Banque PT Mathématiques C PT 2016Sujet et corrigé
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Epreuve de Mathématiques C
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Partie I
Soient
b et
c deux réels. On s'intéresse aux solutions réelles de l'équation différentielle homogène
- On suppose, dans cette question, que :
b^2 − 4c > 0 .
(a) Donner les racinesr_1 etr_2 du trinômer^2 + br + c , et rappeler les relations coefficients-racines (qui permettent d'exprimer en fonction deb etc : r_1 + r_2 etr_1 r_2 ).
(b) Montrer que toute fonction de la formet ↦ e^(r_i t), i ∈ {1, 2} , est solution de (E_H ) surℝ .
(c) Vérifier que, pour toute solutiony de(E_H) surℝ :
(d) Montrer qu'il existe deux constantes réelles
C_1 et
C_2 telles que, pour toute solution
y de
(E_H) sur
ℝ :
(e) En déduire que toute solution sur
ℝ de l'équation différentielle homogène (
E_H ) est de la forme :
(f) Etude d'un cas particulier :
b = 0, c = − 16 .
i. Donner l'ensemble des solutions surℝ de l'équation différentielle homogène (
E_H ) dans ce cas particulier.
ii. On adjoint à l'équation différentielle homogène(E_H) les conditions initiales :
i. Donner l'ensemble des solutions sur
ii. On adjoint à l'équation différentielle homogène
Combien de solutions sur
ℝ admet alors l'équation différentielle homogène
(E_H) ? On demande d'expliciter ces solutions.
2. On s'intéresse à l'équation aux dérivées partielles :
2. On s'intéresse à l'équation aux dérivées partielles :
sur le domaine
D = {(x, y) ∈ ℝ^2|y^2 < 2x} .
(a) ReprésenterD . On admettra qu'il s'agit d'un ouvert de
ℝ^2 .
(b) SoitΔ = ℝ_+^⋆ × ℝ . On considère l'application
h qui, à tout (
u, v ) de
Δ , associe :
h(u, v) = ((u^2 + v^2)/2, v) . Justifier, en explicitant sa réciproque, que
h est une bijection de
Δ sur
D . Montrer que
h et
h^(− 1) sont de classe
C^1 sur leurs domaines de définition respectifs.
(c) Montrer que la fonctionφ , de classe
C^2 sur
D , est solution de (
E ) sur
D si et seulement si la fonction
ψ , définie, pour tout
(u, v) de
Δ , par :
ψ(u, v) = (φ ∘ h)(u, v) , est solution sur
Δ de (
E^′ ) :
(a) Représenter
(b) Soit
(c) Montrer que la fonction
(d) Déterminer toutes les solutions de (
E^′ ) sur
Δ .
Partie II
Soient
λ et
μ deux réels,
μ ≠ 0 , tels que :
λ^2 − μ < 0 . Pour tout entier naturel
n , on pose :
- Montrer qu'il existe deux réels
α etβ , que l'on exprimera en fonction deλ etμ , tels que, pour tout réelx : x^2 + 2λx + μ = α(1 + β^2(x + λ)^2) . - Pour tout entier naturel
n , étudier la convergence deI_n . Que vautI_0 ? - On se place, dans ce qui suit, dans le cas
λ = 0, μ = 1 .
(a) Montrer que, pour tout entier naturel non nuln : I_n = ((2n − 1)I_(n − 1))/(2n) .
(On pourra intégrer par parties.)
(b) Pour tout entier natureln , exprimerI_n en fonction de l'entiern (on donnera la réponse à l'aide de factorielles).
Partie III
- Soit
x un réel tel que :|x| ≤ 1/4 . Exprimer, en fonction dex , les deux solutionsY_1 etY_2 de l'équation :
- Donner le domaine de définition
I_Y de la fonctionf qui, à tout réelx deI_Y , associe :
- Pour tout réel non nul
α , rappeler le développement en série entière de la fonction qui, à tout réelx de] − 1, 1[ , associe(1 + x)^α . - Donner le développement en série entière de la fonction
f , en l'écrivant sous la forme :
où
D_S est un domaine de
ℝ à préciser. On donnera la valeur de
S_0 , et on exprimera les coefficients
S_n, n ∈ ℕ^⋆ , en fonction de
n , sous forme de produit.
5. Rappeler la formule donnant le produit de Cauchy de deux séries entières. Que peuton dire du rayon de convergence de la série produit?
6. A l'aide de la question II.1, montrer que, pour tout entiern ≥ 2 :
5. Rappeler la formule donnant le produit de Cauchy de deux séries entières. Que peuton dire du rayon de convergence de la série produit?
6. A l'aide de la question II.1, montrer que, pour tout entier
- Montrer que, pour tout entier
n ≥ 2 : S_n = 1/n((2n − 2)/(n − 1)) , où((2n − 2)/(n − 1)) est le coefficient binomial≪n − 1 parmi2n − 2≫ . - Etudier la convergence de la série de terme général
S_n . - On appelle
≪ mot de Dyck≫ une chaîne de2n caractères,n ∈ ℕ^⋆ , formée den lettresA etn lettresB , telle que, lorsque l'on dénombre les lettres de gauche à droite, en s'arrêtant à une lettre du mot, le nombre deA soit toujours supérieur ou égal au nombre deB . Ainsi, le seul mot de Dyck de longueur 2 est :AB . Les mots de Dyck de longueur 4 sont :AABB etABAB.ABAABB etAAABBB sont des mots de Dyck, alors queBA ouAABBBA n'en sont pas.
Pour tout entiern ≥ 1 , on désigne parC_n le nombre de mots de Dyck de2n lettres.
(a) CalculerC_1, C_2, C_3, C_4 .
(b) On pose :C_0 = 1 . Montrer que, pour tout entiern ≥ 1 : C_n = ∑_(k = 1)^n C_(k − 1)C_(n − k) .
(c) Montrer que, pour tout entier natureln, C_n = S_(n + 1) , et conclure.
La première partie présente une méthode originale montrant que toute solution d'une équation différentielle linéaire du second ordre, à coefficients constants, est nécessairement d'une forme donnée, sans recourir aux démonstrations classiques habituellement basées sur du calcul matriciel.
La seconde partie étudie la convergence d'intégrales généralisées.
La troisième partie développe des résultats liés aux nombres de Catalan d'ordren, S_(n + 1) ou
C_n(n ∈ ℕ) , qui sont couramment utilisés en modélisation numérique (éléments finis). Le domaine géométrique auquel on s'intéresse est discrétisé et peut être approché par une surface polygonale par morceaux. Pour obtenir une bonne approximation géométrique, on divise chaque polygone en triangles. Le nombre de configurations possibles pour trianguler un polygone convexe à
n + 2 sommets est donné par le nombre de Catalan d'ordre
n .
La troisième partie développe des résultats liés aux nombres de Catalan d'ordre
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