X ENS Physique B PC 2011Sujet, corrigé et rapport du jury
Pas encore noté
Téléchargements
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES
CONCOURS D'ADMISSION 2011
filière PC
filière PC
COMPOSITION DE PHYSIQUE - B - (XELC)
(Durée : 4 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Activité Optique
Lorsqu'une lumière polarisée rectilignement pénètre dans une substance isotrope optiquement active, la lumière émergente a, dans tous les cas, quelle que soit la direction de polarisation initiale et l'épaisseur traversée, une polarisation rectiligne. Cependant, la direction de polarisation a tourné, c'est la raison pour laquelle on parle de pouvoir rotatoire.
On se propose dans ce problème d'étudier quelques propriétés et modèles de substances ou matériaux présentant ce genre d'activité optique appelée aussi pouvoir rotatoire.
Constantes usuelles
I. Introduction
Une lumière monochromatique polarisée rectilignement selon l'axe
Ox pénètre en
z = 0 dans une substance optiquement active. Elle émerge en
z = ℓ avec une polarisation qui fait un angle
α avec l'axe
Ox (voir figure 1). L'algébrisation de l'angle est telle que (
e⃗_x, e⃗_y )
= + π/2 .
I. 1 Quelle(s) source(s) permet(tent) d'obtenir une lumière quasi-monochromatique? Comment réaliser une source de lumière monochromatique polarisée rectilignement?
I. 2 Proposer, en quelques lignes, un protocole expérimental permettant de vérifier que le plan de polarisation d'une lumière polarisée rectilignement et ayant traversé un milieu optiquement actif, a tourné.
I. 1 Quelle(s) source(s) permet(tent) d'obtenir une lumière quasi-monochromatique? Comment réaliser une source de lumière monochromatique polarisée rectilignement?
I. 2 Proposer, en quelques lignes, un protocole expérimental permettant de vérifier que le plan de polarisation d'une lumière polarisée rectilignement et ayant traversé un milieu optiquement actif, a tourné.

Figure 1.
II. Théorie de FRESNEL : notion de biréfringence circulaire
La théorie phénoménologique de Fresnel permet de rendre compte du pouvoir rotatoire en postulant que le milieu optiquement actif transmet, avec des indices optiques différents, des ondes polarisées circulairement gauche et droite. Lorsqu'une onde polarisée circulairement gauche (respectivement droite) se propage, le milieu se comporte comme un milieu d'indice optique
n_g( respectivement
n_d) .
Cette hypothèse d'existence de deux indices optiques pour des ondes circulaires explique le terme biréfringence circulaire.
On considère, dans cette partie, le champ électrique
E⃗(r⃗, t) d'une onde plane progressive harmonique (O.P.P.H.) de pulsation
ω se propageant selon l'axe
Oz dans un milieu d'indice optique
n . On note :
où :
-
E_–_–_0 est un vecteur constant dont les composantes sont éventuellement complexes. On le nomme amplitude complexe du champE⃗_–(r⃗, t) ; -
k⃗ est le vecteur d'onde :k⃗ = ω/cne⃗_z = (2π)/(λ_0)ne⃗_z (λ_0 désigne la longueur d'onde dans le vide ete⃗_z le vecteur unitaire de l'axez dirigé dans le sens desz croissants).
Dans la base cartésienne
(e⃗_x, e⃗_y, e⃗_z) , on note indifféremment
E⃗_0_– = E_(0x)_–e⃗_x + E_(0y)_–e⃗_y + E_(0z)_–e⃗_z ou
E⃗_–_0(E_(0x)_–, E_(0y)_–, E_(0z)_–) .
II. 1 Quelle est la polarisation du champ électrique :
II. 1 Quelle est la polarisation du champ électrique :
- si
E_–_–_0(E_(0x), E_(0y), 0) oùE_(0x) etE_(0y) sont réels? - si
E_–_–_0(E_(0x)_–, E_(0y)_–, 0) oùE_(0x)_– etE_(0y)_– sont des complexes quelconques? - si
E⃗_–_0(E_0, iE_0, 0) oùE_0 est réel positif? - si
E_–_–_0(E_0, − iE_0, 0) oùE_0 est réel positif?
II. 2 Décomposer l'O.P.P.H. (E_0, 0, 0 ) avecE_0 réel en somme de deux O.P.P.H. polarisées circulairement gauche et droite.
L'O.P.P.H. d'amplitude (
E_0, 0, 0 ) pénètre dans un milieu optiquement actif situé entre
z = 0 et
z = ℓ . On note :
II. 3 Exprimer
n_g et
n_d en fonction de
n_0 et
δn puis montrer que le plan de polarisation de l'onde a tourné d'un angle :
II. 4 On se place, dans cette question, dans le cas où
n_g et
n_d sont indépendants de la direction de propagation (biréfringence dite naturelle). Lorsqu'on place un miroir parfait en
z = ℓ , et que l'on s'intéresse à l'onde réfléchie en
z = 0 , l'angle de rotation du plan de polarisation est-il doublé (cas de la figure 2.b) ou est-il compensé (cas de la figure 2.a) ? Justifiez votre réponse.

Figure 2.
III. Biréfringence circulaire induite ou effet FARADAY
Michaël FARADAY a découvert en 1845 que, sous l'action d'un champ magnétostatique
B⃗_0 appliqué parallèlement à la direction de propagation de la lumière, les substances optiquement inactives acquièrent la propriété de biréfringence circulaire étudiée dans la partie précédente. Cette propriété constitue l'effet Faraday.
On se propose, dans cette partie, de développer un modèle microscopique rendant compte de cette biréfringence circulaire induite par le champ magnétostatique.
III. 1 Modèle de l'électron élastiquement lié
On s'intéresse à un atome ou une molécule de la substance placé dans un champ magnétostatique uniforme
B⃗_0 . L'onde électromagnétique interagit avec les charges des atomes mais les
noyaux étant beaucoup plus lourds que les électrons, on les suppose immobiles et on ne considère que les mouvements des électrons. Ceux-ci seront représentés par le nuage qu'ils forment.
noyaux étant beaucoup plus lourds que les électrons, on les suppose immobiles et on ne considère que les mouvements des électrons. Ceux-ci seront représentés par le nuage qu'ils forment.
On néglige toute interaction entre les électrons.
Chaque nuage électronique est soumis à :
- une force de rappel élastique
− mω_1^2 OM^(→−) oùO désigne la position du noyau,M celle du barycentre du nuage électronique,m la masse de l'électron etω_1 une pulsation caractéristique; - la force
− eE⃗(M, t) traduisant l'interaction entre la lumière et l'électron (− e désigne la charge de l'électron); - la force
− ev⃗ ∧ B⃗_0 oùv⃗ = (dOM^(→−))/(dt)|_R .
Le référentiel d'étude
R(O, x, y, z) centré sur le noyau
O est supposé galiléen.
La lumière est modélisée par une O.P.P.H. se propageant selon l'axeOz . Le champ électrique s'écrit :
La lumière est modélisée par une O.P.P.H. se propageant selon l'axe
On négligera :
- l'interaction de l'électron avec le champ magnétique de l'O.P.P.H.
- la variation spatiale du champ électrique à l'échelle du déplacement de l'électron c'est-à-dire que
k_g z = φ oùφ est une constante.
III.1.1 On noteB⃗_0 = B_0 e⃗_z etOM^(→−) = xe⃗_x + ye⃗_y + ze⃗_z .
Déterminer les trois équations liant
x, y, z et leurs dérivées par rapport au temps.
III.1.2 On ne s'intéresse désormais qu'au régime forcé. Vérifier quex(t) = acos(φ − ωt) et
y(t) = − asin(φ − ωt) sont solutions du mouvement et exprimer
a en fonction de
e, m, ω_1, ω, E_0 et
B_0 .
III.1.3 On noteN la densité volumique d'électrons. Donner l'expression du vecteur densité volumique de courant
j⃗(M, t) en fonction des vecteurs de base ainsi que de
a, N, e, ω, cos(φ − ωt) et
sin(φ − ωt) .
III.1.4 Montrer que le champ électriqueE⃗(M, t) est solution de l'équation :
III.1.2 On ne s'intéresse désormais qu'au régime forcé. Vérifier que
III.1.3 On note
III.1.4 Montrer que le champ électrique
III.1.5 Montrer que :
où l'on donnera l'expression de
ω_p^2 en fonction de
N, e, m et
ε_0 et celle de
ω_c en fonction de
e, m et
B_0 .
III.1.6 Déterminer de même, en la démontrant, l'expression den_d en fonction de
ω, ω_1, ω_c et
ω_p .
III.1.6 Déterminer de même, en la démontrant, l'expression de
III. 2 Constante de VERDET
Le physicien français Émile Verdet (1824-1866) a mis en évidence expérimentalement que l'angle de rotation
α (défini comme sur la figure 1) du plan de polarisation de la lumière est proportionnel à l'épaisseur
ℓ du matériau traversé et à la mesure algébrique
B_0 :
Le facteur de proportionnalité
V_e est nommé constante de Verdet.
III.2.1 En utilisant, entre autres, le résultat de la question II. 3 et en admettant que pour les substances considérées, les ordres de grandeur sont tels que|(ω_p^2)/(ω_1^2 ± ω_c ω − ω^2)|≪1, |ω_c|≪ω_1 et
ω≪ω_1 , donner une expression de la constante de VERDET en fonction de
e, ω_p, λ = (2πc)/ω, λ_1 = (2πc)/(ω_1), m et
c .
III.2.2 Lorsqu'on place un miroir parfait enz = ℓ , et que l'on s'intéresse à l'onde réfléchie en
z = 0 , on constate expérimentalement que l'angle de rotation du plan de polarisation est doublé (comme dans le cas de la figure 2.b). Le modèle microscopique précédent rend-il compte de cette observation?
III.2.1 En utilisant, entre autres, le résultat de la question II. 3 et en admettant que pour les substances considérées, les ordres de grandeur sont tels que
III.2.2 Lorsqu'on place un miroir parfait en
III.2.3 Application numérique
Pour la plupart des liquides illuminés par une lumière de longueur d'onde
λ = 632 nm et à la température usuelle, l'ordre de grandeur de la constante de VERDET est de
10^2 deg ⋅ T^(− 1) ⋅ m^(− 1) . Considérons un liquide placé dans un solénoïde comportant
n = 10^5 spires
/m et traversé, sur une épaisseur
ℓ = 30 cm , par une onde plane polarisée rectilignement. En supposant que le solénoїde crée le champ magnétostatique qui serait créé par un solénoïde "infini", calculer l'ordre de grandeur du courant
I dans le solénoïde pour que la rotation du plan de polarisation soit de 10 deg .
IV. Biréfringence circulaire naturelle : du microscopique au macroscopique
On développe, dans cette partie, un modèle simplifié qui rend compte du pouvoir rotatoire naturel (en l'absence de champ magnétique extérieur) d'une substance traversée sur une très faible épaisseur par une onde lumineuse polarisée rectilignement.
IV. 1 Dipôles induits dans une molécule hélicoïdale
Le pouvoir rotatoire n'existe que pour des molécules possédant une certaine dissymétrie. Sur un modèle de molécules ayant une géométrie hélicoïdale, on se propose de mettre en évidence l'apparition de dipôles électrique et magnétique induits. Les composés organiques de la famille des hélicènes possèdent une telle forme : à titre d'information on a représenté sur la partie droite de la figure 3, l'hexahélicène.
On travaille dans le référentiel
R(O, e⃗_X, e⃗_Y, e⃗_Z) supposé galiléen.
Dipôle électrique induit
On modélise une molécule par une structure hélicoïdale qui porte globalement la charge
+ e . Le barycentre
M_1 du nuage électronique, de charge globale
− e , de masse
m , est supposé se déplacer sans dissipation le long de l'hélice (
H_1 ) dont l'équation en coordonnées cartésiennes a été portée sur la figure 3. Les principales notations classiques sont rappelées sur cette même figure.
L'interaction entre le noyau et le nuage électronique est décrite par l'unique force de rappel
− mω_1^2 Ze⃗_Z .

Figure 3.
IV.1.1 Exprimer l'énergie potentielle
U de laquelle dérive la force de rappel.
On suppose que la molécule est placée dans une région de l'espace où le champ magnétique est uniforme et s'écrit
B⃗ = B(t)e⃗_Z où
B(t) = B_0 cos(ωt) . Il apparaît un champ électrique dont on admettra que l'expression locale, en coordonnées cylindriques, est
E⃗(M, t) = E(r, t)e⃗_θ .
IV.1.2 Établir l'expression deE(r, t) en fonction de
B_0, ω, r et
t .
IV.1.3 Établir l'expression de l'énergie cinétiqueK du nuage électronique en fonction de
m, R, P et
Z˙ .
IV.1.2 Établir l'expression de
IV.1.3 Établir l'expression de l'énergie cinétique
Montrer que l'équation différentielle vérifiée par
Z est
où l'on exprimera
ω_0^2 en fonction de
ω_1, R et
P .
IV.1.4 On nommep_Z la composante selon
e⃗_Z du moment dipolaire électrique
p⃗(t) = − eOM^(→−)_1 de la molécule.
IV.1.4 On nomme
Toujours en régime harmonique forcé, montrer que
p_Z = β_1(dB)/(dt) ≡ β_1 B˙(t) où l'on exprimera
β_1 en fonction de
ω, ω_0, e, m, R et
P .
Le moment dipolaire est-il cependant parallèle à
e⃗_Z ?
La molécule est maintenant modélisée par une structure en double hélice portant globalement la charge+ 2e . On considère deux nuages électroniques, chacun de charge globale
− e et de masse
m , dont les barycentres
M_1 et
M_2 se déplacent sans dissipation le long des hélices (
H_1 ) et (
H_2 ), dont les équations en coordonnées cartésiennes sont fournies sur la figure 4.
La molécule est maintenant modélisée par une structure en double hélice portant globalement la charge

Figure 4. Molécule en double hélice
IV.1.5 Exprimer le moment dipolaire
p⃗(t) de la molécule.
Justifier que
p⃗(t) = 2β_1 B⃗˙(t) .
IV.1.6 De manière plus générale, lorsque l'angle entre le champB⃗ et l'axe de l'hélice vaut
η , la relation devient
p⃗(t) = 2β_1 B⃗˙(t)cos^2 η . En considérant un échantillon mésoscopique de molécules orientées aléatoirement et dans toutes les directions, justifier que la moyenne statistique notée
⟨p⃗(t)⟩ des moments dipolaires s'exprime :
IV.1.6 De manière plus générale, lorsque l'angle entre le champ
Dipôle magnétique induit
La molécule en double hélice précédente est désormais placée dans une région de l'espace où règne un champ électrique uniforme :
IV.1.7 Montrer que la composante
Z du vecteur position de chaque nuage électronique est solution de l'équation
IV.1.8 Le moment magnétique induit
M^(→−) est défini par :
Montrer que
où l'on exprimera
β_2 en fonction de
ω_0, ω, e, m, P et
R .
À nouveau, lorsque l'on considère un échantillon mésoscopique de molécules orientées aléatoirement et dans toutes les directions, on admettra que la moyenne statistique des moments magnétiques⟨M^(→−)(t)⟩ est
À nouveau, lorsque l'on considère un échantillon mésoscopique de molécules orientées aléatoirement et dans toutes les directions, on admettra que la moyenne statistique des moments magnétiques
IV. 2 Application à la théorie de Lord Rayleigh
Lord Rayleigh développa le modèle suivant pour rendre compte de l'interaction entre des molécules polarisables et un champ électromagnétique.
Les molécules en double hélice étudiées précédemment sont situées dans une couche d'épaisseur
h orthogonale à l'axe
z située entre les plans
z = 0 et
z = h avec la densité volumique uniforme
N . Elles sont illuminées par une O.P.P.H. dont la composante électrique s'écrit :
Sous l'effet de cette onde, les molécules acquièrent des moments dipolaires électrique et magnétique selon les mécanismes décrits aux questions IV.1.6. et IV.1.8. Lord Rayleigh démontre alors les résultats suivants que nous admettons :
- le champ électrique rayonné par les dipôles électriques induits a pour expression :
- le champ électrique rayonné par les dipôles magnétiques induits a pour expression :
Ces expressions des champs rayonnés sont valables loin de la couche de molécules (
k_0 z≫1 ) et pour une couche mince (
k_0 h≪1 ).
IV.2.1 Déterminer le champ électrique totalE⃗(z, t) dans le cadre des hypothèses énoncées précédemment.
IV.2.1 Déterminer le champ électrique total
En déduire que l'expression de l'angle
α (très faible) de rotation du plan de polarisation à la traversée de la mince couche de milieu actif est :
IV.2.2 On considère l'image de la molécule en double hélice par un miroir parallèle à l'axe
Oz (la molécule et son image sont dites chirales car elles ne sont pas superposables). Comment sont modifiées les équations cartésiennes des hélices (
H_1 ) et (
H_2 ) pour obtenir celles décrivant la molécule image? En déduire comment est modifié l'angle
α lorsqu'on travaille avec les molécules images.
V. Mise en évidence et mesure de rotations faibles
On développe dans cette partie des exemples permettant :
- de mettre en évidence expérimentalement la biréfringence circulaire naturelle;
- de mesurer des caractéristiques liées à l'effet Faraday.
V. 1 Mise en évidence d'une rotation faible par décalage
On considère un milieu présentant une activité optique naturelle et placé dans une cellule : il s'agit du limonène. Un rayon lumineux venant de l'air (d'indice optique
n_(air) = 1, 0003 ) et polarisé rectilignement, arrive sur cette cellule avec une incidence
φ = 30 deg (cf. figure 5.a.). On rappelle qu'une O.P.P.H. polarisée rectilignement est la superposition d'une O.P.P.H. polarisée circulairement droite et d'une O.P.P.H. polarisée circulairement gauche. Comme dans la partie II, on note
n_d (resp.
n_g ) l'indice associé à l'onde circulaire droite (resp. gauche). On donne
n_0 = (n_g + n_d)/2 = 1, 4740 et
α/ℓ = 7, 5deg ⋅ cm^(− 1) pour la longueur d'onde considérée
λ_0 = 632 nm .
V.1.1 Écrire la loi de la réfraction pour chaque onde séparément et estimer numériquement le décalage angulaire entre les deux rayons lumineux émergeant dans le limonène. Commenter.
V.1.1 Écrire la loi de la réfraction pour chaque onde séparément et estimer numériquement le décalage angulaire entre les deux rayons lumineux émergeant dans le limonène. Commenter.
On considère maintenant deux cellules accolées, représentées sur la figure 5.b, remplies de liquides d'activités optiques opposées. Les indices optiques de chaque cellule sont portés sur la figure.
V.1.2 Reproduire les figures 5.b et tracer qualitativement les rayons lumineux réfractés correspondant aux deux situations. Quel intérêt voyez-vous à utiliser une série de tels prismes alternés?
V.1.2 Reproduire les figures 5.b et tracer qualitativement les rayons lumineux réfractés correspondant aux deux situations. Quel intérêt voyez-vous à utiliser une série de tels prismes alternés?
V. 2 Mesure d'effet Faraday en utilisant une cavité optique
Une cavité optique est constituée de deux miroirs de grande réflectivité mis en vis-à-vis dans l'air. Pour simplifier les calculs, on considèrera ces miroirs plans, parallèles entre eux et séparés

Figure 5.
d'une distance
d . On étudiera la propagation de la lumière parallèlement à la normale à leurs surfaces, notée
e⃗_z . On note
r et
t respectivement le coefficient de réflexion et de transmission du champ électrique par les miroirs supposés identiques. On admettra que
R + T = 1 avec
r^2 = R et
t^2 = T .
On considère l'amplitude complexe notée
E_– de la composante selon une direction quelconque du champ électrique incident assimilé à une O.P.P.H. La variation de phase de cette composante de l'onde lorsqu'elle a parcouru la distance
d dans la cavité est
δφ . Ainsi, par exemple, la composante du champ électrique qui émerge (en
z = d ) en ayant traversé une seule fois la cavité a pour amplitude complexe
E_–_0(z = d^+) = t^2 exp(iδφ)E_–(z = 0^−) .
.jpg)
Figure 6.
V.2.1 Déterminer l'expression de l'amplitude complexe
E_–_p(z = d^+) de la composante du champ électrique qui a traversé une fois la cavité puis fait
p aller(s) et retour(s) avant d'émerger en
z = d en fonction de
E_–(z = 0^−), exp(iδφ), T, R et
p .
En déduire que l'amplitude complexe du champ émergeant de la cavité notée
E_–_s s'écrit :
où
E_–_i = E_–(z = 0^−) désigne l'amplitude complexe du champ électrique pénétrant en
z = 0 dans la cavité.
V.2.2 On cherche, dans cette question, à déterminer un ordre de grandeur du nombref effectif d'ondes interférentes contribuant au champ émergeant de la cavité. On se fixe le critère suivant :
f est tel que la norme de l'écart entre le champ émergeant de la cavité et la somme partielle
∑_(p = 0)^f E_–_p ne dépasse pas
1% . On supposera que
R est proche de 1 .
V.2.2 On cherche, dans cette question, à déterminer un ordre de grandeur du nombre
Proposer une expression de
f en fonction de
R . Donner un ordre de grandeur de
f si
R = 0, 999 .
V.2.3 On place dans la cavité un échantillon de longueurℓ soumis au champ magnétique uniforme et constant
B⃗_0 = B_0 e⃗_z . La composante électrique de l'O.P.P.H. pénétrant dans la cavité est polarisée rectilignement selon l'axe
Ox (perpendiculaire à l'axe
Oz ) et d'amplitude réelle
E_0 telle que
E⃗(z = 0^−) = E_0 e⃗_x . Il est possible d'ajuster la valeur de
δφ telle que
δφ ≡ 0[2π] . Dans ces conditions, nous admettrons que l'amplitude réelle du champ électrique qui a traversé une fois la cavité puis fait
p aller(s) et retour(s) avant d'émerger en
z = d peut s'écrire
V.2.3 On place dans la cavité un échantillon de longueur
L'angle
α est défini comme aux paragraphes II et III.
Par une simple représentation graphique, expliquez l'intérêt de la cavité pour la mise en évidence de l'effet Faraday.
Par une simple représentation graphique, expliquez l'intérêt de la cavité pour la mise en évidence de l'effet Faraday.
L'utilisation d'une telle cavité présenterait-elle un intérêt pour la mise en évidence de l'activité optique naturelle? Argumentez votre réponse en vous appuyant sur un calcul d'ordre de grandeur de l'angle de rotation du plan de polarisation à la sortie de la cavité.
Pas de description pour le moment
