BCE Maths appliquées HEC ECE 2018Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2018
Téléchargements
Description
Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2018.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Conception : HEC Paris
OPTION ÉCONOMIQUE
MATHEMATIQUES
Lundi 30 avril 2018, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
EXERCICE
Soit
n un entier supérieur ou égal à 2 et
f un endomorphisme de
R^n .
- On note
Id_(R^n) l'endomorphisme identité deR^n et0_(L(R^n)) l'endomorphisme nul deR^n . - On pose :
f^0 = Id_(R^n) et∀j ∈ ℕ, f^(j + 1) = f ∘ f^j . - On suppose que
f^n est l'endomorphisme nul deR^n : f^n = 0_(L(R^n)) .
- Soit
M la matrice définie par :M = (0, 0, 0, 0; 0, 0, 1, 0; 0, 0, 0, 1; 0, 0, 0, 0) .
a) Déterminer le spectre deM . La matriceM est-elle diagonalisable?
b) Préciser le rang des matricesM etM^2 respectivement.
c) Quels sont les polynômes annulateurs deM dont le degré est égal à 3 ? - Pour tout
j ∈ [ [0, n] ] , on noteF_j l'image de l'endomorphismef^j etr_j son rang :F_j = Im(f^j) etr_j = dim(F_j) . Pour toutj ∈ [ [0, n − 1] ] , on noteg_j la restriction def àF_j , c'est-à-dire l'application linéaire deF_j dansR^n définie par:∀x ∈ F_j, g_j(x) = f(x) .
a) Calculerr_0 etr_(r_2) .
b) Soitj ∈ [ [0, n − 1] ] .
(i) Déterminer le rang deg_j .
(ii) Justifier l'égalité :r_j − r_(j + 1) = dim(Ker(f) ∩ F_j) .
c) Établir les inégalités :n ⩾ r_0 − r_1 ⩾ r_1 − r_2 ⩾ ⋯ ⩾ r_(n − 1) − r_n ⩾ 0 .
On rappelle que le cardinal d'un ensemble fini
H , noté Card
(H) , est le nombre de ses éléments.
Pour toutk ∈ ℕ^∗ , on note
P(k) l'ensemble des
k -uplets
(x_1, x_2, …, x_k) d'entiers naturels tels que
∑_(i = 1)^k ix_i = k , c'est-à-dire:
P(k) = {(x_1, x_2, …, x_k) ∈ N^k; x_1 + 2x_2 + ⋯ + kx_k = k} . On pose:
p(k) = Card(P(k)) .
3. Pour touti ∈ [ [1, n] ] , on pose :
x_i = Card({j ∈ [ [0, n − 1] ]; r_j − r_(j + 1) = i})
a) Montrer que(x_1, x_2, …, x_n) est un élément de
P(n) .
b) Dans cette question, on suppose quen est égal à 4 .
(i) Déterminer(x_1, x_2, x_3, x_4) lorsque
f est l'endomorphisme de matrice
M dans la base canonique de
R^4 .
(ii) Trouver l'ensembleP(4) et vérifier que
p(4) = 5 .
(iii) Montrer que pour tout(x_1, x_2, x_3, x_4) ∈ P(4) , il existe un endomorphisme
f de
R^4 vérifiant (
∗ ).
4. Pour tout couple(ℓ, k) ∈ (N^∗)^2 , on pose :
Q(ℓ, k) = {(x_1, x_2, …, x_k) ∈ P(k); x_1 + x_2 + ⋯ + x_k ⩽ ℓ} et
q(ℓ, k) = Card(Q(ℓ, k)) .
a) Soitk ∈ ℕ^∗ .
(i) Trouver l'ensembleQ(1, k) .
(ii) Pour tout entierℓ ⩾ k , justifier l'égalité :
Q(ℓ, k) = P(k) .
b) Pour tout couple (ℓ, k ) d'entiers tels que
k > ℓ ⩾ 2 , établir la relation :
Pour tout
3. Pour tout
a) Montrer que
b) Dans cette question, on suppose que
(i) Déterminer
(ii) Trouver l'ensemble
(iii) Montrer que pour tout
4. Pour tout couple
a) Soit
(i) Trouver l'ensemble
(ii) Pour tout entier
b) Pour tout couple (
c) Soit
ℓ un entier supérieur ou égal à 2 .
(i) Pour tout entierk > ℓ , montrer l'égalité :
q(ℓ, k) = q(ℓ − 1, k) + q(ℓ, k − ℓ) .
(ii) Que vautq(ℓ, ℓ) − q(ℓ − 1, ℓ) ?
5. La fonction Scilab suivante dont le script est incomplet (lignes (5) et (6)), calcule une matrice qmatrix (n) telle que pour chaque couple(ℓ, k) ∈ [ [1, n] ]^2 , le coefficient situé à lintersection de la ligne
ℓ et de la colonne
k est égal à
q(ℓ, k) .
(i) Pour tout entier
(ii) Que vaut
5. La fonction Scilab suivante dont le script est incomplet (lignes (5) et (6)), calcule une matrice qmatrix (n) telle que pour chaque couple
function q=qmatrix(n)
q=ones(n,n);
for L=2 : n
for K=2 : n
if (K<L) then q(L,K)=-C......;
else if (K==L) then }q(L,K)=.......
else q(L,K)=q(L-1,K)+q(L,K-L);end;
end ;
end ;
end;
endfunction
L'application de la fonction qmatrix à l'entier
n = 9 fournit la sortie suivante :
--t qmatrix(9)
\begin{tabular}{|l|l|l|l|l|l|l|l|l|}
\hline 1. & 1. & 1. & 1. & 1. & 1. & 1. & 1. & 1. \\
\hline 1. & 2. & 2. & 3. & 3. & 4. & 4. & 5. & 5. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 4. & 5. & 7. & 8. & 10. & 12. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 6. & 9. & 11. & 15. & 18. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 7. & 10. & 13. & 18. & 23. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 7. & 11. & 14. & 20. & 26. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 7. & 11. & 15. & 21. & 28. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 7. & 11. & 15. & 22. & 29. \\
\hline 1. & 2. & 3. & 5. & 7. & 11. & 15. & 22. & 30. \\
\hline
\end{tabular}
a) Compléter les lignes (5) et (6) du script de la fonction qmatrix.
b) Donner un script Scilab permettant de calculerp(n) à partir d'une valeur de
n entrée au clavier.
c) Conjecturer une formule générale pourq(2, k) applicable à tout entier
k ⩾ 1 , puis, la démontrer.
b) Donner un script Scilab permettant de calculer
c) Conjecturer une formule générale pour
PROBLEME
Dans tout le problème:
- toutes les variables aléatoires introduites sont supposées définies sur un même espace probabilisé (
Ω, A, P ); - on note
n un entier supérieur ou égal à 2 .
L'objet du problème est l'étude de sommes de variables aléatoires suivant une loi de Bernoulli de même paramètre mais qui ne sont pas nécessairement indépendantes.
Les parties II et III sont indépendantes de la partie I.
Les parties II et III sont indépendantes de la partie I.
Partie I. Valeurs possibles du coefficient de corrélation linéaire dans divers schémas de Bernoulli
Dans cette partie, on considère des variables aléatoires
X_1, X_2, …, X_n suivant chacune la même loi de Bernoulli de paramètre
p avec
0 < p < 1 , e'est-à-dire:
∀k ∈ [ [1, n] ], P([X_k = 1]) = p et
P([X_k = 0]) = 1 − p .
On suppose que pour tout couple(k, ℓ) ∈ [ [1, n] ]^2 avec
k ≠ ℓ , le coefficient de corrélation linéaire des variables aléatoires
X_k et
X_ℓ est le même; on noter ce coefficient. On a donc:
On suppose que pour tout couple
1.a) Dans les deux cas (i) et (ii) suivants, calculer la valeur de
r et exprimer la variance de la variable aléatoire
∑_(k = 1)^n X_k en fonction de
n et
p .
(i) Les variables aléatoiresX_1, X_2, …, X_n sont mutuellement indépendantes.
(ii) Les variables aléatoiresX_1, X_2, …, X_n sont toutes égales.
(i) Les variables aléatoires
(ii) Les variables aléatoires
De plus, préciser la loi de
∑_(k = 1)^n X_k dans chacun des deux cas précédents.
b) Montrer que pour toutk ∈ [ [1, n] ] , la variance de la variable aléatoire
∑_(i = 1)^k X_i est donnée par la formule:
b) Montrer que pour tout
c) En déduire que le coefficient
r est au moins égal à
− 1/(n − 1) .
2. On suppose dans cette question quen est égal à 2.
a) Montrer quer est égal à -1 si et seulement si on a :
P([X_1 = 1] ∩ [X_2 = 1]) = p(2p − 1) .
b) Que vaut alorsP([X_1 = 0] ∩ [X_2 = 0]) ?
c) En déduire quer ne peut être égal à -1 que lorsque
p = 1/2 et
P([X_1 + X_2 = 1]) = 1 .
3. On suppose dans cette question quen est supérieur ou égal à 3 et que
P([∑_(k = 1)^n X_k = 1]) = 1 .
a) Exprimer les valeurs dep et
r en fonction de
n .
b) Déterminer lesn -uplets
(x_1, x_2, …, x_n) ∈ {0, 1}^n pour lesquels la probabilité
P(⋂_(k = 1)^n[X_k = x_k]) est strictement positive et la calculer.
2. On suppose dans cette question que
a) Montrer que
b) Que vaut alors
c) En déduire que
3. On suppose dans cette question que
a) Exprimer les valeurs de
b) Déterminer les
Partie II. Lois bêta-binomiales
- Soit
(x, y) ∈ R^2 .
a) Justifier que l'intégrale∫_0^(1/2)t^(x − 1)(1 − t)^(y − 1) dt est convergente si et seulement six > 0 .
b) Pour tout réelε tel que0 < ε < 1/2 , établir à l'aide d'un changement de variable affine, l'égalité :
c) En déduire que l'intégrale
∫_0^1 t^(x − 1)(1 − t)^(y − 1) dt est convergente si et seulement si
x > 0 et
y > 0 .
Dans toute la suite du problème, on pose:
∀(x, y) ∈ (R_+^∗)^2, B(x, y) = ∫_0^1 t^(x − 1)(1 − t)^(y − 1) dt .
5. Soitx et
y des réels strictement positifs.
a) À l'aide d'une intégration par parties, établir la relation :B(x + 1, y) = x/y × B(x, y + 1) .
b) En déduire l'égalité :B(x, y + 1) = y/(x + y) × B(x, y) .
6. Pour tout réelz , soit
((z)^([m]))_(n ∈ ℕ) la suite définie par :
(z)^([0]) = 1 et
∀m ∈ ℕ, (z)^([m + 1]) = (z + m) × (z)^([m]) . (par exemple, pour tout
m ∈ N , on a :
(1)^([m]) = m! )
Établir pour tout(x, y) ∈ (R_+^∗)^2 et pour tout couple
(k, ℓ) d'entiers tels que
0 ⩽ k ⩽ ℓ , la relation :
5. Soit
a) À l'aide d'une intégration par parties, établir la relation :
b) En déduire l'égalité :
6. Pour tout réel
Établir pour tout
- Soit
a etb des réels strictement positifs.
Pour tout
k ∈ [ [0, n] ] , on pose :
p_k = (n/k)((a)^([k]) × (b)^([n − k]))/((a + b)^([n])) .
a) À l'aide de la relation obtenue dans la question 6 , montrer que∑_(k = 0)^n p_k = 1 .
a) À l'aide de la relation obtenue dans la question 6 , montrer que
On dit qu'une variable aléatoire
S suit la loi bêta-binomiale
B(n; a, b) si
S(Ω) = [ [0, n] ] et si :
b) Reconnaître la loi
B(n; 1, 1) .
c) Montrer que l'espérance d'une variable aléatoireS qui suit la loi
B(n; a, b) est égale à
(na)/(a + b) .
c) Montrer que l'espérance d'une variable aléatoire
Partie III. Un modèle possible dans le cas où
n = 2
Soit
a et
b des réels strictement positifs et
X_1 et
X_2 deux variables aléatoires à valeurs dans
{0, 1} telles que:
8.a) Montrer que les deux variables aléatoires
X_1 et
X_2 suivent la même loi de Bernoulli.
b) Montrer que la variable aléatoireX_1 + X_2 suit la loi bêta-binomiale
B(2; a, b) .
c) Établir la relation :P_([X_1 = 1])([X_2 = 1]) = (a + 1)/(a + b + 1) .
9. La fonction Scilab suivante dont le script est incomplet (lignes (5) et (6)), effectue une simulation des deux variables aléatoiresX_1 et
X_2 qu'elle place dans un vecteur ligne à deux composantes.
(1) functionx = randbetabin
(a, b)
(2)x = zeros(1, 2) ;
(3)u = (a + b)∗rand() ;
(4)v = (a + b + 1)∗rand() ;
(5) if(u < a) then
x(1, 1) = 1 ; if
⋯⋯ then
x(1, 2) = 1 ; end ;
(6) else if ........ thenx(1, 2) = 1 ; end ;
(7) end ;
(8) endfunction
a) Préciser la loi simulée par la variable u de la ligne (3).
b) Compléter les lignes (5) et (6).
10.a) Calculer le coefficient de corrélation linéaire deX_1 et
X_2 .
b) Soit(p, r) un couple de réels vérifiant
0 < p < 1 et
0 < r < 1 .
b) Montrer que la variable aléatoire
c) Établir la relation :
9. La fonction Scilab suivante dont le script est incomplet (lignes (5) et (6)), effectue une simulation des deux variables aléatoires
(1) function
(2)
(3)
(4)
(5) if
(6) else if ........ then
(7) end ;
(8) endfunction
a) Préciser la loi simulée par la variable u de la ligne (3).
b) Compléter les lignes (5) et (6).
10.a) Calculer le coefficient de corrélation linéaire de
b) Soit
Expliquer comment utiliser la fonction randbetabin pour simuler deux variables aléatoires suivant une même loi de Bernoulli de paramètre
p et dont le coefficient de corrélation linéaire est égal à
r .
FIN
Pas de description pour le moment
