WikiPrépaLivrets

Téléchargements

  • Rapport du jury : non disponible

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Banque commune École Polytechnique - InterENS

PSI

Session 2015

Épreuve de Mathématiques

Durée: 4 heures

Aucun document n'est autorisé
Aucune calculatrice n'est autorisée
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Dans tout le problème, on adopte les notations suivantes :

  • Pour z ∈ ℂ, ℜe(z) et ℑm(z) désignent les parties réelle et imaginaire de z respectivement, z¯ désigne le conjugué de z, et |z| le module de z.
  • Pour n ∈ ℕ^∗, on identifie les vecteurs de ℝ^n avec les éléments de M_(n, 1)(ℝ).
  • Pour u = (u_1; u_2; u_3) et v = (v_1; v_2; v_3) deux vecteurs de ℝ^3, u ∧ v = (u_2 v_3 − u_3 v_2; u_3 v_1 − u_1 v_3; u_1 v_2 − u_2 v_1) désigne le produit vectoriel de u et v. On pourra utiliser librement la formule du double produit vectoriel
∀(u, v, w) ∈ ℝ^3 × ℝ^3 × ℝ^3, u ∧ (v ∧ w) = (u ⋅ w)v − (u ⋅ v)w
  • Pour n ∈ ℕ^∗ et (u, v) ∈ ℝ^n × ℝ^n, u ⋅ v désigne le produit scalaire euclidien de u et v et ‖u‖ = √(u ⋅ u).
  • Soit I un intervalle de ℝ. Lorsque f : I × ℝ → ℂ, on note f(t, ⋅) : x ↦ f(t, x) et f(⋅, x) : t ↦ f(t, x) les applications partielles correspondantes.
    Pour t ∈ I, si l'application partielle f(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℂ), on note (∂f)/(∂x)(t, ⋅) ∈ C^1(ℝ, ℂ) et (∂^2 f)/(∂x^2)(t, ⋅) ∈ C(ℝ, ℂ) ses dérivées.
    Pour x ∈ ℝ, si l'application partielle f(⋅, x) ∈ C^1(I, ℂ), on note (∂f)/(∂t)(⋅, x) ∈ C(I, ℂ) sa dérivée.
  • Soit I un intervalle de ℝ. Lorsque f : I × ℝ → ℝ^3, (t, x) ↦ (f_1(t, x), f_2(t, x), f_3(t, x)), on note f(t, ⋅) : x ↦ f(t, x) et f(⋅, x) : t ↦ f(t, x) les applications partielles correspondantes.
    Pour t ∈ I, si f(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℝ^3), on note
(∂f)/(∂x)(t, ⋅) = ((∂f_1)/(∂x)(t, ⋅), (∂f_2)/(∂x)(t, ⋅), (∂f_3)/(∂x)(t, ⋅)), (∂^2 f)/(∂x^2)(t, ⋅) = ((∂^2 f_1)/(∂x^2)(t, ⋅), (∂^2 f_2)/(∂x^2)(t, ⋅), (∂^2 f_3)/(∂x^2)(t, ⋅)).
Pour x ∈ ℝ, si f(⋅, x) ∈ C^1(I, ℝ^3), on note
(∂f)/(∂t)(⋅, x) = ((∂f_1)/(∂t)(⋅, x), (∂f_2)/(∂t)(⋅, x), (∂f_3)/(∂t)(⋅, x)).
  • Soit (n, k) ∈ ℕ^∗ × ℕ^∗. Lorsque M : ℝ → M_(n, k)(ℝ), t ↦ M(t) = (m_(ij)(t))_(1 ≤ i ≤ n), on dit que M ∈ 1 ≤ j ≤ kC^1(ℝ, M_(n, k)(ℝ)) si et seulement si m_(ij) ∈ C^1(ℝ, ℝ) pour tout (i, j) ∈ {1, …, n} × {1, …, k}^2. Dans ce cas, on note M^′(t) = (m_(ij)^′(t))_(1 ≤ i ≤ n; 1 ≤ j ≤ k).
  • On dit qu'une fonction f : ℝ → ℂ est périodique s'il existe T ∈ ℝ^∗ tel que pour tout x ∈ ℝ, on ait f(x + T) = f(x).
  • I_3 désigne la matrice carrée identité de taille 3 .
  • Pour θ ∈ ℝ, R(θ) ∈ M_3(ℝ) est la matrice
R(θ) = (cos(θ), − sin(θ), 0; sin(θ), cos(θ), 0; 0, 0, 1)

Partic (I).

Soit α ∈ ℝ. On dit que f est une solution de l'équation (E_α) si f ∈ C^2(ℝ, ℂ) et
(E_α) ∀x ∈ ℝ, f^(′′)(x) + (ix)/2f^′(x) + (f(x))/2(α|f(x)|^2 + 1) = 0.
Dans les questions 1 à 7 de la Partie (I) on suppose que α > 0. De plus, on suppose qu'il existe une solution f de ( E_α ) qui vérifie f(0) = 1 et f^′(0) = 0.
  1. On pose f_1 = ℜe(f) et f_2 = ℑm(f). Exprimer f_1^(′′) et f_2^(′′) en fonction de f_1^′, f_2^′, f_1 et f_2.
  2. Montrer que
∀x ∈ ℝ, |f^′(x)|^2 + 1/(4α)(α|f(x)|^2 + 1)^2 = 1/(4α)(α + 1)^2.
  1. Montrer que
∀x ∈ ℝ, |f(x)| ≤ 1,
et que
∀x ∈ ℝ, |f^′(x)| ≤ 1/(2√α)(α + 1)
  1. Le but de cette question est de démontrer qu'il existe (ℓ, M_0) ∈ ℝ_+^2 tel que
∀x ∈ ℝ_+^∗, ||f(x)|^2 − ℓ| ≤ (M_0)/x.
(a) Montrer que
∀x ∈ ℝ, ℑm(f^′(x)f¯(x)) + x/4|f(x)|^2 − 1/4∫_0^x|f(t)|^2 dt = 0
(b) Montrer que
∀x ∈ ℝ_+^∗, d/(dx)(1/x∫_0^x|f(t)|^2 dt) = − 4/(x^2)ℑm(f^′(x)f¯(x))
(c) En déduire qu'il existe ℓ ∈ ℝ_+tel que
1/x∫_0^x|f(t)|^2 dt ⟶ _(x → + ∞)ℓ
(d) Montrer qu'il existe M ∈ ℝ_+tel que
∀x ∈ ℝ_+^∗, |1/x∫_0^x|f(t)|^2 dt − ℓ| ≤ M/x.
(e) Conclure.
5.
(a) On suppose dans cette question que ℓ = 1. Montrer qu'il existe M_1 ∈ ℝ_+tel que
∀x ∈ ℝ_+^∗, ||f(x)|^2 − 1| ≤ (M_1)/(x^(3/2))
(b) En déduire que ℓ < 1.
6. Montrer que |f| n'est pas périodique.
7. Pour (t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, on pose
f_α(x) = f(x)exp(i(x^2)/4), Ψ_α(t, x) = 1/(√t)f_α(x/(√t)).
(a) Existe-t-il t ∈ ℝ_+^∗ tel que Ψ_α(t, ⋅) soit périodique?
(b) Exprimer f_α^′, f_α^(′′) et |f_α| en fonction de f, f^′, f^(′′) et |f|.
(c) Justifier que pour tout (t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ on a Ψ_α(⋅, x) ∈ C^1(ℝ_+^∗, ℂ) et Ψ_α(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℂ), puis démontrer que Ψ_α vérifie l'équation ( F_α ) :
(F_α) ∀(t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, i(∂Ψ_α)/(∂t)(t, x) + (∂^2 Ψ_α)/(∂x^2)(t, x) + 1/2Ψ_α(t, x)(α|Ψ_α|^2(t, x) + 1/t) = 0
  1. Soit (a_k)_(k ∈ ℕ) une suite à termes complexes telle que la série de terme général k^2 a_k est absolument convergente. Pour (t, x) ∈ ℝ^2 on note alors
Φ_0(t, x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)a_k e^(− ik^2 t + ikx)
(a) Montrer que Φ_0 est bien définie sur ℝ^2.
(b) Montrer que pour tout (t, x) ∈ ℝ^2, on a Φ_0(⋅, x) ∈ C^1(ℝ, ℂ) et Φ_0(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℂ). Calculer (∂Φ_0)/(∂t)(t, x) et (∂^2 Φ_0)/(∂x^2)(t, x).
(c) Soit (c_k)_(k ∈ ℕ) une suite à termes complexes telle que la série de terme général k^2 c_k est absolument convergente. Pour x ∈ ℝ, on pose
f_0(x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)c_k e^(ikx)
Construire une fonction Ψ_0 définie sur ℝ_+^∗ × ℝ qui vérifie :
  • Pour tout (t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, Ψ_0(⋅, x) ∈ C^1(ℝ_+^∗, ℂ) et Ψ_0(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℂ), et Ψ_0 est solution de l'équation (F_0) c'est-à-dire
∀(t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, i(∂Ψ_0)/(∂t)(t, x) + (∂^2 Ψ_0)/(∂x^2)(t, x) + 1/(2t)Ψ_0(t, x) = 0
  • Pour tout t ∈ ℝ_+^∗, Ψ_0(t, ⋅) est périodique;
  • Pour tout x ∈ ℝ, Ψ_0(1, x) = f_0(x).

Partie (II).

Pour m ∈ ℝ, on note M la matrice
M = (0, − m, 0; m, 0, 0; 0, 0, 0)
  1. Pour t ∈ ℝ et n ∈ ℕ^∗, on introduit la matrice
F_n(t) = I_3 + ∑_(k = 1)^n(t^k M^k)/(k!) ∈ M_3(ℝ)
Montrer que la suite (F_n(t))_(n ∈ ℕ) converge vers une limite notée F(t) ∈ M_3(ℝ). Exprimer F(t) en fonction de R(θ), où θ dépend de m et t.
10. Montrer que pour tout t ∈ ℝ et X et Y vecteurs de ℝ^3, on a F(t)X ⋅ Y = X ⋅ F(− t)Y. En déduire que F(t)(X ∧ Y) = (F(t)X) ∧ (F(t)Y).
11. Montrer que F ∈ C^1(ℝ, M_3(ℝ)) et que pour tout t ∈ ℝ on a F^′(t) = F(t)M.
12. Montrer que pour X ∈ ℝ^3, MX ⋅ X = 0. Interpréter géométriquement l'application ℝ^3 → ℝ^3, X ↦ (I_3 + M)X.
13. Donner une condition nécessaire et suffisante sur m pour que la suite ((I_3 + M)^n)_(n ∈ ℕ) converge dans M_3(ℝ).

Partie (III).

On suppose que G ∈ C^2(ℝ, ℝ^3) vérifie
∀x ∈ ℝ, G^(′′)(x) = 1/2((I_3 + M)G(x)) ∧ G^′(x)
et que de plus
‖G^′(0)‖ = 1, ((I_3 + M)G(0)) ⋅ G^′(0) = 0
On pose
∀x ∈ ℝ, T(x) = G^′(x)
  1. Montrer que pour tout x ∈ ℝ, ‖T(x)‖ = 1.
  2. Montrer que pour tout x ∈ ℝ, (I_3 + M)G(x) − xG^′(x) = 2G^′(x) ∧ G^(′′)(x).
  3. Pour (t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, on définit G˜(t, x) = √tF((ln(t))/2)G(x/(√t)), où F est définie à la question 9 . Montrer que pour tout (t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ on a G˜(⋅, x) ∈ C^1(ℝ_+^∗, ℝ^3) et G˜(t, ⋅) ∈ C^2(ℝ, ℝ^3), puis établir que
∀(t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, (∂G˜)/(∂t)(t, x) = (∂G˜)/(∂x)(t, x) ∧ (∂^2 G˜)/(∂x^2)(t, x)
On suppose dans toute la suite de cette partie que
m = 0, c'est-à-dire M = (0, 0, 0; 0, 0, 0; 0, 0, 0)
On suppose de plus qu'il existe λ > 0 tel que
G(0) = (0, 0, 2λ), G^′(0) = (1, 0, 0).
  1. Montrer que pour tout x ∈ ℝ, on a |G_1(x)| ≤ |x|, où l'on note G_1 ∈ C^2(ℝ, ℝ) la première coordonnée de G = (G_1, G_2, G_3).
  2. Montrer que G ∈ C^∞(ℝ, ℝ^3).
  3. Montrer que pour tout x ∈ ℝ, on a ‖T^′(x)‖ = λ.
20 . Pour x ∈ ℝ, on introduit les vecteurs
n(x) = (T^′(x))/λ, b(x) = T(x) ∧ n(x),
de sorte que (T(x), n(x), b(x)) forme une base orthonormale directe.
(a) En utilisant la question 15, montrer que pour tout x ∈ ℝ, on a 2b^′(x) = − xn(x).
(b) En déduire que n^′(x) = − λT(x) + x/2b(x).
(c) Montrer que G vérifie
∀x ∈ ℝ, G^(′′′)(x) + (λ^2 + (x^2)/4)G^′(x) − x/4G(x) = 0.
(a) Écrire l'équation différentielle linéaire Y^(′′′) + (λ^2 + (x^2)/4)Y^′ − x/4Y = 0, où Y ∈ C^3(ℝ, ℝ^3), sous la forme d'un système différentiel X^′ = AX, où X ∈ C^1(ℝ, M_(n, 1)(ℝ)) et où A ∈ C(ℝ, M_n(ℝ)), avec n ∈ ℕ^∗. On précisera n et A.
(b) Montrer que les coordonnées G_1, G_2 et G_3 de G vérifient
∀x ∈ ℝ, G_1(− x) = − G_1(x), G_2(− x) = G_2(x), G_3(− x) = G_3(x).
(c) Montrer que pour tout x ∈ ℝ, ‖G(x)‖^2 = x^2 + 4λ^2.
(d) Établir que si G_1 ne s'annule pas sur ℝ^∗ alors G est une application injective sur ℝ.
22.
(a) Montrer que
∀x ∈ ℝ, |G_1^′(x) − cos(λx)| ≤ (x^3)/(6λ).
Indication : On pourra admettre que pour r ∈ C(ℝ, ℝ), si y ∈ C^2(ℝ, ℝ) vérifie y^(′′)(x) + λ^2 y(x) = r(x) pour tout x ∈ ℝ, alors
y(x) = cos(λx)y(0) + (sin(λx))/λy^′(0) + 1/λ∫_0^x r(s)sin(λ(x − s))ds
(b) En déduire qu'il existe λ_0 > 0 tel que si λ > λ_0 alors il existe x_0 ≠ 0 tel que G_1(x_0) = 0.
23. Soit H ∈ C^∞(ℝ, ℝ^3) telle que ‖H^′(x)‖ = 1 et H^(′′)(x) ≠ 0 pour tout x ∈ ℝ. On note T_H(x) = H^′(x), n_H(x) = T_H^′(x)/‖T_H^′(x)‖ et b_H(x) = T_H(x) ∧ n_H(x). On admet qu'il existe k_H(x) et τ_H(x) tels que
{T_H^′(x) = k_H(x)n_H(x); n_H^′(x) = − k_H(x)T_H(x) + τ_H(x)b_H(x); b_H^′(x) = − τ_H(x)n_H(x)
Exprimer k_G et τ_G, puis montrer qu'il existe α ∈ ℝ tel que la fonction
Ψ(t, x) = 1/(√t)k_G(x/(√t))exp(i∫_0^x 1/(√t)τ_G(y/(√t))dy)
est solution de l'équation ( F_α ) définie à la question 7 (c), c'est-à-dire
∀(t, x) ∈ ℝ_+^∗ × ℝ, i(∂Ψ)/(∂t)(t, x) + (∂^2 Ψ)/(∂x^2)(t, x) + 1/2Ψ(t, x)(α|Ψ|^2(t, x) + 1/t) = 0.

Pas de description pour le moment