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BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2011Sujet, corrigé et rapport du jury

Epreuve de maths appliquées - ECE 2011

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Présentation du sujet

Difficile
Fonction définie par une intégrale, endomorphisme de polynômes et probabilités (tirages d'urnes et variables à densité)
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L'épreuve comporte trois exercices et un problème couvrant une partie large du programme, avec une place importante donnée aux probabilités. Le premier exercice étudie une fonction définie par une intégrale fonction de sa borne supérieure, le deuxième un endomorphisme de l'espace des polynômes de degré inférieur ou égal à 2, le troisième une suite de tirages dans des urnes, et le problème la loi du produit de deux variables aléatoires dont l'une est à densité.

  1. 1Exercice 1Étude d'une fonction définie sur R+ par une intégrale fonction de sa borne supérieure : continuité, dérivabilité, variations et limite.
  2. 2Exercice 2Étude de l'application qui à un polynôme de degré au plus 2 associe un autre polynôme, en tant qu'endomorphisme : noyau, image, valeurs propres.
  3. 3Exercice 3Étude probabiliste d'une suite de tirages sans remise dans des urnes numérotées, à travers des variables aléatoires liées au nombre de boules restantes et à une simulation informatique.
  4. 4ProblèmeDétermination de la loi de la variable aléatoire Z = XY, où Y suit une loi de Rademacher, dans plusieurs cas pour X (loi normale, loi uniforme, loi exponentielle), avec une simulation informatique.

Difficile. Les correcteurs ont trouvé ce sujet équilibré et sélectif, avec plus de questions abstraites et plus d'initiative laissée aux candidats que par le passé, et l'écart type de 5,88 est jugé important par le rapport.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,36 / 20 · écart-type 5,88 · 3 356 copies · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,36/ 20
Écart-type
5,88
Copies
3 356
moyenne 10,3605101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Dérivation d'une fonction définie par une intégrale à borne variable · Noyau et image mal maîtrisés · Valeurs propres d'une matrice 3x3 mal recherchées
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Les correcteurs ont trouvé ce sujet équilibré, sélectif, avec plus de questions abstraites et laissant plus d'initiative aux candidats que par le passé. Il a permis de bien apprécier les connaissances et les capacités de raisonnement des candidats. Le niveau moyen reste stable par rapport à l'année précédente, mais le rapport note à la fois davantage de copies très faibles et davantage d'excellentes copies, ce qui traduit un écart croissant entre les candidats.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Dérivation d'une fonction définie par une intégrale à borne variableExercice 1

    Dans l'exercice 1, un grand nombre de candidats ne savaient pas dériver une fonction définie par une intégrale dont la borne supérieure dépend de la variable, ce qui a joué un rôle très discriminant.

    « La présence d'une intégrale fonction de sa borne s upérieure a joué un rôle très discriminant »
  2. 2
    Noyau et image mal maîtrisésExercice 2

    Dans l'exercice 2, les notions de noyau et d'image, pourtant vues en première année, restent floues pour un nombre significatif de candidats.

    « Les notions de noyau et d'image (pourtant vues en première année) restent floues pour un nombre significatif de candidats. »
  3. 3
    Valeurs propres d'une matrice 3x3 mal recherchéesExercice 2

    Dans l'exercice 2, une importante minorité de candidats n'assure pas correctement la recherche des valeurs propres d'une matrice carrée d'ordre 3.

    « des candidats n'assurent pas la recherche des valeurs propres d'une matrice carrée d'ordre 3. »
  4. 4
    Paraphrase de l'énoncé sans réflexionExercice 3

    Dans l'exercice 3, le jury distingue nettement les candidats qui réfléchissent de ceux qui se contentent de paraphraser l'énoncé sans raisonner.

    « Ce type d'exercice permet de distinguer les candi dats qui réfléchissent de ceux qui "bluffent" en paraphrasant l'énoncé »
  5. 5
    Remplissage au lieu d'argumenter

    Un noyau de candidats ne peut s'empêcher de faire du remplissage au lieu d'argumenter, en particulier face aux questions dont le résultat est donné dans l'énoncé.

    « un noyau de candidats qui ne pe uvent s'empêcher de faire du remplissage au lieu d'argumenter face aux questions dont le résultat est donné »

Ce qui a été bien réussi

  • La diversité des thèmes abordés a permis à tous les candidats de s'exprimer et de montrer leurs compétences.
  • Le problème, dans l'ensemble, a été plutôt bien réussi par les candidats qui ont eu le temps de s'y intéresser.
  • Les copies sont, dans l'ensemble, bien présentées.
  • 400 copies ont obtenu plus de 18 sur 20.

Conseils du jury

  • Construire une réponse rigoureusement plutôt que de se contenter de remplissage face à une question dont le résultat est donné.
  • Respecter la numérotation des questions et soigner l'écriture pour ne pas pénaliser le travail du correcteur.
  • Ne pas recopier systématiquement les énoncés des questions ni tout un programme informatique quand seules quelques instructions manquent.
  • Travailler les notions de première année comme le noyau et l'image d'un endomorphisme, qui restent mal maîtrisées en deuxième année.
  • S'entraîner à dériver des fonctions définies par une intégrale à borne variable, source fréquente de blocage.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Description

Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2011.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Code épreuve :

298

298

ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD

Concours d'admission sur classes préparatoires

MATHEMATIQUES
Option économique

Vendredi 6 mai 2011 de 8h à 12h

La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.

L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.

Exercice 1

On considère la fonction f définie sur ℝ_+par : f(x) = 2/(x^2)∫_0^x t/(e^t + 1)dt si x > 0 et f(0) = 1/2.
  1. a) Montrer que : ∀x ∈ ]0, + ∞[, ∀t ∈ [0, x], 1/(e^x + 1) ≤ 1/(e^t + 1) ≤ 1/2.
    b) Établir alors que, pour tout réel x strictement positif, on a : 1/(e^x + 1) ≤ f(x) ≤ 1/2.
    c) En déduire que la fonction f est continue (à droite) en 0 .
  2. a) Montrer que f est de classe C^1 sur ]0, + ∞[, puis vérifier que, pour tout réel x strictement positif, on peut écrire : f^′(x) = − 4/(x^3)g(x), où g est une fonction que l'on déterminera.
    b) Étudier les variations, puis le signe de la fonction g. En déduire que f est décroissante sur ℝ_+.
  3. a) Montrer que, pour tout réel t positif, on a : t/(e^t + 1) ≤ 1.
    b) En déduire la limite de f(x) lorsque x tend vers + ∞.
1/4

Exercice 2

On désigne par E l'espace vectoriel des fonctions polynomiales de degré inférieur ou égal à 2 et on note B la base ( e_0, e_1, e_2 ) de E, où pour tout réel x, on a : e_0(x) = 1, e_1(x) = x et e_2(x) = x^2.
On considère l'application, notée f, qui à toute fonction polynomiale P appartenant à E, associe la fonction polynomiale f(P) définie par :
∀x ∈ ℝ, (f(P))(x) = 2xP(x) − (x^2 − 1)P^′(x).
  1. a) Montrer que f est une application linéaire.
    b) En écrivant, pour tout réel x, P(x) = a + bx + cx^2, définir explicitement (f(P))(x) puis en déduire que f est un endomorphisme de E.
    c) Écrire f(e_0), f(e_1) et f(e_2) comme des combinaisons linéaires de e_0, e_1 et e_2, puis en déduire la matrice A de f dans la base B.
  2. a) Vérifier que Imf = vect(e_1, e_0 + e_2) et donner la dimension de Imf.
    b) Déterminer Kerf.
  3. a) À l'aide de la méthode du pivot de Gauss, déterminer les valeurs propres de A.
    b) En déduire que f est diagonalisable et donner les sous-espaces propres de f.
    c) Vérifier que les sous-espaces propres de f, autres que Kerf, sont inclus dans Imf.

Exercice 3

On désigne par n un entier naturel supérieur ou égal à 2 . On dispose de n urnes, numérotées de 1 à n, contenant chacune n boules. On répète n épreuves, chacune consistant à choisir une urne au hasard et à en extraire une boule au hasard. On suppose que les choix des urnes sont indépendants les uns des autres.
Pour tout i de {1, 2, …, n}, on note X_i la variable aléatoire prenant la valeur 1 si l'urne numérotée i contient toujours n boules au bout de ces n épreuves, et qui prend la valeur 0 sinon.
  1. a) Pour tout i et pour tout k, éléments de {1, 2, …, n}, on note U_(i, k) l'événement « l'urne numéro i est choisie à la k^(ème) épreuve ».
    Écrire l'événement ( X_i = 1 ) à l'aide de certains des événements U_(i, k), puis montrer que :
∀i ∈ {1, 2, …, n}, P(X_i = 1) = (1 − 1/n)^n
b) Justifier également que, si i et j sont deux entiers distincts, éléments de {1, 2, …, n}, on a:
P([X_i = 1] ∩ [X_j = 1]) = (1 − 2/n)^n.
c) Comparer (1 − 2/n) et (1 − 1/n)^2 et en déduire que, si i et j sont deux entiers naturels distincts, éléments de {1, 2, …, n}, alors les variables aléatoires X_i et X_j ne sont pas indépendantes.
2) On pose Y_n = ∑_(i = 1)^n X_i
a) Déterminer l'espérance de Y_n, notée E(Y_n).
b) En déduire lim_(n → + ∞)(E(Y_n))/n et donner un équivalent de E(Y_n) lorsque n est au voisinage de + ∞.
3) Pour tout i de {1, 2, …, n}, on note N_i la variable aléatoire égale au nombre de boules manquantes dans l'urne numérotée i à la fin de ces n épreuves.
a) Donner sans calcul la loi de N_i ainsi que la valeur de E(N_i).
b) Que vaut le produit N_i X_i ?
c) Les variables N_i et X_i sont-elles indépendantes?
4) Compléter le programme informatique suivant pour qu'il simule l'expérience décrite au début de cet exercice et affiche les valeurs prises par X_1 et N_1 pour une valeur de n entrée par l'utilisateur.
Program edhec_2011 ;
Var x1, n1, n, k, tirage, hasard : integer;
Begin
Randomize ;
Writeln('donnez un entier naturel n supérieur ou égal à 2');
Readln(n);
n1:=0;x1:=1;
For k:= 1 to n do
    begin
    hasard:= random(n)+1;
    If hasard = 1 then begin x1:= __-_---; n1: , __-_-_-_ ; end ;
    end ;
Writeln(x1,n1);
End.

Problème

Notations et objectifs

On considère deux variables aléatoires X et Y, définies sur un espace probabilisé ( Ω, A, P ), et indépendantes.
On suppose que X est une variable à densité et on note F_X sa fonction de répartition.
On suppose par ailleurs que la loi de Y est donnée par : P(Y = 1) = P(Y = − 1) = 1/2.
L'indépendance de X et Y se traduit par les égalités suivantes, valables pour tout réel x :
P([X ≤ x] ∩ [Y = 1]) = P(X ≤ x)P(Y = 1) et P([X ≤ x] ∩ [Y = − 1]) = P(X ≤ x)P(Y = − 1).
On pose Z = XY et on admet que Z est, elle aussi, une variable aléatoire définie sur ( Ω, A, P ).
On se propose d'établir deux résultats utiles pour la suite dans la partie 1, puis d'en déduire la loi de la variable aléatoire Z en fonction de la loi de X dans les parties 2 et 3 .

Partie 1 : expression de la fonction de répartition de Z en fonction de celle de X.

  1. Rappeler l'expression des fonctions de répartition d'une variable aléatoire suivant une loi uniforme sur [a, b] (avec a < b ) et d'une variable aléatoire suivant une loi exponentielle de paramètre λ (avec λ > 0 ).
  2. En utilisant le système complet d'événements {(Y = 1), (Y = − 1)}, montrer que la fonction de répartition F_Z de la variable aléatoire Z est donnée par :
∀x ∈ ℝ, F_Z(x) = 1/2(F_X(x) − F_X(− x) + 1).

Partie 2 : étude de deux premiers exemples

  1. On suppose que la loi de X est la loi normale centrée réduite. Reconnaître la loi de Z.
  2. On suppose que la loi de X est la loi uniforme sur [0, 1].
    a) Déterminer l'expression de F_X(− x) selon les valeurs prises par x.
    b) Déterminer F_Z(x) pour tout réel x, puis reconnaître la loi de Z.

Partie 3 : étude du cas où la loi de X est la loi exponentielle de paramètre 1.

  1. a) Montrer que la fonction de répartition F_Z de la variable aléatoire Z est définie par :
F_Z(x) = {1 − 1/2e^(− x) si x ≥ 0; 1/2e^x si x < 0.
b) En déduire que Z est une variable aléatoire à densité.
c) Établir alors qu'une densité de Z est la fonction f_Z définie pour tout réel x par :
f_Z(x) = 1/2e^(− |x|)
  1. a) Donner la valeur de l'intégrale ∫_0^(+ ∞)xe^(− x)dx.
    b) Montrer que f_Z est une fonction paire et en déduire l'existence et la valeur de E(Z).
  2. a) Donner la valeur de l'intégrale ∫_0^(+ ∞)x^2 e^(− x)dx.
    b) En déduire l'existence et la valeur de E(Z^2), puis donner la valeur de la variance de Z.
  3. a) Déterminer E(X)E(Y) et comparer avec E(Z). Quel résultat retrouve-t-on ainsi ?
    b) Exprimer Z^2 en fonction de X, puis en déduire de nouveau la variance de Z.
  4. Soit U et V des variables aléatoires suivant respectivement la loi de Bernoulli de paramètre 1/2 et la loi uniforme sur [ 0,1 [.
    a) On pose Q = − ln(1 − V) et on admet que Q est une variable aléatoire. Déterminer la fonction de répartition de Q et en déduire la loi suivie par la variable aléatoire Q.
    b) On pose R = 2U − 1 et on admet que R est une variable aléatoire. Déterminer R(Ω) et donner la loi suivie par la variable aléatoire R.
    c) Informatique.
En tenant compte des résultats des questions 5a) et 5b), écrire en Turbo Pascal une déclaration de fonction dont l'en-tête est function z : real ; pour qu'elle simule la loi de Z.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de mathématiques EDHEC ECE 2011 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de mathématiques EDHEC ECE 2011 ?

Le sujet porte sur une fonction définie par une intégrale à borne variable, un endomorphisme de polynômes, une suite de tirages dans des urnes et la loi d'une variable aléatoire produit, avec une place importante donnée aux probabilités.

Quelle est la moyenne du sujet de mathématiques EDHEC ECE 2011 ?

Sur 3356 candidats ayant composé, la moyenne s'élève à 10,36 sur 20, avec un écart-type de 5,88, jugé important par le rapport.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées ?

Le jury relève une incapacité fréquente à dériver une fonction définie par une intégrale à borne variable, des notions de noyau et d'image mal maîtrisées, et une recherche incomplète des valeurs propres d'une matrice d'ordre 3.

Ce sujet de mathématiques EDHEC ECE 2011 est-il sélectif ?

Oui, les correcteurs le jugent équilibré et sélectif, avec un écart-type de 5,88 qui traduit un écart croissant entre les meilleurs candidats et les autres.

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