit V = N/n, cette relation devient :
Ainsi, à entropie par atome s fixée, la quantité P/n^{5/3} est indépendante de n (et de V).
D'après l'équation (5), la pression est uniquement fonction de n et s sous la forme P = f_P(n, s), sans dépendre d'aucune autre grandeur extensive (comme N). La valeur prise par le rapport P/n^{5/3} à s fixé ne peut donc être qu'une fonction de s seul, que l'on note g_P(s) :
On en déduit que la fonction f_P s'écrit bien sous la forme :
où la fonction g_P ne dépend que de s et pas de n.
Résultat
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Seuls 15 % des candidats ont pensé à écrire et à justifier l'invariance de l'entropie au cours de la transformation.
« 63% des candidats ont montré que fP(n, s) = n5/3 C où C est constante au cours de la transformation. 15% ont écrit et justifié que s est constante au cours de la transformation. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q28.c
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : analyse dimensionnelle, loi d'échelle
Indiquer brièvement en quoi l'équation (6) peut faciliter la détermination de la fonction par des mesures expérimentales ou des simulations numériques.
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Montrer que la détermination d'une fonction de deux variables f_P(n,s) se réduit à la mesure d'une fonction d'une seule variable g_P(s), réduisant considérablement l'espace des paramètres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réduction de l'espace des paramètres : détermination d'une fonction d'une seule variable g_P(s) au lieu d'une fonction de deux variables.
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L'équation (6),
présente deux intérêts majeurs pour la détermination de f_P :
- Réduction de la dimensionnalité : elle remplace la recherche d'une fonction inconnue de deux variables (n, s) par celle d'une fonction d'une seule variable g_P(s), car la dépendance en densité n est explicitement fixée en n^{5/3}.
- Économie de points d'échantillonnage : au lieu de balayer une grille bidimensionnelle de paramètres (n, s), il suffit d'effectuer les mesures expérimentales ou les simulations numériques à une densité fixée n_0 (ou d'évaluer le rapport universel P/n^{5/3}) en faisant varier uniquement l'entropie s. Le nombre de données requises passe ainsi typiquement de \mathcal{O}(N^2) à \mathcal{O}(N), ce qui allège considérablement le temps de calcul ou le protocole expérimental.
Q29.a
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : règle des phases, état thermodynamique
Justifier brièvement et sans calculs que la propriété (5) est habituelle.
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Rappeler la règle des phases de Gibbs : pour un système monophasé à un constituant, deux variables intensives indépendantes suffisent à déterminer l'état d'équilibre.
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Deux variables d'état intensives indépendantes fixent l'état intensif de tout fluide homogène monophasé selon la règle des phases.
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D'après la règle des phases (ou règle de Gibbs), un fluide homogène monophasique constitué d'un seul type de particules possède une variance thermodynamique égale à :
L'état intensif du système à l'équilibre est donc entièrement fixé par la donnée de deux variables intensives indépendantes.
La densité particulaire n = N/V et l'entropie par particule s = S/N constituent deux grandeurs intensives indépendantes. Par conséquent, toute autre grandeur intensive à l'équilibre, en particulier la pression P, est nécessairement une fonction univoque de ces deux seules grandeurs : P = f_P(n, s). Cette propriété est donc tout à fait standard pour n'importe quel fluide homogène simple.
Q29.b
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : invariance d'échelle
Proposer une brève justification physique intuitive du fait que la propriété (6) est inhabituelle.
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Dans un fluide classique avec interactions, une longueur caractéristique d'interaction intervient et brise généralement l'invariance d'échelle en loi de puissance pure n^{5/3}.
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Dans un gaz réel usuel, les échelles de longueur microscopiques (portée de potentiel, taille) brisent l'invariance d'échelle en puissance pure n^{5/3}.
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La relation (6), P = n^{5/3} g_P(s), implique qu'à entropie par particule s fixée (évolution isentropique), la pression suit une loi de puissance pure :
Cette propriété est très inhabituelle pour deux raisons physiques intuitives :
- Absence de correction d'interaction apparente : une telle dépendance isentropique en V^{-5/3} est la loi de Laplace d'un gaz parfait monoatomique, c'est-à-dire d'un gaz sans interactions. Or, les atomes du gaz unitaire sont en forte interaction mutuelle ; dans un fluide réel ordinaire (comme un gaz de van der Waals), les interactions introduisent une pression interne et un covolume, ce qui modifie profondément la dépendance en volume.
- Invariance d'échelle : la présence d'une force d'interaction introduit usuellement des échelles spatiales caractéristiques (portée du potentiel, diamètre des particules), ce qui brise toute loi d'échelle en puissance simple valable à toutes les densités.
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Il fallait remarquer qu'il est inhabituel de découpler les effets de la densité et de l'entropie, qui sont deux variables d'état indépendantes.
« 3% des candidats ont obtenu des points à cette question, typiquement en indiquant qu’il est inhabituel de pouvoir séparer les influences de n et s sur la pression. »
« Beaucoup de candidats ont écrit que s devrait dépendre de n, ce qui n’est pas pertinent dans ce contexte où n et s sont deux variables d’état indépendantes caractérisant l’état du système. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q29.c
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : équation d'état
En déduire que la propriété (4) est inhabituelle. On attend un raisonnement bref.
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La loi P^3 V^5 = \text{cte} découle uniquement de U = \frac{3}{2}PV. Cette dernière relation impose une contrainte très rigide sur les degrés de liberté microscopiques, inhabituelle hors gaz parfait.
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La relation U = \frac{3}{2}PV est inhabituelle pour un fluide dense à fortes interactions, étant typiquement réservée au gaz parfait.
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D'après la question 28, tout fluide homogène vérifiant les principes usuels de la thermodynamique (ce qui assure la validité de la propriété (5), jugée habituelle à la question 29.a) et la relation
satisfait nécessairement à la relation d'état :
Or, d'après la question 29.b, la propriété (6) est inhabituelle pour un fluide de particules en interaction.
Par conséquent, par contraposée, la relation U = \frac{3}{2}PV est elle aussi inhabituelle pour un fluide en interaction : pour un fluide réel avec interactions, l'énergie interne fait normalement intervenir des échelles d'énergie caractéristiques du potentiel d'interaction qui brisent cette proportionnalité directe avec PV.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Vingt-trois pour cent de bonnes réponses.
« 23% de bonnes réponses. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q30.a
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, second principe
On considère la transformation suivante. Un gaz unitaire, initialement à l'équilibre, est enfermé dans une boîte de volume fixé. On apporte lentement une petite quantité de chaleur au gaz.
En utilisant le premier et le deuxième principe de la thermodynamique, établir une relation entre la variation d'énergie interne du gaz et sa variation d'entropie.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation thermodynamique fondamentale \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S - P\,\mathrm{d}V pour une transformation isochore (\mathrm{d}V = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
À volume constant sans travail utile, \mathrm{d}U = \delta Q_{\text{rév}} = T\mathrm{d}S.
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Considérons le système fermé constitué des N atomes du gaz unitaire, occupant un volume constant V (donc \mathrm{d}V = 0).
Premier principe de la thermodynamique : pour une transformation élémentaire du gaz, la variation d'énergie interne s'écrit
\mathrm{d}U = \delta W + \delta QLe volume V étant strictement fixe et les parois indéformables, les forces de pression extérieures ne travaillent pas : \delta W = 0. Il vient ainsi :
\mathrm{d}U = \delta QDeuxième principe de la thermodynamique :
\mathrm{d}S = \delta S_e + \delta S_c = \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} + \delta S_cL'apport de chaleur étant effectué lentement, la transformation est quasi-statique et réversible : il n'y a pas de création d'entropie (\delta S_c = 0) et la température aux parois s'identifie à la température d'équilibre T du gaz (T_{\text{ext}} = T). Par conséquent :
\mathrm{d}S = \frac{\delta Q}{T} \iff \delta Q = T\,\mathrm{d}S
En combinant ces deux principes, on obtient la relation recherchée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question classique bien abordée, mais seuls 27 % des candidats justifient intégralement la relation thermodynamique.
« Question standard proche du cours. 55% des candidats sont arrivés à la bonne relation (dU = T dS , ou encore ∆U = T ∆S ). Pour la justification de cette relation, 46% ont obtenu une partie des points, et 27% tous les points. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Question déjà tombée ailleurs
Q30.b
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Notions : potentiel thermodynamique, équation d'état
En déduire que pour un gaz unitaire homogène à l'équilibre, on a
où est une fonction de (indépendante de ) que l'on exprimera en termes de .
Voir l'indiceIndice
Différentier U = \frac{3}{2}PV = \frac{3}{2} N n^{2/3} g_P(s) à volume et N fixés par rapport à S = Ns, puis identifier avec T = (\partial U/\partial S)_{V,N}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie interne U en fonction de N, n et s à l'aide de la relation U = \frac{3}{2}PV et de l'équation d'état P = n^{5/3}g_P(s).
- Différencier U lors de la transformation isochore de la question précédente (où V et N sont constants).
- Identifier avec la relation \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S établie à la question 30.a pour en déduire l'expression de T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de U = \frac{3}{2}V n^{5/3}g_P(s) par rapport à s à volume fixé pour identifier T = \frac{3}{2}n^{2/3}g_P'(s), d'où g_T(s) = \frac{3}{2}g_P'(s).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (4) et le résultat de la question 28.b :
En remplaçant P par son expression et en remarquant que V = \frac{N}{n}, l'énergie interne s'écrit :
Au cours de la transformation considérée à la question 30.a, le volume V et le nombre d'atomes N sont fixés, donc la densité particulaire n = \frac{N}{V} reste constante. La différentielle de U s'écrit ainsi :
Comme s = \frac{S}{N} avec N constant, on a \mathrm{d}s = \frac{\mathrm{d}S}{N}, d'où :
En identifiant cette expression avec la relation \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S obtenue à la question 30.a (qui traduit T = \left(\frac{\partial U}{\partial S}\right)_{V,N}), on en déduit :
avec :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas oublier le facteur 3/2 et à ne pas confondre les grandeurs locales et globales ou leurs variations.
« 17% des candidats ont obtenu la relation gT(s) = 3 2 g′ P(s) . 10% des candidats ont commis une erreur d’étourderie, typiquement une confusion entre s et S, ou encore un oubli du facteur 3 2 . »
« De nombreux candidats ont abouti à une relation totalement fausse, par exemple en confondant S et ∆S. »
Source : rapport du jury ENS 2024
4.2 · Statique des fluides
Q31.a
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : force volumique, statique des fluides
Donner une expression de faisant apparaître et .
Voir l'indiceIndice
Multiplier la force subie par un atome par le nombre d'atomes par unité de volume n(\vec{r}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Densité volumique de force de rappel optique : \vec{f}(\vec{r}) = n(\vec{r})(-k\vec{r}) = -k n(\vec{r})\vec{r}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un élément mésoscopique de volume \mathrm{d}\tau situé au voisinage de la position \vec{r}. Le nombre d'atomes contenus dans ce volume est :
Chaque atome étant soumis à la force extérieure individuelle \vec{F}_{\text{ext}} = -k\vec{r}, la force totale s'exerçant sur cet élément de volume s'écrit :
Par définition de la densité volumique de force extérieure \vec{f}(\vec{r}), telle que \mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}} = \vec{f}(\vec{r})\,\mathrm{d}\tau, on en déduit immédiatement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question réussie par 75 % des candidats.
« 75% de bonnes réponses pour a), 57% pour b). »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q31.b
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : relation fondamentale de la statique des fluides
En utilisant l'équation locale de la statique des fluides, en déduire une relation entre les fonctions et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'équation locale de la statique des fluides \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P = \vec{f}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre hydrostatique local \vec{\nabla}P = \vec{f}, projeté radialement : \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = -k r n(r).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation fondamentale de la statique des fluides sous forme locale s'écrit :
En utilisant l'expression de la densité volumique de force établie à la question 31.a, \vec{f}(\vec{r}) = -k\,n(\vec{r})\,\vec{r}, on obtient directement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cinquante-sept pour cent de réponses correctes.
« 75% de bonnes réponses pour a), 57% pour b). »
Source : rapport du jury ENS 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : symétrie sphérique
Justifier en quelques mots le fait que et ne dépendent pas de la direction de .
Voir l'indiceIndice
Invoquer la symétrie sphérique du champ de force extérieur et l'isotropie spatiale de l'état d'équilibre thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'invariance par rotation du potentiel harmonique extérieur impose la symétrie sphérique de tous les champs scalaires.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système présente une symétrie sphérique (invariance par toute rotation autour de l'origine O) :
- le potentiel extérieur U_{\text{ext}}(\vec{r}) = \frac{1}{2}kr^2 (et donc la force de rappel subie par chaque atome) est invariant par rotation autour de O ;
- les forces d'interaction interatomiques ne dépendent que des distances relatives r_{ij} ;
- en l'absence de toute direction privilégiée imposée de l'extérieur, l'état d'équilibre thermodynamique macroscopique adopte la symétrie des causes (principe de Curie).
Par conséquent, tous les champs scalaires décrivant le fluide à l'équilibre ne dépendent que de la distance radiale r = \|\vec{r}\| et sont indépendants de la direction de \vec{r} (invariance par rapport aux angles sphériques \theta et \varphi) :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : équilibre thermique, loi de fourier
Justifier en quelques mots le fait que la température est uniforme dans tout le fluide.
Voir l'indiceIndice
Rappeler que l'équilibre thermique macroscopique exige l'absence de gradient de température pour annuler tout flux de conduction thermique (loi de Fourier).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'équilibre thermodynamique global et l'absence de transfert thermique par conduction imposent l'uniformité de la température T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide est à l'équilibre thermodynamique. En l'absence de toute source ou puits d'énergie interne, l'équilibre thermique exige l'absence de tout transfert thermique par conduction au sein du fluide.
D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique s'écrit \vec{\jmath}_Q = -\kappa\,\overrightarrow{\operatorname{grad}} T. L'annulation de \vec{\jmath}_Q dans tout le fluide impose :
Par conséquent, la température T est uniforme dans tout le volume occupé par le fluide :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Notions : équilibre thermodynamique local
Expliquer brièvement pourquoi, sous une hypothèse que l'on indiquera, on peut écrire
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local (ETL) : chaque volume mésoscopique obéit aux mêmes équations d'état qu'un fluide homogène.
Voir la réponse courteRéponse courte
Hypothèse d'équilibre thermodynamique local (ETL) : chaque élément de volume mésoscopique obéit aux équations d'état du gaz homogène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Ces relations sont valables sous l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local (ETL).
On peut définir en tout point un volume mésoscopique de taille caractéristique d vérifiant :
\ell_{\text{micro}} \ll d \ll L_{\text{macro}}où \ell_{\text{micro}} \sim n^{-1/3} est la distance moyenne interatomique et L_{\text{macro}} est la longueur caractéristique de variation spatiale des grandeurs physiques (pression, densité).
- Dans chaque volume mésoscopique, le nombre de particules est suffisamment grand pour définir des grandeurs thermodynamiques moyennes, et les gradients sont négligeables, de sorte que le gaz s'y comporte localement comme un fluide homogène à l'équilibre.
- Les relations d'état intensives établies pour le fluide homogène à l'équilibre dans la sous-partie 4.1 (équations (6) et (8)) s'appliquent donc localement aux champs n(r), P(r) et s(r).
La température T étant par ailleurs uniforme dans tout le fluide d'après la question 33, on obtient directement :
Résultat
Q35.a
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Notions : statique des fluides, intégration d'équation différentielle
Dans cette question, on considère le cas où , et on admet que dans ce cas, il existe une distance telle que : pour , et pour .
Exprimer en fonction de et pour ; et exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
À T = 0, s = 0 partout ; dériver P(r) par rapport à r, injecter dans l'équation de la statique des fluides et intégrer pour trouver n(r). Déterminer R par la condition n(R) = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'entropie par atome s(r) à température nulle à l'aide de la relation (10) et de la condition g_s(0) = 0.
- Exprimer le gradient de pression en fonction de n(r) grâce à l'équation d'état (9).
- Injecter cette relation dans l'équation de la statique des fluides (établie en Q31b) et intégrer entre le centre r = 0 et le rayon courant r < R.
- Exploiter la condition limite n(R) = 0 pour identifier le rayon du nuage R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Séparation des variables dans \mathrm{d}P = \frac{5}{3}g_P(0)n^{2/3}\mathrm{d}n = -krn\mathrm{d}r, conduisant à n(r) = n(0)(1-r^2/R^2)^{3/2} et R = \sqrt{5g_P(0)n(0)^{2/3}/k}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À température nulle (T = 0), pour tout point situé à l'intérieur du nuage (r < R), on a n(r) > 0, donc le rapport \frac{T}{n(r)^{2/3}} est nul. D'après l'équation d'état locale (10) et la donnée g_s(0) = 0 :
L'équation d'état (9) pour la pression se réduit alors à :
Compte tenu de la symétrie sphérique (question Q32), l'équation locale de la statique des fluides issue de la question Q31b s'écrit selon la composante radiale :
En dérivant l'expression de la pression par rapport à r, on a :
En égalant les deux expressions pour r < R (où n(r) > 0), il vient :
Comme \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(n(r)^{2/3}\right) = \frac{2}{3} n(r)^{-1/3} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}, cette équation différentielle se met sous la forme :
Par intégration entre 0 et r < R :
La condition d'annulation de la densité au bord du nuage n(R) = 0 donne :
ce qui fournit l'expression du rayon R :
En réinjectant \frac{k}{5 g_P(0)} = \frac{n(0)^{2/3}}{R^2} dans l'expression de n(r)^{2/3}, on obtient :
Comme 1 - \frac{r^2}{R^2} > 0 pour r < R, on en déduit finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Seuls 15 % des candidats expriment correctement le profil de densité en exploitant l'annulation de l'entropie à température nulle.
« Un tiers des candidats ont écrit correctement que pour T = 0, on a s(r) = gs(0) = 0 . 17% ont obtenu l’expression de R, et 15% ont correctement exprimé n(r) en fonction de R comme demandé par l’énoncé. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q35.b
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI
Notions : profil de densité
Tracer l'allure de .
Voir l'indiceIndice
Tracer un profil en cloche s'annulant en r = R avec une tangente horizontale au centre et une pente nulle au bord (loi en (1 - r^2/R^2)^{3/2}).
Voir la stratégieStratégie
Pour tracer fidèlement le profil de densité n(r) :
- On étudie la régularité et les tangentes aux bornes : en r = 0 et en r = R.
- On précise le comportement pour r \geqslant R où la densité s'annule identiquement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure de n(r) : courbure négative au centre, tangente horizontale en zéro et raccordement régulier à dérivée nulle en r=R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question 35.a, pour T = 0 :
Étudions la dérivée de n(r) sur l'intervalle [0, R[ :
- En r = 0, la fonction présente une tangente horizontale : \left.\dfrac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0.
Au bord du nuage, lorsque r \to R^-, la dérivée s'annule également :
\lim_{r \to R^-} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r} = 0La fonction n(r) se raccorde donc de manière dérivable (\mathcal{C}^1) avec la valeur nulle pour r \geqslant R.
- La dérivée seconde s'annule en r = R/\sqrt{2}, point d'inflexion où la courbe passe d'un profil concave à un profil convexe.
Q35.c
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Faisable en PCSI
Notions : rayon de thomas-fermi
On admet que où est la masse d'un atome, est la constante de Planck réduite, et est une constante qui vaut d'après des expériences et des simulations numériques concordantes. Déterminer la valeur numérique de avec un chiffre significatif, pour des atomes de lithium 6 avec . On utilisera et les données numériques figurant en bas de la page 1.
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Remplacer les constantes numériques dans l'expression de R, calculer la masse m = M/\mathscr{N}_A et estimer l'ordre de grandeur avec l'approximation fournie.
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Calcul numérique du rayon de confinement R \approx 20\text{ }\mu\text{m} à l'aide des données atomiques fournies.
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D'après la question 35.a, le rayon R du nuage s'exprime sous la forme :
En injectant l'expression admise pour g_P(0) = \xi \frac{\hbar^2}{m}, on obtient :
Calculons séparément chacun des termes à partir des données :
La masse d'un atome de lithium 6 vaut :
m = \frac{M({^6}\mathrm{Li})}{\mathscr{N}_A} = \frac{6{,}02 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}}{6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}} = 1{,}00 \times 10^{-26}\text{ kg}Le facteur adimensionnel sous la racine vaut 5\xi = 5 \times 0{,}7 = 3{,}5, d'où d'après l'indication de l'énoncé :
\sqrt{5\xi} = \sqrt{3{,}5} \approx 2Le produit m k vaut :
m k = 1{,}00 \times 10^{-26} \times 1{,}02 \times 10^{-18} \approx 1{,}0 \times 10^{-44}\text{ kg}^2\cdot\text{s}^{-2} \implies \sqrt{m k} \approx 1{,}0 \times 10^{-22}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}La racine cubique de la densité centrale s'écrit :
n(0)^{1/3} = \left(27 \times 10^{18}\text{ m}^{-3}\right)^{1/3} = 3 \times 10^6\text{ m}^{-1}
On en déduit :
Avec un chiffre significatif, on obtient :
Résultat
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Application numérique très sélective (4 % de réussite) nécessitant un calcul soigné sans approximation trop grossière.
« 4% de bonnes réponses à cette application numérique de la Q35a. L’énoncé demandant le résultat avec un chiffre significatif, il ne fallait pas effectuer une approximation trop grossière, et utiliser le fait que 271/3 = 3. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q35.d
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
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Notions : validité d'une approximation
Dans le cas où la force extérieure est due aux faisceaux laser considérés dans la partie 1, cette force est-elle bien approximée par pour tous les atomes du gaz ?
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Comparer la taille du nuage R trouvée à la question précédente à la taille du faisceau laser \sigma donnée page 1.
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Comparaison de R au col du faisceau \sigma (R \ll \sigma), validant le développement harmonique pour tous les atomes du nuage.
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D'après la question 4, l'approximation harmonique de l'énergie potentielle U(\vec{r}) \approx U(\vec{0}) + \frac{1}{2}kr^2, et par conséquent celle de la force :
est valable sous la condition :
Or, d'après les questions 35.a et 35.c, tous les atomes du gaz à T = 0 sont confinés dans une sphère de rayon R, c'est-à-dire que leur position vérifie r \leqslant R avec :
Les données numériques indiquent \sigma = 60\text{ }\mu\text{m}, de sorte que :
Pour tout atome du nuage, on a donc r \leqslant R \ll \sigma (et le terme correctif d'ordre supérieur en (r/\sigma)^2 reste inférieur à 1\,\%) :
Résultat
Q36.a
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : approximation de basse température
En réalité, n'est jamais strictement nulle. Dans cette question, on considère que la température est non nulle mais proche de 0.
On admet que la fonction est continue. Justifier en quelques lignes pourquoi est proche du résultat trouvé à la question 35a lorsque est à la fois inférieur à et pas trop proche de .
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Considérer que lorsque T est très faible et n(r) suffisant, le rapport T/n^{2/3} reste petit devant l'unité, de sorte que g_P(s(r)) \approx g_P(0).
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L'entropie s \approx 0 tant que T/n(r)^{2/3} \ll 1, ce qui maintient g_P(s) \approx g_P(0) hors de la région périphérique où n s'annule.
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D'après les équations (9) et (10) établies à la question 34, l'entropie locale par atome est donnée par :
avec g_s(0) = 0.
Lorsque r < R et que r n'est pas trop proche de R, la densité n(r) reste du même ordre de grandeur que n(0) et demeure nettement supérieure à zéro. Ainsi, pour une température T proche de 0, le rapport \dfrac{T}{n(r)^{2/3}} est extrêmement petit.
Par continuité de la fonction g_s en 0, l'entropie locale est donc presque nulle :
La fonction g_P étant continue, on en déduit que :
La relation entre la pression et la densité P(r) \approx g_P(0)\,n(r)^{5/3} est donc identique à celle valable à température nulle. L'équation locale de la statique des fluides régissant n(r) étant la même, le profil de densité n(r) reste très proche du profil déterminé à la question 35.a.
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Question sélective, avec seulement 4 % de copies obtenant la totalité des points.
« 11% des candidats ont obtenu une partie des points, et 4% ont obtenu tous les points. »
Source : rapport du jury ENS 2024
Q36.b
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
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Notions : profil de densité
On admet que la fonction est strictement positive et décroissante sur l'ensemble des positifs, et que . Tracer l'allure de .
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Tracer une distribution continue sans bord abrupt, présentant une queue exponentielle à l'infini (effet des ailes thermiques).
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Pour tracer l'allure de n(r) à température non nulle mais proche de zéro :
- Identifier les propriétés locales à l'origine (r = 0) : valeur maximale n(0) > 0 et tangente horizontale due à la régularité et à la symétrie sphérique du système.
- Exploiter le résultat de la question 36.a : pour r < R (loin du bord), le profil est très proche du profil parabolique tronqué obtenu à T = 0.
- Traduire l'effet de la température au voisinage de r \approx R et au-delà : disparition du bord franc en R, remplacé par une transition continue et une « aile thermique » où n(r) > 0 tend asymptotiquement vers 0 sans jamais s'annuler à distance finie.
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Tracé d'un profil régularisé sans bord net, décroissant strictement et s'étendant asymptotiquement avec une traîne thermique.
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D'après l'énoncé et les questions précédentes, le profil de densité n(r) à T > 0 présente les caractéristiques suivantes :
À l'origine (r = 0) : la densité atteint son maximum n(0). Par symétrie sphérique, la dérivée première est nulle :
\left.\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0 \quad (\text{tangente horizontale}).Au cœur du nuage (r < R, loin de R) : la densité suit fidèlement le profil à température nulle (question 36.a) :
n(r) \approx n(0) \left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right)^{3/2}.- Au voisinage de R : l'excitation thermique arrondit la singularité de coupure présente à T = 0. Il n'y a plus d'arête en r = R.
- Pour r > R : la densité reste strictement positive, décroissante et tend vers 0 lorsque r \to +\infty (queue thermique de type distribution de Boltzmann ou de Fermi aux grandes distances).
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.