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Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2023

Méthodes physiques d'exploration pour la biophysique

Le sujet en bref

Sujet moyen · Optique géométrique, Mécanique des fluides, Diffraction et réseaux · 15 incontournables · 35 questions de première année
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Ce sujet très riche et remarquablement scénarisé aborde les fondements physiques de l'imagerie cellulaire et de la microfluidique moderne. Structuré en trois grandes parties, il explore tout d'abord les géométries usuelles de microscopes (microscope droit classique et microscope inversé en monture « infini-foyer »), avant d'aborder la microscopie de fluorescence sous ses aspects spectroscopiques (spectre vibronique, durée de vie, filtrage dichroïque, dispersion par prisme ou réseau) et son optimisation par réflexion totale frustrée (microscopie TIRF). La dernière partie propose une construction progressive des analogies électro-thermo-hydrauliques conduisant à l'analyse d'un système microfluidique de focalisation hydrodynamique en régime de Poiseuille.

D'un niveau technique très accessible mais imposant un rythme soutenu (59 questions courtes et ciblées), cette épreuve constitue une référence pédagogique incontournable pour réviser l'optique, les bilans locaux en mécanique des fluides et les transferts par analogie formelle. Elle illustre parfaitement comment des lois fondamentales simples permettent de concevoir des instruments de pointe aux frontières de la physique et de la biologie.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,5/20)
Temps estimé
≈ 4 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

50 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (50) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    En Q9, l'énoncé confond le grandissement global du microscope (g_{t,m} \approx -390) avec celui du seul objectif (g_{t,\mathrm{obj}} \approx -40), et affiche une puissance de -4000\text{ m}^{-1} au lieu de -2000\text{ m}^{-1}.

  • Parties indépendantes

    Q1, Q15 et Q45 : Les trois parties du sujet (géométrie du microscope, microscopie de fluorescence et microfluidique) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

59 questions
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Partie I : Différentes géométries de microscope

A · Élément optique simple : la lentille mince convergente

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille convergente, relation de conjugaison, image réelle

Pour chacun des tracés de la figure 2, déterminer si l'image est réelle ou virtuelle. On pourra s'appuyer sur la relation de conjugaison.

Voir l'indice

Une image est réelle si les rayons émergents s'y coupent effectivement (en aval de la lentille, \overline{OA'} > 0), et virtuelle si l'on doit prolonger les rayons vers l'amont (\overline{OA'} < 0).

Voir la stratégie
  1. Identifier la position de l'objet A par rapport au foyer objet F pour chaque tracé.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre pour déterminer le signe de la mesure algébrique \overline{OA'}.
  3. Conclure sur la nature réelle ou virtuelle de l'image selon la position de A' et l'intersection effective ou non des rayons lumineux émergents.
Voir la réponse courte

Détermination du caractère réel ou virtuel des images à partir de la position de l'objet et de la relation de conjugaison de Descartes.

Voir le corrigé complet

La relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O s'écrit :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} \iff \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} + \frac{1}{\overline{OA}}

où f' > 0 pour une lentille mince convergente.

  • Tracé a) : Objet situé en amont du foyer objet F (\overline{OA} < -f' < 0)

    L'inégalité \overline{OA} < -f' implique :

    \frac{1}{\overline{OA}} > -\frac{1}{f'} \implies \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} + \frac{1}{\overline{OA}} > 0

    Ainsi, \overline{OA'} > 0 : le point image A' se trouve en aval de la lentille. Les rayons émergents convergent et se coupent physiquement au point B', de sorte que l'image peut être recueillie sur un écran.

    \boxed{\text{Pour le tracé a), l'image } A'B' \text{ est réelle.}}
  • Tracé b) : Objet situé entre le foyer objet F et la lentille (-f' < \overline{OA} < 0)

    L'encadrement -f' < \overline{OA} < 0 entraîne :

    \frac{1}{\overline{OA}} < -\frac{1}{f'} \implies \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} + \frac{1}{\overline{OA}} < 0

    Ainsi, \overline{OA'} < 0 : le point image A' se trouve en amont de la lentille. Les rayons émergents divergent et ce sont uniquement leurs prolongements géométriques vers l'arrière qui se coupent en B'.

    \boxed{\text{Pour le tracé b), l'image } A'B' \text{ est virtuelle.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille convergente, tracé de rayons, foyer objet

Réaliser un schéma faisant figurer le tracé de deux rayons caractéristiques pour le point d'un objet situé dans le plan focal objet de la lentille (soit ).

Voir l'indice

Un objet situé dans le plan focal objet d'une lentille convergente donne une image rejetée à l'infini : les rayons émergents forment un faisceau parallèle.

Voir la réponse courte

Schéma optique avec rayons issus d'un objet dans le plan focal objet émergeant parallèles entre eux.

Voir le corrigé complet

Pour construire l'image du point B situé dans le plan focal objet (soit A = F), on utilise deux rayons caractéristiques issus de B :

  1. le rayon incident parallèle à l'axe optique (\Delta), qui émerge de la lentille en passant par le foyer principal image F' ;
  2. le rayon incident passant par le centre optique O de la lentille, qui émerge sans être dévié.

Puisque les deux rayons émergents sont parallèles entre eux, ils se coupent à l'infini : l'image A'B' est rejetée à l'infini.

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement transversal, lentille convergente

Exprimer en fonction de et pour , puis tracer en fonction de . Pour quelles valeurs de l'image est-elle droite (c'est à dire avec la même orientation que l'objet) ou renversée ? Pour quelles valeurs de est-elle agrandie ou réduite ? Où se trouve l'image si ?

Voir l'indice

Combiner la relation de conjugaison de Descartes avec l'expression du grandissement transversal g_t = \overline{OA'}/\overline{OA}. Discuter ensuite le signe et la valeur absolue de g_t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le grandissement transversal g_t = \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}} en utilisant la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre.
  2. Étudier les variations et asymptotes de la fonction g_t(\overline{OA}) et tracer son allure sur l'intervalle d'intérêt.
  3. Discuter le signe de g_t (orientation) et comparer sa valeur absolue |g_t| à 1 (taille).
  4. Conclure sur la position de l'image lorsque l'objet est dans le plan focal objet (A = F).
Voir la réponse courte

Expression g_t = f'/(f'+\overline{OA}), tracé de l'hyperbole et discussion des intervalles où l'image est droite ou renversée, agrandie ou réduite.

Voir le corrigé complet

1. Expression de g_t :

D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} \implies \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} + \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{\overline{OA} + f'}{f'\,\overline{OA}}

d'où :

\overline{OA'} = \frac{f'\,\overline{OA}}{\overline{OA} + f'}

Le grandissement transversal s'écrit donc :

g_t = \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}}
\boxed{g_t = \frac{f'}{\overline{OA} + f'}}

2. Tracé de g_t en fonction de \overline{OA} :

La fonction g_t(\overline{OA}) est une fonction homographique présentant :

  • une asymptote horizontale g_t \to 0^- lorsque \overline{OA} \to -\infty ;
  • une asymptote verticale en \overline{OA} = -f' avec \lim\limits_{\overline{OA} \to -f'^-} g_t = -\infty et \lim\limits_{\overline{OA} \to -f'^+} g_t = +\infty ;
  • les points particuliers : g_t(-2f') = -1 et g_t(0) = 1.

3. Orientation de l'image (droite ou renversée) :

  • L'image est renversée si g_t < 0, ce qui correspond à :

    \boxed{\overline{OA} \in ]-\infty, -f'[}
  • L'image est droite si g_t > 0, ce qui correspond à :

    \boxed{\overline{OA} \in ]-f', 0[}

4. Taille de l'image (agrandie ou réduite) :

  • L'image est agrandie si |g_t| > 1 :

    • Pour \overline{OA} \in ]-f', 0[, g_t > 1, donc |g_t| > 1.
    • Pour \overline{OA} \in ]-2f', -f'[, g_t < -1, donc |g_t| > 1.

    Ainsi, l'image est agrandie pour :

    \boxed{\overline{OA} \in ]-2f', -f'[ \,\cup\, ]-f', 0[}
  • L'image est réduite si |g_t| < 1, c'est-à-dire -1 < g_t < 0 :

    \boxed{\overline{OA} \in ]-\infty, -2f'[}
  • Pour \overline{OA} = -2f', |g_t| = 1 : l'image a la même taille que l'objet (montage 4f ou doublet symétrique).

5. Position de l'image si A = F :

Si A = F, alors \overline{OA} = -f'. On a :

\frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} + \frac{1}{-f'} = 0 \implies \overline{OA'} \to \pm \infty
\boxed{\text{Si } A = F\text{, l'image } A'B' \text{ est rejetée à l'infini.}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loupe, lentille convergente

Quelle configuration de la figure 2 correspond à l'utilisation de la lentille comme une loupe ? On justifiera la réponse donnée en s'appuyant sur des exemples de la vie courante : loupe des personnes presbytes pour l'aide à la lecture, ou loupes utilisées en électronique ou en horlogerie par exemple pour des travaux de précision.

Voir l'indice

Une loupe produit une image droite, virtuelle et plus grande que l'objet, ce qui impose de positionner l'objet entre le foyer objet et le centre de la lentille.

Voir la réponse courte

Identification de la configuration où l'objet est situé entre le foyer objet et la lentille pour former une image droite et agrandie.

Voir le corrigé complet

L'utilisation d'une lentille convergente comme loupe correspond à la configuration b) de la figure 2.

En effet, dans cette configuration :

  • l'objet AB est situé entre le foyer objet F et le centre optique O (soit -f' < \overline{OA} < 0) ;
  • d'après les questions précédentes, l'image A'B' obtenue est virtuelle (question 1), droite car g_t > 0, et agrandie car g_t > 1 (question 3).

Cette configuration est celle requise dans les exemples mentionnés :

  • Aide à la lecture pour personnes presbytes : le texte observé doit impérativement rester dans le même sens de lecture (image droite) et présenter une taille apparente accrue (image agrandie). Une image renversée (comme dans le tracé a) rendrait la lecture extrêmement difficile. De plus, l'œil de l'observateur regarde directement à travers la lentille et observe l'image virtuelle en amont du verre, à une distance confortable (supérieure ou égale au punctum proximum).
  • Électronique et horlogerie de précision : lors de la manipulation de composants CMS ou de micro-engrenages, l'opérateur guide ses mains et ses outils en observant la scène à travers la loupe. Si l'image était renversée, les mouvements de la main sembleraient inversés, rendant tout travail de minutie impossible.
\boxed{\text{La configuration de la figure 2 b) correspond à l'utilisation en loupe.}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : puissance optique, loupe

Dans le cas de la figure 2 b), on positionne l'œil au point focal image de la lentille. Montrer que la puissance optique s'écrit uniquement en fonction de . Comment faut-il modifier pour augmenter le pouvoir grossissant ?

Voir l'indice

Exprimer l'angle d'observation sous l'approximation paraxiale en considérant le rayon émergent issu du sommet de l'objet et parallèle à l'axe optique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le rayon caractéristique issu de B et parallèle à l'axe optique, qui émerge de la lentille en passant par le foyer image F' où est situé l'œil.
  2. Exprimer l'angle \alpha' sous lequel est vue l'image dans les conditions de Gauss, puis en déduire la puissance optique \mathcal{P} = \frac{\alpha'}{\overline{AB}}.
  3. Déterminer le sens de variation de f' permettant d'accroître cette puissance.
Voir la réponse courte

Calcul de l'angle sous-tendu \alpha' depuis le foyer image pour établir \mathcal{P} = 1/f', justifiant la réduction de f'.

Voir le corrigé complet

Considérons le rayon lumineux issu du point objet B et se propageant parallèlement à l'axe optique :

  • il rencontre le plan de la lentille mince en un point I situé à l'ordonnée \overline{OI} = \overline{AB} ;
  • après réfraction, ce rayon émerge en passant par le foyer principal image F'.

L'image B' étant le point de concours (ici virtuel) de tous les rayons issus de B, le prolongement vers l'amont du rayon émergent (IF') passe nécessairement par B'.

L'œil de l'observateur étant positionné exactement en F', le rayon entrant dans la pupille est porté par la droite (IF'). L'angle \alpha' sous lequel l'observateur voit l'image A'B' est donc l'angle que fait la droite (F'I) avec l'axe optique.

Dans le triangle rectangle OIF', sous les conditions de Gauss (angles petits, \tan\alpha' \approx \alpha'), et en respectant la convention de signe de la figure 4 :

\alpha' \approx \tan\alpha' = \frac{\overline{OI}}{\overline{OF'}} = \frac{\overline{AB}}{f'}

Par définition, la puissance optique \mathcal{P} de l'instrument s'écrit :

\mathcal{P} = \frac{\alpha'}{\overline{AB}}

En remplaçant \alpha' par son expression, on obtient :

\boxed{\mathcal{P} = \frac{1}{f'}}

La puissance optique \mathcal{P} ne dépend ainsi que de la distance focale image f' de la lentille (elle est en particulier indépendante de la position de l'objet \overline{OA}).

Pour augmenter le pouvoir grossissant, c'est-à-dire augmenter la puissance optique \mathcal{P}, il faut diminuer la distance focale image f' de la lentille (ce qui équivaut à augmenter sa vergence V = \frac{1}{f'}).

Résultat

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B · Microscope simplifié

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope, relation de conjugaison

Calculer , puis le rapport . Analyser ce dernier résultat.

Voir l'indice

Appliquer la relation de Descartes pour déterminer \overline{O_{\mathrm{obj}} A}. Comparer la distance trouvée à la focale pour vérifier la proximité immédiate avec le foyer objet.

Voir la réponse courte

Calcul de la position de l'objet par conjugaison et vérification qu'il est situé juste en amont du foyer objet de l'objectif.

Voir le corrigé complet

Appliquons la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique à l'objectif de distance focale image f'_{\mathrm{obj}} = -\overline{O_{\mathrm{obj}} F_{\mathrm{obj}}} = 4\text{ mm} :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}} - \frac{1}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}} &= \frac{1}{f'_{\mathrm{obj}}} \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale de la position de l'objet :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}} &= \frac{1}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}} - \frac{1}{f'_{\mathrm{obj}}} = \frac{f'_{\mathrm{obj}} - \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} \, f'_{\mathrm{obj}}} \end{aligned}

soit :

\overline{O_{\mathrm{obj}} A} = \frac{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} \, f'_{\mathrm{obj}}}{f'_{\mathrm{obj}} - \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}}

Avec \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} = 160\text{ mm} et f'_{\mathrm{obj}} = 4\text{ mm}, il vient :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}} &= \frac{1}{160} - \frac{1}{4} = \frac{1 - 40}{160} = -\frac{39}{160}\text{ mm}^{-1} \end{aligned}

d'où :

\overline{O_{\mathrm{obj}} A} = -\frac{160}{39}\text{ mm} \approx -4{,}1\text{ mm}

Calculons maintenant le rapport demandé :

\begin{aligned} \frac{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}}{f'_{\mathrm{obj}}} &= -\frac{160}{39 \times 4} = -\frac{40}{39} \approx -1{,}0 \end{aligned}
\boxed{\overline{O_{\mathrm{obj}} A} \approx -4{,}1\text{ mm}} \quad \text{et} \quad \boxed{\frac{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}}{f'_{\mathrm{obj}}} = -\frac{40}{39} \approx -1{,}0}

Analyse du résultat : Le rapport étant très proche de -1 par valeurs inférieures (\overline{O_{\mathrm{obj}} A} / f'_{\mathrm{obj}} = -40/39 \approx -1{,}03), on constate que l'objet AB est situé immédiatement en amont du foyer principal objet de l'objectif :

\overline{F_{\mathrm{obj}} A} = \overline{O_{\mathrm{obj}} A} - \overline{O_{\mathrm{obj}} F_{\mathrm{obj}}} = -\frac{160}{39}\text{ mm} - (-4\text{ mm}) = -\frac{4}{39}\text{ mm} \approx -100\ \mu\text{m}

Cette proximité (A légèrement à gauche de F_{\mathrm{obj}}) est la condition indispensable pour que l'objectif forme une image intermédiaire A'_1 B'_1 réelle, très agrandie (de grandissement transversal g_{t,\mathrm{obj}} = \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}/\overline{O_{\mathrm{obj}} A} = -39), située à grande distance de l'objectif (\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} = 160\text{ mm} \gg f'_{\mathrm{obj}}).

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope, grandissement transversal

Calculer numériquement . En déduire .

Voir l'indice

Décomposer la distance entre lentilles grâce à l'intervalle optique D = \overline{F'_{\mathrm{obj}} F_{\mathrm{oc}}}, puis utiliser la relation de Chasles pour déterminer la position relative de l'image intermédiaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la distance entre les centres des deux lentilles, \overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}}, à l'aide de la relation de Chasles en faisant intervenir les points focaux F'_{\mathrm{obj}} et F_{\mathrm{oc}} dont la distance D est connue.
  2. En déduire la position \overline{O_{\mathrm{oc}} A'_1} de l'image intermédiaire A'_1 par rapport au centre de l'oculaire.
  3. Calculer enfin \overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} par relation de Chasles avec O_{\mathrm{oc}}.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la position de l'image intermédiaire et de sa distance au foyer objet de l'oculaire.

Voir le corrigé complet

Par la relation de Chasles, la distance entre les centres optiques de l'objectif et de l'oculaire s'écrit :

\overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}} = \overline{O_{\mathrm{obj}} F'_{\mathrm{obj}}} + \overline{F'_{\mathrm{obj}} F_{\mathrm{oc}}} + \overline{F_{\mathrm{oc}} O_{\mathrm{oc}}}

Or, d'après les données de l'énoncé :

  • \overline{O_{\mathrm{obj}} F'_{\mathrm{obj}}} = f'_{\mathrm{obj}} = -f_{\mathrm{obj}} = 4\text{ mm} ;
  • \overline{F'_{\mathrm{obj}} F_{\mathrm{oc}}} = D = 154\text{ mm} ;
  • \overline{F_{\mathrm{oc}} O_{\mathrm{oc}}} = -\overline{O_{\mathrm{oc}} F_{\mathrm{oc}}} = -f_{\mathrm{oc}} = 20\text{ mm}.

Il vient :

\overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}} = 4 + 154 + 20 = 178\text{ mm}

La position algébrique de l'image intermédiaire A'_1 par rapport au centre O_{\mathrm{oc}} de l'oculaire est alors :

\begin{aligned} \overline{O_{\mathrm{oc}} A'_1} &= \overline{O_{\mathrm{oc}} O_{\mathrm{obj}}} + \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} \\ &= -\overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}} + \overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1} \\ &= -178\text{ mm} + 160\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{\overline{O_{\mathrm{oc}} A'_1} = -18\text{ mm}}

On en déduit la position de A'_1 par rapport au foyer objet de l'oculaire :

\begin{aligned} \overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} &= \overline{F_{\mathrm{oc}} O_{\mathrm{oc}}} + \overline{O_{\mathrm{oc}} A'_1} \\ &= 20\text{ mm} + (-18\text{ mm}) \end{aligned}
\boxed{\overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} = +2\text{ mm}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope, image virtuelle

Vérifier que . En déduire la nature (réelle ou virtuelle) de l'image finale .

Voir l'indice

Appliquer la formule de conjugaison à l'oculaire pour localiser l'image finale A' et conclure sur sa nature selon le signe de \overline{O_{\mathrm{oc}} A'}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position du point image final A' par rapport à l'oculaire grâce à la relation de conjugaison de Newton (en exploitant directement la quantité \overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} calculée à la question Q7).
  2. En déduire la position algébrique \overline{O_{\mathrm{obj}} A'} par la relation de Chasles.
  3. Conclure sur la nature (réelle ou virtuelle) de l'image finale en examinant la position de A' par rapport à l'oculaire et le comportement des rayons émergents.
Voir la réponse courte

Vérification numérique de la position de l'image finale et déduction de sa nature virtuelle située en amont de l'oculaire.

Voir le corrigé complet

L'oculaire, de centre O_{\mathrm{oc}} et de distance focale image f'_{\mathrm{oc}} = 20\text{ mm}, forme de l'image intermédiaire A'_1 B'_1 l'image finale A' B'.

D'après la relation de conjugaison de Newton appliquée à l'oculaire :

\overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} \cdot \overline{F'_{\mathrm{oc}} A'} = - {f'_{\mathrm{oc}}}^2

En utilisant la valeur \overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1} = +2\text{ mm} établie à la question Q7 :

\overline{F'_{\mathrm{oc}} A'} = -\frac{{f'_{\mathrm{oc}}}^2}{\overline{F_{\mathrm{oc}} A'_1}} = -\frac{(20\text{ mm})^2}{2\text{ mm}} = -200\text{ mm}

La position de l'image A' par rapport au centre optique O_{\mathrm{oc}} de l'oculaire vaut :

\begin{aligned} \overline{O_{\mathrm{oc}} A'} &= \overline{O_{\mathrm{oc}} F'_{\mathrm{oc}}} + \overline{F'_{\mathrm{oc}} A'} \\ &= f'_{\mathrm{oc}} + \overline{F'_{\mathrm{oc}} A'} \\ &= 20 - 200 = -180\text{ mm} \end{aligned}

On en déduit la position de A' par rapport au centre de l'objectif O_{\mathrm{obj}} à l'aide de la distance inter-lentilles \overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}} = 178\text{ mm} (établie à la question Q7) :

\begin{aligned} \overline{O_{\mathrm{obj}} A'} &= \overline{O_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{oc}}} + \overline{O_{\mathrm{oc}} A'} \\ &= 178 - 180 = -2\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'} = -2\text{ mm}}

Nature de l'image finale : Le point image A' est situé en amont de l'oculaire (\overline{O_{\mathrm{oc}} A'} = -180\text{ mm} < 0). Les rayons lumineux issus de l'instrument divergent à la sortie de l'oculaire : ils ne se coupent pas réellement dans l'espace image, mais leurs prolongements vers l'arrière se rencontrent au point A' (comme illustré sur la figure 5 du sujet).

\boxed{\text{L'image finale } A'B' \text{ est virtuelle.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : microscope, grandissement transversal, puissance optique

En déduire que le grandissement transversal du microscope vaut environ et que la puissance optique du microscope vaut environ , pour un œil placé au point focal image de l'oculaire.

Voir l'indice

Multiplier le grandissement transversal de l'objectif par celui de l'oculaire, ou calculer le rapport de l'angle apparent final sur la taille de l'objet initial.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le grandissement transversal total g_{t,m} comme le produit des grandissements de l'objectif et de l'oculaire à l'aide des résultats des questions Q6, Q7 et Q8.
  2. Déterminer l'angle \alpha' sous lequel l'image finale A'B' est vue depuis le foyer image de l'oculaire F'_{\mathrm{oc}}, puis en déduire la puissance optique \mathcal{P}_m = \frac{\alpha'}{\overline{AB}}.
  3. Effectuer les applications numériques en précisant honnêtement la cohérence avec les valeurs cibles de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul du grandissement transversal global et de la puissance optique du microscope avec l'œil placé au foyer image oculaire.

Voir le corrigé complet

Le grandissement transversal total du microscope est le produit des grandissements transversaux de l'objectif et de l'oculaire :

g_{t,m} = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} = \frac{\overline{A'_1B'_1}}{\overline{AB}} \times \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A'_1B'_1}} = g_{t,\mathrm{obj}} \times g_{t,\mathrm{oc}}

D'après les questions Q6 et Q7 :

\begin{aligned} g_{t,\mathrm{obj}} &= \frac{\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_1}}{\overline{O_{\mathrm{obj}} A}} = \frac{160\text{ mm}}{-\frac{160}{39}\text{ mm}} = -39 \approx -40 \\ g_{t,\mathrm{oc}} &= \frac{\overline{O_{\mathrm{oc}} A'}}{\overline{O_{\mathrm{oc}} A'_1}} = \frac{-180\text{ mm}}{-18\text{ mm}} = +10 \end{aligned}

On en déduit :

g_{t,m} = (-39) \times 10 = -390 \approx -400

Remarque : La valeur -40 mentionnée dans l'énoncé correspond en réalité au seul grandissement transversal de l'objectif g_{t,\mathrm{obj}} (ou comporte l'omission d'un zéro pour -400).

Calculons à présent la puissance optique \mathcal{P}_m. L'œil étant placé au foyer image de l'oculaire F'_{\mathrm{oc}}, la distance algébrique séparant l'image finale A' de l'œil vaut :

\overline{A' F'_{\mathrm{oc}}} = \overline{O_{\mathrm{oc}} F'_{\mathrm{oc}}} - \overline{O_{\mathrm{oc}} A'} = f'_{\mathrm{oc}} - \overline{O_{\mathrm{oc}} A'} = 20 - (-180) = 200\text{ mm} = 0{,}20\text{ m}

Dans l'approximation des petits angles de Gauss et selon la convention de la figure 4 :

\alpha' \approx \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A' F'_{\mathrm{oc}}}} = \frac{\overline{A'B'}}{0{,}20\text{ m}}

On peut également retrouver cet angle en considérant le rayon issu de B passant par le foyer objet F_{\mathrm{obj}} de l'objectif : il émerge de l'objectif parallèlement à l'axe optique à la hauteur \overline{A'_1 B'_1}, puis traverse l'oculaire et coupe l'axe optique en F'_{\mathrm{oc}}, lieu de l'œil, ce qui donne directement \alpha' = \frac{\overline{A'_1 B'_1}}{f'_{\mathrm{oc}}}.

La puissance optique s'exprime donc par :

\mathcal{P}_m = \frac{\alpha'}{\overline{AB}} = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} \frac{1}{\overline{A' F'_{\mathrm{oc}}}} = \frac{g_{t,m}}{0{,}20\text{ m}} = \frac{g_{t,\mathrm{obj}}}{f'_{\mathrm{oc}}}

Numériquement :

\mathcal{P}_m = \frac{-39}{0{,}020\text{ m}} = -1950\text{ m}^{-1} \approx -2000\text{ m}^{-1}

L'énoncé fournissant les ordres de grandeur indicatifs pour la suite :

\boxed{g_{t,m} \approx -40 \quad (\text{valeur exacte du système : } -390) \quad \text{et} \quad \mathcal{P}_m \approx -4000\text{ m}^{-1} \quad (\text{calcul théorique : } -2000\text{ m}^{-1})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : pouvoir de résolution, puissance optique

D'après les calculs précédents, quelle serait alors la taille du plus petit objet qu'un observateur pourrait voir à travers le microscope ?

Voir l'indice

Traduire la définition de la puissance optique \mathcal{P}_m = \alpha' / \overline{AB} pour l'angle limite de résolution de l'œil \varepsilon.

Voir la stratégie
  1. Relier le diamètre angulaire apparent \alpha' à la taille de l'objet \overline{AB} via la définition de la puissance optique \mathcal{P}_m.
  2. Exprimer la condition de résolution par l'œil humain (|\alpha'| \geqslant \varepsilon) pour en déduire la taille minimale résolue.
  3. Réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Détermination de la taille minimale observable en divisant la limite de résolution angulaire de l'œil par la puissance du microscope.

Voir le corrigé complet

Par définition de la puissance optique du microscope, l'angle sous lequel est vue l'image finale par l'œil est relié à la taille algébrique de l'objet par :

\alpha' = \mathcal{P}_m \, \overline{AB}

En prenant la valeur absolue de cette grandeur, l'angle apparent sous lequel l'observateur voit l'objet est :

|\alpha'| = |\mathcal{P}_m| \cdot |\overline{AB}|

Pour que l'œil humain puisse résoudre et distinguer les détails de l'objet, cet angle apparent doit être supérieur ou égal au pouvoir séparateur de l'œil, noté \varepsilon :

|\alpha'| \geqslant \varepsilon \iff |\mathcal{P}_m| \cdot |\overline{AB}| \geqslant \varepsilon

La taille minimale du plus petit objet observable vérifie donc :

\boxed{|\overline{AB}|_{\min} = \frac{\varepsilon}{|\mathcal{P}_m|}}

Application numérique : Avec \varepsilon = 5 \times 10^{-4}\text{ rad} et la valeur de la puissance optique donnée à la question précédente |\mathcal{P}_m| \approx 4000\text{ m}^{-1} :

\begin{aligned} |\overline{AB}|_{\min} &= \frac{5 \times 10^{-4}}{4000} = 1{,}25 \times 10^{-7}\text{ m} \end{aligned}

En respectant deux chiffres significatifs :

\boxed{|\overline{AB}|_{\min} \approx 0{,}13\text{ }\mu\text{m} = 1{,}3 \times 10^{-7}\text{ m}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : limite de diffraction, pouvoir de résolution

Comparer cette donnée au résultat de la question précédente et proposer une explication à l'éventuelle différence.

Voir l'indice

Mettre en regard la limite géométrique liée au pouvoir séparateur de l'œil et la limite physique absolue imposée par la diffraction (critère d'Abbe).

Voir la réponse courte

Comparaison avec la limite de diffraction d'Abbe montrant que l'optique ondulatoire empêche de résoudre des détails arbitrairement petits.

Voir le corrigé complet

La valeur fournie par le constructeur est |\overline{AB}|_{\min, \text{constr}} = 0{,}5\ \mu\text{m}, alors que la valeur déduite de la résolution de l'œ il à la question précédente est :

|\overline{AB}|_{\min} \approx 0{,}13\ \mu\text{m}

La taille minimale réellement résolue par le microscope est environ quatre fois plus grande que la limite imposée par le pouvoir séparateur de l'œ il : ce n'est donc pas l'œ il de l'observateur qui limite la résolution de l'instrument.

Cette différence s'explique par la nature ondulatoire de la lumière :

  • Phénomène de diffraction (limite d'Abbe) : l'optique géométrique atteint ses limites lorsque la taille de l'objet devient de l'ordre de grandeur de la longueur d'onde de la lumière visible (\lambda \sim 0{,}5\ \mu\text{m}). En raison de la diffraction par la pupille de l'objectif, l'image d'un point n'est pas un point mais une tache de diffraction (tache d'Airy). D'après le critère de Rayleigh ou la formule d'Abbe, le plus petit écart séparable au niveau de l'objet est de l'ordre de :

    d_{\min} \sim \frac{\lambda}{2\,\mathrm{ON}}

    Pour la lumière visible et des ouvertures numériques usuelles dans l'air (\mathrm{ON} \lesssim 1), cette limite est de l'ordre de 0{,}3 à 0{,}5\ \mu\text{m}, ce qui correspond exactement à la valeur annoncée par le constructeur.

  • Aberrations optiques : les aberrations géométriques et chromatiques résiduelles de l'objectif et de l'oculaire contribuent également à élargir la tache image.
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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : limite de diffraction, pouvoir de résolution

Est-il possible d'observer un double-brin d'ADN avec un microscope optique ? Justifier la réponse donnée.

Voir l'indice

Comparer le diamètre nanométrique transverse de la double hélice d'ADN à la limite de résolution spatiale accessible en optique champ lointain.

Voir la réponse courte

Diamètre de l'ADN (2\text{ nm}) très inférieur à la limite de diffraction (\approx 200\text{ nm}), rendant son observation directe impossible en microscopie optique standard.

Voir le corrigé complet

Un double-brin d'ADN présente un diamètre caractéristique d'environ :

d_{\mathrm{ADN}} \approx 2\text{ nm}

Or, d'après les questions précédentes (Q10 et Q11), la résolution spatiale d'un microscope optique conventionnel est limitée par le phénomène de diffraction à une dimension minimale de l'ordre de :

|\overline{AB}|_{\min} \approx 0{,}5\,\mu\text{m} = 500\text{ nm}

Comme d_{\mathrm{ADN}} \ll |\overline{AB}|_{\min}, les dimensions transverses d'un double-brin d'ADN sont deux ordres de grandeur en dessous de la limite de résolution optique.

\boxed{\text{Il n'est pas possible de résoudre un double-brin d'ADN avec un microscope optique conventionnel.}}

Résultat

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C · Microscope inversé

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope inversé, lentille de tube

Réaliser un schéma montrant l'objectif, modélisé par une lentille, la lentille de tube et un objet situé dans le plan focal objet de l'objectif (on prendra un point objet situé en dehors de l'axe optique). Construire à l'aide des rayons caractéristiques l'image de cet objet formé par le système complet. Où faut-il placer la surface sensible de la caméra par rapport à la lentille de tube pour observer une image nette ?

Voir l'indice

Construire le faisceau collimaté intermédiaire issu du foyer objet, puis faire converger ce faisceau parallèle dans le plan focal image de la lentille de tube où se place la caméra.

Voir la stratégie
  1. L'objet AB étant situé dans le plan focal objet de l'objectif (A = F_{\mathrm{obj}}), l'image intermédiaire par l'objectif est rejetée à l'infini : les rayons issus de B émergent de l'objectif parallèles entre eux.
  2. La lentille de tube reçoit un faisceau collimaté (parallèle) et le fait converger dans son plan focal image au point image final B'.
  3. Pour obtenir une image nette, le capteur de la caméra doit être positionné dans le plan où se forme cette image réelle finale.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons parallèles entre objectif et lentille de tube, convergeant sur le capteur placé dans le plan focal image du tube.

Voir le corrigé complet

1. Construction géométrique

Considérons un objet transverse AB situé dans le plan focal objet de l'objectif (A = F_{\mathrm{obj}}) :

  • À travers l'objectif L_{\mathrm{obj}} :

    • Le rayon issu de B passant par le centre optique O_{\mathrm{obj}} n'est pas dévié.
    • Le rayon issu de B parallèle à l'axe optique émerge en passant par le foyer image F'_{\mathrm{obj}}.
    • Ces deux rayons émergent parallèles entre eux : l'image intermédiaire A_1 B_1 est rejetée à l'infini.
  • À travers la lentille de tube L_t :

    • Le faisceau parallèle incident converge dans le plan focal image de la lentille de tube.
    • Le point de concours B' se trouve à l'intersection de ce plan focal image avec la direction des rayons incidents (matérialisée par un rayon passant par le centre optique O_t non dévié).
    • Le point A' est le foyer principal image de la lentille de tube : A' = F'_t.

2. Position de la surface sensible de la caméra

L'image finale A'B' étant formée dans le plan focal image de la lentille de tube (A' = F'_t), la surface sensible (capteur) de la caméra doit être positionnée précisément dans ce plan focal pour obtenir une image nette :

\boxed{\text{La caméra doit être placée dans le plan focal image de la lentille de tube, soit à la distance } \overline{O_t A'} = f'_t \text{ en aval de celle-ci.}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement transversal, microscope inversé

À l'aide du schéma précédent, exprimer le grandissement transverse du système objectif + lentille de tube en fonction des distances focales images respectives de l'objectif et de la lentille de tube .

Voir l'indice

Relier l'angle d'inclinaison intermédiaire aux foyers des deux lentilles pour obtenir le rapport des distances focales images g_m = -f'_t/f'_{\mathrm{obj}}.

Voir la stratégie
  1. Considérer le rayon lumineux issu du point B passant par le centre optique O_{\mathrm{obj}} de l'objectif : il n'est pas dévié et émerge en faisant un angle \alpha avec l'axe optique.
  2. Exprimer cet angle \alpha dans le triangle rectangle formé par l'objet AB, l'axe optique et le centre O_{\mathrm{obj}} dans les conditions de Gauss.
  3. Suivre le rayon du même faisceau parallèle passant par le centre optique O_t de la lentille de tube, qui émerge sans déviation et coupe le plan focal image en B', pour relier \alpha à \overline{A'B'} et f'_t.
Voir la réponse courte

Expression géométrique du grandissement transversal global g_m = -f'_t / f'_{\mathrm{obj}} par comparaison des angles d'émergence et d'incidence.

Voir le corrigé complet

L'objet AB étant situé dans le plan focal objet de l'objectif (A = F_{\mathrm{obj}}), tous les rayons issus de B émergent de l'objectif parallèlement entre eux, inclinés d'un angle algébrique \alpha par rapport à l'axe optique (\Delta).

Le rayon issu de B passant par le centre optique O_{\mathrm{obj}} n'étant pas dévié, son angle avec l'axe optique vérifie dans le triangle rectangle (F_{\mathrm{obj}}, O_{\mathrm{obj}}, B), sous les conditions de Gauss :

\alpha \approx \tan \alpha = \frac{\overline{B F_{\mathrm{obj}}}}{\overline{F_{\mathrm{obj}} O_{\mathrm{obj}}}} = \frac{-\overline{AB}}{f'_{\mathrm{obj}}} = -\frac{\overline{AB}}{f'_{\mathrm{obj}}}

Ce faisceau de rayons parallèles entre dans la lentille de tube. Le rayon du faisceau passant par le centre optique O_t de la lentille de tube n'est pas dévié. Il coupe l'axe focal image de la lentille de tube (situé à \overline{O_t A'} = f'_t, d'après la question Q13) au point B'. Dans le triangle rectangle (O_t, A', B'), on a :

\alpha \approx \tan \alpha = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{O_t A'}} = \frac{\overline{A'B'}}{f'_t}

En égalant les deux expressions de \alpha :

\frac{\overline{A'B'}}{f'_t} = -\frac{\overline{AB}}{f'_{\mathrm{obj}}}

On en déduit le grandissement transversal g_m = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} du système complet :

\boxed{g_m = -\frac{f'_t}{f'_{\mathrm{obj}}}}

En valeur absolue, le grandissement vaut |g_m| = \frac{f'_t}{f'_{\mathrm{obj}}}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie II : Microscopie de fluorescence

A · Niveaux d'énergie d'une molécule. Notion de fluorescence

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, énergie potentielle

Montrer, sous une hypothèse que l'on précisera, que l'on peut modéliser la liaison atomique par un ressort à comportement linéaire dont on exprimera la raideur et la longueur au repos en fonction des caractéristiques extraites de l'énergie potentielle d'interaction .

Voir l'indice

Réaliser un développement de Taylor de l'énergie potentielle U(R) à l'ordre deux au voisinage immédiat de son minimum d'équilibre R_e.

Voir la stratégie
  1. Préciser l'hypothèse des petites oscillations autour de la position d'équilibre stable R_e.
  2. Effectuer un développement limité de l'énergie potentielle U(R) au voisinage de R_e à l'ordre 2.
  3. Identifier les termes obtenus avec l'énergie potentielle (ou la force de rappel) d'un ressort élastique linéaire pour en déduire la longueur à vide \ell_0 et la raideur k.
Voir la réponse courte

Développement de Taylor de U(R) autour de sa position d'équilibre R_e pour identifier la raideur k = U''(R_e) et \ell_0 = R_e.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'interaction U(R) présente un minimum d'énergie -E_0 en R = R_e, correspondant à la position d'équilibre stable de la molécule.

Sous l'hypothèse des petites oscillations (ou faibles écarts à l'équilibre), la distance internucléaire R reste très proche de la position d'équilibre :

|R - R_e| \ll R_e

Effectuons un développement de Taylor de U(R) au voisinage de R = R_e à l'ordre 2 :

U(R) = U(R_e) + \left.\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}R}\right|_{R_e} (R - R_e) + \frac{1}{2} \left.\frac{\mathrm{d}^2 U}{\mathrm{d}R^2}\right|_{R_e} (R - R_e)^2 + \mathcal{O}\left((R - R_e)^3\right)

La position R_e étant un extremum d'énergie potentielle (minimum), la dérivée première est nulle :

\left.\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}R}\right|_{R_e} = 0

En posant U(R_e) = -E_0, l'expression approchée de l'énergie potentielle s'écrit :

U(R) \approx -E_0 + \frac{1}{2} k (R - R_e)^2

L'énergie potentielle d'un ressort idéal de raideur k et de longueur au repos \ell_0 soumis à un allongement R est donnée (à une constante additive près) par :

E_{p,\text{élastique}} = \frac{1}{2} k (R - \ell_0)^2

Par identification, la liaison atomique se modélise par un ressort à comportement linéaire caractérisé par :

\boxed{\ell_0 = R_e \quad \text{et} \quad k = \left.\frac{\mathrm{d}^2 U}{\mathrm{d}R^2}\right|_{R = R_e} > 0}

La force exercée sur le noyau B par le noyau A s'écrit alors :

\vec{F}_{A \to B} = -\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}R}\,\vec{e}_x \approx -k(R - R_e)\,\vec{e}_x = -k(R - \ell_0)\,\vec{e}_x

ce qui correspond bien à la force de rappel d'un ressort élastique linéaire.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique, masse réduite

Appliquer le principe fondamental de la dynamique au point matériel , puis . En déduire que l'équation différentielle à laquelle obéit la distance inter-nucléaire s'écrit

où on exprimera en fonction de et , avec . Exprimer la fréquence des oscillations de la molécule en fonction de et . Rappeler le domaine spectral en longueur d'onde correspondant aux mouvements vibrationnels d'une molécule.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe pour chacun des atomes, puis soustraire les deux équations pour faire apparaître la masse réduite \mu.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les forces d'interaction élastique exercées sur chacun des atomes selon le vecteur unitaire \vec{e}_x.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque atome dans le référentiel barycentrique supposé galiléen, puis combiner les deux équations pour faire apparaître la coordonnée relative R = x_B - x_A et la masse réduite \mu.
  3. Relier la pulsation propre \omega_0 à la fréquence d'oscillation f, puis rappeler le domaine du spectre électromagnétique correspondant à la spectroscopie vibrationnelle.
Voir la réponse courte

PFD sur les deux atomes, combinaison en variable relative faisant apparaître la masse réduite \mu, et rappel du domaine spectral infrarouge.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen lié au centre de masse G, les positions le long de l'axe (Ox) orienté par \vec{e}_x s'écrivent :

\vec{r}_A = x_A \vec{e}_x = -R_A \vec{e}_x \quad \text{et} \quad \vec{r}_B = x_B \vec{e}_x = R_B \vec{e}_x

La distance internucléaire est donc R = x_B - x_A = R_B + R_A.

D'après le modèle harmonique validé à la question précédente, la force de rappel élastique exercée par A sur B s'écrit :

\vec{F}_{A \to B} = -k(R - R_e)\,\vec{e}_x

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) :

\vec{F}_{B \to A} = -\vec{F}_{A \to B} = +k(R - R_e)\,\vec{e}_x

1. Application du PFD au point matériel B :

m_B \frac{\mathrm{d}^2 x_B}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_x = \vec{F}_{A \to B} \implies m_B \frac{\mathrm{d}^2 x_B}{\mathrm{d}t^2} = -k(R - R_e)

Soit :

\frac{\mathrm{d}^2 x_B}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{k}{m_B}(R - R_e)

2. Application du PFD au point matériel A :

m_A \frac{\mathrm{d}^2 x_A}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_x = \vec{F}_{B \to A} \implies m_A \frac{\mathrm{d}^2 x_A}{\mathrm{d}t^2} = +k(R - R_e)

Soit :

\frac{\mathrm{d}^2 x_A}{\mathrm{d}t^2} = +\frac{k}{m_A}(R - R_e)

3. Équation différentielle sur R(t) :

En soustrayant membre à membre les deux équations précédentes :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}^2 R}{\mathrm{d}t^2} &= \frac{\mathrm{d}^2 x_B}{\mathrm{d}t^2} - \frac{\mathrm{d}^2 x_A}{\mathrm{d}t^2} \\ &= -\left(\frac{1}{m_A} + \frac{1}{m_B}\right) k(R - R_e) \end{aligned}

En introduisant la masse réduite \mu = \frac{m_A m_B}{m_A + m_B}, on a \frac{1}{\mu} = \frac{1}{m_A} + \frac{1}{m_B}, d'où :

\frac{\mathrm{d}^2 R}{\mathrm{d}t^2} + \frac{k}{\mu}(R - R_e) = 0

On obtient bien l'équation demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 R}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2(R - R_e) = 0}

avec :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{\mu}}}

4. Fréquence d'oscillation :

La fréquence des oscillations vibrationnelles est donnée par f = \frac{\omega_0}{2\pi} :

\boxed{f = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{\mu}}}

5. Domaine spectral associé :

Les transitions vibrationnelles des molécules correspondent classiquement à l'absorption ou à l'émission de rayonnement dans le domaine de l'infrarouge (IR), typiquement pour des longueurs d'onde :

\boxed{\lambda \in [0{,}8\,\mu\mathrm{m}\;;\;100\,\mu\mathrm{m}]} \quad (\text{en particulier l'infrarouge moyen : } 2{,}5\,\mu\mathrm{m} \text{ à } 25\,\mu\mathrm{m})

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : fluorescence, domaine spectral

À quelle gamme de longueurs d'onde correspond le phénomène de fluorescence ? Comparer au domaine spectral de la question précédente. Les énergies des photons émis sont-elles plus grandes ou plus petites que celles des photons associés au mouvement vibrationnel ? On justifiera la réponse donnée.

Voir l'indice

Utiliser la relation de Planck-Einstein E = hc/\lambda pour comparer l'énergie des transitions électroniques (domaine visible) à celle des transitions vibrationnelles (infrarouge).

Voir la réponse courte

La fluorescence a lieu dans l'UV/visible, correspondant à des photons plus énergétiques (E = hc/\lambda) que les photons vibrationnels infrarouges.

Voir le corrigé complet
  1. Gamme de longueurs d'onde de la fluorescence :
    Le phénomène de fluorescence (notamment pour les fluorophores biologiques tels que l'ATTO565^{\mathrm{TM}}, comme l'illustre la figure 7) se situe essentiellement dans le domaine du visible (ainsi que dans le proche ultraviolet et le proche infrarouge), soit typiquement :

    \boxed{\lambda_{\mathrm{fluo}} \in [400\,\mathrm{nm}\,;\,750\,\mathrm{nm}]}
  2. Comparaison avec le domaine vibrationnel :
    D'après la question Q16, les mouvements vibrationnels des molécules correspondent au domaine de l'infrarouge (\lambda_{\mathrm{vib}} \sim 1\,\mu\mathrm{m}\text{ à }25\,\mu\mathrm{m}). La longueur d'onde de fluorescence est donc nettement plus faible que celle associée aux mouvements de vibration :

    \lambda_{\mathrm{fluo}} < \lambda_{\mathrm{vib}}
  3. Comparaison des énergies des photons :
    D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie E d'un photon associé à une onde de longueur d'onde dans le vide \lambda s'écrit :

    E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}

    où h désigne la constante de Planck et c la célérité de la lumière dans le vide.

    L'énergie d'un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d'onde. Comme \lambda_{\mathrm{fluo}} < \lambda_{\mathrm{vib}}, on en déduit que :

    \boxed{E_{\mathrm{fluo}} > E_{\mathrm{vib}}}

    Les énergies des photons émis par fluorescence sont donc plus grandes que celles des photons associés aux mouvements vibrationnels.

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : déplacement de stokes, spectre d'absorption

Sur la figure 7, quelle courbe (trait continu ou trait pointillé) représente le spectre d'absorption de la molécule fluorescence ? On justifiera la réponse donnée.

Voir l'indice

Penser à la perte d'énergie par relaxation vibrationnelle non radiative (déplacement de Stokes) : l'absorption se produit à une longueur d'onde plus courte que l'émission.

Voir la stratégie
  1. Relier l'énergie d'un photon à sa longueur d'onde (E = \frac{h c}{\lambda}).
  2. Utiliser le bilan énergétique de la fluorescence (perte d'énergie par relaxation non radiative, soit le déplacement de Stokes) pour comparer les longueurs d'onde d'absorption et d'émission.
  3. Identifier graphiquement sur la figure 7 la courbe située aux plus faibles longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Le spectre d'absorption est situé aux longueurs d'onde plus courtes que l'émission en raison du déplacement de Stokes (pertes vibrationnelles).

Voir le corrigé complet

Lors du phénomène de fluorescence, la molécule absorbe un photon d'énergie E_{\mathrm{abs}} = \frac{h c}{\lambda_{\mathrm{abs}}} et passe de son état électronique fondamental S_0 à un état électronique excité S_1.

Avant de se désexciter radiativement, la molécule subit une relaxation vibrationnelle rapide et non radiative (dissipation thermique) vers le niveau vibrationnel de plus basse énergie de l'état excité. La réémission radiative par fluorescence vers un niveau de l'état fondamental libère alors un photon d'énergie E_{\mathrm{em}} = \frac{h c}{\lambda_{\mathrm{em}}}.

En vertu du principe de conservation de l'énergie, une partie de l'énergie ayant été dissipée sous forme thermique, l'énergie du photon réémis est strictement inférieure à celle du photon absorbé :

E_{\mathrm{em}} \leqslant E_{\mathrm{abs}} \iff \frac{h c}{\lambda_{\mathrm{em}}} \leqslant \frac{h c}{\lambda_{\mathrm{abs}}} \iff \lambda_{\mathrm{abs}} \leqslant \lambda_{\mathrm{em}}

Ce décalage spectral vers les plus grandes longueurs d'onde est appelé le déplacement de Stokes.

Le spectre d'absorption est donc décalé vers les plus courtes longueurs d'onde par rapport au spectre d'émission.

Sur la figure 7 (à droite), la courbe présentant son maximum à la plus faible longueur d'onde (pic vers 565\text{ nm}) est tracée en traits pointillés, tandis que celle située aux longueurs d'onde plus élevées (pic vers 590\text{ nm}) est en trait continu.

\boxed{\text{Le spectre d'absorption de l'ATTO565}^{\mathrm{TM}}\text{ est représenté par la courbe en trait pointillé.}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : spectre de raies, spectre de bandes

Commenter l'allure des spectres d'émission de l'atome d'hydrogène et de et expliquer l'origine de la différence de forme de ces spectres.

Voir l'indice

Distinguer les niveaux d'énergie discrets purement atomiques des bandes larges moléculaires dues à la superposition de nombreux sous-niveaux vibrationnels et rotationnels.

Voir la stratégie
  1. Décrire morphologiquement les deux spectres présentés sur la figure 7 (spectre de raies discrètes vs spectre de bande continue).
  2. Relier la structure des spectres aux degrés de liberté microscopiques : transitions purement électroniques pour l'atome isolé, transitions vibroniques couplées et élargissement en milieu condensé pour la molécule.
Voir la réponse courte

Spectre atomique constitué de raies discrètes alors que le fluorophore présente des bandes continues dues aux couplages vibroniques moléculaires.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire de l'allure des spectres (figure 7) :

  • Le spectre d'émission de l'atome d'hydrogène est un spectre de raies discrètes : il est constitué de composantes monochromatiques extrêmement fines et nettement séparées (série de Balmer dans le visible).
  • Le spectre d'émission de la molécule d'\text{ATTO565}^{\mathrm{TM}} est un spectre de bande continu : l'émission s'étend continûment sur une large plage de longueurs d'onde (d'environ 550\text{ nm} à plus de 700\text{ nm}), avec un maximum d'intensité vers 590\text{ nm} et un épaulement vers 640\text{ nm}.

2. Origine physique de la différence :

  • Atome d'hydrogène : L'atome ne possède que des degrés de liberté électroniques. Les niveaux d'énergie atomique sont purement discrets et bien espacés. Une transition radiative entre deux niveaux E_n et E_p produit un photon d'énergie strictement définie :

    h\nu = E_n - E_p

    ce qui conduit à des raies spectrales d'émission quasi-monochromatiques.

  • Molécule complexe \text{ATTO565}^{\mathrm{TM}} : Une molécule possède des degrés de liberté électroniques, vibrationnels et rotationnels. À chaque niveau électronique est associée une multitude de sous-niveaux d'énergie de vibration (vus aux questions Q15 à Q17) et de rotation, très rapprochés. Les transitions radiatives mettent en jeu des changements simultanés d'états électronique et vibrationnel (transitions vibroniques). De plus, en solution, les interactions thermiques et les collisions avec le solvant provoquent un élargissement des transitions (élargissement homogène et inhomogène), qui fusionne l'ensemble de ces raies extrêmement denses en une bande d'émission continue et large.
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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : temps de vie de fluorescence, cinétique d'ordre 1

En exploitant les deux graphiques de la figure 8, proposer un modèle mathématique pour l'évolution temporelle de l'intensité de fluorescence et évaluer numériquement la durée de vie de fluorescence de l'état excité.

Voir l'indice

Identifier une loi exponentielle I(t) = I_0 \exp(-t/\tau) grâce à l'allure rectiligne du graphe en ordonnée logarithmique et mesurer la pente de la droite.

Voir la réponse courte

Modélisation par une loi exponentielle I(t) = I_0 \exp(-t/\tau) et détermination de \tau à l'aide de la courbe semi-logarithmique.

Voir le corrigé complet

1. Modèle mathématique

  • Le graphique de gauche montre une décroissance monotone de l'intensité de fluorescence normalisée, partant de I(0) = 1{,}0.
  • Le graphique de droite représente le logarithme népérien de l'intensité en fonction du temps. On observe une droite passant par l'origine (0,0) et de pente négative constante.

Une relation affine entre \ln(I) et t de la forme \ln(I(t)) = \ln(I_0) - \frac{t}{\tau} traduit une loi de décroissance exponentielle du premier ordre. Le modèle mathématique proposé s'écrit donc :

\boxed{I(t) = I_0\,\exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

où I_0 = I(0) est l'intensité initiale à l'arrêt de l'excitation et \tau la durée de vie de l'état excité.

2. Évaluation numérique de la durée de vie \tau

D'après le modèle, la pente de la droite du graphe semi-logarithmique est :

p = \frac{\mathrm{d}\ln(I)}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{\tau}

En relevant deux points bien identifiés sur le graphique de droite :

  • à t = 0\text{ ns}, \ln(I) = 0 ;
  • à t = 16\text{ ns}, \ln(I) = -4{,}0 (on lit de même \ln(I) = -1{,}0 à t = 4\text{ ns}).

On en déduit :

\tau = -\frac{\Delta t}{\Delta \ln(I)} = -\frac{16 - 0}{-4{,}0 - 0} = 4{,}0\text{ ns}

On vérifie la cohérence sur le graphique linéaire de gauche : pour t = \tau = 4{,}0\text{ ns}, l'intensité normalisée vaut :

I(\tau) = \frac{I_0}{\mathrm{e}} \approx 0{,}37

ce qui correspond précisément à la valeur lue à t = 4\text{ ns}.

\boxed{\tau = 4{,}0\text{ ns}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps de vie de fluorescence, impulsion laser

Préciser comment on doit choisir la durée de l'impulsion pour que cette méthode fonctionne.

Voir l'indice

Pour pouvoir observer la décroissance propre sans biais d'élargissement instrumental, la durée de l'impulsion laser doit être très inférieure à \tau.

Voir la réponse courte

La durée de l'impulsion d'excitation doit être nettement inférieure à la durée de vie \tau pour observer la désexcitation libre.

Voir le corrigé complet

Pour que la méthode de mesure de la fluorescence résolue en temps fonctionne et donne directement accès à la décroissance exponentielle propre de l'état excité, l'impulsion d'excitation doit pouvoir être assimilée à une excitation instantanée (modélisable par une distribution de Dirac \delta(t)).

La durée de l'impulsion d'excitation, notée \Delta t_{\text{imp}}, doit donc être très courte devant la durée de vie de fluorescence \tau de l'état excité :

\boxed{\Delta t_{\text{imp}} \ll \tau}

Puisque la durée de vie vaut \tau \approx 4{,}0\text{ ns} (question 20), la durée de l'impulsion laser doit être typiquement sub-nanoseconde, c'est-à-dire dans le domaine picoseconde ou femtoseconde (\Delta t_{\text{imp}} \lesssim 100\text{ ps}).

Résultat

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B · Mise en œuvre dans un microscope

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : filtre passe-bande, transmission optique

Tracer le coefficient de transmission d'un filtre optique passe-bande en fonction de la longueur d'onde.

Voir l'indice

Tracer une fonction créneau symétrique centrée sur la longueur d'onde nominale, avec une valeur unité dans la bande et nulle ailleurs.

Voir la stratégie
  1. Définir le coefficient de transmission énergétique (ou transmitance) T(\lambda) d'un filtre optique.
  2. Décrire les grandeurs caractéristiques d'un filtre passe-bande : longueur d'onde centrale \lambda_0, largeur de bande passante \Delta\lambda (souvent définie à mi-hauteur) et transmission maximale T_{\max} \approx 1.
  3. Tracer l'allure de la courbe de transmission (profil réel en cloche aplatie ou filtre interférentiel quasi-créneau) en faisant apparaître ces grandeurs.
Voir la réponse courte

Allure du facteur de transmission en créneau présentant une transmission maximale sur une bande de longueurs d'onde bien délimitée.

Voir le corrigé complet

Un filtre optique passe-bande ne laisse passer la lumière que dans un domaine spectral restreint autour d'une longueur d'onde centrale \lambda_0, et bloque (par réflexion ou absorption) les longueurs d'onde en dehors de cette bande passante.

Le coefficient de transmission en intensité T(\lambda) est défini par le rapport entre l'intensité lumineuse transmise et l'intensité incidente à la longueur d'onde \lambda :

T(\lambda) = \frac{I_{\text{transmise}}(\lambda)}{I_{\text{incidente}}(\lambda)} \in [0, 1]

Les caractéristiques clés de la courbe sont :

  • une zone de transparence (bande passante) centrée en \lambda_0, où la transmission est maximale (T_{\max} \lesssim 1) ;
  • une largeur de bande spectrale \Delta \lambda (souvent mesurée à mi-hauteur, \text{FWHM}) ;
  • une zone d'atténuation (bandes d'arrêt) où T(\lambda) \approx 0 pour \lambda < \lambda_0 - \frac{\Delta\lambda}{2} et \lambda > \lambda_0 + \frac{\Delta\lambda}{2}.
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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : spectre d'absorption, filtre optique

À partir de la figure 7, définir, parmi les filtres disponibles sur le microscope, le filtre d'excitation qui est le plus approprié pour exciter la molécule fluorescente .

Voir l'indice

Identifier sur le graphe spectral le filtre centré sur la longueur d'onde qui maximise l'absorption du fluorophore sans chevaucher son spectre d'émission.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 7 le spectre d'absorption de l'ATTO565^{\mathrm{TM}} (courbe en trait pointillé d'après la question Q18) et repérer sa longueur d'onde d'absorption maximale \lambda_{\mathrm{abs, max}}.
  2. Examiner la liste des filtres disponibles (largeur \Delta\lambda = 40\text{ nm}) et identifier celui dont la bande passante recouvre au mieux la zone d'absorption tout en évitant le spectre d'émission (pic à 590\text{ nm}).
Voir la réponse courte

Choix du filtre passe-bande centré sur le maximum du spectre d'absorption de la molécule fluorescente.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le spectre d'absorption de la molécule fluorescente \text{ATTO}565^{\mathrm{TM}} correspond à la courbe en pointillés de la figure 7. Ce spectre présente un maximum d'absorption situé à :

\lambda_{\mathrm{abs, max}} \approx 565\text{ nm}

avec une absorption très importante sur la plage [520\text{ nm}, 575\text{ nm}].

Les filtres disponibles ont une largeur spectrale typique de \Delta\lambda = 40\text{ nm}. Le filtre centré sur :

\lambda_0 = 550\text{ nm}

possède une bande passante couvrant l'intervalle [530\text{ nm}, 570\text{ nm}].

Ce filtre est le plus approprié car :

  • il englobe une large part de la zone de forte absorption de la molécule (incluant le voisinage immédiat du maximum à 565\text{ nm}), ce qui permet d'exciter efficacement un grand nombre de molécules ;
  • sa coupure haute (\approx 570\text{ nm}) est située en deçà du maximum d'émission de fluorescence (\lambda_{\mathrm{em, max}} \approx 590\text{ nm}), ce qui évite que la lumière d'excitation n'éblouisse le capteur dans la bande d'émission et permet une séparation spectrale nette au moyen du miroir dichroïque.
\boxed{\text{Le filtre d'excitation le plus approprié est le filtre centré à } \lambda_0 = 550\text{ nm}.}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : miroir dichroïque, fluorescence

Représenter la dépendance en longueur d'onde du coefficient de réflexion du miroir dichroïque à associer à ce filtre pour observer la fluorescence de l'. On précisera sur ce graphique les grandeurs portées en abscisse et en ordonnée.

Voir l'indice

Le miroir dichroïque doit réfléchir le faisceau d'excitation vers l'échantillon tout en laissant traverser le signal de fluorescence vers le capteur.

Voir la stratégie
  1. Analyser le trajet des différents faisceaux lumineux sur la figure 9 :

    • La lumière d'excitation (issue de la source et sélectionnée autour de 550\text{ nm}) arrive horizontalement et doit être réfléchie à 90^\circ vers le haut pour illuminer l'échantillon à travers l'objectif.
    • La lumière émise par fluorescence (vers 590\text{ nm}) descend de l'échantillon à travers l'objectif et doit être transmise par le miroir pour atteindre la lentille de tube et la caméra.
  2. En déduire le profil spectral du coefficient de réflexion R(\lambda) du miroir dichroïque : réflexion maximale (R \approx 1) dans la bande d'excitation et minimale (R \approx 0, soit transmission T \approx 1) dans la bande d'émission.
  3. Positionner la longueur d'onde de coupure \lambda_c entre la bande d'excitation et le pic d'émission, soit vers 570 - 580\text{ nm}.
Voir la réponse courte

Tracé de la réflectance du miroir dichroïque réfléchissant la longueur d'onde d'excitation et transmettant la fluorescence émise.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 9 :

  • Le faisceau d'excitation, centré à \lambda_0 = 550\text{ nm} et de largeur \Delta \lambda = 40\text{ nm} (soit une bande [530\text{ nm}\,;\,570\text{ nm}]), doit être réfléchi par le miroir dichroïque vers l'échantillon. Le coefficient de réflexion doit donc y être maximal :

    R(\lambda) \approx 1 \quad \text{pour } \lambda \in [530\text{ nm}\,;\,570\text{ nm}].
  • La fluorescence émise par la molécule \mathrm{ATTO565}^{\mathrm{TM}} présente un spectre compris essentiellement entre 570\text{ nm} et 700\text{ nm} (avec un maximum à 590\text{ nm}, d'après la figure 7). Ce signal doit être transmis vers la caméra sans être dévié :

    T(\lambda) \approx 1 \implies R(\lambda) \approx 0 \quad \text{pour } \lambda \ge 580\text{ nm}.

Le miroir dichroïque agit donc comme un filtre passe-bas en réflexion (ou passe-haut en transmission), avec une longueur d'onde de coupure \lambda_c située entre la bande d'excitation et le début de la bande d'émission, typiquement :

\lambda_c \approx 575\text{ nm}.
\boxed{R(\lambda) \approx \begin{cases} 1 & \text{pour } \lambda < \lambda_c \approx 575\text{ nm} \quad \text{(réflexion de l'excitation)} \\ 0 & \text{pour } \lambda > \lambda_c \approx 575\text{ nm} \quad \text{(transmission de la fluorescence)} \end{cases}}

Résultat

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C · Séparation par un élément dispersif

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Notions : réseau de diffraction, dispersion

Réaliser un schéma représentant : - une molécule fluorescente à dans le plan focal objet de l'objectif ; - le réseau ; - la lentille tube ; - la surface sensible de la caméra avec l'image de la molécule. Représenter également, sur le même schéma, l'image d'une molécule émettant à . Il n'est demandé ni calcul, ni schéma à l'échelle.

Voir l'indice

Tracer pour chaque longueur d'onde l'ordre 1 diffracté par le réseau avec un angle distinct, puis focaliser chaque faisceau parallèle en un point séparé du capteur.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle de chaque composant :

    • Les molécules situées au foyer objet F_{\text{obj}} de l'objectif émettent de la lumière qui émerge de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté (ondes planes) parallèle à l'axe optique de l'objectif.
    • Le réseau, perpendiculaire à cet axe, reçoit la lumière en incidence normale et diffracte les ondes planes à l'ordre 1 selon les directions \sin\theta_1 = \lambda_1/a et \sin\theta_2 = \lambda_2/a (avec \lambda_2 > \lambda_1 \implies \theta_2 > \theta_1).
    • La lentille tube et la caméra sont inclinées d'un angle \theta_1 : les rayons à \lambda_1 se propagent parallèlement à l'axe optique de la lentille tube et focalisent au centre du capteur (au foyer image F'_t).
    • Les rayons à \lambda_2 arrivent inclinés d'un angle \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 par rapport à l'axe de la lentille tube et focalisent en un point distinct I_2 sur la surface de la caméra.
  2. Réaliser un schéma d'optique clair montrant le trajet des faisceaux pour chacune des deux longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Schéma optique montrant la collimation par l'objectif, la déviation chromatique par le réseau et la focalisation en deux points distincts.

Voir le corrigé complet

Le principe de la formation des images est le suivant :

  • Les molécules fluorescentes émettant aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 sont situées au foyer objet F_{\text{obj}} de l'objectif. Par conséquent, les rayons émergeant de l'objectif forment un faisceau collimaté parallèle à l'axe optique de l'objectif.
  • Ce faisceau arrive en incidence normale sur le réseau de diffraction. À la traversée du réseau, l'ordre 1 est diffracté sous un angle \theta_k tel que \sin\theta_k = \lambda_k/a. Comme \lambda_2 > \lambda_1, l'angle de diffraction vérifie :

    \theta_2 > \theta_1
  • L'axe optique de la lentille tube étant aligné avec la direction de diffraction à \lambda_1 (\theta = \theta_1), le faisceau de longueur d'onde \lambda_1 entre parallèlement à son axe optique et converge au foyer image F'_t, formant l'image ponctuelle I_1 au centre du détecteur.
  • Le faisceau à \lambda_2 forme un angle \theta_2 - \theta_1 > 0 avec l'axe optique de la lentille tube. Il converge donc en un point image I_2 situé dans le plan focal image de la lentille tube, séparé spatialement de I_1 sur la surface sensible de la caméra.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : réseau de diffraction, formule des réseaux

On utilise un réseau possédant 500 fentes par mm. Établir l'expression de la différence entre les angles des deux rayons diffractés dans l'ordre 1 pour et . Calculer numériquement cette différence, pour et .

Voir l'indice

Calculer le pas de réseau a = 1/N, appliquer la formule du réseau à l'ordre 1 pour \lambda_1 et \lambda_2 et calculer la différence angulaire en radians.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le pas du réseau a à partir du nombre de traits par unité de longueur n.
  2. Appliquer la formule des réseaux à l'ordre k = 1 en incidence normale pour exprimer les angles de diffraction \theta_1 et \theta_2 associés aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2.
  3. Établir l'expression exacte de la différence angulaire \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1, ainsi que son approximation différentielle au premier ordre au vu du faible écart relatif (\lambda_2 - \lambda_1)/\lambda_1, puis effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Application de la relation des réseaux \sin\theta = p n \lambda à l'ordre 1 pour calculer la déviation différentielle \Delta\theta.

Voir le corrigé complet

Le réseau comporte n = 500\text{ traits}\cdot\text{mm}^{-1} = 5{,}00 \times 10^5\text{ m}^{-1}. Le pas du réseau a vaut donc :

a = \frac{1}{n} = \frac{1}{500\text{ mm}^{-1}} = 2{,}00\,\mu\text{m} = 2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}

D'après la formule des réseaux donnée par l'équation (5), pour un faisceau incident en incidence normale et diffracté à l'ordre k = 1, l'angle de diffraction \theta vérifie :

\sin\theta = \frac{\lambda}{a} = n\lambda

Les angles de diffraction \theta_1 et \theta_2 associés respectivement à \lambda_1 et \lambda_2 s'écrivent :

\theta_1 = \arcsin\left(\frac{\lambda_1}{a}\right) \quad \text{et} \quad \theta_2 = \arcsin\left(\frac{\lambda_2}{a}\right)

La différence angulaire s'exprime donc rigoureusement par :

\boxed{\Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 = \arcsin\left(\frac{\lambda_2}{a}\right) - \arcsin\left(\frac{\lambda_1}{a}\right)}

Comme l'écart \Delta\lambda = \lambda_2 - \lambda_1 = 40\text{ nm} est petit devant les longueurs d'onde considérées, on peut également différencier la relation des réseaux à a fixé :

\cos\theta \, \mathrm{d}\theta = \frac{\mathrm{d}\lambda}{a} \implies \Delta\theta \approx \frac{\lambda_2 - \lambda_1}{a\cos\theta_1} = \frac{\lambda_2 - \lambda_1}{a\sqrt{1 - \left(\frac{\lambda_1}{a}\right)^2}}

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{\lambda_1}{a} &= \frac{550 \times 10^{-9}\text{ m}}{2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}} = 0{,}275 \implies \theta_1 = \arcsin(0{,}275) \approx 0{,}2786\text{ rad} \approx 15{,}96^\circ \\ \frac{\lambda_2}{a} &= \frac{590 \times 10^{-9}\text{ m}}{2{,}00 \times 10^{-6}\text{ m}} = 0{,}295 \implies \theta_2 = \arcsin(0{,}295) \approx 0{,}2995\text{ rad} \approx 17{,}16^\circ \end{aligned}

D'où la différence angulaire :

\begin{aligned} \Delta\theta &= 0{,}2995 - 0{,}2786 = 2{,}09 \times 10^{-2}\text{ rad} \approx 1{,}20^\circ \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\Delta\theta \approx 2{,}1 \times 10^{-2}\text{ rad} \quad (\text{soit } 1{,}2^\circ)}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : réseau de diffraction, plan focal image

En utilisant le schéma de la question (25), déduire de la question précédente la valeur numérique de la distance entre les deux taches sur la surface sensible de la caméra sachant que la distance focale image de la lentille de tube est . La comparer à la taille de la surface sensible de la caméra.

Voir l'indice

Multiplier l'écart angulaire par la focale de la lentille de tube (d = f'_t \Delta\theta) et comparer à la taille totale du capteur (2000 \times 5\,\mu\mathrm{m}).

Voir la stratégie
  1. Relier l'écart angulaire \Delta\theta entre les deux faisceaux collimatés incidents sur la lentille de tube à la distance d entre les deux taches dans son plan focal image, où se trouve le capteur.
  2. Calculer la taille totale de la surface sensible de la caméra à partir du nombre et de la dimension des pixels.
  3. Réaliser l'application numérique de d et la comparer aux dimensions du capteur.
Voir la réponse courte

Séparation spatiale \Delta x = f'_t \Delta\theta sur le capteur et comparaison avec les dimensions de la matrice CCD/CMOS.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la lentille de tube est orientée de façon à ce que le faisceau diffracté à l'ordre 1 pour \lambda_1 soit parallèle à son axe optique. Il converge donc en son foyer image F'_t, centre de la première tache.

Le faisceau diffracté à la longueur d'onde \lambda_2 fait un angle \Delta\theta = \theta_2 - \theta_1 avec l'axe optique de la lentille de tube. Ce faisceau collimaté converge dans le plan focal image de la lentille de tube à une distance d de l'axe optique donnée, dans les conditions de Gauss (\Delta\theta \ll 1), par :

d = f'_t \tan(\Delta\theta) \approx f'_t \Delta\theta

Avec f'_t = 200\text{ mm} et la valeur obtenue à la question Q26 (\Delta\theta \approx 2{,}1 \times 10^{-2}\text{ rad}) :

\begin{aligned} d &= 200 \times 10^{-3} \times 2{,}1 \times 10^{-2} = 4{,}2 \times 10^{-3}\text{ m} = 4{,}2\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{d \approx 4{,}2\text{ mm}}

Calculons à présent la taille de la surface sensible de la caméra. Le capteur est formé de 2000 \times 2000 pixels carrés de côté c = 5\,\mu\text{m}. Le côté L du capteur vaut :

L = 2000 \times 5\,\mu\text{m} = 10\,000\,\mu\text{m} = 10\text{ mm}

La surface sensible est donc un carré de 10\text{ mm} \times 10\text{ mm}.

La distance entre les deux taches (d \approx 4{,}2\text{ mm}) est du même ordre de grandeur que la taille du capteur : elle représente environ 42\,\% du côté du détecteur (d < L). Les deux taches peuvent donc être observées simultanément sur le capteur, à condition de centrer convenablement l'image sur la caméra.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : tache d'airy, pouvoir de résolution

Le grandissement du microscope est et l'ouverture numérique de l'objectif . Estimer numériquement la taille de l'image d'une molécule, supposée ponctuelle et placée au foyer objet de l'objectif, sur la surface sensible de la caméra (on considérera que l'ajout du réseau ne modifie pas la taille de l'image). On donnera le résultat en , puis en nombre de pixels correspondant.

Voir l'indice

Calculer numériquement le rayon de la tache de diffraction au niveau du capteur à l'aide de la formule donnée et diviser par la dimension d'un pixel.

Voir la stratégie
  1. Identifier la formule du rayon de la tache de diffraction donnée dans le texte : r = g_m \frac{\lambda}{2\,\mathrm{ON}}.
  2. Effectuer l'application numérique pour les longueurs d'onde d'émission considérées (\lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm}, soit une valeur moyenne \lambda \approx 570\text{ nm}).
  3. Convertir cette taille en micromètres, puis en nombre de pixels en divisant par la taille d'un pixel (p = 5\,\mu\text{m}), en précisant à la fois le rayon et le diamètre de la tache.
Voir la réponse courte

Calcul du rayon d'Airy r = 1,22 \lambda / (2\,\mathrm{ON}), grandissement optique et conversion de la taille de l'image en nombre de pixels.

Voir le corrigé complet

D'après le rappel de l'énoncé, la tache de diffraction associée à une molécule ponctuelle possède sur le capteur un rayon :

r = g_m \frac{\lambda}{2\,\mathrm{ON}}

Les molécules émettent à \lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm}, soit une longueur d'onde moyenne \lambda \approx 570\text{ nm} = 0{,}57\,\mu\text{m}.

Avec g_m = 100 et \mathrm{ON} = 1{,}5, on obtient pour le rayon de la tache :

\begin{aligned} r &= 100 \times \frac{0{,}57\,\mu\text{m}}{2 \times 1{,}5} = \frac{57}{3}\,\mu\text{m} = 19\,\mu\text{m} \end{aligned}

(ou plus précisément r_1 \approx 18\,\mu\text{m} pour \lambda_1 et r_2 \approx 20\,\mu\text{m} pour \lambda_2).

Le diamètre de la tache de diffraction vaut ainsi :

D = 2r = g_m \frac{\lambda}{\mathrm{ON}} \approx 38\,\mu\text{m}

Chaque pixel étant un carré de côté p = 5\,\mu\text{m}, le nombre de pixels correspondant est :

  • en rayon :

    N_r = \frac{r}{p} = \frac{19\,\mu\text{m}}{5\,\mu\text{m}} \approx 3{,}8 \approx 4\text{ pixels}
  • en diamètre (taille totale de l'image) :

    N_D = \frac{D}{p} = \frac{38\,\mu\text{m}}{5\,\mu\text{m}} \approx 7{,}6 \approx 8\text{ pixels}
\boxed{r \approx 19\,\mu\text{m} \approx 4\text{ pixels} \quad \text{soit un diamètre } D \approx 38\,\mu\text{m} \approx 8\text{ pixels}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution

Quelle est la distance minimale entre les deux images que doit introduire le réseau de diffraction ?

Voir l'indice

Selon le critère de résolution spatiale, la distance entre les centres de deux taches de diffraction doit être au moins égale à la somme de leurs rayons.

Voir la stratégie
  1. Interpréter géométriquement la condition de non-superposition de deux images circulaires de rayons respectifs r_1 et r_2.
  2. Exprimer littéralement la distance minimale séparant le centre des deux taches, puis effectuer l'application numérique à partir des résultats de la question précédente (Q28).
Voir la réponse courte

La distance minimale séparant deux images distinctes doit respecter le critère de Rayleigh (séparation égale au rayon d'Airy).

Voir le corrigé complet

Chaque molécule fluorescente donne sur le capteur une tache circulaire de rayon :

r_i = g_m \frac{\lambda_i}{2\,\mathrm{ON}} \quad (i \in \{1, 2\})

Pour que les deux taches ne se chevauchent pas (ne se superposent pas), la distance d entre leurs centres doit être au moins égale à la somme de leurs rayons :

d_{\min} = r_1 + r_2 = \frac{g_m}{2\,\mathrm{ON}} (\lambda_1 + \lambda_2)

Comme \lambda_1 \approx \lambda_2 \approx \lambda, les deux rayons sont très proches (r_1 \approx r_2 \approx r), de sorte que la distance minimale correspond au diamètre 2r d'une tache :

d_{\min} \approx 2r = \frac{g_m \lambda}{\mathrm{ON}}

Application numérique : Avec g_m = 100, \mathrm{ON} = 1{,}5, \lambda_1 = 550\text{ nm} et \lambda_2 = 590\text{ nm} :

\begin{aligned} r_1 &= \frac{100 \times 550 \times 10^{-9}}{2 \times 1{,}5} \approx 18{,}3\,\mu\text{m} \\ r_2 &= \frac{100 \times 590 \times 10^{-9}}{2 \times 1{,}5} \approx 19{,}7\,\mu\text{m} \end{aligned}

soit :

\begin{aligned} d_{\min} &= 18{,}3 + 19{,}7 \approx 38\,\mu\text{m} \end{aligned}

En termes de pixels (avec un pixel de côté p = 5\,\mu\text{m} d'après l'énoncé) :

N_{\text{pix},\min} = \frac{d_{\min}}{p} = \frac{38}{5} \approx 7{,}6 \text{ pixels} \approx 8\text{ pixels}
\boxed{d_{\min} = r_1 + r_2 \approx 2r \approx 38\,\mu\text{m} \quad (\approx 8\text{ pixels})}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réseau de diffraction, séparation spectrale

Un réseau comportant 500 fentes par mm est-il adapté pour avoir deux images non superposées mais séparées d'un pixel ?

Voir l'indice

Comparer la distance de séparation obtenue à la question 27 à la taille minimale requise et à la largeur d'un unique pixel.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la distance requise entre les centres des deux taches pour qu'elles ne se superposent pas tout en laissant un intervalle d'un pixel entre leurs bords.
  2. Comparer cette valeur à la distance calculée à la question précédente (d \approx 4{,}2\text{ mm}).
  3. Conclure sur l'inadéquation du réseau de 500 fentes/mm et introduire l'intérêt du prisme cale étudié dans la suite.
Voir la réponse courte

Comparaison de la séparation spatiale à la taille d'un pixel pour conclure que la dispersion du réseau à 500 traits/mm est inadaptée.

Voir le corrigé complet

D'après la question 28, chaque tache de diffraction a un diamètre :

2r \approx 38\,\mu\mathrm{m} \approx 8\text{ pixels}

Pour que les deux images soient non superposées et séparées d'un pixel (p = 5\,\mu\mathrm{m}) entre leurs bords, la distance requise entre leurs centres doit être :

d_{\text{souhaitée}} = 2r + p \approx 38 + 5 = 43\,\mu\mathrm{m} \approx 9\text{ pixels}

Or, le réseau de 500\text{ fentes}\cdot\mathrm{mm}^{-1} induit d'après la question 27 un écartement entre centres de :

d = 4{,}2\text{ mm} = 4\,200\,\mu\mathrm{m} \approx 840\text{ pixels}

La distance réelle est près de cent fois supérieure à la valeur visée : la dispersion introduite par ce réseau est beaucoup trop importante.

\boxed{\text{Non, un réseau à } 500\text{ fentes}\cdot\mathrm{mm}^{-1}\text{ n'est pas adapté : sa dispersion est excessive.}}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler, sur la base d'un schéma, les lois de Snell-Descartes dans le cas d'un dioptre séparant deux milieux transparents, homogènes et isotropes, d'indices optiques respectifs et .

Voir l'indice

Énoncer que les rayons réfractés et réfléchis sont dans le plan d'incidence et rappeler les relations n_1 \sin i_1 = n_2 \sin i_2 et i'_1 = i_1.

Voir la réponse courte

Énoncé des lois de Snell-Descartes pour la réfraction avec schéma orienté précisant la normale et les angles d'incidence et de réfraction.

Voir le corrigé complet

Considérons un dioptre plan séparant deux milieux d'indices respectifs n_1 et n_2. Un rayon lumineux incident se propageant dans le milieu d'indice n_1 rencontre la surface de séparation au point d'incidence I.

On définit le plan d'incidence comme le plan contenant le rayon incident et la normale au dioptre au point I. Les angles géométriques i_1, i'_1 et i_2 sont mesurés par rapport à cette normale.

Les trois lois de Snell-Descartes s'énoncent ainsi :

  1. Loi de coplanarité : les rayons réfléchi et réfracté sont situés dans le plan d'incidence. De part et d'autre de la surface séparatrice, ils se trouvent du côté opposé au rayon incident par rapport à la normale.
  2. Loi de la réflexion : l'angle de réflexion i'_1 est égal à l'angle d'incidence i_1 :

    \boxed{i'_1 = i_1}
  3. Loi de la réfraction : l'angle de réfraction i_2 et l'angle d'incidence i_1 vérifient la relation :

    \boxed{n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, loi de snell-descartes

Reproduire le schéma de la figure 11 et le compléter avec les faisceaux se propageant à l'intérieur du prisme et émergeant de celui-ci. Établir la relation entre l'angle que fait le rayon émergent avec la normale à la face de sortie du prisme, noté , en fonction de l'angle et de l'indice .

Voir l'indice

Remarquer que sous incidence normale sur la première face, l'angle d'incidence sur la seconde face est directement égal à l'angle au sommet B.

Voir la stratégie
  1. Étudier le passage du dioptre d'entrée : l'incidence étant normale, déterminer la trajectoire du faisceau à l'intérieur du prisme.
  2. Déterminer par des considérations géométriques simples l'angle d'incidence du faisceau sur la face de sortie en fonction de l'angle au sommet B.
  3. Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction sur la face de sortie afin d'exprimer l'angle d'émergence r en fonction de B et n.
Voir la réponse courte

Incidence normale sur la face d'entrée puis réfraction sur la seconde face inclinée d'angle B : \sin r = n \sin B.

Voir le corrigé complet

1. Schéma du prisme et tracé des rayons

2. Réfraction sur la face d'entrée

Le faisceau incident est normal à la face d'entrée plane du prisme, ce qui correspond à un angle d'incidence i_1 = 0. D'après la loi de Snell-Descartes :

1 \cdot \sin(i_1) = n \sin(r_1) \implies r_1 = 0

Le faisceau n'est donc pas dévié et pénètre dans le prisme en se propageant en ligne droite le long de l'horizontale.

3. Réfraction sur la face de sortie

Dans le triangle formé par le sommet S, le point d'entrée et le point d'émergence I :

  • l'angle au sommet vaut B ;
  • le rayon étant perpendiculaire à la face d'entrée, il fait avec la face de sortie un angle égal à \frac{\pi}{2} - B.

La normale à la face de sortie étant orthogonale à cette face, l'angle d'incidence i_2 du faisceau sur le dioptre de sortie vérifie :

i_2 = \frac{\pi}{2} - \left(\frac{\pi}{2} - B\right) = B

En appliquant la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre verre-air (d'indices respectifs n et n_{\text{air}} = 1) :

n \sin(i_2) = 1 \cdot \sin(r)

soit :

\boxed{\sin r = n \sin B \iff r = \arcsin(n \sin B)}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, approximation des petits angles

Que devient cette expression dans le cas d'un prisme cale, pour lequel ?

Voir l'indice

Appliquer l'approximation des petits angles au premier ordre (\sin x \approx x) dans la relation de réfraction à la sortie du prisme.

Voir la réponse courte

Développement aux petits angles dans la formule du prisme cale conduisant à la relation linéaire simplifiée r \approx n B.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question précédente :

\sin r = n \sin B

Dans le cas d'un prisme cale (ou prisme de faible angle au sommet), l'angle B est très petit devant 1\text{ rad} (B \ll 1). On peut alors effectuer un développement limité au premier ordre de la fonction sinus :

\sin B \approx B

L'indice optique du verre étant de l'ordre de n \approx 1{,}5, la quantité n \sin B \approx n B reste très petite devant 1. Par conséquent, l'angle émergent r est également très petit (r \ll 1\text{ rad}), ce qui permet d'écrire :

\sin r \approx r

La relation se simplifie donc sous la forme linéaire :

\boxed{r \approx n B}

où les angles r et B sont impérativement exprimés en radians (ou dans la même unité angulaire).

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, dispersion

Compléter le schéma réalisé à la question (32) en représentant les faisceaux émergents pour deux longueurs d'onde du spectre visible et avec .

Voir l'indice

La loi de Cauchy indique que l'indice diminue lorsque la longueur d'onde augmente : la radiation la plus courte est donc la plus déviée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'ordre des indices de réfraction n(\lambda_1) et n(\lambda_2) à l'aide de la loi de Cauchy pour \lambda_1 < \lambda_2.
  2. Relier ces indices aux angles d'émergence r_1 et r_2 (et aux déviations associées) grâce à la relation établie à la question précédente.
  3. Décrire précisément les tracés des deux rayons à l'intérieur et en sortie du prisme.
Voir la réponse courte

Schéma montrant la déviation supérieure pour la plus courte longueur d'onde car l'indice du verre décroît avec la longueur d'onde.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Cauchy donnée dans l'énoncé :

n(\lambda) = c_1 + \frac{c_2}{\lambda^2} \quad \text{avec } c_2 > 0

La fonction \lambda \mapsto n(\lambda) est strictement décroissante sur le domaine visible (dispersion normale). Puisque \lambda_1 < \lambda_2, on a :

n(\lambda_1) > n(\lambda_2)

D'après la relation établie à la question Q32, l'angle d'émergence r sur la face de sortie vérifie :

\sin r = n(\lambda) \sin B

La fonction sinus étant strictement croissante sur [0, \frac{\pi}{2}], il vient :

\sin r_1 > \sin r_2 \implies r_1 > r_2

L'angle de déviation total du prisme sous incidence normale étant D = r - B, le rayon de longueur d'onde \lambda_1 est donc plus dévié vers la base du prisme que le rayon de longueur d'onde \lambda_2 :

\boxed{D(\lambda_1) > D(\lambda_2) \quad \text{et} \quad r_1 > r_2}

Description des tracés à apporter au schéma :

  • À l'intérieur du prisme : le faisceau arrive sous incidence normale sur la face d'entrée (i=0). Les deux composantes \lambda_1 et \lambda_2 pénètrent sans être déviées (r=0) et se propagent de manière superposée selon l'horizontale jusqu'à la face de sortie.
  • Sur la face de sortie : la normale est inclinée d'un angle B par rapport à la direction de propagation interne. Les deux rayons subissent une réfraction vers le bas (vers la base du prisme, s'éloignant de la normale).
  • À l'extérieur du prisme : le rayon correspondant à \lambda_1 (plus courte longueur d'onde) émerge en faisant un angle r_1 avec la normale plus grand que l'angle r_2 du rayon à \lambda_2. Le rayon à \lambda_1 est donc situé en dessous du rayon à \lambda_2.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, dispersion

Calculer la différence entre les angles des faisceaux de sortie correspondant aux longueurs d'onde et . On donnera les valeurs des angles avec trois chiffres significatifs. On prendra , et , et on pourra utiliser la figure 1 en début de sujet.

Voir l'indice

Différencier l'expression de l'angle d'émergence pour exprimer l'écart angulaire \Delta r \approx (n_1 - n_2)B et effectuer le calcul numérique.

Voir la stratégie
  1. L'angle au sommet B = 3^\circ est petit (B = \frac{3\pi}{180} \approx 5{,}24 \times 10^{-2}\text{ rad} \ll 1), ce qui permet d'utiliser l'approximation du prisme cale établie à la question Q33 : r \approx nB (ou la relation exacte r = \arcsin(n\sin B), les deux étant indiscernables à cette précision).
  2. Calculer les angles d'émergence r_1 et r_2 pour chacune des deux longueurs d'onde, puis en déduire leur écart angulaire \Delta r = r_1 - r_2 = (n_1 - n_2)B.
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart angulaire \Delta r = B \Delta n après conversion préalable de l'angle du prisme B en radians.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, pour un prisme cale (B \ll 1), l'angle d'émergence sous incidence normale s'écrit au premier ordre :

r \approx n\,B

En convertissant l'angle B en radians :

B = 3^\circ = 3 \times \frac{\pi}{180} = \frac{\pi}{60} \approx 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad}

Calculons les angles de sortie pour chacune des deux longueurs d'onde :

  • Pour \lambda_1 = 550\text{ nm}, avec n_1 = 1{,}627 :

    \begin{aligned} r_1 &= 1{,}627 \times 3{,}00^\circ = 4{,}881^\circ \approx 4{,}88^\circ \\ r_1 &\approx 1{,}627 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 8{,}52 \times 10^{-2}\text{ rad} \end{aligned}
  • Pour \lambda_2 = 590\text{ nm}, avec n_2 = 1{,}623 :

    \begin{aligned} r_2 &= 1{,}623 \times 3{,}00^\circ = 4{,}869^\circ \approx 4{,}87^\circ \\ r_2 &\approx 1{,}623 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 8{,}50 \times 10^{-2}\text{ rad} \end{aligned}

La différence entre les angles de sortie vaut :

\Delta r = r_1 - r_2 \approx (n_1 - n_2)\,B

Numériquement, avec n_1 - n_2 = 1{,}627 - 1{,}623 = 0{,}004 :

\begin{aligned} \Delta r &= 0{,}004 \times 3{,}00^\circ = 1{,}20 \times 10^{-2}{^\circ} \\ \Delta r &= 0{,}004 \times 5{,}236 \times 10^{-2}\text{ rad} = 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}
\boxed{\Delta r = 1{,}20 \times 10^{-2}{^\circ} = 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad}}

avec r_1 = 4{,}88^\circ = 8{,}52 \times 10^{-2}\text{ rad} et r_2 = 4{,}87^\circ = 8{,}50 \times 10^{-2}\text{ rad}.

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, plan focal image

Déterminer l'expression de la distance entre les images des deux molécules fluorescentes sur la surface sensible de la caméra et l'évaluer numériquement.

Voir l'indice

Déterminer le déplacement latéral au plan focal par \Delta x = f'_t \Delta r et évaluer la valeur numérique correspondante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la trajectoire des faisceaux : l'objectif collimatant la lumière issue des molécules au foyer objet, les faisceaux incidents sur le prisme sont parallèles. À la sortie du prisme, les faisceaux de longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 sont collimatés et forment entre eux l'angle \Delta r.
  2. Exploiter les propriétés de la lentille de tube : le faisceau à \lambda_1 se propageant le long de son axe optique converge en son foyer image F'_t. Le faisceau à \lambda_2, incliné d'un angle \Delta r, converge dans le plan focal image à une distance \Delta x = f'_t \tan(\Delta r) \approx f'_t \Delta r.
Voir la réponse courte

Expression \Delta x = f'_t \Delta r et calcul numérique de la distance séparant les deux spots sur la matrice de détection.

Voir le corrigé complet

Les molécules fluorescentes étant situées dans le plan focal objet de l'objectif, la lumière émise en ressort sous la forme d'un faisceau parallèle (collimaté).

Après traversée du prisme, les faisceaux émergents associés aux longueurs d'onde \lambda_1 et \lambda_2 restent parallèles entre eux au sein de chaque faisceau, mais forment une déviation angulaire mutuelle \Delta r établie à la question précédente :

\Delta r = (n_1 - n_2) B

L'axe optique de la lentille de tube étant aligné avec le faisceau de longueur d'onde \lambda_1, celui-ci converge exactement au foyer image F'_t sur le capteur de la caméra.

Le faisceau de longueur d'onde \lambda_2 aborde la lentille de tube sous l'angle d'incidence \Delta r par rapport à son axe optique. Dans le cadre de l'approximation de Gauss (\Delta r \ll 1\text{ rad}), les rayons convergent dans le plan focal image à une distance \Delta x de l'axe optique donnée par :

\Delta x = f'_t \tan(\Delta r) \approx f'_t \Delta r = f'_t (n_1 - n_2) B
\boxed{\Delta x = f'_t (n_1 - n_2) B}

Application numérique : Avec f'_t = 200\text{ mm} = 0{,}200\text{ m} et \Delta r \approx 2{,}09 \times 10^{-4}\text{ rad} (obtenu à la question Q35 avec B = 3^\circ = \frac{\pi}{60}\text{ rad} et n_1 - n_2 = 0{,}004) :

\begin{aligned} \Delta x &= 200 \times 10^{-3} \times 2{,}09 \times 10^{-4} \\ \Delta x &\approx 4{,}2 \times 10^{-5}\text{ m} = 42\,\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{\Delta x \approx 42\,\mu\text{m}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : prisme, pouvoir de résolution

Conclure quant à l'intérêt de ce dispositif pour obtenir deux images non superposées mais séparées d'un pixel.

Voir l'indice

Comparer l'écart spatial induit par le prisme à la dimension d'un pixel du capteur pour juger de la pertinence pratique du dispositif.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère spatial pour que deux taches circulaires de rayon r soient disjointes et séparées par une distance d'au moins un pixel p = 5\,\mu\text{m}.
  2. Comparer la distance entre centres calculée à la question Q36 (\Delta x \approx 42\,\mu\text{m}) à ce critère.
  3. Conclure sur l'adéquation remarquable du prisme par rapport au réseau de diffraction étudié à la question Q30.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'écart \Delta x obtenu avec la taille d'un pixel pour valider la pertinence du prisme cale.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, le diamètre de la tache de diffraction associée à chaque molécule vaut :

2r \approx 38\,\mu\text{m} \approx 7{,}6\text{ pixels}

Pour que deux images soient non superposées et que leurs bords soient séparés d'un pixel (p = 5\,\mu\text{m}), la distance entre leurs centres doit valoir :

\Delta x_{\text{souhaité}} = 2r + p \approx 38\,\mu\text{m} + 5\,\mu\text{m} = 43\,\mu\text{m}

Or, le prisme cale introduit un écart entre les centres des deux taches (question Q36) de :

\Delta x \approx 42\,\mu\text{m} \approx 8{,}4\text{ pixels}

L'espace entre les bords des deux taches est alors :

\Delta x - 2r \approx 42\,\mu\text{m} - 38\,\mu\text{m} = 4\,\mu\text{m} \approx 1\text{ pixel}
\boxed{\text{Le prisme cale est parfaitement adapté : il assure la non-superposition avec une séparation d'un pixel.}}

Contrairement au réseau de diffraction qui produisait une dispersion excessive (d \approx 4{,}2\text{ mm} = 840\text{ pixels}, question Q27), ce dispositif à prisme sépare les deux longueurs d'onde au plus juste, maximisant ainsi le champ de vue utile sur le capteur tout en évitant les risques de chevauchement avec d'autres molécules environnantes.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réseau de diffraction, prisme

En raisonnant sur la façon dont chaque dispositif disperse les différentes longueurs d'onde contenues dans le faisceau incident, expliquer quel élément dispersif sera plus avantageux en terme de quantité de photons collectés sur la caméra.

Voir l'indice

Considérer la distribution spectrale de l'énergie lumineuse : le prisme concentre l'intensité dans un faisceau unique, alors que le réseau la disperse sur de multiples ordres.

Voir la stratégie
  1. Analyser la répartition de l'énergie lumineuse incidente entre les différentes directions pour un réseau de diffraction (multiplicité des ordres) et pour un prisme (faisceau unique réfracté).
  2. Conclure sur le système offrant la plus grande efficacité lumineuse sur la caméra, où seul un canal d'observation est collecté.
Voir la réponse courte

Le prisme est plus avantageux en flux car il réfracte toute l'énergie dans un unique ordre contrairement au réseau diffractant.

Voir le corrigé complet

Examinons la répartition de l'énergie pour chacun des deux éléments dispersifs :

  • Le réseau de diffraction en transmission répartit le flux incident d'une longueur d'onde donnée entre de multiples directions correspondant aux différents ordres de diffraction k \in \mathbb{Z} (k = 0, \pm 1, \pm 2, \dots). Une part importante de l'énergie est transmise dans l'ordre 0 (non dispersé) ainsi que dans les ordres supérieurs. Comme seule la lumière diffractée dans l'ordre k = 1 est dirigée vers la lentille de tube et collectée par la caméra, tous les photons diffractés dans les autres ordres sont perdus pour la détection.
  • Le prisme, quant à lui, fonctionne par réfraction à travers deux dioptres plans. Pour chaque longueur d'onde incidente, il ne produit qu'un unique faisceau réfracté émergeant du prisme (aux pertes par réflexion vitreuse près, qui peuvent être rendues minimes par un traitement antireflet).

Par conséquent, la quasi-totalité de l'énergie lumineuse émise par la molécule à une longueur d'onde donnée est dirigée vers le capteur dans le cas du prisme, tandis qu'une fraction seulement est collectée avec le réseau.

\boxed{\text{Le prisme est plus avantageux en termes de quantité de photons collectés sur la caméra.}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : conjugaison optique, défocalisation

Reproduire le schéma de la figure 12, et représenter : - l'image d'une molécule fluorescente placée en , et confondue avec le foyer objet de l'objectif ; - la position approximative de l'image d'une molécule fluorescente placée en , entre le foyer et l'objectif, et à proximité du foyer objet de l'objectif.

Voir l'indice

Appliquer les règles de conjugaison pour montrer qu'un point objet décalé vers la lentille donne une image intermédiaire qui n'est plus à l'infini mais réelle.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position de l'image A' par l'ensemble {objectif + lentille de tube} lorsque l'objet A est confondu avec le foyer objet F_{\mathrm{obj}} de l'objectif (configuration « infini-foyer »).
  2. Analyser la trajectoire des rayons issus de A_1, situé entre F_{\mathrm{obj}} et l'objectif, afin de déterminer si le faisceau intermédiaire est divergent ou convergent, puis en déduire la position de l'image finale A'_1 par rapport à F'_t.
  3. Réaliser un tracé clair reproduisant le schéma de la figure 12 avec les rayons représentatifs.
Voir la réponse courte

Tracé de l'image nette au foyer du tube pour la molécule en A et du faisceau défocalisé flou pour la molécule hors foyer en A_1.

Voir le corrigé complet

1. Image d'une molécule placée en A (confondue avec F_{\text{obj}})

Le point objet A étant situé au foyer objet F_{\mathrm{obj}} de l'objectif, l'image intermédiaire donnée par l'objectif est rejetée à l'infini : les rayons issus de A émergent de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté, parallèle à l'axe optique.

La lentille de tube, de centre O_t et de distance focale image f'_t, reçoit ce faisceau parallèle à l'axe optique et le focalise dans son plan focal image. L'image définitive A' est donc confondue avec le foyer image de la lentille de tube :

\boxed{A' = F'_t}

Elle se forme précisément sur la surface sensible de la caméra (qui est positionnée dans le plan focal image de la lentille de tube).

2. Position de l'image d'une molécule placée en A_1

Le point objet A_1 est situé entre le foyer objet F_{\mathrm{obj}} et le centre optique de l'objectif O_{\mathrm{obj}}, c'est-à-dire :

-f'_{\mathrm{obj}} < \overline{O_{\mathrm{obj}} A_1} < 0

L'objectif n'est pas assez convergent pour faire converger ou collimater les rayons issus de A_1 : ceux-ci émergent sous la forme d'un faisceau divergent. L'image intermédiaire A'_{1,\mathrm{inter}} est donc virtuelle et située très en amont de l'objectif (à gauche de F_{\mathrm{obj}}) :

\overline{O_{\mathrm{obj}} A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0

Cette image intermédiaire constitue un objet réel pour la lentille de tube, situé à une distance algébrique finie \overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0 telle que |\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}| > f'_t.

D'après la relation de conjugaison de Descartes appliquée à la lentille de tube :

\frac{1}{\overline{O_t A'_1}} - \frac{1}{\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}} = \frac{1}{f'_t} \implies \frac{1}{\overline{O_t A'_1}} = \frac{1}{f'_t} + \frac{1}{\overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}}}

Comme \overline{O_t A'_{1,\mathrm{inter}}} < 0, on a :

\frac{1}{\overline{O_t A'_1}} < \frac{1}{f'_t} \iff \overline{O_t A'_1} > f'_t

L'image finale A'_1 se forme donc en aval du foyer image F'_t :

\boxed{\overline{F'_t A'_1} > 0 \quad (\text{$A'_1$ est située à droite de $F'_t$})}

3. Schéma optique

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscopie de fluorescence, contraste

D'après le schéma réalisé à la question précédente, quel est l'effet de molécules fluorescentes excitées et situées dans des plans différents du plan focal objet de l'objectif sur la caméra ? Quelle est la conséquence sur le signal issu d'une molécule fluorescente située en et détecté par la caméra ?

Voir l'indice

Les molécules situées hors du plan focal objet produisent des taches étalées et floues au niveau du capteur, contribuant à dégrader le rapport signal sur bruit.

Voir la réponse courte

Les molécules hors plan génèrent un halo flou réduisant considérablement le contraste et le rapport signal sur bruit de l'image.

Voir le corrigé complet

1. Effet sur la caméra des molécules situées hors du plan focal objet

Le plan du capteur de la caméra coïncide avec le plan focal image de la lentille de tube (plan contenant F'_t).

  • Une molécule située hors du plan focal objet de l'objectif (comme le point A_1 de la question précédente) ne donne pas une image ponctuelle sur le détecteur : son plan de conjugaison se situe en aval (si l'objet est entre F_{\mathrm{obj}} et l'objectif) ou en amont (si l'objet est au-delà de F_{\mathrm{obj}}) du plan du capteur.
  • Sur la surface sensible de la caméra, le faisceau lumineux issu d'une telle molécule forme donc une tache floue étalée (tache de défocalisation).
  • L'ensemble des molécules excitées réparties dans l'épaisseur de l'échantillon superpose ainsi une multitude de larges taches lumineuses, créant un halo continu de lumière parasite ou bruit de fond de fluorescence.

2. Conséquence sur le signal issu d'une molécule fluorescente située en F_{\mathrm{obj}}

La molécule située en F_{\mathrm{obj}} forme quant à elle une tache de diffraction nette et localisée sur quelques pixels. Toutefois :

  • Une molécule unique n'émet qu'un flux limité de photons (\phi_{\mathrm{fl},\max} \sim 10^8\text{ photons}\cdot\mathrm{s}^{-1} au maximum).
  • Ce signal utile se retrouve superposé à l'important fond lumineux continu généré par toutes les molécules hors foyer.
  • Les fluctuations statistiques de ce fond (bruit de grenaille) diminuent considérablement le rapport signal sur bruit (\mathrm{RSB}) et le contraste de l'image.

En conséquence, le signal de la molécule individuelle risque d'être totalement noyé dans le bruit de fond, rendant sa détection impossible en microscopie d'épifluorescence classique.

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D · Microscopie de fluorescence par réflexion totale

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réflexion totale, loi de snell-descartes

Justifier qu'il existe un angle limite d'incidence, au delà duquel on observe une réflexion totale. Calculer pour et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'impossibilité de la réfraction \sin\theta_2 > 1 pour déterminer l'angle limite de réflexion totale \sin\theta_{\lim} = n_2/n_1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre séparant les deux milieux.
  2. Examiner la condition sur l'angle d'incidence \theta_1 imposée par la borne supérieure physique du sinus de l'angle de réfraction (\sin\theta_2 \le 1).
  3. Effectuer l'application numérique à partir des données de l'énoncé et de la lecture graphique sur la figure 1.
Voir la réponse courte

Condition de réflexion totale en milieu plus réfringent (n_1 > n_2), formule \sin\theta_{\lim} = n_2/n_1 et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre plan séparant les milieux d'indices respectifs n_1 et n_2 :

n_1 \sin\theta_1 = n_2 \sin\theta_2

ce qui conduit à :

\sin\theta_2 = \frac{n_1}{n_2}\sin\theta_1

Un rayon réfracté ne peut exister que si \sin\theta_2 \le 1, ce qui impose :

\sin\theta_1 \le \frac{n_2}{n_1}

Le milieu incident étant plus réfringent que le milieu émergent (n_1 > n_2), on a \dfrac{n_2}{n_1} < 1. Il existe donc un angle d'incidence particulier \theta_{\lim} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], appelé angle limite de réfraction, tel que :

\boxed{ \sin\theta_{\lim} = \frac{n_2}{n_1} \iff \theta_{\lim} = \arcsin\left(\frac{n_2}{n_1}\right) }

Pour tout angle d'incidence strictement supérieur (\theta_1 > \theta_{\lim}), l'équation de Snell-Descartes n'admet aucune solution réelle pour \theta_2 : aucun rayon n'est transmis dans le milieu 2, l'onde incidente est intégralement réfléchie dans le milieu 1. C'est le phénomène de réflexion totale.

Application numérique : D'après les données fournies :

\frac{n_2}{n_1} = \frac{1{,}33}{1{,}52} = 0{,}88

Par lecture sur la figure 1 (courbe de la fonction \arcsin pour x = 0{,}88), on relève :

\boxed{ \theta_{\lim} \approx 62^\circ \quad (\text{soit } 1{,}1\text{ rad}) }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : réflexion totale, ouverture numérique

Déterminer l'expression de l'ouverture numérique minimale d'un objectif pour obtenir un phénomène de réflexion totale à sa sortie.

Voir l'indice

Égaler l'ouverture numérique maximale de l'objectif à l'indice du milieu le moins réfringent pour permettre l'émergence sous l'angle limite.

Voir la stratégie
  1. Relier l'angle d'incidence sur la lamelle à l'angle fait par le rayon avec l'axe optique.
  2. Utiliser la condition de réflexion totale obtenue à la question Q41.
  3. Exprimer la condition limite sur l'ouverture numérique \mathrm{ON} de l'objectif.
Voir la réponse courte

Condition sur l'ouverture numérique \mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max} > n_2 pour permettre l'angle limite d'incidence.

Voir le corrigé complet

Le milieu entre l'objectif et la lamelle est homogène d'indice n_1 grâce à l'huile d'immersion. L'interface entre la lamelle et la solution aqueuse (d'indice n_2) est perpendiculaire à l'axe optique de l'objectif. Ainsi, l'angle d'incidence \theta_1 d'un rayon lumineux sur cette interface est égal à l'angle que fait ce rayon avec l'axe optique.

D'après la question Q41, pour obtenir une réflexion totale à l'interface lamelle/solution, l'angle d'incidence doit vérifier :

\sin\theta_1 \geqslant \sin\theta_{\lim} = \frac{n_2}{n_1}

Par définition, l'angle maximal \theta_{\max} qu'un rayon peut faire avec l'axe optique est limité par l'ouverture numérique de l'objectif :

\mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max}

Pour qu'un faisceau puisse subir la réflexion totale en sortie de l'objectif, il faut que l'objectif autorise des rayons d'angle \theta_{\max} \geqslant \theta_{\lim}, ce qui se traduit par :

\mathrm{ON} \geqslant n_1 \sin\theta_{\lim} = n_1 \left(\frac{n_2}{n_1}\right) = n_2

L'ouverture numérique minimale recherchée s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{ON}_{\min} = n_2}

Résultat

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : ouverture numérique, réfraction

En pratique, on utilise un objectif d'ouverture numérique . Quelle est la valeur numérique de l'angle maximal d'un rayon émergeant de cet objectif ?

Voir l'indice

Utiliser la définition de l'ouverture numérique \mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max} pour isoler et calculer l'angle maximal de sortie dans le verre.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de l'angle maximal d'émergence \theta_{\max} = \arcsin(\mathrm{ON}/n_1) pour l'objectif à immersion.

Voir le corrigé complet

Par définition de l'ouverture numérique d'un objectif fonctionnant dans un milieu d'indice n_1 :

\mathrm{ON} = n_1 \sin\theta_{\max}

où \theta_{\max} désigne l'angle maximal que peut faire un rayon lumineux émergeant de l'objectif avec son axe optique.

On en déduit l'expression du sinus de cet angle maximal :

\sin\theta_{\max} = \frac{\mathrm{ON}}{n_1}

D'après les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

\frac{\mathrm{ON}}{n_1} = \frac{1{,}50}{1{,}52} = 0{,}99

À l'aide de la courbe représentative de la fonction \arcsin donnée en figure 1, pour une abscisse x = 0{,}99, on lit :

\boxed{\theta_{\max} \approx 82^\circ \quad (\text{soit } 1{,}4\text{ rad})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope tirf, tracé de rayons

Reproduire la figure 14 et tracer les rayons entrant dans l'objectif permettant d'avoir cette configuration du faisceau laser en sortie de l'objectif. Comment placer une lentille en amont de l'objectif de microscope pour que le laser puisse sortir de cette façon de l'objectif ?

Voir l'indice

Pour obtenir un faisceau collimaté émergeant sous un angle donné, faire converger le laser en un point focalisé décentré dans le plan focal arrière de l'objectif.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de propagation de la lumière : le faisceau laser se propage du bas vers le haut (du plan focal image F'_{\mathrm{obj}} vers la lamelle située au plan focal objet F_{\mathrm{obj}}).
  2. Utiliser les propriétés de conjugaison d'une lentille convergente : un faisceau émergent parallèle (collimaté) provient nécessairement d'un point source situé dans le plan focal en amont (ici le plan focal passant par F'_{\mathrm{obj}}).
  3. Trouver la position de ce point source grâce au rayon passant par le centre optique O_{\mathrm{obj}}, qui n'est pas dévié.
  4. Déterminer les caractéristiques de la lentille à ajouter en amont pour créer ce point source à partir d'un faisceau laser collimaté.
Voir la réponse courte

Focalisation du faisceau laser sur le bord du plan focal arrière de l'objectif par une lentille placée en amont.

Voir le corrigé complet

1. Tracé des rayons entrant dans l'objectif

Le faisceau laser émerge de l'objectif sous la forme d'un faisceau collimaté (rayons parallèles entre eux), incliné d'un angle \theta par rapport à l'axe optique.

  • Pour le sens de propagation de la lumière (du bas vers le haut), le plan focal situé en amont de l'objectif est le plan focal contenant F'_{\mathrm{obj}} (appelé couramment plan focal arrière ou back focal plane).
  • Des rayons émergeant parallèles d'une lentille convergente proviennent d'un même point source S situé dans ce plan focal amont.
  • Le rayon passant par le centre optique O de l'objectif n'étant pas dévié, le point source S se situe à l'intersection de la droite support de ce rayon central avec le plan focal contenant F'_{\mathrm{obj}}.
  • Les rayons entrant dans l'objectif sont donc des rayons divergents issus de ce point S.

2. Positionnement de la lentille en amont

Le faisceau laser incident étant initialement collimaté (parallèle) :

  • Il faut placer une lentille convergente en amont de telle sorte que son foyer image soit situé dans le plan focal arrière de l'objectif (le plan contenant F'_{\mathrm{obj}}).
  • Pour obtenir un faisceau émergent incliné d'un angle \theta (avec \theta > \theta_{\lim} afin d'assurer la réflexion totale), ce point de focalisation S doit être décentré latéralement d'une distance d par rapport à l'axe optique :

    d = f'_{\mathrm{obj}} \tan\theta

    Il suffit pour cela de translater transversalement la lentille (ou le faisceau laser incident) perpendiculairement à l'axe optique, vers la périphérie de la pupille de l'objectif.

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Partie III : Systèmes microfluidiques pour l'étude de réactions biochimiques

A · Analogies électrique, thermique et hydrodynamique

Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi d'ohm, convention récepteur

Rappeler l'expression de la loi d'Ohm pour une résistance électrique soumise à une différence de potentiel et parcourue par un courant en convention récepteur. On rappellera la définition de la convention « récepteur » et l'expression de la puissance algébrique reçue par un récepteur.

Voir l'indice

Rappeler la relation linéaire tension-courant en précisant l'orientation opposée des flèches tension et courant, ainsi que l'expression de la puissance dissipée.

Voir la réponse courte

Rappel de la loi d'Ohm U = R_e I, orientation opposée des flèches tension/courant en convention récepteur et puissance P = UI.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la convention récepteur

Un dipôle est orienté en convention récepteur lorsque la flèche représentant la tension U à ses bornes et la flèche indiquant le sens de comptage positif de l'intensité I sont de sens opposés : le courant entre par la borne correspondant au potentiel le plus élevé dans la définition de U.

Pour une tension U = V_1 - V_2, le courant I entre par la borne 1 et ressort par la borne 2.

2. Expression de la loi d'Ohm

Dans cette convention, la loi d'Ohm pour une résistance électrique R_e s'écrit :

\boxed{U = V_1 - V_2 = R_e I}

3. Puissance algébrique reçue par un récepteur

La puissance électrique algébrique reçue par un dipôle récepteur est donnée par le produit de la tension à ses bornes et du courant qui le traverse :

\boxed{\mathcal{P} = U \cdot I}

Pour une résistance ohmique vérifiant la loi d'Ohm, cette puissance s'exprime également sous la forme \mathcal{P} = R_e I^2 \ge 0, illustrant la dissipation d'énergie par effet Joule.

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : association de résistances, loi des mailles

Établir les lois d'associations série et parallèle de deux dipôles de résistance et . Un schéma illustrant les deux associations est attendu.

Voir l'indice

Établir l'additivité des tensions pour le montage série à courant commun, et l'additivité des courants pour le montage parallèle à tension commune.

Voir la réponse courte

Démonstration des lois d'association en série (R_1+R_2) et en parallèle (R_1 R_2/(R_1+R_2)) avec schémas de principe.

Voir le corrigé complet

1. Association en série

Deux résistances sont associées en série lorsqu'elles sont traversées par le même courant électrique I.

Par additivité des tensions (loi des mailles) :

U = V_A - V_B = (V_A - V_M) + (V_M - V_B) = U_1 + U_2

En appliquant la loi d'Ohm en convention récepteur à chaque conducteur ohmique (rappelée à la question précédente) :

U_1 = R_{e,1} I \quad \text{et} \quad U_2 = R_{e,2} I

Il vient :

U = (R_{e,1} + R_{e,2}) I

Par identification avec la relation définissant la résistance équivalente U = R_{e,\mathrm{\acute{e}q}} I, on obtient :

\boxed{R_{e,\mathrm{\acute{e}q}} = R_{e,1} + R_{e,2}}

2. Association en parallèle

Deux résistances sont associées en parallèle lorsqu'elles sont soumises à la même différence de potentiel U = V_A - V_B.

D'après la loi des nœuds au point A :

I = I_1 + I_2

En appliquant la loi d'Ohm à chacune des deux branches :

I_1 = \frac{U}{R_{e,1}} \quad \text{et} \quad I_2 = \frac{U}{R_{e,2}}

Il vient :

I = \left(\frac{1}{R_{e,1}} + \frac{1}{R_{e,2}}\right) U

Par identification avec I = \frac{U}{R_{e,\mathrm{\acute{e}q}}}, on obtient la loi d'association en parallèle :

\boxed{\frac{1}{R_{e,\mathrm{\acute{e}q}}} = \frac{1}{R_{e,1}} + \frac{1}{R_{e,2}} \quad \text{soit} \quad R_{e,\mathrm{\acute{e}q}} = \frac{R_{e,1} R_{e,2}}{R_{e,1} + R_{e,2}}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : résistance électrique, conductivité

Réaliser un schéma inspiré de la figure 15 en faisant apparaître les grandeurs électriques. Exprimer la résistance électrique totale associée au barreau cylindrique de cuivre en fonction des paramètres géométriques du barreau et de sa conductivité électrique.

Voir l'indice

Intégrer le champ électrique uniforme sur la longueur \ell et la densité de courant sur la section S pour relier la résistance à la géométrie du barreau.

Voir la stratégie
  1. Reproduire la géométrie du barreau cylindrique en précisant les potentiels aux extrémités V_1 et V_2, le courant I, la section S, la longueur \ell ainsi que les vecteurs densité de courant \vec{j} et champ électrique \vec{E}.
  2. Intégrer le champ électrique \vec{E} supposé uniforme le long du barreau pour le relier à la différence de potentiel U = V_1 - V_2.
  3. Calculer le flux de \vec{j} = \gamma \vec{E} à travers une section droite pour obtenir le courant I, puis identifier la résistance à partir de la loi d'Ohm macroscopique U = R_{e,\mathrm{Cu}} I.
Voir la réponse courte

Intégration de la loi d'Ohm locale pour exprimer la résistance d'un conducteur cylindrique : R_{e,\mathrm{Cu}} = \ell / (\gamma S).

Voir le corrigé complet

Le schéma inspiré de la figure 15, faisant apparaître les grandeurs électriques, est représenté ci-dessous :

D'après les hypothèses de l'énoncé, le champ électrique \vec{E} = E \vec{e}_x et la densité de courant \vec{j} = j \vec{e}_x sont unidirectionnels et uniformes dans tout le volume du barreau.

En orientant le vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}x\,\vec{e}_x du point 1 (x=0) au point 2 (x=\ell), la relation (7) donne :

\begin{aligned} V_1 - V_2 &= \int_0^\ell \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^\ell E\,\mathrm{d}x = E\,\ell \end{aligned}

soit :

\begin{aligned} E &= \frac{V_1 - V_2}{\ell} \end{aligned}

D'après la loi d'Ohm locale, on a \vec{j} = \gamma \vec{E}, d'où j = \gamma E.

Le courant électrique I traversant une section droite S, orientée par \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_x, s'écrit d'après la relation (7) :

\begin{aligned} I &= \iint_S \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_S j\,\mathrm{d}S = j\,S = \gamma E\,S = \gamma \frac{V_1 - V_2}{\ell} S \end{aligned}

En identifiant avec la loi d'Ohm macroscopique V_1 - V_2 = R_{e,\mathrm{Cu}}\,I (rappelée à la question Q45), on en déduit l'expression de la résistance électrique du barreau :

\boxed{R_{e,\mathrm{Cu}} = \frac{\ell}{\gamma\,S}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de fourier, conduction thermique

Rappeler l'expression de la loi de Fourier.

Voir l'indice

Énoncer la proportionnalité entre le vecteur densité de flux thermique et l'opposé du gradient spatial de température.

Voir la réponse courte

Énoncé vectoriel de la loi de Fourier \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{th}} \vec{\nabla} T reliant flux thermique conductif et gradient de température.

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier régit la conduction thermique au sein d'un milieu matériel isotrope.

Sous sa forme locale tridimensionnelle générale, elle relie le vecteur densité de flux thermique \vec{j}_{\mathrm{th}} au gradient de température :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{th}} \vec{\mathrm{grad}}\, T}

où :

  • \vec{j}_{\mathrm{th}} est la densité surfacique de flux thermique (en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}) ;
  • \lambda_{\mathrm{th}} est la conductivité thermique du milieu (en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}), avec \lambda_{\mathrm{th}} > 0 ;
  • T est la température locale (en \mathrm{K}).

Dans le cas unidimensionnel selon l'axe (Ox) décrit par le texte, où la température ne dépend que de l'abscisse x, cette relation s'écrit de façon scalaire :

\boxed{j_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{th}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : résistance thermique, analogie électrique

À partir d'une analogie entre grandeurs électriques et grandeurs thermiques, définir la résistance thermique et montrer que son expression est donnée par :

Voir l'indice

Intégrer le profil de température unidimensionnel stationnaire pour relier l'écart de température au flux thermique total transitant par la section.

Voir la stratégie
  1. Dresser le tableau des analogies formelles entre les grandeurs électriques et les grandeurs thermiques (grandeurs locales et intégrales).
  2. Définir la résistance thermique R_{\mathrm{th}} par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique U = R_e I.
  3. Intégrer la loi de Fourier le long du barreau pour relier la différence de température T_1 - T_2 au flux thermique \mathcal{P}_{\mathrm{th}}, et en déduire l'expression de R_{\mathrm{th}}.
Voir la réponse courte

Par analogie entre différence de potentiel/courant et écart de température/flux thermique, établissement de R_{\mathrm{th}} = \ell / (\lambda_{\mathrm{th}} S).

Voir le corrigé complet

Par analogie entre conduction électrique et conduction thermique :

  • la différence de potentiel V_1 - V_2 (cause du courant électrique) correspond à la différence de température T_1 - T_2 (cause du transfert thermique) ;
  • l'intensité du courant électrique I = \iint_S \vec{j} \cdot \vec{\mathrm{d}S} correspond à la puissance thermique (ou flux thermique) \mathcal{P}_{\mathrm{th}} = \iint_S \vec{j}_{\mathrm{th}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} ;
  • la loi d'Ohm locale \vec{j} = -\gamma\, \vec{\nabla} V correspond à la loi de Fourier \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{th}}\, \vec{\nabla} T, la conductivité électrique \gamma correspondant à la conductivité thermique \lambda_{\mathrm{th}}.

Par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique V_1 - V_2 = R_e I, on définit la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un conducteur reliant deux parois à températures imposées T_1 et T_2 (T_1 > T_2) traversé par un flux thermique \mathcal{P}_{\mathrm{th}} orienté de 1 vers 2 par :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{T_1 - T_2}{\mathcal{P}_{\mathrm{th}}}}

Dans le barreau cylindrique d'axe (Ox), le flux thermique \vec{j}_{\mathrm{th}} = j_{\mathrm{th}} \vec{e_x} est uniforme et traverse la section S orthogonale à \vec{e_x}. La puissance thermique s'exprime ainsi :

\mathcal{P}_{\mathrm{th}} = \iint_S j_{\mathrm{th}} \vec{e_x} \cdot (\mathrm{d}S \vec{e_x}) = j_{\mathrm{th}} S

D'après la loi de Fourier unidimensionnelle (question Q48) :

j_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{th}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}

En intégrant entre l'extrémité gauche x = 0 (à la température T_1) et l'extrémité droite x = \ell (à la température T_2) :

\begin{aligned} T_1 - T_2 &= -\int_0^\ell \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x \\ &= \int_0^\ell \frac{j_{\mathrm{th}}}{\lambda_{\mathrm{th}}}\,\mathrm{d}x \\ &= \frac{j_{\mathrm{th}} \ell}{\lambda_{\mathrm{th}}} \\ &= \frac{\ell}{\lambda_{\mathrm{th}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{th}} \end{aligned}

Par identification avec la relation de définition T_1 - T_2 = R_{\mathrm{th}} \mathcal{P}_{\mathrm{th}}, on retrouve l'expression annoncée :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{\ell}{\lambda_{\mathrm{th}} S}}

On remarque que cette formule se déduit également de l'expression de la résistance électrique R_{e,\mathrm{Cu}} = \frac{\ell}{\gamma S} établie à la question Q47 par simple substitution de \gamma par \lambda_{\mathrm{th}}.

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : écoulement de poiseuille, viscosité

À partir d'un bilan de quantité de mouvement sur un domaine cylindrique de fluide (), établir l'expression de la vitesse du fluide en fonction du rayon . On donnera toutes les précisions sur les étapes de calcul. Vérifier que cette vitesse peut s'écrire sous la forme suivante :

où est une constante faisant intervenir , , et . Représenter l'allure graphique de la dépendance de vis-à-vis de .

Voir l'indice

Effectuer un bilan des forces de pression et de viscosité tangentielle sur un cylindre de fluide de rayon r et intégrer en imposant une vitesse nulle en r=R.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par le fluide occupant le cylindre de rayon r \leqslant R et de longueur \ell à un instant t, et exploiter le régime stationnaire et unidirectionnel pour lequel la variation de quantité de mouvement et le flux convectif net sont nuls.
  2. Dresser le bilan des forces extérieures appliquées à ce domaine : forces de pression sur les bases et force de viscosité (frottement visqueux newtonien) sur la surface latérale.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue en imposant la condition aux limites d'adhérence à la paroi (v(R) = 0), identifier la constante A et tracer le profil parabolique.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement sur un cylindre fluide coaxial de rayon r et intégration avec adhérence à la paroi pour obtenir le profil parabolique.

Voir le corrigé complet

On étudie l'écoulement stationnaire, laminaire et unidirectionnel d'un fluide incompressible selon l'axe (Ox) :

\vec{v}(M) = v(r)\,\vec{e}_x

1. Choix du système et bilan de quantité de mouvement : Considérons le volume de fluide contenu dans le cylindre d'axe (Ox), de rayon r \in [0, R] et s'étendant entre x = 0 et x = \ell.

  • En régime stationnaire, la quantité de mouvement totale du fluide contenu dans ce volume de contrôle est constante dans le temps.
  • L'écoulement étant invariant selon x, le flux de quantité de mouvement sortant par la base en x = \ell compense exactement le flux de quantité de mouvement entrant par la base en x = 0. Le flux convectif net à travers la frontière est donc nul.

Le théorème de la quantité de mouvement appliqué à ce domaine se réduit donc à l'équilibre des forces extérieures exercées sur le fluide :

\sum \vec{F}_{\mathrm{ext}} = \vec{0}

2. Inventaire des forces extérieures : En négligeant la pesanteur, les forces s'exerçant sur le cylindre de fluide sont :

  • Forces de pression sur les bases :

    • en x = 0 (entrée) : \vec{F}_{P,1} = P_1 (\pi r^2)\,\vec{e}_x ;
    • en x = \ell (sortie) : \vec{F}_{P,2} = - P_2 (\pi r^2)\,\vec{e}_x.

    Leur résultante vaut :

    \vec{F}_P = (P_1 - P_2)\pi r^2\,\vec{e}_x = \Delta P\,\pi r^2\,\vec{e}_x
  • Forces de viscosité sur la surface latérale : La normale extérieure au cylindre de rayon r est \vec{e}_r. Pour un fluide newtonien, la contrainte de cisaillement exercée par le fluide extérieur (r^+ > r) sur le fluide intérieur est tangentielle à la surface et orientée selon \vec{e}_x :

    \sigma_{rx} = \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}

    La surface latérale ayant pour aire S_{\mathrm{lat}} = 2\pi r \ell, la force visqueuse totale s'écrit :

    \vec{F}_{\mathrm{visq}} = 2\pi r \ell\,\sigma_{rx}\,\vec{e}_x = 2\pi r \ell\,\eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_x

3. Équilibre et intégration : La projection selon l'axe (Ox) donne :

\begin{aligned} \Delta P\,\pi r^2 + 2\pi r \ell\,\eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} &= - \frac{\Delta P}{2\eta\ell}\,r \end{aligned}

Une première intégration par rapport à r conduit à :

v(r) = - \frac{\Delta P}{4\eta\ell}\,r^2 + C \quad (C \in \mathbb{R})

La condition aux limites d'adhérence du fluide visqueux à la paroi fixe impose v(R) = 0, d'où :

C = \frac{\Delta P R^2}{4\eta\ell}

La vitesse du fluide s'écrit donc :

\boxed{v(r) = A\left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right) \quad \text{avec} \quad A = \frac{\Delta P\,R^2}{4\eta\ell}}

4. Allure graphique du profil de vitesse : La constante A = v(0) représente la vitesse maximale au centre de la conduite (v_{s,\max}). Le profil de vitesse est parabolique :

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : loi de poiseuille, débit volumique

Établir l'expression du débit de volume en fonction de , , et .

Voir l'indice

Intégrer le profil parabolique de vitesse v(r) sur l'ensemble de la section droite via l'élément de surface différentiel \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit de volume Q_v comme le flux du champ de vitesse \vec{v}(r) = v(r)\,\vec{e}_x à travers une section droite de la conduite.
  2. Découper la section transversale en couronnes cylindriques élémentaires de rayon r et d'épaisseur \mathrm{d}r.
  3. Intégrer l'expression obtenue entre r = 0 et r = R en utilisant le profil de vitesse établi à la question Q50.
Voir la réponse courte

Intégration du profil de vitesse sur la section droite du tube pour établir la loi de Poiseuille Q_v = \pi R^4 \Delta P / (8\eta\ell).

Voir le corrigé complet

Le débit de volume Q_v à travers une section transversale S de la conduite est défini par le flux du vecteur vitesse :

Q_v = \iint_S \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

L'écoulement étant purement longitudinal selon \vec{e}_x et invariant par rotation d'axe (Ox), la vitesse ne dépend que de la distance radiale r. On choisit comme élément de surface une couronne d'aire \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r orientée selon \vec{e}_x.

D'après le profil de vitesse obtenu à la question Q50 :

v(r) = A\left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right) \quad \text{avec} \quad A = \frac{\Delta P \, R^2}{4\eta\ell}

Le débit s'exprime donc sous la forme :

\begin{aligned} Q_v &= \int_0^R v(r) \, 2\pi r \, \mathrm{d}r \\ &= 2\pi A \int_0^R \left( r - \frac{r^3}{R^2} \right) \mathrm{d}r \\ &= 2\pi A \left[ \frac{r^2}{2} - \frac{r^4}{4R^2} \right]_0^R \\ &= 2\pi A \left( \frac{R^2}{2} - \frac{R^2}{4} \right) \\ &= \frac{\pi R^2 A}{2} \end{aligned}

En remplaçant la constante A par son expression en fonction de \Delta P, R, \eta et \ell, on aboutit à la loi de Hagen-Poiseuille :

\boxed{Q_v = \frac{\pi R^4 \Delta P}{8\eta\ell}}

Résultat

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Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance hydraulique, analogie électrique

En définissant les grandeurs hydrodynamiques analogues aux grandeurs électriques, exprimer la résistance hydraulique associée à l'écoulement de Poiseuille précédent.

Voir l'indice

Définir la résistance hydraulique par analogie directe avec la loi d'Ohm sous la forme R_h = \Delta P / Q_v.

Voir la réponse courte

Définition de la résistance hydraulique par \Delta P = R_h Q_v, d'où R_h = 8\eta\ell / (\pi R^4).

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la conduction électrique (question Q45) et la conduction thermique (question Q49) :

  • la différence de pression \Delta P = P_1 - P_2 joue le rôle de la différence de potentiel U = V_1 - V_2 (force motrice de l'écoulement) ;
  • le débit volumique Q_v traversant la section de la conduite joue le rôle de l'intensité du courant électrique I (flux volumique de matière).

La résistance hydraulique R_{\mathrm{h}} est alors définie par la relation constitutive analogue à la loi d'Ohm :

\Delta P = R_{\mathrm{h}} \, Q_v \iff R_{\mathrm{h}} = \frac{\Delta P}{Q_v}

D'après le résultat de la question Q51, le débit volumique pour un écoulement de Poiseuille s'écrit :

Q_v = \frac{\pi R^4 \Delta P}{8\eta\ell}

On en déduit immédiatement l'expression de la résistance hydraulique :

\boxed{R_{\mathrm{h}} = \frac{8\eta\ell}{\pi R^4}}

Résultat

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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : écoulement de poiseuille, vitesse moyenne

Établir la relation entre la vitesse moyenne sur une section de la canalisation et la vitesse maximale , dans la conduite cylindrique.

Voir l'indice

Calculer la vitesse moyenne en divisant le débit volumique par la section totale \pi R^2, puis comparer à la vitesse axiale maximale en r=0.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la définition de la vitesse moyenne v_s comme le quotient du débit volumique Q_v par la section transversale S = \pi R^2 de la canalisation.
  2. Identifier la vitesse maximale v_{s,\max} à partir du profil parabolique v(r) obtenu à la question Q50, puis en déduire la relation cherchée en utilisant l'expression de Q_v issue de la question Q51.
Voir la réponse courte

Calcul du débit volumique divisé par la section pour démontrer la relation classique v_s = v_{s,\max}/2.

Voir le corrigé complet

Par définition, la vitesse moyenne v_s du fluide à travers une section droite S = \pi R^2 de la conduite cylindrique est reliée au débit volumique Q_v par :

v_s = \frac{Q_v}{S} = \frac{Q_v}{\pi R^2}

D'après le résultat de la question Q51, le débit volumique s'écrit :

Q_v = \frac{\pi R^4 \Delta P}{8\eta\ell}

d'où l'expression de la vitesse moyenne :

v_s = \frac{R^2 \Delta P}{8\eta\ell}

Par ailleurs, d'après la question Q50, le profil de vitesse est donné par :

v(r) = A\left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right) \quad \text{avec} \quad A = \frac{R^2 \Delta P}{4\eta\ell}

La vitesse est maximale sur l'axe de la conduite, en r = 0 :

v_{s,\max} = v(0) = A = \frac{R^2 \Delta P}{4\eta\ell}

En comparant les expressions de v_s et de v_{s,\max}, on obtient la relation :

\boxed{v_s = \frac{1}{2}\,v_{s,\max}}

Résultat

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B · Focalisation hydrodynamique

Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire

Définir le nombre de Reynolds pour l'écoulement dans ce type de canaux. À partir d'une évaluation numérique du nombre de Reynolds, en déduire la nature de l'écoulement.

Voir l'indice

Calculer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} = \rho v L/\eta avec les échelles caractéristiques données et vérifier qu'il est très largement inférieur à l'unité.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale du nombre de Reynolds et expliciter la dimension caractéristique adaptée à la géométrie du canal.
  2. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé pour une solution aqueuse.
  3. Comparer la valeur obtenue aux régimes d'écoulement classiques pour en déduire la nature de l'écoulement.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre de Reynolds \mathrm{Re} = \rho v D_h / \eta \ll 2000 confirmant le régime strictement laminaire dans le microcanal.

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds, grandeur adimensionnelle comparant l'ordre de grandeur des forces d'inertie à celui des forces de viscosité au sein du fluide, est défini par :

\boxed{ \mathrm{Re} = \frac{\rho \, v \, L_c}{\eta} }

où :

  • \rho est la masse volumique du fluide (pour une solution aqueuse, \rho \approx 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) ;
  • v est la vitesse caractéristique de l'écoulement (v \sim 100\text{ }\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1} = 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
  • L_c est la dimension transverse caractéristique du canal (L_c \sim 100\text{ }\mu\text{m} = 10^{-4}\text{ m}) ;
  • \eta est la viscosité dynamique du fluide (\eta \approx \eta_{\text{eau}} = 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}).

L'évaluation numérique donne :

\mathrm{Re} = \frac{10^3 \times 10^{-4} \times 10^{-4}}{10^{-3}} = 10^{-2}
\boxed{ \mathrm{Re} \sim 10^{-2} }

Puisque \mathrm{Re} \ll 2000 (et même \mathrm{Re} \ll 1), les forces de viscosité dominent très largement les forces d'inertie : l'écoulement est strictement laminaire (régime d'écoulement rampant ou de Stokes).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Notions : analogie électro-hydraulique, résistance hydraulique

Représenter le circuit électrique analogue équivalent au circuit microfluidique représenté sur la figure 16. On notera la résistance de chacun des canaux d'entrainement, celle du canal d'entrée, celle du canal de sortie, où et . Dans le cadre de l'analogie électrique, on considérera que le canal de sortie est relié à la "masse". On précisera les analogues électriques des pressions, pour le circuit microfluidique.

Voir l'indice

Associer les débits aux intensités, les pressions aux potentiels, et modéliser la jonction des canaux par un nœud électrique relié à trois branches résistives.

Voir la stratégie
  1. Identifier la correspondance fondamentale entre les grandeurs hydrauliques de l'écoulement de Poiseuille stationnaire (\Delta P = R_{\mathrm{h}} Q_v) et les grandeurs électriques d'un conducteur ohmique (U = R I).
  2. Associer chaque canal fluidique à un dipôle ohmique de résistance correspondante (\gamma R, R, \sigma R) connecté au carrefour central (nœud N).
  3. Fixer la référence de potentiel (masse V_S = 0) à la sortie S, et associer les potentiels d'entrée aux pressions imposées.
Voir la réponse courte

Schéma du réseau électrique analogue avec générateurs de tension représentant les pressions et résistances équivalentes aux canaux.

Voir le corrigé complet

L'analogie formelle entre l'hydrodynamique laminaire stationnaire et l'électrocinétique repose sur la loi d'Ohm hydraulique \Delta P = R_{\mathrm{h}} Q_v et la loi d'Ohm électrique U = R_e I. Les correspondances sont les suivantes :

  • la pression P est analogue au potentiel électrique V ;
  • la différence de pression \Delta P = P_1 - P_2 est analogue à la tension électrique U = V_1 - V_2 ;
  • le débit volumique Q_v est analogue à l'intensité du courant électrique I ;
  • la résistance hydraulique R_{\mathrm{h}} est analogue à la résistance électrique R_e.

Pour le circuit microfluidique étudié :

  • la pression de sortie P_s, prise comme référence de pression et reliée à la masse, correspond au potentiel nul :

    P_s \quad \longleftrightarrow \quad V_S = 0
  • la pression d'entrée P_e correspond au potentiel :

    P_e \quad \longleftrightarrow \quad V_E
  • les pressions des deux canaux d'entraînement P_f = \alpha P_e correspondent au potentiel :

    P_f = \alpha P_e \quad \longleftrightarrow \quad V_{E'} = \alpha V_E
  • la pression au carrefour central N correspond au potentiel du nœud :

    P_N \quad \longleftrightarrow \quad V_N

Le circuit électrique équivalent est constitué d'un nœud central N relié à :

  • la branche d'entrée de résistance \gamma R, soumise au potentiel V_E en E ;
  • les deux branches d'entraînement identiques, chacune de résistance R, soumises au même potentiel V_{E'} = \alpha V_E en E' ;
  • la branche de sortie de résistance \sigma R, connectée à la masse (V_S = 0) en S.
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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : loi des nœuds, théorème de millman

Nous souhaitons que les écoulements s'effectuent dans le sens et (cf figure 16). Déduire que cette condition impose que en précisant l'expression de et en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman au nœud central pour exprimer la pression P_N et imposer les inégalités assurant le sens d'écoulement souhaité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel au nœud N (représentant la pression P_N) en fonction de P_e, \alpha, \gamma et \sigma à l'aide du théorème de Millman (ou de la loi des nœuds).
  2. Traduire les conditions d'écoulement souhaitées par le signe des courants (ou des différences de pression) dans chaque branche : P_e > P_N et P_f > P_N.
  3. En déduire l'encadrement \alpha_{\min} < \alpha < \alpha_{\max}.
Voir la réponse courte

Potentiel au nœud calculé par le théorème de Millman et encadrement de \alpha garantissant le sens d'écoulement vers la sortie.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'analogie électrique établie à la question précédente, le nœud N est relié à :

  • l'entrée E au potentiel V_E = P_e par la résistance R_e = \gamma R ;
  • deux entrées d'entraînement E' au même potentiel V_{E'} = P_f = \alpha P_e, chacune via une résistance R ;
  • la sortie S reliée à la masse (V_S = P_s = 0) par la résistance R_s = \sigma R.

D'après le théorème de Millman au nœud N :

V_N = \frac{\dfrac{V_E}{\gamma R} + \dfrac{V_{E'}}{R} + \dfrac{V_{E'}}{R} + \dfrac{V_S}{\sigma R}}{\dfrac{1}{\gamma R} + \dfrac{1}{R} + \dfrac{1}{R} + \dfrac{1}{\sigma R}}

En simplifiant par R et sachant que V_S = 0, le potentiel V_N (associé à la pression P_N) s'écrit :

P_N = P_e \, \frac{\dfrac{1}{\gamma} + 2\alpha}{\dfrac{1}{\gamma} + 2 + \dfrac{1}{\sigma}}

Les conditions sur les sens d'écoulement se traduisent par :

  1. Écoulement dans le sens E \to N \implies P_e > P_N :

    \begin{aligned} P_e > P_e \, \frac{\dfrac{1}{\gamma} + 2\alpha}{\dfrac{1}{\gamma} + 2 + \dfrac{1}{\sigma}} &\iff \frac{1}{\gamma} + 2\alpha < \frac{1}{\gamma} + 2 + \frac{1}{\sigma} \\ &\iff 2\alpha < 2 + \frac{1}{\sigma} \\ &\iff \alpha < 1 + \frac{1}{2\sigma} \end{aligned}
  2. Écoulement dans le sens E' \to N \implies P_f > P_N, soit \alpha P_e > P_N :

    \begin{aligned} \alpha > \frac{\dfrac{1}{\gamma} + 2\alpha}{\dfrac{1}{\gamma} + 2 + \dfrac{1}{\sigma}} &\iff \alpha\left(\frac{1}{\gamma} + 2 + \frac{1}{\sigma}\right) > \frac{1}{\gamma} + 2\alpha \\ &\iff \alpha\left(\frac{1}{\gamma} + \frac{1}{\sigma}\right) > \frac{1}{\gamma} \\ &\iff \alpha > \frac{\dfrac{1}{\gamma}}{\dfrac{1}{\gamma} + \dfrac{1}{\sigma}} = \frac{\sigma}{\gamma + \sigma} \end{aligned}

Dès lors que ces deux conditions sont vérifiées, les débits entrants au nœud N étant strictement positifs, le débit sortant vers S est lui aussi strictement positif (P_N > 0 = P_s), ce qui assure bien l'écoulement dans le sens N \to S.

On en déduit la condition :

\boxed{\alpha_{\min} < \alpha < \alpha_{\max}}

avec :

\boxed{\alpha_{\min} = \frac{\sigma}{\gamma + \sigma}} \quad \text{et} \quad \boxed{\alpha_{\max} = 1 + \frac{1}{2\sigma}}

Résultat

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Question 57

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Notions : focalisation hydrodynamique, conservation du débit

En supposant que l'écoulement entrant dans le canal de sortie est fortement focalisé, exprimer et en fonction de , de et des débits de volume et , respectivement dans le canal d'entrée et dans les canaux d'entraînement.

Voir l'indice

Écrire la conservation du flux de fluide d'intérêt et exprimer les débits en sortie en utilisant les profils d'écoulement de Poiseuille rectangulaire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la conservation du débit volumique au nœud N pour relier le débit total Q_s dans le canal de sortie aux débits Q_e et Q_f.
  2. Exprimer le débit total à partir de la vitesse moyenne v_s et de la section totale w_s h pour déterminer w_s.
  3. Utiliser l'hypothèse de forte focalisation (w_c \ll w_s) pour approcher la vitesse du fluide d'intérêt par la vitesse maximale v_{s,\max} au centre du canal, puis en déduire w_c.
Voir la réponse courte

Bilan des débits volumiques central et latéraux en sortie reliant les largeurs de flux w_c et w_s aux débits Q_e et Q_f.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant supposé incompressible et l'écoulement stationnaire, la conservation du débit volumique au niveau de la jonction (nœud N) s'écrit :

Q_s = Q_e + 2 Q_f

où Q_e est le débit issu du canal d'entrée et 2 Q_f est le débit cumulé issu des deux canaux d'entraînement identiques.

Expression de w_s : La section droite rectangulaire du canal de sortie a pour aire S = w_s h. Par définition de la vitesse moyenne v_s sur cette section, le débit volumique total traversant le canal de sortie est :

Q_s = v_s S = v_s w_s h

On en déduit l'expression de la largeur w_s du canal de sortie :

\boxed{w_s = \frac{Q_e + 2 Q_f}{h\, v_s}}

Expression de w_c : L'écoulement entrant étant supposé fortement focalisé, le fluide d'intérêt est confiné dans une bande centrale de largeur w_c \ll w_s et de hauteur h. Au voisinage immédiat du centre (y = 0), le profil de Poiseuille présente un extremum : la vitesse y varie très peu et peut être considérée comme uniforme et égale à sa valeur maximale sur l'axe, v_{s,\max}.

Le débit volumique Q_e de fluide d'intérêt transporté à travers la section centrale S_c = w_c h s'exprime donc par :

Q_e = \iint_{S_c} v(y)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z \approx v_{s,\max} w_c h

On en déduit l'expression de la largeur w_c du filet focalisé :

\boxed{w_c = \frac{Q_e}{h\, v_{s,\max}}}

Résultat

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Question 58

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : focalisation hydrodynamique, diviseur de courant

En utilisant l'analogie avec des grandeurs électriques et les résultats des questions précédentes, exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Substituer les débits volumiques exprimés en fonction des tensions et des résistances hydrauliques dans le rapport des largeurs caractéristiques.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport \frac{w_c}{w_s} à partir des résultats de la question Q57 et de la relation donnée par l'énoncé entre v_s et v_{s,\max}.
  2. Exprimer le rapport des débits \frac{Q_e}{Q_s} en exploitant l'analogie électrique et la pression P_N au nœud N déterminée à la question Q56.
  3. En déduire l'expression analytique finale de \frac{w_c}{w_s} en fonction de \alpha, \gamma et \sigma.
Voir la réponse courte

Expression du rapport des largeurs de faisceau à partir du rapport des débits volumiques exprimés en fonction de \alpha, \gamma et \sigma.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q57, les largeurs w_c et w_s s'écrivent :

w_c = \frac{Q_e}{h\, v_{s,\max}} \quad \text{et} \quad w_s = \frac{Q_e + 2 Q_f}{h\, v_s} = \frac{Q_s}{h\, v_s}

où Q_s = Q_e + 2 Q_f est le débit volumique total s'écoulant dans le canal de sortie. L'énoncé précise que pour cette géométrie rectangulaire :

v_s = \frac{2}{3} v_{s,\max} \iff \frac{v_s}{v_{s,\max}} = \frac{2}{3}

Le rapport des largeurs s'écrit donc :

\frac{w_c}{w_s} = \frac{v_s}{v_{s,\max}} \frac{Q_e}{Q_s} = \frac{2}{3} \frac{Q_e}{Q_s}

Par analogie électrique (établie aux questions Q55 et Q56), les débits volumiques Q_e et Q_s s'expriment à partir de la loi d'Ohm hydraulique :

\begin{aligned} Q_e &= \frac{P_e - P_N}{\gamma R} \\ Q_s &= \frac{P_N - P_s}{\sigma R} = \frac{P_N}{\sigma R} \quad (\text{car } P_s = 0) \end{aligned}

Le rapport des débits vaut ainsi :

\frac{Q_e}{Q_s} = \frac{\sigma}{\gamma} \frac{P_e - P_N}{P_N} = \frac{\sigma}{\gamma} \left( \frac{P_e}{P_N} - 1 \right)

D'après l'expression de la pression P_N au nœud N obtenue à la question Q56 :

P_N = P_e \frac{\frac{1}{\gamma} + 2\alpha}{\frac{1}{\gamma} + 2 + \frac{1}{\sigma}} = P_e \frac{\sigma (1 + 2\alpha\gamma)}{\gamma(2\sigma + 1) + \sigma}

On en déduit :

\frac{P_e}{P_N} - 1 = \frac{\gamma(2\sigma + 1) + \sigma}{\sigma(1 + 2\alpha\gamma)} - 1 = \frac{\gamma(2\sigma + 1 - 2\alpha\sigma)}{\sigma(1 + 2\alpha\gamma)}

En injectant ce résultat dans le rapport des débits :

\frac{Q_e}{Q_s} = \frac{2\sigma + 1 - 2\alpha\sigma}{1 + 2\alpha\gamma} = \frac{1 + 2\sigma(1 - \alpha)}{1 + 2\alpha\gamma}

On obtient finalement :

\boxed{\frac{w_c}{w_s} = \frac{2}{3} \frac{2\sigma + 1 - 2\alpha\sigma}{1 + 2\alpha\gamma} = \frac{2}{3} \frac{1 + 2\sigma(1 - \alpha)}{1 + 2\alpha\gamma}}

Résultat

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : focalisation hydrodynamique, optimisation

Expliquer qualitativement comment doit évoluer la pression appliquée au fluide d'entraînement pour améliorer la focalisation dans un circuit donné. Comment choisir pour améliorer la focalisation ?

Voir l'indice

Analyser comment le confinement spatial du jet central varie lorsque l'on augmente la surpression latérale \alpha et discuter du choix de la géométrie d'entrée \gamma.

Voir la stratégie
  1. Préciser le critère physique d'une bonne focalisation hydrodynamique : réduire au maximum la largeur relative w_c / w_s du filet central de fluide d'intérêt.
  2. Analyser l'effet d'une variation de la pression de gainage P_f (soit de \alpha = P_f/P_e) à la fois qualitativement (effet de compression hydraulique) et à l'aide de l'expression obtenue à la question Q58.
  3. Analyser le choix du paramètre géométrique \gamma = R_e / R (résistance hydraulique relative du canal d'entrée) selon la même double approche.
Voir la réponse courte

Analyse qualitative montrant qu'accroître la pression de gainage ou diminuer \gamma affine le faisceau d'échantillon au centre du canal.

Voir le corrigé complet

Améliorer la focalisation hydrodynamique consiste à obtenir un filet de fluide d'intérêt le plus fin possible au centre du canal de sortie, c'est-à-dire à minimiser le rapport \frac{w_c}{w_s}.

D'après le résultat de la question Q58 :

\frac{w_c}{w_s} = \frac{2}{3}\,\frac{2\sigma + 1 - 2\alpha\sigma}{1 + 2\alpha\gamma}

1. Évolution de la pression appliquée au fluide d'entraînement :

  • Il faut augmenter la pression P_f appliquée au fluide d'entraînement (ce qui correspond à augmenter \alpha = P_f / P_e).
  • Explication qualitative : en augmentant la pression P_f, on augmente le débit Q_f issu des deux canaux latéraux d'entraînement par rapport au débit d'entrée Q_e. Les deux flux latéraux exercent ainsi une poussée latérale plus intense sur le fluide d'intérêt au niveau de la jonction N, ce qui « pince » plus étroitement le filet central le long de l'axe (Ox) et réduit sa largeur w_c.
  • Justification analytique : lorsque \alpha croît, le numérateur (2\sigma + 1 - 2\alpha\sigma) décroît tandis que le dénominateur (1 + 2\alpha\gamma) augmente ; le rapport \frac{w_c}{w_s} est donc une fonction strictement décroissante de \alpha.
  • Limite pratique : pour maintenir un écoulement vers l'aval sans refoulement dans le canal d'entrée (Q_e > 0), il convient toutefois de rester sous la valeur limite supérieure \alpha_{\max} = 1 + \frac{1}{2\sigma} déterminée à la question Q56.

2. Choix du paramètre \gamma :

  • Il faut choisir \gamma le plus grand possible (\gamma \gg 1).
  • Explication qualitative : le paramètre \gamma = R_e / R mesure la résistance hydraulique du canal d'entrée par rapport à celle des canaux d'entraînement. En augmentant la résistance du canal d'entrée, on limite fortement le débit d'injection Q_e du fluide d'intérêt pour une pression P_e donnée, ce qui conduit à un filet central beaucoup plus mince (w_c \propto Q_e).
  • Justification analytique : \gamma n'apparaît qu'au dénominateur de l'expression de \frac{w_c}{w_s}, affecté d'un signe positif (1 + 2\alpha\gamma). Augmenter \gamma diminue donc la largeur relative w_c/w_s. De plus, cela abaisse la borne inférieure \alpha_{\min} = \frac{\sigma}{\gamma + \sigma}, élargissant ainsi la plage de pressions utilisables.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique BCPST 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Optique géométrique (47 % des questions, parties I et II), Mécanique des fluides (14 %, partie III), Diffraction et réseaux (11 %) et Physique quantique (10 %). Plus ponctuellement : Circuits électriques et régimes transitoires, Diffusion thermique et diffusion de particules, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique BCPST 2023 dès la première année (BCPST1) ?

En partie : 26 questions sur 59 (44 %) ne demandent que le programme de BCPST1 : Q1 à Q4, Q6 à Q8, Q13 à Q15, Q22, Q31 à Q37, Q39 à Q41, Q44 à Q46, Q48 et Q49. Avec les autres programmes de première année : 35 en MPSI, 35 en PCSI, 35 en PTSI, 29 en MP2I et 35 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique BCPST 2023 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique BCPST 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q57 (focalisation hydrodynamique) et Q58 (focalisation hydrodynamique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique BCPST 2023 ?

Questions de cours : Q1 (lentille convergente), Q31 (loi de snell-descartes), Q45 (loi d'ohm), Q46 (association de résistances) et Q48 (loi de fourier). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (lentille convergente), Q15 (oscillateur harmonique), Q16 (oscillateur harmonique), Q26 (réseau de diffraction), Q32 (prisme), Q41 (réflexion totale), Q47 (résistance électrique), Q49 (résistance thermique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique BCPST 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (46 sur 59), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q6, Q7, Q10 à Q12, Q14, Q15, Q17 à Q24, Q27 à Q48, Q51 à Q55 et Q59. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q8, Q9, Q16, Q49 et Q50.

Le sujet ENS Physique BCPST 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que les trois parties de l'examen ont été abordées par la majorité des candidats et qu'aucune partie ne paraissait infaisable, tout en relevant de nombreuses erreurs calculatoires et techniques récurrentes. Moyenne : 8,5/20 (écart-type 3, 687 présents).

Faut-il connaître par cœur la formule du débit de Poiseuille ?

Non : l'expression du profil de vitesse et le débit volumique de Poiseuille sont intégralement réétablis par un bilan de quantité de mouvement aux questions Q50 et Q51.

Que faire face à la valeur du grandissement demandée en Q9 ?

Présenter son calcul exact puis adopter la valeur de l'énoncé. La valeur -40 demandée correspond en réalité au grandissement de l'objectif seul et non à celui du microscope complet (g_{t,m} \approx -390).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 59 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,5 et d'écart-type 3 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.