X ENS Physique B PC 2013Sujet et rapport du jury
- Tension superficielle et énergie de surface
- Diffraction optique (Fraunhofer)
- Transferts thermiques et mécanique des fluides (Navier-Stokes, nombre de Reynolds)
- Mouvement à force centrale et potentiel effectif
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- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLa caléfaction : épaisseur du film de vapeur, temps de vie d'une goutte et trajectoires magnétiques de gouttes d'oxygène liquideAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLa composition de physique B, filière PC, du concours Polytechnique-ENS-ESPCI 2013 étudie le phénomène de caléfaction (ou effet Leidenfrost), c'est-à-dire la durée de vie anormalement longue d'une goutte d'eau posée sur une plaque très chaude. Le sujet détermine successivement l'épaisseur du film de vapeur qui isole la goutte, le temps de vie de la goutte par transfert thermique et écoulement hydrodynamique, puis étudie les trajectoires de gouttes d'oxygène liquide caléfiées dans un champ magnétique dipolaire.
- 11. Quelques résultats préliminairesDétermination de l'épaisseur d'équilibre de la goutte par minimisation d'énergie, puis mesure optique de l'épaisseur du film de vapeur par diffraction.
- 22. Temps de vieÉtude du transfert thermique à travers le film de vapeur, de l'écoulement radial de la vapeur (équation de Navier-Stokes, nombre de Reynolds), puis de l'évolution temporelle du rayon de la goutte.
- 33. Goutte d'oxygène en caléfactionÉtude des trajectoires d'une goutte d'oxygène liquide, paramagnétique, soumise au champ dipolaire d'un aimant, ramenée à un problème de potentiel effectif à force centrale.
Difficulté moyenne. Le rapport qualifie explicitement ce sujet de difficulté moyenne, ce que confirme la moyenne de 9,62/20 (écart-type 3,22) sur 1355 copies, avec une répartition des notes assez centrée.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,62 / 20 · écart-type 3,22 · 1 355 copies · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 9,62/ 20
- Écart-type
- 3,22
- Copies
- 1 355
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesNombre de Reynolds mal défini · Confusion entre viscosité et nombre de Reynolds · Applications numériques négligéesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe jury souligne que l'indépendance des trois parties et les nombreux résultats intermédiaires fournis ont permis à la quasi-totalité des candidats de traiter le sujet dans son ensemble et d'éviter les copies blanches. Il regrette cependant un manque de rigueur récurrent : justifications vagues, conditions aux limites non discutées, et méconnaissance de définitions pourtant fondamentales comme celle du nombre de Reynolds.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Nombre de Reynolds mal défini2l
La définition du nombre de Reynolds reste inconnue d'un trop grand nombre de candidats, qui proposent des définitions incomplètes ou fantaisistes de ce nombre pourtant sans dimension.
« on trouve de façon très surprenante des définitions incom- plètes voire fantaisistes de ce nombre »
- 2Confusion entre viscosité et nombre de Reynolds2l
Le jury a relevé la définition erronée suivante, donnée par plusieurs candidats : le nombre de Reynolds caractériserait la facilité qu'a un élément à se déformer.
« le nombre de Reynolds caractérise la facilité qu’a un élément à se déformer »
- 3Applications numériques négligées
Le jury rappelle que les applications numériques ne sont pas facultatives et doivent être systématiquement effectuées et discutées de manière critique.
« les appli- cations numériques ne sont pas facultatives. »
- 4Affirmations non argumentées présentées comme intuitives
Les expressions du type « on trouve intuitivement que » sont à proscrire : elles ne remplacent en rien une explication succincte du résultat avancé.
« les expressions du type "on trouve intuitivement que" sont à proscrire »
- 5Confusion entre conservation de l'énergie et du moment cinétique3h
À la question 3h, plusieurs candidats affirment à tort que la conservation de l'énergie mécanique entraîne celle du moment cinétique, alors que ce sont deux conservations distinctes à justifier séparément.
« on a pu lire à plusieurs reprises que " l’énergie mécanique se conserve donc le moment cinétique aussi". »
- 6Facteurs numériques oubliés puis réintroduits sans justification1c
À la question 1c, pourtant très facile, les facteurs 1/2 absents des termes d'énergie de surface et d'énergie potentielle réapparaissent souvent sans explication lorsque le résultat ne correspond pas à celui de l'énoncé.
« question très facile. »
Ce qui a été bien réussi
- Les questions 2c et 2d, sur la température de la goutte en régime stationnaire, ont été bien réussies dans l'ensemble.
- La question 2h, sur l'incompressibilité de l'écoulement, a été bien réussie dans l'ensemble.
- La question 3a, sur l'énergie magnétique d'interaction, n'a pas présenté de difficulté pour les très nombreux candidats l'ayant abordée.
- Les questions 3l et 3m, sur les trajectoires circulaires, ont été bien résolues lorsqu'elles ont été abordées.
Conseils du jury
- Toujours encadrer ou souligner le résultat final et respecter strictement les notations et la numérotation des questions.
- Vérifier systématiquement l'homogénéité des résultats, ce qui permet souvent d'identifier ses propres erreurs.
- Ne jamais donner un résultat numérique sans unité, et préférer des sous-unités adaptées à l'échelle du phénomène (0,1 mm plutôt que 10⁻⁴ m).
- Bien connaître par cœur les définitions fondamentales du programme, comme celle du nombre de Reynolds.
- Justifier soigneusement les conditions aux limites utilisées pour intégrer une équation différentielle, plutôt que de les poser sans explication.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES
filière PC
COMPOSITION DE PHYSIQUE - B - (XELC)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Pour les applications numériques, on se contentera de donner un unique chiffre significatif.
Formulaire
Données numériques :
Viscosité de la vapeur d'eau à
Conductivité thermique de la vapeur d'eau :
Masse volumique de la vapeur d'eau à
Masse volumique de l'eau liquide à
Tension superficielle de l'eau à
1 Quelques résultats préliminaires
1.1 Forme de la goutte

1.b) La forme de la goutte est dictée par une compétition entre la tension superficielle, qui tend à minimiser l'aire de l'interface eau/air de la goutte, et la gravité, qui tend à aplatir la goutte. Quelle est l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur
1.c) Montrer que dans la limite où
1.2 Mesure optique de l'épaisseur du film de vapeur

1.f) Déduire de la figure 2 b un ordre de grandeur de l'épaisseur
1.g) Proposer d'autres moyens expérimentaux permettant d'évaluer
2 Temps de vie
2.1 Transfert thermique
ailleurs, l'expérience montre que
2.a) Expliquer pourquoi on peut considérer que le profil de température dans le film de vapeur ne dépend que de la coordonnée
2.b) Faire un bilan d'énergie sur une tranche d'épaisseur
2.c) En régime stationnaire, quelle est la température de la goutte d'eau en caléfaction? Déterminer alors le profil de température dans le film de vapeur.
2.d) Déterminer le flux de chaleur reçu par la goutte en fonction de
2.e) Montrer que la masse d'eau évaporée par unité de temps est :
2.2 Écoulement de la vapeur

début de ce problème.
2.g) Expliquer pourquoi il est naturel de supposer que la composante orthoradiale
2.h) En écrivant la condition d'incompressibilité du fluide sous forme dimensionnelle, montrer que la vitesse d'écoulement horizontale est très supérieure à la vitesse verticale :
2.i) L'épaisseur du film de vapeur sous la goutte est typiquement
2.j) Montrer que le terme inertiel de l'équation de Navier-Stokes est de l'ordre de
2.k) Expliquer pourquoi le terme visqueux de l'équation de Navier-Stokes est de l'ordre de
2.1) Rappeler la signification physique du nombre de Reynolds associé à un écoulement. Exprimer le nombre de Reynolds relatif à cet écoulement, et en donner la valeur typique. Montrer qu'en régime stationnaire, l'équation de Navier-Stokes se réduit à l'équation de Stokes :
2.m) Pourquoi le champ de vitesse ne dépend-il pas de la coordonnée
2.n) Montrer que l'équation 6 se réduit à :
2.p) On note
2.r) Montrer que la pression dans le film s'exprime de la manière suivante :
2.s) En utilisant le résultat de la question 1.c, déterminer la pression dans le film en
2.t) En déduire que l'épaisseur du film de vapeur s'exprime, à un coefficient numérique près, comme :
2.3 Évolution du rayon de la goutte
2.u) Exprimer la variation de masse de la goutte en fonction de
2.v) En utilisant les équations 5 et 11 , montrer que
2.w) Montrer alors que le rayon d'une goutte caléfiée évolue selon la loi suivante :
2.x) Comparer les résultats de la question précédente à la figure 4 qui montre l'évolution temporelle du rayon d'une goutte d'eau en caléfaction. Expliquer qualitativement le désaccord entre le modèle et les résultats expérimentaux à la fin de la vie de la goutte.
3 Goutte d'oxygène en caléfaction

3.a) L'énergie d'interaction par unité de volume de l'oxygène liquide avec un champ magnétique s'écrit :
3.b) Comment est orientée la force magnétique subie par une goutte d'oxygène liquide au voisinage d'un aimant?
3.c) On s'intéresse maintenant à l'expérience décrite sur la figure 5 . Une goutte d'oxygène liquide en caléfaction est lancée sur un support horizontal. On place sous ce support, au centre de la plaque, un aimant, dont l'axe Nord-Sud est orienté selon la verticale. La goutte est lâchée à grande distance avec une vitesse

3.e) Cette énergie est en réalité bien approximée par la formule suivante :
3.f) Écrire l'énergie mécanique
3.g) Expliquer qualitativement pourquoi on peut considérer que
3.h) Justifier que le moment cinétique du système est conservé au cours du mouvement. Exprimer le moment cinétique de la goutte au début de l'expérience. Comment s'écrit la conservation du moment cinétique de la goutte?
3.i) Montrer que l'étude du mouvement peut alors se ramener à l'étude d'un point matériel dans un potentiel effectif qui est fonction de la distance

3.1) En général, des trajectoires circulaires sont-elles possibles? Si oui, discuter graphiquement le rayon de ces trajectoires. Dans le cas contraire, expliquer pourquoi de telles trajectoires sont impossibles.
3.m) On observe parfois que la goutte s'approche de l'aimant et fait plusieurs tours avant de repartir. Expliquer graphiquement à quelle distance de l'aimant la goutte tend à tourner.
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la composition de physique B PC Polytechnique-ENS-ESPCI 2013 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la composition de physique B PC Polytechnique-ENS-ESPCI 2013 ?
Le sujet, sur la caléfaction, mobilise la tension superficielle, la diffraction optique, les transferts thermiques, la mécanique des fluides (Navier-Stokes, nombre de Reynolds) et le mouvement à force centrale dans un potentiel effectif.
Quelle est la moyenne à la composition de physique B PC 2013 ?
Sur 1355 copies, la note moyenne s'élève à 9,62/20 avec un écart-type de 3,22.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées à ce sujet de physique B PC 2013 ?
Le jury relève une méconnaissance de la définition du nombre de Reynolds, des applications numériques négligées ou sans unité, des affirmations présentées comme intuitives sans justification, et une confusion entre conservation de l'énergie mécanique et du moment cinétique.
Ce sujet de physique B PC Polytechnique-ENS-ESPCI 2013 est-il difficile ?
Le rapport le qualifie explicitement de difficulté moyenne : la répartition des notes est assez centrée autour de la moyenne de 9,62/20, et l'indépendance des parties a permis à la plupart des candidats de progresser dans le sujet.
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