BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2010Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2010
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Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2010.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option économique
Vendredi 7 mai 2010 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
On considère la fonction
f définie, pour tout couple
(x, y) de l'ouvert
]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ , par :
- Montrer que, pour tout couple (
x, y ) de]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ , on a :
- Montrer que
f est de classeC^2 sur]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ . - Montrer que
f possède une infinité de points critiques et les déterminer. - Déterminer les dérivées partielles secondes de
f et vérifier que ces dernières ne permettent pas de conclure à l'existence d'un extremum local def sur]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ . - a) Comparer les réels
(x + y)^2 et4xy .
b) En déduire quef admet sur]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ un minimum global en tous ses points critiques et donner sa valeur. - Soit
g la fonction définie pour tout(x, y) de]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ , par :
Montrer que :
∀(x, y) ∈ ]0, + ∞[ × ]0, + ∞[, g(x, y) ≥ 2ln(2) .
Exercice 2
Pour tout entier naturel
n , on pose
u_n = ∏_(k = 0)^n(1 + 1/(2^k)) = (1 + 1)(1 + 1/2)(1 + 1/4)…(1 + 1/(2^n)) .
- Donner, sous forme d'entiers ou de fractions simplifiées, les valeurs de
u_0, u_1 etu_2 . - a) Montrer que, pour tout entier naturel
n , on a :u_n ≥ 2 .
b) Exprimeru_(n + 1) en fonction deu_n puis en déduire les variations de la suite (u_n ). - a) Établir que, pour tout réel
x strictement supérieur à -1 , on a :ln(1 + x) ≤ x .
b) En déduire, pour tout entier natureln , un majorant deln(u_n) . - En utilisant les questions précédentes, montrer que la suite (
u_n ) converge vers un réelℓ , élément de[2, e^2] . - On se propose dans cette question de déterminer la nature de la série de terme général (
ℓ − u_n ).
a) Justifier que la suite(ln(u_n))_(n ∈ N) converge et que l'on a :ln(ℓ) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)ln(1 + 1/(2^k)) .
b) Montrer que, pour toutn deℕ , on a :ln(ℓ/(u_n)) = ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)ln(1 + 1/(2^k)) .
c) Vérifier, en utilisant le résultat de la question 3a), que :∀n ∈ ℕ, 0 ≤ ln(ℓ/(u_n)) ≤ 1/(2^n) .
d) Déduire de la question précédente que:∀n ∈ ℕ, 0 ≤ ℓ − u_n ≤ ℓ(1 − e^(− 1/(2^n))) .
e) Justifier que, pour tout réelx , on a :1 − e^(− x) ≤ x . En déduire que :∀n ∈ ℕ, 0 ≤ ℓ − u_n ≤ ℓ/(2^n) . Conclure quant à la nature de la série de terme général (ℓ − u_n ).
Exercice 3
On considère la fonction
f définie sur R par :
f(x) = {1/(2x^2) si x ≤ − 1 ou x ≥ 1; 0 sinon .
- a) Vérifier que
f est une fonction paire.
b) Montrer quef peut être considérée comme une fonction densité de probabilité.
Dans la suite, on considère une variable aléatoire
X définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), admettant
f comme densité. On note
F_X la fonction de répartition de
X .
2) La variable aléatoireX admet-elle une espérance ?
3) On poseY = ln(|X|) et on admet que
Y est une variable aléatoire, elle aussi définie sur l'espace probabilisé (
Ω, A, P ). On note
F_Y sa fonction de répartition.
a) Montrer que, pour tout réelx , on a :
F_Y(x) = F_X(e^x) − F_X(− e^x) .
b) Montrer, sans expliciter la fonctionF_Y , que
Y est une variable aléatoire à densité, puis donner une densité de
Y et vérifier que
Y suit une loi exponentielle dont on donnera le paramètre.
4) a) Montrer que, six est positif, alors
1 − e^(− x) appartient à
[0, 1[ et montrer que, si
x est strictement négatif, alors
1 − e^(− x) est strictement négatif.
b) On considère une variable aléatoireU suivant la loi uniforme sur [
0, 1[ . Déterminer la fonction de répartition de la variable aléatoire
Z = − ln(1 − U) et reconnaître la loi de
Z .
c) Simulation informatique de la loi deY . On rappelle qu'en Turbo Pascal, la fonction random permet de simuler la loi uniforme sur [ 0,1 [. Compléter la déclaration de fonction suivante pour qu'elle simule la loi de
Y .
2) La variable aléatoire
3) On pose
a) Montrer que, pour tout réel
b) Montrer, sans expliciter la fonction
4) a) Montrer que, si
b) On considère une variable aléatoire
c) Simulation informatique de la loi de
Function expo : real ;
Begin
expo:= _-----;
End ;
Problème
On note
𝔅 = (e_1, e_2, e_3) la base canonique de
ℝ^3 et on considère l'endomorphisme
f de
ℝ^3 défini par les égalités suivantes:
Partie 1 : étude de
f .
- a) Écrire la matrice
Mdefdans𝔅 .
b) Déterminer la dimension deImf puis celle deKerf .
c) Donner alors une base deKerf , puis en déduire une valeur propre def ainsi que le sous-espace propre associé.
d) Déterminer les autres valeurs propres def ainsi que les sous-espaces propres associés.
e) En déduire quef est diagonalisable. - On pose
P = (2, − 2, 0; 1, 1, 1; 1, 1, − 1), Q = (1, 1, 1; − 1, 1, 1; 0, 2, − 2) etI = (1, 0, 0; 0, 1, 0; 0, 0, 1)
a) Justifier sans calcul queP est inversible, puis déterminer la matriceD diagonale telle que :M = PDP^(− 1) .
b) CalculerPQ puis en déduireP^(− 1) .
c) Montrer par récurrence que, pour tout entier naturelj , on a :M^j = PD^j P^(− 1) .
d) Écrire, pour tout entier naturelj non nul, la première colonne de la matriceM^j . Vérifier que ce résultat reste valable sij = 0 .
Partie 2: étude d'une suite de variables aléatoires
Une urne contient 3 boules numérotées de 1 à 3 . Un tirage consiste à extraire au hasard une boule de l'urne puis à la remettre dans l'urne pour le tirage suivant.
On définit une suite de variables aléatoires(X_k)_(k ∈ ℕ^∗) de la manière suivante :
On définit une suite de variables aléatoires
- Pour tout entier naturel
k non nul,X_k est définie après lek^(ème) tirage. - On procède au
1^(er) tirage etX_1 prend la valeur du numéro de la boule obtenue à ce tirage. - Après le
k^(ème) tirage(k ∈ ℕ^∗) :
Soit
X_k a pris la valeur 1 , dans ce cas on procède au
(k + 1)^(ème) tirage et
X_(k + 1) prend la valeur du numéro obtenu à ce
(k + 1)^(ème) tirage.
SoitX_k a pris une valeur
j , différente de 1 , dans ce cas on procède également au
(k + 1)^(ème) tirage et
X_(k + 1) prend la valeur
j si la boule tirée porte le numéro
j et la valeur 1 sinon.
Soit
- Reconnaître la loi de
X_1 . - Simulation informatique de l'expérience aléatoire décrite dans cette partie.
On rappelle que random
(n) renvoie un entier compris entre 0 et
n − 1 .
Compléter le programme suivant pour qu'il simule l'expérience aléatoire décrite dans cette partie et pour qu'il affiche la valeur de la variable aléatoireX_k , l'entier naturel
k étant entré au clavier par l'utilisateur.
Compléter le programme suivant pour qu'il simule l'expérience aléatoire décrite dans cette partie et pour qu'il affiche la valeur de la variable aléatoire
Program simul ;
Vari, k, X , tirage : integer ;
Begin
Randomize ;
Readln(k); X:=random(3) + 1 ;
Fori:=2 to
k do begin
tirage := random(3) + 1 ;
IfX = 1 then
X:=… − − −
Else If tirage<>X then
X:=… − --- ;
^;
end ;
Writeln(X) :
end.
3) On noteU_k la matrice à 3 lignes et une colonne dont l'élément de la
i^(ème) ligne est
P(X_k = i) .
a) Déterminer les probabilitésP_((X_k = j))(X_(k + 1) = i) , pour tout couple
(i, j) de
{1, 2, 3} × {1, 2, 3} .
b) On admet que{(X_k = 1), (X_k = 2), (X_k = 3)} est un système complet d'événements. Déterminer, grâce à la formule des probabilités totales, la matrice
A de
M_3(ℝ) , telle que, pour tout entier naturel
k non nul, on a :
U_(k + 1) = AU_k .
c) Montrer qu'en posantU_0 = (1; 0; 0) , alors, pour tout
k de
ℕ , on a :
U_k = A^k U_0 .
4) a) Vérifier queA = M + 1/3I , puis établir que, pour tout
k de
ℕ , on a :
A^k = ∑_(j = 0)^k(k/j)(1/3)^(k − j)M^j .
b) En déduire les 3 éléments de la première colonne de la matriceA^k , puis vérifier que la loi de
X_k est donnée par :
Var
Begin
Randomize ;
For
tirage :
If
Else If tirage
end ;
Writeln
end.
3) On note
a) Déterminer les probabilités
b) On admet que
c) Montrer qu'en posant
4) a) Vérifier que
b) En déduire les 3 éléments de la première colonne de la matrice
c) Montrer que la suite (
X_k ) converge en loi vers une variable aléatoire
X dont on donnera la loi.
5) a) Calculer l'espéranceE(X_k) de
X_k .
b) Écrire une fonction Pascal, notée esp, qui renvoieE(X_k) à l'appel de
esp(k) .
5) a) Calculer l'espérance
b) Écrire une fonction Pascal, notée esp, qui renvoie
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