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Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2023 (page 3/4 : Partie II (questions 25 à 44))

Méthodes physiques d'exploration pour la biophysique

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Partie II : Microscopie de fluorescence (suite)

C · Séparation par un élément dispersif

Question 25

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : réseau de diffraction, dispersion

Réaliser un schéma représentant : - une molécule fluorescente à dans le plan focal objet de l'objectif ; - le réseau ; - la lentille tube ; - la surface sensible de la caméra avec l'image de la molécule. Représenter également, sur le même schéma, l'image d'une molécule émettant à . Il n'est demandé ni calcul, ni schéma à l'échelle.

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Tracer pour chaque longueur d'onde l'ordre 1 diffracté par le réseau avec un angle distinct, puis focaliser chaque faisceau parallèle en un point séparé du capteur.

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  1. Identifier le rôle de chaque composant :

    • Les molécules situées au foyer objet F_{\text{obj}} de l'objectif émettent de la lumière qui émerge de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté (ondes planes) parallèle à l'axe optique de l'objectif.
    • Le réseau, perpendiculaire à cet axe, reçoit la lumière en incidence normale et diffracte les ondes planes à l'ordre 1 selon les directions \sin\theta_1 = \lambda_1/a et \sin\theta_2 = \lambda_2/a (avec \lambda_2 > \lambda_1 \implies \theta_2 > \theta_1).
    • La lentille tube et la caméra sont inclinées d'un angle \theta_1 : les rayons à \lambda_1 se propagent parallèlement à l'axe optique de la lentille tube et focalisent au centre du capteur (au foyer image F'_t).
    • Les rayons à \lambda_2 arrivent inclinés d'un angle \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 par rapport à l'axe de la lentille tube et focalisent en un point distinct I_2 sur la surface de la caméra.
  2. Réaliser un schéma d'optique clair montrant le trajet des faisceaux pour chacune des deux longueurs d'onde.
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Le principe de la formation des images est le suivant :

  • Les molécules fluorescentes émettant aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 sont situées au foyer objet F_{\text{obj}} de l'objectif. Par conséquent, les rayons émergeant de l'objectif forment un faisceau collimaté parallèle à l'axe optique de l'objectif.
  • Ce faisceau arrive en incidence normale sur le réseau de diffraction. À la traversée du réseau, l'ordre 1 est diffracté sous un angle \theta_k tel que \sin\theta_k = \lambda_k/a. Comme \lambda_2 > \lambda_1, l'angle de diffraction vérifie :

    \theta_2 > \theta_1
  • L'axe optique de la lentille tube étant aligné avec la direction de diffraction à \lambda_1 (\theta = \theta_1), le faisceau de longueur d'onde \lambda_1 entre parallèlement à son axe optique et converge au foyer image F'_t, formant l'image ponctuelle I_1 au centre du détecteur.
  • Le faisceau à \lambda_2 forme un angle \theta_2 - \theta_1 > 0 avec l'axe optique de la lentille tube. Il converge donc en un point image I_2 situé dans le plan focal image de la lentille tube, séparé spatialement de I_1 sur la surface sensible de la caméra.
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Question 26

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : réseau de diffraction, formule des réseaux

On utilise un réseau possédant 500 fentes par mm. Établir l'expression de la différence entre les angles des deux rayons diffractés dans l'ordre 1 pour et . Calculer numériquement cette différence, pour et .

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Calculer le pas de réseau a = 1/N, appliquer la formule du réseau à l'ordre 1 pour \lambda_1 et \lambda_2 et calculer la différence angulaire en radians.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le pas du réseau a à partir du nombre de traits par unité de longueur n.
  2. Appliquer la formule des réseaux à l'ordre k = 1 en incidence normale pour exprimer les angles de diffraction \theta_1 et \theta_2 associés aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2.
  3. Établir l'expression exacte de la différence angulaire \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1, ainsi que son approximation différentielle au premier ordre au vu du faible écart relatif (\lambda_2 - \lambda_1)/\lambda_1, puis effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
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Le réseau comporte n = 500\text{ traits}\cdot\text{mm}^{-1} = 5{,}00 \times 10^5\text{ m}^{-1}. Le pas du réseau a vaut donc :

a = \frac{1}{n} = \frac{1}{500\text{ mm}^{-1}} = 2{,}00\,\mu\text{m} = 2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}

D'après la formule des réseaux donnée par l'équation (5), pour un faisceau incident en incidence normale et diffracté à l'ordre k = 1, l'angle de diffraction \theta vérifie :

\sin\theta = \frac{\lambda}{a} = n\lambda

Les angles de diffraction \theta_1 et \theta_2 associés respectivement à \lambda_1 et \lambda_2 s'écrivent :

\theta_1 = \arcsin\left(\frac{\lambda_1}{a}\right) \quad \text{et} \quad \theta_2 = \arcsin\left(\frac{\lambda_2}{a}\right)

La différence angulaire s'exprime donc rigoureusement par :

\boxed{\Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 = \arcsin\left(\frac{\lambda_2}{a}\right) - \arcsin\left(\frac{\lambda_1}{a}\right)}

Comme l'écart \Delta\lambda = \lambda_2 - \lambda_1 = 40\text{ nm} est petit devant les longueurs d'onde considérées, on peut également différencier la relation des réseaux à a fixé :

\cos\theta \, \mathrm{d}\theta = \frac{\mathrm{d}\lambda}{a} \implies \Delta\theta \approx \frac{\lambda_2 - \lambda_1}{a\cos\theta_1} = \frac{\lambda_2 - \lambda_1}{a\sqrt{1 - \left(\frac{\lambda_1}{a}\right)^2}}

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{\lambda_1}{a} &= \frac{550 \times 10^{-9}\text{ m}}{2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}} = 0{,}275 \implies \theta_1 = \arcsin(0{,}275) \approx 0{,}2786\text{ rad} \approx 15{,}96^\circ \\ \frac{\lambda_2}{a} &= \frac{590 \times 10^{-9}\text{ m}}{2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}} = 0{,}295 \implies \theta_2 = \arcsin(0{,}295) \approx 0{,}2995\text{ rad} \approx 17{,}16^\circ \end{aligned}

D'où la différence angulaire :

\begin{aligned} \Delta\theta &= 0{,}2995 - 0{,}2786 = 2{,}09 \times 10^{-2}\text{ rad} \approx 1{,}20^\circ \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\Delta\theta \approx 2{,}1 \times 10^{-2}\text{ rad} \quad (\text{soit } 1{,}2^\circ)}

Résultat

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Question 27

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : réseau de diffraction, plan focal image

En utilisant le schéma de la question (25), déduire de la question précédente la valeur numérique de la distance entre les deux taches sur la surface sensible de la caméra sachant que la distance focale image de la lentille de tube est . La comparer à la taille de la surface sensible de la caméra.

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Multiplier l'écart angulaire par la focale de la lentille de tube (d = f'_t \Delta\theta) et comparer à la taille totale du capteur (2000 \times 5\,\mu\mathrm{m}).

Voir la stratégie
  1. Relier l'écart angulaire \Delta\theta entre les deux faisceaux collimatés incidents sur la lentille de tube à la distance d entre les deux taches dans son plan focal image, où se trouve le capteur.
  2. Calculer la taille totale de la surface sensible de la caméra à partir du nombre et de la dimension des pixels.
  3. Réaliser l'application numérique de d et la comparer aux dimensions du capteur.
Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la lentille de tube est orientée de façon à ce que le faisceau diffracté à l'ordre 1 pour \lambda_1 soit parallèle à son axe optique. Il converge donc en son foyer image F'_t, centre de la première tache.

Le faisceau diffracté à la longueur d'onde \lambda_2 fait un angle \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 avec l'axe optique de la lentille de tube. Ce faisceau collimaté converge dans le plan focal image de la lentille de tube à une distance d de l'axe optique donnée, dans les conditions de Gauss (\Delta\theta \ll 1), par :

d = f'_t \tan(\Delta\theta) \approx f'_t \Delta\theta

Avec f'_t = 200\text{ mm} et la valeur obtenue à la question Q26 (\Delta\theta \approx 2{,}1 \times 10^{-2}\text{ rad}) :

\begin{aligned} d &= 200 \times 10^{-3} \times 2{,}1 \times 10^{-2} = 4{,}2 \times 10^{-3}\text{ m} = 4{,}2\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{d \approx 4{,}2\text{ mm}}

Calculons à présent la taille de la surface sensible de la caméra. Le capteur est formé de 2000 \times 2000 pixels carrés de côté c = 5\,\mu\text{m}. Le côté L du capteur vaut :

L = 2000 \times 5\,\mu\text{m} = 10\,000\,\mu\text{m} = 10\text{ mm}

La surface sensible est donc un carré de 10\text{ mm} \times 10\text{ mm}.

La distance entre les deux taches (d \approx 4{,}2\text{ mm}) est du même ordre de grandeur que la taille du capteur : elle représente environ 42\,\% du côté du détecteur (d < L). Les deux taches peuvent donc être observées simultanément sur le capteur, à condition de centrer convenablement l'image sur la caméra.

Résultat

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Question 28

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : tache d'airy, pouvoir de résolution

Le grandissement du microscope est et l'ouverture numérique de l'objectif . Estimer numériquement la taille de l'image d'une molécule, supposée ponctuelle et placée au foyer objet de l'objectif, sur la surface sensible de la caméra (on considérera que l'ajout du réseau ne modifie pas la taille de l'image). On donnera le résultat en , puis en nombre de pixels correspondant.

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Calculer numériquement le rayon de la tache de diffraction au niveau du capteur à l'aide de la formule donnée et diviser par la dimension d'un pixel.

Voir la stratégie
  1. Identifier la formule du rayon de la tache de diffraction donnée dans le texte : r = g_m \frac{\lambda}{2\,\mathrm{ON}}.
  2. Effectuer l'application numérique pour les longueurs d'onde d'émission considérées (\lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm}, soit une valeur moyenne \lambda \approx 570\text{ nm}).
  3. Convertir cette taille en micromètres, puis en nombre de pixels en divisant par la taille d'un pixel (p = 5\,\mu\text{m}), en précisant à la fois le rayon et le diamètre de la tache.
Voir le corrigé complet

D'après le rappel de l'énoncé, la tache de diffraction associée à une molécule ponctuelle possède sur le capteur un rayon :

r = g_m \frac{\lambda}{2\,\mathrm{ON}}

Les molécules émettent à \lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm}, soit une longueur d'onde moyenne \lambda \approx 570\text{ nm} = 0{,}57\,\mu\text{m}.

Avec g_m = 100 et \mathrm{ON} = 1{,}5, on obtient pour le rayon de la tache :

\begin{aligned} r &= 100 \times \frac{0{,}57\,\mu\text{m}}{2 \times 1{,}5} = \frac{57}{3}\,\mu\text{m} = 19\,\mu\text{m} \end{aligned}

(ou plus précisément r_1 \approx 18\,\mu\text{m} pour \lambda_1 et r_2 \approx 20\,\mu\text{m} pour \lambda_2).

Le diamètre de la tache de diffraction vaut ainsi :

D = 2r = g_m \frac{\lambda}{\mathrm{ON}} \approx 38\,\mu\text{m}

Chaque pixel étant un carré de côté p = 5\,\mu\text{m}, le nombre de pixels correspondant est :

  • en rayon :

    N_r = \frac{r}{p} = \frac{19\,\mu\text{m}}{5\,\mu\text{m}} \approx 3{,}8 \approx 4\text{ pixels}
  • en diamètre (taille totale de l'image) :

    N_D = \frac{D}{p} = \frac{38\,\mu\text{m}}{5\,\mu\text{m}} \approx 7{,}6 \approx 8\text{ pixels}
\boxed{r \approx 19\,\mu\text{m} \approx 4\text{ pixels} \quad \text{soit un diamètre } D \approx 38\,\mu\text{m} \approx 8\text{ pixels}}

Résultat

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Question 29

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution

Quelle est la distance minimale entre les deux images que doit introduire le réseau de diffraction ?

Voir l'indice

Selon le critère de résolution spatiale, la distance entre les centres de deux taches de diffraction doit être au moins égale à la somme de leurs rayons.

Voir la stratégie
  1. Interpréter géométriquement la condition de non-superposition de deux images circulaires de rayons respectifs r_1 et r_2.
  2. Exprimer littéralement la distance minimale séparant le centre des deux taches, puis effectuer l'application numérique à partir des résultats de la question précédente (Q28).
Voir le corrigé complet

Chaque molécule fluorescente donne sur le capteur une tache circulaire de rayon :

r_i = g_m \frac{\lambda_i}{2\,\mathrm{ON}} \quad (i \in \{1, 2\})

Pour que les deux taches ne se chevauchent pas (ne se superposent pas), la distance d entre leurs centres doit être au moins égale à la somme de leurs rayons :

d_{\min} = r_1 + r_2 = \frac{g_m}{2\,\mathrm{ON}} (\lambda_1 + \lambda_2)

Comme \lambda_1 \approx \lambda_2 \approx \lambda, les deux rayons sont très proches (r_1 \approx r_2 \approx r), de sorte que la distance minimale correspond au diamètre 2r d'une tache :

d_{\min} \approx 2r = \frac{g_m \lambda}{\mathrm{ON}}

Application numérique : Avec g_m = 100, \mathrm{ON} = 1{,}5, \lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm} :

\begin{aligned} r_1 &= \frac{100 \times 550 \times 10^{-9}}{2 \times 1{,}5} \approx 18{,}3\,\mu\text{m} \\ r_2 &= \frac{100 \times 590 \times 10^{-9}}{2 \times 1{,}5} \approx 19{,}7\,\mu\text{m} \end{aligned}

soit :

\begin{aligned} d_{\min} &= 18{,}3 + 19{,}7 \approx 38\,\mu\text{m} \end{aligned}

En termes de pixels (avec un pixel de côté p = 5\,\mu\text{m} d'après l'énoncé) :

N_{\text{pix},\min} = \frac{d_{\min}}{p} = \frac{38}{5} \approx 7{,}6 \text{ pixels} \approx 8\text{ pixels}
\boxed{d_{\min} = r_1 + r_2 \approx 2r \approx 38\,\mu\text{m} \quad (\approx 8\text{ pixels})}

Résultat

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Question 30

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : réseau de diffraction, séparation spectrale

Un réseau comportant 500 fentes par mm est-il adapté pour avoir deux images non superposées mais séparées d'un pixel ?

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Comparer la distance de séparation obtenue à la question 27 à la taille minimale requise et à la largeur d'un unique pixel.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la distance requise entre les centres des deux taches pour qu'elles ne se superposent pas tout en laissant un intervalle d'un pixel entre leurs bords.
  2. Comparer cette valeur à la distance calculée à la question précédente (d \approx 4{,}2\text{ mm}).
  3. Conclure sur l'inadéquation du réseau de 500 fentes/mm et introduire l'intérêt du prisme cale étudié dans la suite.
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D'après la question 28, chaque tache de diffraction a un diamètre :

2r \approx 38\,\mu\mathrm{m} \approx 8\text{ pixels}

Pour que les deux images soient non superposées et séparées d'un pixel (p = 5\,\mu\mathrm{m}) entre leurs bords, la distance requise entre leurs centres doit être :

d_{\text{souhaitée}} = 2r + p \approx 38 + 5 = 43\,\mu\mathrm{m} \approx 9\text{ pixels}

Or, le réseau de 500\text{ fentes}\cdot\mathrm{mm}^{-1} induit d'après la question 27 un écartement entre centres de :

d = 4{,}2\text{ mm} = 4\,200\,\mu\mathrm{m} \approx 840\text{ pixels}

La distance réelle est près de cent fois supérieure à la valeur visée : la dispersion introduite par ce réseau est beaucoup trop importante.

\boxed{\text{Non, un réseau à } 500\text{ fentes}\cdot\mathrm{mm}^{-1}\text{ n'est pas adapté : sa dispersion est excessive.}}

Résultat

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Question 31

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler, sur la base d'un schéma, les lois de Snell-Descartes dans le cas d'un dioptre séparant deux milieux transparents, homogènes et isotropes, d'indices optiques respectifs et .

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Énoncer que les rayons réfractés et réfléchis sont dans le plan d'incidence et rappeler les relations n_1 \sin i_1 = n_2 \sin i_2 et i'_1 = i_1.

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Considérons un dioptre plan séparant deux milieux d'indices respectifs n_1 et n_2. Un rayon lumineux incident se propageant dans le milieu d'indice n_1 rencontre la surface de séparation au point d'incidence I.

On définit le plan d'incidence comme le plan contenant le rayon incident et la normale au dioptre au point I. Les angles géométriques i_1, i'_1 et i_2 sont mesurés par rapport à cette normale.

Les trois lois de Snell-Descartes s'énoncent ainsi :

  1. Loi de coplanarité : les rayons réfléchi et réfracté sont situés dans le plan d'incidence. De part et d'autre de la surface séparatrice, ils se trouvent du côté opposé au rayon incident par rapport à la normale.
  2. Loi de la réflexion : l'angle de réflexion i'_1 est égal à l'angle d'incidence i_1 :

    \boxed{i'_1 = i_1}
  3. Loi de la réfraction : l'angle de réfraction i_2 et l'angle d'incidence i_1 vérifient la relation :

    \boxed{n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2)}

Résultat

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Question 32

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : prisme, loi de snell-descartes

Reproduire le schéma de la figure 11 et le compléter avec les faisceaux se propageant à l'intérieur du prisme et émergeant de celui-ci. Établir la relation entre l'angle que fait le rayon émergent avec la normale à la face de sortie du prisme, noté , en fonction de l'angle et de l'indice .

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Remarquer que sous incidence normale sur la première face, l'angle d'incidence sur la seconde face est directement égal à l'angle au sommet B.

Voir la stratégie
  1. Étudier le passage du dioptre d'entrée : l'incidence étant normale, déterminer la trajectoire du faisceau à l'intérieur du prisme.
  2. Déterminer par des considérations géométriques simples l'angle d'incidence du faisceau sur la face de sortie en fonction de l'angle au sommet B.
  3. Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction sur la face de sortie afin d'exprimer l'angle d'émergence r en fonction de B et n.
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1. Schéma du prisme et tracé des rayons

2. Réfraction sur la face d'entrée

Le faisceau incident est normal à la face d'entrée plane du prisme, ce qui correspond à un angle d'incidence i_1 = 0. D'après la loi de Snell-Descartes :

1 \cdot \sin(i_1) = n \sin(r_1) \implies r_1 = 0

Le faisceau n'est donc pas dévié et pénètre dans le prisme en se propageant en ligne droite le long de l'horizontale.

3. Réfraction sur la face de sortie

Dans le triangle formé par le sommet S, le point d'entrée et le point d'émergence I :

  • l'angle au sommet vaut B ;
  • le rayon étant perpendiculaire à la face d'entrée, il fait avec la face de sortie un angle égal à \frac{\pi}{2} - B.

La normale à la face de sortie étant orthogonale à cette face, l'angle d'incidence i_2 du faisceau sur le dioptre de sortie vérifie :

i_2 = \frac{\pi}{2} - \left(\frac{\pi}{2} - B\right) = B

En appliquant la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre verre-air (d'indices respectifs n et n_{\text{air}} = 1) :

n \sin(i_2) = 1 \cdot \sin(r)

soit :

\boxed{\sin r = n \sin B \iff r = \arcsin(n \sin B)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : prisme, approximation des petits angles

Que devient cette expression dans le cas d'un prisme cale, pour lequel ?

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Appliquer l'approximation des petits angles au premier ordre (\sin x \approx x) dans la relation de réfraction à la sortie du prisme.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question précédente :

\sin r = n \sin B

Dans le cas d'un prisme cale (ou prisme de faible angle au sommet), l'angle B est très petit devant 1\text{ rad} (B \ll 1). On peut alors effectuer un développement limité au premier ordre de la fonction sinus :

\sin B \approx B

L'indice optique du verre étant de l'ordre de n \approx 1{,}5, la quantité n \sin B \approx n B reste très petite devant 1. Par conséquent, l'angle émergent r est également très petit (r \ll 1\text{ rad}), ce qui permet d'écrire :

\sin r \approx r

La relation se simplifie donc sous la forme linéaire :

\boxed{r \approx n B}

où les angles r et B sont impérativement exprimés en radians (ou dans la même unité angulaire).

Résultat

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Question 34

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : prisme, dispersion

Compléter le schéma réalisé à la question (32) en représentant les faisceaux émergents pour deux longueurs d'onde du spectre visible et avec .

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La loi de Cauchy indique que l'indice diminue lorsque la longueur d'onde augmente : la radiation la plus courte est donc la plus déviée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'ordre des indices de réfraction n(\lambda_1) et n(\lambda_2) à l'aide de la loi de Cauchy pour \lambda_1 < \lambda_2.
  2. Relier ces indices aux angles d'émergence r_1 et r_2 (et aux déviations associées) grâce à la relation établie à la question précédente.
  3. Décrire précisément les tracés des deux rayons à l'intérieur et en sortie du prisme.
Voir le corrigé complet

D'après la loi de Cauchy donnée dans l'énoncé :

n(\lambda) = c_1 + \frac{c_2}{\lambda^2} \quad \text{avec } c_2 > 0

La fonction \lambda \mapsto n(\lambda) est strictement décroissante sur le domaine visible (dispersion normale). Puisque \lambda_1 < \lambda_2, on a :

n(\lambda_1) > n(\lambda_2)

D'après la relation établie à la question Q32, l'angle d'émergence r sur la face de sortie vérifie :

\sin r = n(\lambda) \sin B

La fonction sinus étant strictement croissante sur [0, \frac{\pi}{2}], il vient :

\sin r_1 > \sin r_2 \implies r_1 > r_2

L'angle de déviation total du prisme sous incidence normale étant D = r - B, le rayon de longueur d'onde \lambda_1 est donc plus dévié vers la base du prisme que le rayon de longueur d'onde \lambda_2 :

\boxed{D(\lambda_1) > D(\lambda_2) \quad \text{et} \quad r_1 > r_2}

Description des tracés à apporter au schéma :

  • À l'intérieur du prisme : le faisceau arrive sous incidence normale sur la face d'entrée (i=0). Les deux composantes \lambda_1 et \lambda_2 pénètrent sans être déviées (r=0) et se propagent de manière superposée selon l'horizontale jusqu'à la face de sortie.
  • Sur la face de sortie : la normale est inclinée d'un angle B par rapport à la direction de propagation interne. Les deux rayons subissent une réfraction vers le bas (vers la base du prisme, s'éloignant de la normale).
  • À l'extérieur du prisme : le rayon correspondant à \lambda_1 (plus courte longueur d'onde) émerge en faisant un angle r_1 avec la normale plus grand que l'angle r_2 du rayon à \lambda_2. Le rayon à \lambda_1 est donc situé en dessous du rayon à \lambda_2.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : prisme, dispersion

Calculer la différence entre les angles des faisceaux de sortie correspondant aux longueurs d'onde et . On donnera les valeurs des angles avec trois chiffres significatifs. On prendra , et , et on pourra utiliser la figure 1 en début de sujet.

Voir l'indice

Différencier l'expression de l'angle d'émergence pour exprimer l'écart angulaire \Delta r \approx (n_1 - n_2)B et effectuer le calcul numérique.

Voir la stratégie
  1. L'angle au sommet B = 3^\circ est petit (B = \frac{3\pi}{180} \approx 5{,}24 \times 10^{-2}\text{ rad} \ll 1), ce qui permet d'utiliser l'approximation du prisme cale établie à la question Q33 : r \approx nB (ou la relation exacte r = \arcsin(n\sin B), les deux étant indiscernables à cette précision).
  2. Calculer les angles d'émergence r_1 et r_2 pour chacune des deux longueurs d'onde, puis en déduire leur écart angulaire \Delta r = r_1 - r_2 = (n_1 - n_2)B.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, pour un prisme cale (B \ll 1), l'angle d'émergence sous incidence normale s'écrit au premier ordre :

r \approx n\,B

En convertissant l'angle B en radians :

B = 3^\circ = 3 \times \frac{\pi}{180} = \frac{\pi}{60} \approx 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad}

Calculons les angles de sortie pour chacune des deux longueurs d'onde :

  • Pour \lambda_1 = 550\text{ nm}, avec n_1 = 1{,}627 :

    \begin{aligned} r_1 &= 1{,}627 \times 3{,}00^\circ = 4{,}881^\circ \approx 4{,}88^\circ \\ r_1 &\approx 1{,}627 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 8{,}52 \times 10^{-2}\text{ rad} \end{aligned}
  • Pour \lambda_2 = 590\text{ nm}, avec n_2 = 1{,}623 :

    \begin{aligned} r_2 &= 1{,}623 \times 3{,}00^\circ = 4{,}869^\circ \approx 4{,}87^\circ \\ r_2 &\approx 1{,}623 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 8{,}50 \times 10^{-2}\text{ rad} \end{aligned}

La différence entre les angles de sortie vaut :

\Delta r = r_1 - r_2 \approx (n_1 - n_2)\,B

Numériquement, avec n_1 - n_2 = 1{,}627 - 1{,}623 = 0{,}004 :

\begin{aligned} \Delta r &= 0{,}004 \times 3{,}00^\circ = 1{,}20 \times 10^{-2}{^\circ} \\ \Delta r &= 0{,}004 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}
\boxed{\Delta r = 1{,}20 \times 10^{-2}{^\circ} = 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad}}

avec r_1 = 4{,}88^\circ = 8{,}52 \times 10^{-2}\text{ rad} et r_2 = 4{,}87^\circ = 8{,}50 \times 10^{-2}\text{ rad}.

Résultat

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Question 36

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : prisme, plan focal image

Déterminer l'expression de la distance entre les images des deux molécules fluorescentes sur la surface sensible de la caméra et l'évaluer numériquement.

Voir l'indice

Déterminer le déplacement latéral au plan focal par \Delta x = f'_t \Delta r et évaluer la valeur numérique correspondante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la trajectoire des faisceaux : l'objectif collimatant la lumière issue des molécules au foyer objet, les faisceaux incidents sur le prisme sont parallèles. À la sortie du prisme, les faisceaux de longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 sont collimatés et forment entre eux l'angle \Delta r.
  2. Exploiter les propriétés de la lentille de tube : le faisceau à \lambda_1 se propageant le long de son axe optique converge en son foyer image F'_t. Le faisceau à \lambda_2, incliné d'un angle \Delta r, converge dans le plan focal image à une distance \Delta x = f'_t \tan(\Delta r) \approx f'_t \Delta r.
Voir le corrigé complet

Les molécules fluorescentes étant situées dans le plan focal objet de l'objectif, la lumière émise en ressort sous la forme d'un faisceau parallèle (collimaté).

Après traversée du prisme, les faisceaux émergents associés aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 restent parallèles entre eux au sein de chaque faisceau, mais forment une déviation angulaire mutuelle \Delta r établie à la question précédente :

\Delta r = (n_1 - n_2) B

L'axe optique de la lentille de tube étant aligné avec le faisceau de longueur d'onde \lambda_1, celui-ci converge exactement au foyer image F'_t sur le capteur de la caméra.

Le faisceau de longueur d'onde \lambda_2 aborde la lentille de tube sous l'angle d'incidence \Delta r par rapport à son axe optique. Dans le cadre de l'approximation de Gauss (\Delta r \ll 1\text{ rad}), les rayons convergent dans le plan focal image à une distance \Delta x de l'axe optique donnée par :

\Delta x = f'_t \tan(\Delta r) \approx f'_t \Delta r = f'_t (n_1 - n_2) B
\boxed{\Delta x = f'_t (n_1 - n_2) B}

Application numérique : Avec f'_t = 200\text{ mm} = 0{,}200\text{ m} et \Delta r \approx 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad} (obtenu à la question Q35 avec B = 3^\circ = \frac{\pi}{60}\text{ rad} et n_1 - n_2 = 0{,}004) :

\begin{aligned} \Delta x &= 200 \times 10^{-3} \times 2{,}09 \times 10^{-4} \\ \Delta x &\approx 4{,}2 \times 10^{-5}\text{ m} = 42\,\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{\Delta x \approx 42\,\mu\text{m}}

Résultat

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Question 37

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : prisme, pouvoir de résolution

Conclure quant à l'intérêt de ce dispositif pour obtenir deux images non superposées mais séparées d'un pixel.

Voir l'indice

Comparer l'écart spatial induit par le prisme à la dimension d'un pixel du capteur pour juger de la pertinence pratique du dispositif.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère spatial pour que deux taches circulaires de rayon r soient disjointes et séparées par une distance d'au moins un pixel p = 5\,\mu\text{m}.
  2. Comparer la distance entre centres calculée à la question Q36 (\Delta x \approx 42\,\mu\text{m}) à ce critère.
  3. Conclure sur l'adéquation remarquable du prisme par rapport au réseau de diffraction étudié à la question Q30.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, le diamètre de la tache de diffraction associée à chaque molécule vaut :

2r \approx 38\,\mu\text{m} \approx 7{,}6\text{ pixels}

Pour que deux images soient non superposées et que leurs bords soient séparés d'un pixel (p = 5\,\mu\text{m}), la distance entre leurs centres doit valoir :

\Delta x_{\text{souhaité}} = 2r + p \approx 38\,\mu\text{m} + 5\,\mu\text{m} = 43\,\mu\text{m}

Or, le prisme cale introduit un écart entre les centres des deux taches (question Q36) de :

\Delta x \approx 42\,\mu\text{m} \approx 8{,}4\text{ pixels}

L'espace entre les bords des deux taches est alors :

\Delta x - 2r \approx 42\,\mu\text{m} - 38\,\mu\text{m} = 4\,\mu\text{m} \approx 1\text{ pixel}
\boxed{\text{Le prisme cale est parfaitement adapté : il assure la non-superposition avec une séparation d'un pixel.}}

Contrairement au réseau de diffraction qui produisait une dispersion excessive (d \approx 4{,}2\text{ mm} = 840\text{ pixels}, question Q27), ce dispositif à prisme sépare les deux longueurs d'onde au plus juste, maximisant ainsi le champ de vue utile sur le capteur tout en évitant les risques de chevauchement avec d'autres molécules environnantes.

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Question 38

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : réseau de diffraction, prisme

En raisonnant sur la façon dont chaque dispositif disperse les différentes longueurs d'onde contenues dans le faisceau incident, expliquer quel élément dispersif sera plus avantageux en terme de quantité de photons collectés sur la caméra.

Voir l'indice

Considérer la distribution spectrale de l'énergie lumineuse : le prisme concentre l'intensité dans un faisceau unique, alors que le réseau la disperse sur de multiples ordres.

Voir la stratégie
  1. Analyser la répartition de l'énergie lumineuse incidente entre les différentes directions pour un réseau de diffraction (multiplicité des ordres) et pour un prisme (faisceau unique réfracté).
  2. Conclure sur le système offrant la plus grande efficacité lumineuse sur la caméra, où seul un canal d'observation est collecté.
Voir le corrigé complet

Examinons la répartition de l'énergie pour chacun des deux éléments dispersifs :

  • Le réseau de diffraction en transmission répartit le flux incident d'une longueur d'onde donnée entre de multiples directions correspondant aux différents ordres de diffraction k \in \mathbb{Z} (k = 0, \pm 1, \pm 2, \dots). Une part importante de l'énergie est transmise dans l'ordre 0 (non dispersé) ainsi que dans les ordres supérieurs. Comme seule la lumière diffractée dans l'ordre k = 1 est dirigée vers la lentille de tube et collectée par la caméra, tous les photons diffractés dans les autres ordres sont perdus pour la détection.
  • Le prisme, quant à lui, fonctionne par réfraction à travers deux dioptres plans. Pour chaque longueur d'onde incidente, il ne produit qu'un unique faisceau réfracté émergeant du prisme (aux pertes par réflexion vitreuse près, qui peuvent être rendues minimes par un traitement antireflet).

Par conséquent, la quasi-totalité de l'énergie lumineuse émise par la molécule à une longueur d'onde donnée est dirigée vers le capteur dans le cas du prisme, tandis qu'une fraction seulement est collectée avec le réseau.

\boxed{\text{Le prisme est plus avantageux en termes de quantité de photons collectés sur la caméra.}}

Résultat

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Question 39

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : conjugaison optique, défocalisation

Reproduire le schéma de la figure 12, et représenter : - l'image d'une molécule fluorescente placée en , et confondue avec le foyer objet de l'objectif ; - la position approximative de l'image d'une molécule fluorescente placée en , entre le foyer et l'objectif, et à proximité du foyer objet de l'objectif.

Voir l'indice

Appliquer les règles de conjugaison pour montrer qu'un point objet décalé vers la lentille donne une image intermédiaire qui n'est plus à l'infini mais réelle.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position de l'image A' par l'ensemble {objectif + lentille de tube} lorsque l'objet A est confondu avec le foyer objet F_{\mathrm{obj}} de l'objectif (configuration « infini-foyer »).
  2. Analyser la trajectoire des rayons issus de A_1, situé entre F_{\mathrm{obj}} et l'objectif, afin de déterminer si le faisceau intermédiaire est divergent ou convergent, puis en déduire la position de l'image finale A'_1 par rapport à F'_t.
  3. Réaliser un tracé clair reproduisant le schéma de la figure 12 avec les rayons représentatifs.
Voir le corrigé complet

1. Image d'une molécule placée en A (confondue avec F_{\text{obj}})

Le point objet A étant situé au foyer objet F_{\mathrm{obj}} de l'objectif, l'image intermédiaire donnée par l'objectif est rejetée à l'infini : les rayons issus de A émergent de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté, parallèle à l'axe optique.

La lentille de tube, de centre O_t et de distance focale image f'_t, reçoit ce faisceau parallèle à l'axe optique et le focalise dans son plan focal image. L'image définitive A' est donc confondue avec le foyer image de la lentille de tube :

\boxed{A' = F'_t}

Elle se forme précisément sur la surface sensible de la caméra (qui est positionnée dans le plan focal image de la lentille de tube).

2. Position de l'image d'une molécule placée en A_1

Le point objet A_1 est situé entre le foyer objet F_{\mathrm{obj}} et le centre optique de l'objectif O_{\mathrm{obj}}, c'est-à-dire :

-f'_{\mathrm{obj}} < \overline{O_{\mathrm{obj}} A_1} < 0

L'objectif n'est pas assez convergent pour faire converger ou collimater les rayons issus de A_1 : ceux-ci émergent sous la forme d'un faisceau divergent. L'image intermédiaire A'_{1,\mathrm{inter}} est donc virtuelle et située très en amont de l'objectif (à gauche de F_{\mathrm{obj}}) :

\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0

Cette image intermédiaire constitue un objet réel pour la lentille de tube, situé à une distance algébrique finie \overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0 telle que |\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}| > f'_t.

D'après la relation de conjugaison de Descartes appliquée à la lentille de tube :

\frac{1}{\overline{O_t A'_1}} - \frac{1}{\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}} = \frac{1}{f'_t} \implies \frac{1}{\overline{O_t A'_1}} = \frac{1}{f'_t} + \frac{1}{\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}}

Comme \overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0, on a :

\frac{1}{\overline{O_t A'_1}} < \frac{1}{f'_t} \iff \overline{O_t A'_1} > f'_t

L'image finale A'_1 se forme donc en aval du foyer image F'_t :

\boxed{\overline{F'_t A'_1} > 0 \quad (\text{$A'_1$ est située à droite de $F'_t$})}

3. Schéma optique

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Question 40

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : microscopie de fluorescence, contraste

D'après le schéma réalisé à la question précédente, quel est l'effet de molécules fluorescentes excitées et situées dans des plans différents du plan focal objet de l'objectif sur la caméra ? Quelle est la conséquence sur le signal issu d'une molécule fluorescente située en et détecté par la caméra ?

Voir l'indice

Les molécules situées hors du plan focal objet produisent des taches étalées et floues au niveau du capteur, contribuant à dégrader le rapport signal sur bruit.

Voir le corrigé complet

1. Effet sur la caméra des molécules situées hors du plan focal objet

Le plan du capteur de la caméra coïncide avec le plan focal image de la lentille de tube (plan contenant F'_t).

  • Une molécule située hors du plan focal objet de l'objectif (comme le point A_1 de la question précédente) ne donne pas une image ponctuelle sur le détecteur : son plan de conjugaison se situe en aval (si l'objet est entre F_{\mathrm{obj}} et l'objectif) ou en amont (si l'objet est au-delà de F_{\mathrm{obj}}) du plan du capteur.
  • Sur la surface sensible de la caméra, le faisceau lumineux issu d'une telle molécule forme donc une tache floue étalée (tache de défocalisation).
  • L'ensemble des molécules excitées réparties dans l'épaisseur de l'échantillon superpose ainsi une multitude de larges taches lumineuses, créant un halo continu de lumière parasite ou bruit de fond de fluorescence.

2. Conséquence sur le signal issu d'une molécule fluorescente située en F_{\mathrm{obj}}

La molécule située en F_{\mathrm{obj}} forme quant à elle une tache de diffraction nette et localisée sur quelques pixels. Toutefois :

  • Une molécule unique n'émet qu'un flux limité de photons (\phi_{\mathrm{fl},\max} \sim 10^8\text{ photons}\cdot\mathrm{s}^{-1} au maximum).
  • Ce signal utile se retrouve superposé à l'important fond lumineux continu généré par toutes les molécules hors foyer.
  • Les fluctuations statistiques de ce fond (bruit de grenaille) diminuent considérablement le rapport signal sur bruit (\mathrm{RSB}) et le contraste de l'image.

En conséquence, le signal de la molécule individuelle risque d'être totalement noyé dans le bruit de fond, rendant sa détection impossible en microscopie d'épifluorescence classique.

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D · Microscopie de fluorescence par réflexion totale

Question 41

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : réflexion totale, loi de snell-descartes

Justifier qu'il existe un angle limite d'incidence, au delà duquel on observe une réflexion totale. Calculer pour et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'impossibilité de la réfraction \sin\theta_2 > 1 pour déterminer l'angle limite de réflexion totale \sin\theta_{\lim} = n_2/n_1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre séparant les deux milieux.
  2. Examiner la condition sur l'angle d'incidence \theta_1 imposée par la borne supérieure physique du sinus de l'angle de réfraction (\sin\theta_2 \le 1).
  3. Effectuer l'application numérique à partir des données de l'énoncé et de la lecture graphique sur la figure 1.
Voir le corrigé complet

D'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre plan séparant les milieux d'indices respectifs n_1 et n_2 :

n_1 \sin\theta_1 = n_2 \sin\theta_2

ce qui conduit à :

\sin\theta_2 = \frac{n_1}{n_2}\sin\theta_1

Un rayon réfracté ne peut exister que si \sin\theta_2 \le 1, ce qui impose :

\sin\theta_1 \le \frac{n_2}{n_1}

Le milieu incident étant plus réfringent que le milieu émergent (n_1 > n_2), on a \dfrac{n_2}{n_1} < 1. Il existe donc un angle d'incidence particulier \theta_{\lim} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], appelé angle limite de réfraction, tel que :

\boxed{ \sin\theta_{\lim} = \frac{n_2}{n_1} \iff \theta_{\lim} = \arcsin\left(\frac{n_2}{n_1}\right) }

Pour tout angle d'incidence strictement supérieur (\theta_1 > \theta_{\lim}), l'équation de Snell-Descartes n'admet aucune solution réelle pour \theta_2 : aucun rayon n'est transmis dans le milieu 2, l'onde incidente est intégralement réfléchie dans le milieu 1. C'est le phénomène de réflexion totale.

Application numérique : D'après les données fournies :

\frac{n_2}{n_1} = \frac{1{,}33}{1{,}52} = 0{,}88

Par lecture sur la figure 1 (courbe de la fonction \arcsin pour x = 0{,}88), on relève :

\boxed{ \theta_{\lim} \approx 62^\circ \quad (\text{soit } 1{,}1\text{ rad}) }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : réflexion totale, ouverture numérique

Déterminer l'expression de l'ouverture numérique minimale d'un objectif pour obtenir un phénomène de réflexion totale à sa sortie.

Voir l'indice

Égaler l'ouverture numérique maximale de l'objectif à l'indice du milieu le moins réfringent pour permettre l'émergence sous l'angle limite.

Voir la stratégie
  1. Relier l'angle d'incidence sur la lamelle à l'angle fait par le rayon avec l'axe optique.
  2. Utiliser la condition de réflexion totale obtenue à la question Q41.
  3. Exprimer la condition limite sur l'ouverture numérique \mathrm{ON} de l'objectif.
Voir le corrigé complet

Le milieu entre l'objectif et la lamelle est homogène d'indice n_1 grâce à l'huile d'immersion. L'interface entre la lamelle et la solution aqueuse (d'indice n_2) est perpendiculaire à l'axe optique de l'objectif. Ainsi, l'angle d'incidence \theta_1 d'un rayon lumineux sur cette interface est égal à l'angle que fait ce rayon avec l'axe optique.

D'après la question Q41, pour obtenir une réflexion totale à l'interface lamelle/solution, l'angle d'incidence doit vérifier :

\sin\theta_1 \geqslant \sin\theta_{\lim} = \frac{n_2}{n_1}

Par définition, l'angle maximal \theta_{\max} qu'un rayon peut faire avec l'axe optique est limité par l'ouverture numérique de l'objectif :

\mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max}

Pour qu'un faisceau puisse subir la réflexion totale en sortie de l'objectif, il faut que l'objectif autorise des rayons d'angle \theta_{\max} \geqslant \theta_{\lim}, ce qui se traduit par :

\mathrm{ON} \geqslant n_1 \sin\theta_{\lim} = n_1 \left(\frac{n_2}{n_1}\right) = n_2

L'ouverture numérique minimale recherchée s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{ON}_{\min} = n_2}

Résultat

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Question 43

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : ouverture numérique, réfraction

En pratique, on utilise un objectif d'ouverture numérique . Quelle est la valeur numérique de l'angle maximal d'un rayon émergeant de cet objectif ?

Voir l'indice

Utiliser la définition de l'ouverture numérique \mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max} pour isoler et calculer l'angle maximal de sortie dans le verre.

Voir le corrigé complet

Par définition de l'ouverture numérique d'un objectif fonctionnant dans un milieu d'indice n_1 :

\mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max}

où \theta_{\max} désigne l'angle maximal que peut faire un rayon lumineux émergeant de l'objectif avec son axe optique.

On en déduit l'expression du sinus de cet angle maximal :

\sin\theta_{\max} = \frac{\mathrm{ON}}{n_1}

D'après les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

\frac{\mathrm{ON}}{n_1} = \frac{1{,}50}{1{,}52} = 0{,}99

À l'aide de la courbe représentative de la fonction \arcsin donnée en figure 1, pour une abscisse x = 0{,}99, on lit :

\boxed{\theta_{\max} \approx 82^\circ \quad (\text{soit } 1{,}4\text{ rad})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : microscope tirf, tracé de rayons

Reproduire la figure 14 et tracer les rayons entrant dans l'objectif permettant d'avoir cette configuration du faisceau laser en sortie de l'objectif. Comment placer une lentille en amont de l'objectif de microscope pour que le laser puisse sortir de cette façon de l'objectif ?

Voir l'indice

Pour obtenir un faisceau collimaté émergeant sous un angle donné, faire converger le laser en un point focalisé décentré dans le plan focal arrière de l'objectif.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de propagation de la lumière : le faisceau laser se propage du bas vers le haut (du plan focal image F'_{\mathrm{obj}} vers la lamelle située au plan focal objet F_{\mathrm{obj}}).
  2. Utiliser les propriétés de conjugaison d'une lentille convergente : un faisceau émergent parallèle (collimaté) provient nécessairement d'un point source situé dans le plan focal en amont (ici le plan focal passant par F'_{\mathrm{obj}}).
  3. Trouver la position de ce point source grâce au rayon passant par le centre optique O_{\mathrm{obj}}, qui n'est pas dévié.
  4. Déterminer les caractéristiques de la lentille à ajouter en amont pour créer ce point source à partir d'un faisceau laser collimaté.
Voir le corrigé complet

1. Tracé des rayons entrant dans l'objectif

Le faisceau laser émerge de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté (rayons parallèles entre eux), incliné d'un angle \theta par rapport à l'axe optique.

  • Pour le sens de propagation de la lumière (du bas vers le haut), le plan focal situé en amont de l'objectif est le plan focal contenant F'_{\mathrm{obj}} (appelé couramment plan focal arrière ou back focal plane).
  • Des rayons émergeant parallèles d'une lentille convergente proviennent d'un même point source S situé dans ce plan focal amont.
  • Le rayon passant par le centre optique O de l'objectif n'étant pas dévié, le point source S se situe à l'intersection de la droite support de ce rayon central avec le plan focal contenant F'_{\mathrm{obj}}.
  • Les rayons entrant dans l'objectif sont donc des rayons divergents issus de ce point S.

2. Positionnement de la lentille en amont

Le faisceau laser incident étant initialement collimaté (parallèle) :

  • Il faut placer une lentille convergente en amont de telle sorte que son foyer image soit situé dans le plan focal arrière de l'objectif (le plan contenant F'_{\mathrm{obj}}).
  • Pour obtenir un faisceau émergent incliné d'un angle \theta (avec \theta > \theta_{\lim} afin d'assurer la réflexion totale), ce point de focalisation S doit être décentré latéralement d'une distance d par rapport à l'axe optique :

    d = f'_{\mathrm{obj}} \tan\theta

    Il suffit pour cela de translater transversalement la lentille (ou le faisceau laser incident) perpendiculairement à l'axe optique, vers la périphérie de la pupille de l'objectif.

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