Banque PT Mathématiques 1A PT 2004Sujet
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* Banque filière PT **
Epreuve de Mathématiques I-A
L'usage de calculatrices est interdit
Partie I
Etude d'un pendule amorti
Nous considérons un pendule plongé dans un fluide visqueux (l'air par exemple). Si
α(t) désigne l'angle que fait le pendule par rapport à la verticale (orientée vers le bas), alors
α(t) vérifie une équation différentielle d'ordre 2 du type :
où
b et
c sont des constantes strictement positives.
- Si l'on pose
Y(t) = ((α(t))/(α^′(t))) , vérifier queY est solution du système différentiel
où
G est la fonction de
ℝ^2 dans
ℝ^2 définie pour tout
y = ((y_1)/(y_2)) ∈ ℝ^2 par
- Résoudre l'équation
G(y) = 0 . - Déterminer les solutions constantes de l'équation (1).
- Calculer la matrice jacobienne de
G en un pointy ∈ ℝ^2 . - Calculer les valeurs propres (réelles ou complexes) de cette matrice jacobienne aux points obtenus à la question 2.
- Quel lien peut-on établir (dans ce cas) entre le signe de la partie réelle des valeurs propres de la matrice jacobienne et la nature des états d'équilibre du système ?
Partie II
Etude d'un système linéaire
Dans toute cette partie, on considère une matrice carrée
A de taille
d à coefficients complexes et le système différentiel linéaire
où
Y(t) est un vecteur colonne de
ℂ^d .
- Soit
λ un nombre complexe. Déterminer les fonctionsy : ℝ ⟼ ℂ solutions de l'équation différentielle
- Soit
λ etμ deux nombres complexes etP un polynôme à coefficients complexes de degrén . On considère l'équation différentielle
(a) Montrer qu'il existe un polynôme
Q tel que la fonction définie pour tout
t réel par
soit solution de l'équation ().
(b) Déterminer le degré deQ en fonction de
λ − μ .
(c) En déduire que toute solution de l'équation différentielle () s'écrit sous la forme
(b) Déterminer le degré de
(c) En déduire que toute solution de l'équation différentielle () s'écrit sous la forme
où
C est un nombre complexe et
Q est un polynôme à coefficients complexes de degré au plus égal à
n + 1 .
3. Plus généralement, siλ, μ_1, …, μ_k sont des nombres complexes et
P_1, …, P_k des polynômes à coefficients complexes, de degrés respectifs
n_1, …, n_k , montrer que toute solution de l'équation différentielle
3. Plus généralement, si
s'écrit sous la forme
où
C est un nombre complexe et les
Q_i sont des polynômes à coefficients complexes de degrés respectifs au plus égaux à
n_i + 1 .
4. On suppose que la matriceA est triangulaire supérieure, n'admettant que
λ comme valeur propre. Montrer que toute solution de l'équation (2) peut s'écrire
4. On suppose que la matrice
où les
a_i sont des vecteurs de
ℂ^d .
5. Dans le cas général, on noteλ_1, …, λ_d les valeurs propres (complexes, non nécessairement distinctes) de
A .
(a) On suppose que la matriceA est triangulaire supérieure. Montrer que toute solution complexe du système (2) peut s'écrire sous la forme
5. Dans le cas général, on note
(a) On suppose que la matrice
où les
a_j^((i)) sont des vecteurs de
ℂ^d .
(b) Montrer que, siA est une matrice quelconque, les solutions sont encore de la forme précédente.
6. On suppose que toutes les valeurs propres deA ont une partie réelle strictement négative.
(a) Déterminer les vecteursZ de
ℝ^d tels que
AZ = 0 .
(b) Calculerlim_(t → + ∞)Y(t) où
Y est une solution de (2).
(b) Montrer que, si
6. On suppose que toutes les valeurs propres de
(a) Déterminer les vecteurs
(b) Calculer
Partie III
Etude d'une équation différentielle non-linéaire : cas unidimensionnel
Dans toute cette partie, on considère une fonction
g de
ℝ sur
ℝ de classe
C^1 telle que
g(0) = 0 et
g^′(0) = − λ < 0 . On étudie l'équation différentielle
On suppose que la fonction
g est telle que, pour tous réels
t_1 et
y_1 fixés, il existe une unique fonction
y solution de l'équation (3) sur
ℝ et vérifiant de plus
y(t_1) = y_1 .
Dans toute la suite, on fixe un réel
y_0 et
y désigne l'unique solution de (3) sur
ℝ vérifiant
y(0) = y_0 .
- Que peut-on dire de la solution
y lorsquey_0 = 0 ? - Montrer que si
y_0 ≠ 0 , alors la fonctiony ne s'annule pas surℝ . - On définit la fonction
h deℝ dansℝ par
Montrer que la fonction
h est continue sur
ℝ .
4. Montrer qu'il existe unr_0 > 0 tel que, pour tout
x ∈ ℝ ,
4. Montrer qu'il existe un
- On suppose dans cette question que
0 < y_0 < r_0/2 .
(a) Montrer qu'il existe unT > 0 tel que, pour touts ∈ [0, T] ,
(b) En déduire que, pour tout
s dans
[0, T] , on a
(c) Montrer que, pour tout
t ∈ [0, T] ,
(d) En déduire que cette inégalité est encore vraie pour
t ∈ [T, 2T] .
6. Montrer finalement que l'on a
6. Montrer finalement que l'on a
- Que vaut
lim_(t → + ∞)y(t) ?
Partie IV
Etude d'une équation différentielle non-linéaire : cas multi-dimensionnel
Dans toute cette partie, on considère une application
G de
ℝ^d à valeurs dans
ℝ^d , de classe
C^1 et telle que
G(0) = 0 . On note
A la matrice jacobienne de
G en 0 . On suppose que la matrice
A est trigonalisable dans
ℝ et que ses valeurs propres
λ_1, …, λ_d (non nécessairement distinctes) sont toutes strictement négatives.
On étudie le système différentiel non-linéaire
On suppose que
G est telle que, pour tout vecteur
Y_0 de
ℝ^d , il existe une unique fonction
Y(t) de
ℝ dans
ℝ^d solution de (4) et vérifiant
Y(0) = Y_0 . Dans toute la suite,
Y désigne cette fonction.
- On note
‖‖ la norme euclidienne deℝ^d et<, > le produit scalaire usuel.
On pose
E(t) = ‖Y(t)‖^2 .
Montrer queE est de classe
C^1 et calculer sa dérivée en fonction de
Y .
2. On définit l'applicationH de
ℝ^d dans
ℝ^d par
Montrer que
2. On définit l'application
et on admet que cette fonction est continue sur
ℝ^d .
Montrer que, pour toutt ∈ ℝ ,
Montrer que, pour tout
- Soit
u l'endomorphisme canoniquement associé àA . Montrer qu'il existe une baseB = (e_1, …, e_d) deℝ^d dans laquelle la matrice deu est triangulaire supérieure. - Pour tout
α > 0 , on poseB_α = (e_1, αe_2, …, α^(d − 1)e_d) . Vérifier queB_α est une base deℝ^d . - Soit
ε > 0 . Montrer qu'il existe une base deℝ^d dans laquelle la matrice deu a tous ses coefficients hors de la diagonale de valeur absolue strictement plus petite queε . - Soit
P une matrice inversible. On poseY_∗(t) = PY(t) etH_∗(Y_∗) = H(Y) .
(a) Montrer queY_∗ est solution deY_∗^′ = PG(P^(− 1)Y_∗) .
(b) En reprenant le raisonnement précédent appliqué àY_∗ , montrer que l'on peut choisir la matriceP telle que
où
- En utilisant les résultats de la partie III, montrer qu'il existe
r > 0 tel que, si‖Y_0‖ < r , alors
Remarque : le raisonnement précédent peut se généraliser au cas d'une matrice
A quelconque que l'on trigonalise dans
ℂ . Une condition suffisante pour que 0 soit un point d'équilibre stable est alors que toutes les valeurs propres de
A soient de partie réelle strictement négative.
Pas de description pour le moment
