Thermique du combustible nucléaire dans un réacteur à eau pressurisée et convertisseur tension-fréquence
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L'épreuve comporte deux problèmes indépendants de poids comparable. Le premier étudie les aspects thermiques d'un crayon combustible de réacteur nucléaire à eau pressurisée, de l'équation de la chaleur au profil axial de température. Le second étudie un convertisseur tension-fréquence à base d'amplificateurs opérationnels, combinant un multivibrateur monostable, une mise en forme du signal et un filtre.
1A1 : Position du problèmeDéfinir les grandeurs thermiques utiles à l'étude d'un crayon combustible (puissances volumique et surfacique).
2A2 : Équation de la chaleur dans un milieu à une dimensionÉtablir l'équation de la chaleur en géométrie unidimensionnelle.
3A3 : Profil radial de la température du crayon combustibleAppliquer l'équation de la chaleur à la géométrie cylindrique du crayon combustible.
4A4 : Profil axial de température d'un crayon combustibleDéterminer le profil axial de température dans le combustible.
5B1 : Réalisation d'un multivibrateur monostable à AOPÉtudier un comparateur simple puis double seuil, avant un multivibrateur monostable à amplificateurs opérationnels.
6B2 : Circuit de mise en formeÉtudier un circuit inverseur et ses chronogrammes.
7B3 : Étude du filtreIdentifier et justifier le type de filtre utilisé dans le convertisseur tension-fréquence.
Difficile. Le rapport indique que le problème B est le moins bien réussi du sujet, et relève dans les deux problèmes des erreurs préoccupantes comme des écarts de température négatifs ou une pulsation négative, qui auraient dû alerter les candidats.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevées
Rendement confondu avec 1 à pleine puissance · Primitive de 1/r fausse · Puissance thermique volumique non nulle dans la gaine
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De nombreux résultats intermédiaires étaient donnés pour permettre d'aborder les deux problèmes, ce qui a globalement fonctionné pour le premier mais nettement moins pour le second. L'énoncé n'est pas toujours lu assez attentivement, beaucoup de candidats répondant à l'idée qu'ils se font de la question plutôt qu'à la question elle-même. Les correcteurs notent une bonne qualité générale de présentation des copies, mais une rédaction trop souvent réduite à sa plus simple expression.
Les erreurs les plus sanctionnées
1
Rendement confondu avec 1 à pleine puissanceA1
De nombreux candidats ne prennent pas en compte le nombre de crayons combustibles et pensent qu'à 100 % de sa puissance, le rendement du réacteur vaut 1, avec aussi des difficultés à convertir des W/m3 en W/cm3.
2
Primitive de 1/r fausseA3.2
Un nombre non négligeable de candidats ont écrit que la primitive de 1/r est -1/r².
« un nombre non négligeable de candidats ont écrit que la primitive de 1/r est -1/r2 »
3
Puissance thermique volumique non nulle dans la gaineA3.3
L'erreur la plus courante consiste à ne pas considérer la puissance thermique volumique comme nulle dans la gaine, ce qui conduit parfois à des écarts de température négatifs ou dérisoires sans que cela alerte les candidats.
4
Caractère idéal de l'AOP confondu avec le régime linéaireB1.1, B1.2
Une confusion fréquente apparaît entre le caractère idéal de l'amplificateur opérationnel et son régime linéaire, avec des justifications du type « l'AOP est idéal donc V+ = V- ».
« l’AOP est idéal donc V+ = V- »
5
Condition de passage de la diode mal justifiéeB1.3
Les conditions pour lesquelles la diode est passante ou bloquante sont mal connues, donnant lieu à des justifications farfelues, et un nombre inquiétant de candidats ignorent la continuité de la tension aux bornes d'un condensateur.
6
Filtre mal justifiéB3
Si le type de filtre a souvent été identifié, sa justification est restée incomplète, se limitant à l'étude des basses ou hautes fréquences, et une pulsation ou un facteur de qualité négatif trouvés n'ont pas alerté les candidats.
Ce qui a été bien réussi
La démonstration de l'équation de la chaleur en A2 est dans l'ensemble bien traitée.
Le circuit inverseur de la partie B2 est globalement bien traité.
Les correcteurs notent une bonne qualité générale de présentation des copies.
Conseils du jury
Lire attentivement l'énoncé plutôt que de répondre par un bloc de cours ressemblant à la question posée.
Garder un regard critique sur les valeurs numériques obtenues, en particulier leur signe et leur ordre de grandeur.
Réaliser systématiquement des schémas équivalents pour les circuits électroniques étudiés.
Utiliser l'analyse dimensionnelle pour vérifier l'homogénéité des résultats.
Soigner la rédaction, qui reste trop souvent réduite à sa plus simple expression malgré une bonne présentation générale.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Les calculatrices sont autorisées
Les deux problèmes sont indépendants et ont sensiblement le même poids.
Problème A: thermique dans un réacteur à eau pressurisée
Les réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP) exploitent l'énergie libérée par la fission de noyaux d'uranium 235 provoquée par des flux de neutrons pour chauffer l'eau d'un premier circuit appelé circuit primaire. Ce dernier va transférer son énergie thermique, via un échangeur appelé générateur de vapeur, à un deuxième circuit appelé circuit secondaire. L'eau du circuit secondaire subit un cycle thermodynamique qui permet la production d'énergie électrique via la mise en rotation d'une turbine reliée à un alternateur.
Ce problème a pour objectif d'étudier les aspects thermiques du combustible nucléaire, siège des réactions de fission. Le combustible nucléaire est confiné dans des gaines métalliques cylindriques formant ainsi ce qu'on appelle des «crayons combustibles». Ces derniers sont regroupés en une structure d'allure cylindrique. Cet ensemble de crayons combustibles est appelé «cœur» du réacteur.
Dans une première partie, nous allons définir différentes grandeurs utiles à l'étude de la thermique d'un crayon combustible. La deuxième partie présente l'équation de la chaleur dans le cas simple du milieu à une dimension avant de l'appliquer, dans la troisième partie, à la géométrie cylindrique du crayon combustible. Une quatrième partie permettra la détermination du profil axial de température dans le combustible.
A1- Position du problème
Afin d'évaluer les performances thermiques d'un réacteur nucléaire, différentes grandeurs sont utilisées, en voici leur définition :
La puissance produite par les réactions de fission au sein du combustible est appelée puissance thermique, elle est notée P_(th).
La puissance thermique volumique φ_V est la puissance thermique produite par unité de volume de combustible.
La puissance thermique surfacique φ_S est la puissance thermique échangée par unité de surface.
La puissance électrique P_e de la centrale est reliée à la puissance thermique à travers le rendement global de la centrale.
Nous allons étudier un REP d'une puissance électrique P_e de 1450 MW dont le rendement global η = (P_e)/(P_(th)) est de 34%. Il possède N = 54120 crayons combustibles de hauteur H = 4, 3 m (dont un est schématisé en figure 1). Le rayon extérieur de la gaine r_g est de 4, 5 mm et le rayon du combustible r_c = 4, 0 mm. L'épaisseur de la gaine e est de 0, 5 mm.
Figure 1 : description d'un crayon combustible
A1.1- Donner l'expression littérale de la puissance thermique volumique moyenne φ_V^– produite dans le combustible d'un crayon combustible. On notera qu'il n'y a aucune réaction nucléaire de fission au sein de la gaine. Calculer φ_V^– en W/cm^3.
A1.2- Donner, pour un crayon, l'expression littérale de la puissance thermique surfacique moyenne φ_S^– en périphérie du combustible, soit pour r = r_c. Calculer φ_S^– en W/cm^2.
A1.3- La fission d'un noyau d'uranium 235 génère environ une énergie E_f de 200 MeV . Déterminer le nombre de fissions N_f réalisées si ce réacteur fonctionne à 100% de puissance pendant un an. Rappel : 1MeV = 1, 6 ⋅ 10^(− 13) J.
A2- Equation de la chaleur dans un milieu à une dimension
Pour établir l'équation de la chaleur dans un milieu à une dimension, nous allons considérer un corps solide homogène de masse volumique ρ, de conductivité thermique λ et de capacité thermique massique c, dont la température T ne dépend que de l'abscisse x et du temps t. Nous supposerons que ρ, λ et c sont indépendantes de la température.
A2.1- On considère l'élément de volume dV, de masse dm, compris entre les abscisses x et x + dx, de section S (figure 2). Donner la relation entre la variation de son énergie interne dU et la variation de sa température dT, en faisant intervenir son épaisseur dx. On supposera que l'énergie interne et la température sont homogènes dans l'élément de volume dV.
Figure 2 : transfert thermique à travers le volume dV
A2.2- En supposant qu'il n'y a pas d'échange d'énergie autre que par conduction selon la direction x et en s'appuyant sur le premier principe de la thermodynamique, exprimer la variation d'énergie interne dU de l'élément de volume dV entre deux instants proches t et t + dt, en fonction des puissances thermiques surfaciques φ_S(x, t) et φ_S(x + dx, t), de la section S et de dt. On considèrera φ_S(x, t) et φ_S(x + dx, t) constantes pendant la durée dt.
A2.3- Comment est modifié ce bilan si l'élément de volume dV est le siège de réactions nucléaires de fission qui produisent une puissance thermique volumique φ_V(x, t) ?
A2.4- L'évolution de la puissance surfacique φ_S le long de l'abscisse x est telle que: φ_S(x + dx, t) − φ_S(x, t) = (∂φ_S)/(∂x) ⋅ dx. Déduire alors, des étapes précédentes, l'expression de la variation de température dT de l'élément de volume dV en fonction de (∂φ_S)/(∂x) et de φ_V(x, t).
A2.5- Rappeler l'expression générale de la loi de Fourier qui rend compte du phénomène de conduction thermique. En déduire l'expression de φ_S(x, t) en fonction de (∂T)/(∂x) si on considère que l'échange par conduction se fait uniquement selon l'axe x.
A2.6- En déduire l'équation aux dérivées partielles selon les variables x et t vérifiée par la température T. Cette équation est appelée équation de la chaleur. Remarque: la variation de température dT pendant une durée dt s'effectuant à une abscisse x donnée, on pourra écrire dT = (∂T)/(∂t) ⋅ dt.
A3- Profil radial de la température du crayon combustible
L'expression générale de l'équation de la chaleur, obtenue en A2.6 à une dimension, s'écrit : ρ ⋅ c ⋅ (∂T)/(∂t) = φ_V + λ ⋅ ΔT, où ΔT représente le laplacien de la température T.
Dans la suite du problème, on se placera en régime permanent. De plus, on supposera que les transferts thermiques dans le crayon combustible se font uniquement par conduction et ce, de façon radiale. L'axe du crayon combustible sera l'axe Oz comme indiqué dans la figure 3. Par ailleurs, la puissance volumique dans le combustible à une cote z donnée, φ_V(z), sera considérée comme constante et on prendra φ_V(z) = φ_V^– = 365 W/cm^3. Enfin, les conductivités thermiques du combustible et de la gaine sont respectivement : λ_c = 3, 65 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1) et λ_g = 12, 3 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1).
Figure 3 : repère et dimensions du crayon combustible
A3.1- En remarquant que le système possède une symétrie de révolution autour de l'axe Oz, exprimer l'équation de la chaleur en géométrie cylindrique à une cote z donnée. En coordonnées cylindriques, l'opérateur laplacien ΔT a pour expression :
A3.2- En déduire, en régime permanent, l'expression de l'évolution selon r de la température dans le combustible T(r), à la cote z donnée, en fonction de la température au centre T(r = 0) = T_0.
Exprimer alors l'écart de température moyen ΔT_(comb) = T_0 − T_c (avec T(r = r_c^−) = T_c ) entre le centre et la périphérie du combustible en fonction de la puissance volumique à la cote z.
Calculer ΔT_(comb) = T_0 − T_c.
A3.3- Expression de l'évolution de la température dans la gaine T(r).
A3.3.1- En utilisant l'équation de la chaleur, donner l'expression, en régime permanent, de l'évolution de la température dans la gaine T(r) à la cote z donnée en fonction de la température de la paroi interne de la gaine T(r = r_c^+) = T_g et de la température de la paroi externe de la gaine T(r = r_g) = T_p.
A3.3.2- L'expression obtenue en A3.3.1 ne donne pas accès à l'écart de température moyen ΔT_(gaine) = T_g − T_p entre la périphérie du combustible et la périphérie de la gaine à la cote z. Pour l'obtenir, vous suivrez la démarche suivante. Dans un premier temps, vous exprimerez la relation qui existe entre le flux surfacique dans la gaine φ_S(r) en fonction du flux volumique dans le combustible φ_V(z), de la distance r et du rayon du cylindre de combustible de l'élément combustible r_c. Puis, dans un deuxième temps, vous utiliserez ce résultat avec la loi de Fourier pour obtenir l'expression de l'évolution de la température dans la gaine T(r) en fonction de φ_V(z) et de la température de la paroi interne de la gaine T(r = r_c^+) = T_g. Enfin, vous exprimerez l'écart de température ΔT_(gaine) = T_g − T_p entre l'intérieur et la périphérie de la gaine à la cote z en fonction de la puissance volumique φ_V(z). Calculer ΔT_(gaine) = T_g − T_p.
A3.4- Il existe un contact thermique imparfait entre le combustible et la gaine. Aussi, la température en périphérie du combustible T_c n'est pas celle de la paroi interne de la gaine T_g. Ce phénomène se modélise par l'introduction d'une résistance thermique de contact, notée R_(th) = 1 K.W^(− 1).cm^2, tel que : T_c − T_g = R_(th) ⋅ φ_S(r = r_c). Exprimer l'écart de température ΔT_(contact) = T_c − T_g en fonction de la puissance volumique φ_V(z). Calculer ΔT_(contact) = T_c − T_g.
A3.5- De la même façon, le transfert thermique entre la paroi extérieure de la gaine et le fluide caloporteur (le fluide du circuit primaire) impose un écart de température. Ce dernier est donné par la loi de Newton : φ_S(r = r_g) = α ⋅ (T_p(z) − T_f(z)) où T_f(z) = T_f et T_p(z) = T_p sont respectivement les températures du fluide primaire et de la paroi externe de la gaine à la cote z. Le coefficient α, appelé coefficient de convection, est constant tout le long du crayon combustible.
Exprimer ΔT_(conv) = T_p − T_f en fonction de la puissance volumique φ_V(z), du coefficient de convection α des rayons r_c et r_g. Calculer ΔT_(conv) = T_p − T_f, sachant que α = 3, 25 W.cm^(− 2).K^(− 1).
A3.6- Montrer que, à la cote z donnée, l'écart de température moyen ΔT_(crayon) = T_0 − T_f entre le centre du combustible et le fluide primaire peut s'écrire sous la forme : ΔT_(crayon) = A ⋅ φ_V(z) où A est une constante que vous préciserez. Calculer A et ΔT_(crayon).
A3.7- Représenter, schématiquement, le profil de température dans le crayon combustible.
A4- Profil axial de température d'un crayon combustible
Le nombre de fissions dans le combustible n'est pas identique en tout point de ce dernier. Ainsi, la puissance volumique dépend de la cote z et on modélise cette dépendance par la relation: φ_V(z) = π/2 ⋅ φ_V^– ⋅ cos((π ⋅ z)/H) où φ_V^– est la puissance thermique volumique moyenne de 365 W/cm^3. En conséquence, la température T_0 n'est pas constante mais dépend de la cote z.
Nous allons considérer une section de passage de fluide primaire (caloporteur) qui passe entre quatre crayons combustibles comme indiqué dans les figures 4 et 5 . Le fluide primaire arrive à la cote z = − H/2 à la température T_f(z = − H/2) = T_(fe) (température entrée cœur). A la cote z = + H/2, il est à la température T_f(z = + H/2) = T_(fs) (température sortie cœur). Nous considérerons que la masse volumique ρ du fluide primaire est constante, ρ = 730 kg/m^3.
Figure 4 : section de passage du fluide primaire
A4.1- Exprimer la puissance reçue par le fluide par unité de longueur d'échange φ_L(z) en fonction de φ_V(z).
A4.2- L'échange thermique entre les crayons combustibles et le fluide primaire se fait à pression constante. En négligeant la variation d'énergie potentielle, déterminer l'énergie thermique δQ reçue par un élément de volume dV de hauteur dz et de section (de passage) S_p pendant une durée dt en fonction de φ_L(z).
Figure 5 : vue axiale de la section de passage du fluide primaire
A4.3- En déduire, à pression constante, la variation de l'enthalpie massique dh du fluide primaire comprise dans cet élément de volume dV en fonction de φ_L(z).
A4.4- Le débit massique de fluide primaire circulant dans la section de passage est donné par la relation : D_m = ρ ⋅ S_p ⋅ v, avec v qui est la vitesse du fluide primaire, v = (dz)/(dt). Par ailleurs, en régime permanent, la variation de l'enthalpie massique dh du fluide primaire peut s'écrire: dh = c_p ⋅ (dT_f(z))/(dz) ⋅ dz, avec c_p qui représente la capacité thermique massique à pression constante du fluide primaire.
En déduire alors, à partir de la relation obtenue au A4.3, l'équation différentielle reliant (dT_f(z))/(dz) et φ_L(z).
A4.5- Montrer alors que la température du fluide, pour une position axiale z donnée, est de la forme : T_f(z) = B + C ⋅ sin((π ⋅ z)/H), vous préciserez les expressions des constantes B et C en fonction des variables suivantes : φ_V^–, H, r_c, c_p, D_m et T_(fe).
A4.6- En déduire l'expression de la température T_0(z) au centre du combustible pour une position axiale z donnée en fonction de : A, B, C, z, φ_V^– et H.
A4.7- Déterminer alors la position z_(max) où cette température est maximale ainsi que sa valeur T_0(z = z_(max)). On prendra: D_m = 0, 3 kg ⋅ s^(− 1), c_p = 5, 5 kJ ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1) et T_(fe) = 290^∘C.
Problème B : convertisseur tension-fréquence
L'objectif de ce problème est d'étudier un exemple de réalisation de convertisseur tension fréquence. Il s'agit d'un circuit dont la tension de sortie est proportionnelle à la fréquence de la tension d'entrée.
Pour ce problème, les amplificateurs opérationnels sont idéaux et alimentés entre + V_(cc) et − V_(cc). Leurs tensions de saturation haute et basse seront respectivement + V_(cc) et − V_(cc).
B1- Réalisation d'un multivibrateur monostable à base d'amplificateurs opérationnels
B1.1- Comparateur simple seuil
Figure 6 : comparateur simple seuil
B1.1.1- Expliquer le fonctionnement du montage de la figure 6.
B1.1.2- Tracer sa caractéristique V_s en fonction de ε = V_+ − V_..
B1.2- Comparateur à deux seuils
Figure 7 : comparateur à deux seuils
B1.2.1- Rappeler le fonctionnement du montage de la figure 7. Définir notamment les seuils bas V_b et haut V_h.
B1.2.2- Tracer la caractéristique V_s en fonction de V_e, en précisant la courbe parcourue selon que V_e croît ou décroît.
B1.3- Multivibrateur monostable à amplificateurs opérationnels (AOP)
Un multivibrateur monostable est un oscillateur dont la sortie possède deux niveaux, un niveau « haut » correspondant à un « 1 logique» et un niveau « bas » correspondant à un « 0 logique». La particularité de ce circuit est qu'un niveau est stable alors que l'autre est instable. Ainsi, après application d'un signal de commande, la sortie du système passe de l'état stable à l'état instable pendant une durée τ puis revient à son état stable initial.
Figure 8 : multivibrateur monostable à AOP
La diode D est supposée parfaite, sa tension seuil est nulle.
B1.3.1- La tension de commande V_e est nulle depuis longtemps, la tension de sortie V_A est dans un état stable et vaut V_A = + V_(cc). En vous appuyant sur un schéma équivalent du circuit de la figure 8, justifier l'état passant de la diode D.
B1.3.2- Quelles sont les valeurs des tensions aux bornes des condensateurs?
B1.3.3- A t = 0 s, l'injection d'un échelon de tension de commande V_e(t = 0^+) = E va permettre le changement d'état de la sortie ( V_A = − V_(cc) ) et le blocage de la diode D.
B1.3.3.1- Quelles sont les valeurs des tensions aux bornes des condensateurs immédiatement après l'injection de cet échelon de tension?
B1.3.3.2- A quelle condition sur E, cet échelon de tension permettra le changement d'état de la sortie?
B1.3.3.3- Montrer que la tension aux bornes du condensateur C, V_c(t), est régie par une équation différentielle du premier ordre. Donner l'expression de la loi d'évolution, en fonction du temps et de la tension V_c(t).
B1.3.3.4- Justifier alors l'état bloqué de la diode.
B1.3.3.5- Montrer, à partir de la loi des nœuds au point M, que la tension aux bornes du condensateur C^′, V_(c^′)(t), est régie par une équation différentielle du premier ordre. Donner l'expression de la loi d'évolution, en fonction du temps et de la tension V_(c^′)(t).
Remarque : on introduira la constante de temps τ^′ = (C^′ ⋅ R_1 ⋅ R_2)/(R_1 + R_2).
B1.3.3.6- En déduire la loi d'évolution, en fonction du temps, de la tension aux bornes de la résistance R_I : V_+(t).
B1.3.3.7- En étudiant les valeurs finales V_(C∞) et V_(+ ∞) des tensions V_c(t) et V_+(t), montrer que la tension de sortie V_A va rebasculer vers son état initial V_A = + V_(cc).
B1.3.3.8- On considère que la constante de temps de charge du condensateur C ' est très faible comparée à celle du condensateur C.
B1.3.3.8.a- Comparer alors les vitesses de charge de ces condensateurs.
B1.3.3.8.b- Montrer alors que l'expression simplifiée de la tension ε(t) est :
B1.3.3.8.c- En déduire l'instant t où la tension de sortie V_A rebascule vers son état initial.
B2- Circuit de mise en forme
B2.1- Donner l'expression de la tension V_B du montage de la figure 9, en fonction de V_A et des résistances R_3 et R_4. Que devient cette expression dans le cas où R_4 = R_3 ?
Figure 9 : circuit inverseur
B2.2- Dans le montage de la figure 10, la tension V_A(t) est un signal rectangulaire compris entre + V_(cc) et − V_(cc), de période T, dont la durée de l'état bas est τ. La diode D ' est supposée parfaite, sa tension seuil est nulle. Tracer, sur deux périodes, les chronogrammes des tension V_B et V_D.
Figure 10 : circuit de mise en forme et chronogramme
B2.3- Calculer la valeur moyenne de la tension V_D en fonction de la fréquence f = 1/T.
B2.4- On désire obtenir, à partir de la tension V_D, une tension V_S proportionnelle à la fréquence f = 1/T, tel que : V_S = k.f. En faisant appel à la décomposition en série de Fourier de la tension V_D, définir le type de filtrage à utiliser. Préciser alors l'expression de k. Comment choisir la fréquence de coupure de ce filtre (figure 11) ?
Figure 11 : utilisation d'un filtre à préciser
B3- Etude du filtre
Figure 12 : filtre
B3.1- Mettre la fonction de transfert H_–(jω) = (V_S_–(jω))/(V_D_–(jω)) sous la forme suivante :
B3.2- Préciser les expressions de H_0, ω_0 et Q en fonction de R_5, R_6, C_5, C_6.
B3.3- De quel filtre s'agit-il ? Justifier votre réponse.
B3.4- Déterminer Q tel que le module élevé au carré soit de la forme :
|H_–(jω)|^2 = 1/((ω/(ω_0))^4 + 1).
B3.5- Donner alors l'expression de la phase φ_–(jω) de H_–(jω).
Questions fréquentes
4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique 2 CCINP PC 2013 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique 2 CCINP PC 2013 ?
+
Il porte sur l'équation de la chaleur et la conduction thermique en géométrie cylindrique, ainsi que sur les amplificateurs opérationnels, les circuits RC et le filtrage électronique.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique 2 CCINP PC 2013 ?
+
Une confusion entre le caractère idéal de l'AOP et son régime linéaire, une primitive de 1/r fausse, une puissance thermique volumique mal considérée dans la gaine, et des filtres mal justifiés.
Ce sujet de physique 2 CCINP PC 2013 est-il difficile ?
+
Oui, le rapport indique que le second problème, sur le convertisseur tension-fréquence, est le moins bien réussi du sujet, avec plusieurs erreurs préoccupantes comme des grandeurs physiques négatives non questionnées.
Le sujet CCINP physique 2 PC 2013 porte-t-il sur le nucléaire ?
+
Oui, le premier problème étudie la thermique du combustible d'un réacteur nucléaire à eau pressurisée, de l'équation de la chaleur au profil axial de température.
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Commentaires• CCINP Physique 2 PC 2013
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