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Sujet E3A Mathématiques PSI 2020

Quatre exercices indépendants

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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

MATHÉMATIQUES

Jeudi 7 mai: 14h − 18h
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Exercice 1.

Pour tout entier naturel n, on définit sur l'intervalle J = [1, + ∞[ la fonction f_n par :
f_n(x) = ((− 1)^n)/(√(1 + nx))
  1. Démontrer que la série de fonctions ∑_(n ⩾ 0)f_n converge simplement sur J.
On note alors pour tout x de J, φ(x) sa somme.
2. Montrer que cette série de fonctions ne converge pas normalement sur J.
3. Étudier alors sa convergence uniforme sur J.
4. Déterminer ℓ = lim_(x → + ∞)∑_(n = 0)^(+ ∞)f_n(x).
5. Pour n ∈ ℕ^⋆, on pose u_n = ((− 1)^n)/(√n).
5.1. Justifier la convergence de la série de terme général u_n. On note a = ∑_(n = 1)^(+ ∞)u_n sa somme.
5.2. Montrer que l'on a au voisinage de l'infini : φ(x) = ℓ + a/(√x) + O(1/(x^(3/2))).

Exercice 2.

Soient n ∈ ℕ^∗ et A = (a_(ij)) ∈ ℳ_n(ℝ). On dit que la matrice A est à diagonale propre lorsque son polynôme caractéristique est χ_A = ∏_(i = 1)^n(X − a_(ii)).
  1. Donner deux exemples de matrices à diagonale propre qui ne sont pas diagonales.
  2. Soient α et β deux réels et M = (0, 0, α; 0, 0, β; α, β, 0) ∈ ℳ_3(ℝ).
Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur les réels α et β pour que M soit une matrice à diagonale propre.
3. Soient X_1, X_2 et X_3 des variables aléatoires mutuellement indépendantes définies sur un espace probabilisé (Ω, 𝒜, ℙ) et qui suivent toutes les trois la loi géométrique de paramètre 1/3.
3.1. Préciser X_1(Ω). Donner la loi de la variable aléatoire X_1 et donner sans démonstration les valeurs de son espérance et de sa variance.
3.2. Exprimer l'évènement [ X_1 = X_2 ] sous forme d'une réunion dénombrable d'évènements incompatibles.
3.3. Pour tout ω ∈ Ω, on pose : B(ω) = (0, 0, X_1(ω) − X_2(ω); 0, 0, X_2(ω) − X_3(ω); X_1(ω) − X_2(ω), X_2(ω) − X_3(ω), 0).
On notera ainsi B = (0, 0, X_1 − X_2; 0, 0, X_2 − X_3; X_1 − X_2, X_2 − X_3, 0) la fonction qui, à tout ω de Ω, associe B(ω).
Déterminer la probabilité pour que B soit une matrice à diagonale propre.
4. Soit A = (a_(ij)) ∈ ℳ_n(ℝ). On rappelle que A^T désigne la matrice transposée de la matrice A.
4.1. Calculer tr(A^T A) en fonction des coefficients de la matrice A où tr(M) désigne la trace de la matrice M.
4.2. On suppose dans cette question que A est une matrice symétrique réelle.
Démontrer que tr(A^T A) = ∑_(i = 1)^n λ_i^2 où les λ_i sont les n valeurs propres distinctes ou non de la matrice A.
4.3. Déterminer les matrices symétriques réelles à diagonale propre.

Exercice 3.

Soient a un réel strictement positif et f une fonction continue sur ℝ.
Pour tout λ réel, on pose I(λ) = ∫_a^(+ ∞)(λ − f(t))/t dt, lorsque cela existe.
  1. Dans cette question, et uniquement dans cette question, f est la fonction t ↦ cos(t/(1 + t^2)).
    1.1. En utilisant un développement asymptotique de f au voisinage de + ∞, donner un équivalent de λ − f(t) lorsque t tend vers l'infini.
    1.2. En déduire l'ensemble des valeurs du réel λ pour lesquelles I(λ) existe.
    1.3. Donner alors un équivalent de ∫_a^x(f(t))/t dt lorsque x tend vers l'infini.
  2. On suppose qu'il existe λ et μ deux réels pour lesquels I(λ) et I(μ) existent. Prouver que l'on a : λ = μ.
  3. Pour tout x réel, on pose H_λ(x) = ∫_a^x(λ − f(t))dt.
    3.1. Justifier que H_λ est de classe C^1 sur ℝ et préciser H_λ^′(x).
    3.2. Démontrer que si H_λ est bornée sur ℝ, alors I(λ) existe et que I(λ) = ∫_a^(+ ∞)(H_λ(t))/(t^2) dt.
  4. Désormais on suppose que f est continue sur ℝ et T-périodique ( T > 0 ).
    4.1. Démontrer que la fonction φ qui à tout x réel associe φ(x) = ∫_x^(x + T)f(t)dt est constante. Montrer alors que l'on a, pour tout réel x : H_λ(x + T) − H_λ(x) = λT − ∫_0^T f(t)dt.
    4.2. Montrer qu'il existe une unique valeur λ_0 du réel λ pour laquelle la suite (H_λ(a + nT))_(n ∈ ℕ) est bornée.
    4.3. Prouver que, dans ce cas, la fonction H_λ est périodique et bornée dans ℝ.
    4.4. Déterminer alors toutes les valeurs du réel λ pour lesquelles I(λ) converge.
    4.5. Dans le cas où λ_0 ≠ 0, déterminer un équivalent de ∫_a^x(f(t))/t dt lorsque x tend vers l'infini.
  5. Pour tout entier naturel n non nul, on pose A_n = ∫_0^(π/2)(|sin(nt)|)/(sin(t))dt et B_n = ∫_0^(π/2)(|sin(nt)|)/t dt.
    5.1. Prouver que A_n existe. On admettra qu'il en est de même pour B_n.
    5.2. Déterminer un équivalent au voisinage de 0 de la fonction t ↦ 1/t − 1/(sin(t)).
    5.3. Démontrer que la suite (A_n − B_n)_(n ∈ ℕ^∗) est bornée.
    5.4. On effectue dans B_n le changement de variable u = nt.
    5.4.1. Donner un équivalent de B_n lorsque n tend vers l'infini. On pourra utiliser les résultats établis à la question 4.
    5.4.2. En déduire un équivalent de A_n lorsque n tend vers l'infini.

Exercice 4.

Soient E un plan vectoriel, B = (i⃗, j⃗) une base de E et θ ∈ ]0, π[ fixé.
On considère l'endomorphisme f de E représenté par sa matrice C dans la base B : C = (0, − 1; 1, 2cos(θ)).
On définit alors sur E une forme bilinéaire symétrique Φ par les relations :
Φ(i⃗, j⃗) = Φ(j⃗, i⃗) = cos(θ) et Φ(i⃗, i⃗) = Φ(j⃗, j⃗) = 1.
On rappelle qu'une forme bilinéaire sur E est une application de E^2 dans ℝ, linéaire par rapport à chacune de ses variables.
  1. Soient X = x_1 i⃗ + x_2 j⃗ et Y = y_1 i⃗ + y_2 j⃗ deux vecteurs de E. Exprimer Φ(X, Y) en fonction des réels x_1, x_2, y_1, y_2 et θ.
  2. Montrer que Φ est un produit scalaire sur E.
  3. Prouver que f est une isométrie pour le produit scalaire Φ.
  4. Déterminer un vecteur k⃗ ∈ E tel que (i⃗, k⃗) soit une base orthonormée pour Φ et que Φ(j⃗, k⃗) > 0.
  5. Expliciter la matrice de f dans la base (i⃗, k⃗). Préciser la nature de f.
  6. Soit m ∈ ℕ^∗. Pour quelles valeurs de θ ∈ ]0, π[ a-t-on f^m = id_E ?

FIN

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