BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2018Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2018
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Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2018.
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Conception : EDHEC BS
OPTION ÉCONOMIQUE
MATHÉMATIQUES
Mardi 8 mai 2018, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
On considère la matrice
A = (1, 2; 3, 6) .
- Vérifier que
A n'est pas inversible. - Déterminer les valeurs propres de la matrice
A , puis trouver les sous-espaces propres associés à ces valeurs propres.
Dans la suite de cet exercice, on considère l'application
f qui, à toute matrice
M de
M_2(ℝ) , associe :
- Montrer que
f est un endomorphisme deℳ_2(ℝ) . - a) Déterminer une base de
Ker(f) et vérifier queKer(f) est de dimension 2 .
b) En déduire la dimension deIm(f) .
c) On poseE_1 = (1, 0; 0, 0), E_2 = (0, 1; 0, 0), E_3 = (0, 0; 1, 0), E_4 = (0, 0; 0, 1) et on rappelle que la famille (E_1, E_2, E_3, E_4 ) est une base deM_2(ℝ) . Écriref(E_1), f(E_2), f(E_3) etf(E_4) sous forme de combinaisons linéaires deE_1, E_2, E_3 etE_4 , puis donner une base deIm(f) . - a) Déterminer l'image par
f des vecteurs de base deIm(f) .
b) Donner les valeurs propres def puis conclure quef est diagonalisable. - Généralisation :
f est toujours l'endomorphisme deM_2(ℝ) défini parf(M) = AM , mais cette fois,A est une matrice quelconque deℳ_2(ℝ) . On admet quef etA possèdent des valeurs propres et on se propose de montrer que ce sont les mêmes.
a) Soitλ une valeur propre deA etX un vecteur colonne propre associé.
Justifier que
X^t X appartient à
M_2(ℝ) , puis montrer que c'est un vecteur propre de
f . En déduire que
λ est valeur propre de
f .
b) Soitλ une valeur propre de
f et
M une matrice de
ℳ_2(ℝ) vecteur propre de
f associé à cette valeur propre. En considérant les colonnes
C_1 et
C_2 de
M , montrer que
λ est valeur propre de
A .
b) Soit
Exercice 2
On dispose de trois pièces : une pièce numérotée 0 , pour laquelle la probabilité d'obtenir "pile" vaut
1/2 et celle d'obtenir "face" vaut également
1/2 , une pièce numérotée 1 , donnant "face" à coup sûr et une troisième pièce, numérotée 2 , donnant "pile" à coup sûr.
On choisit l'une de ces pièces au hasard et on la lance indéfiniment.
Pour touti de
{0, 1, 2} , on note
A_i l'événement : «on choisit la pièce numérotée
i ».
Pour tout entier naturelk non nul, on note
P_k l'événement « On obtient "pile" au lancer numéro
k » et on pose
F_k = P_k^– .
On considère la variable aléatoireX , égale au rang d'apparition du premier "pile" et la variable aléatoire
Y , égale au rang d'apparition du premier "face". On convient de donner à
X la valeur 0 si l'on n'obtient jamais "pile" et de donner à
Y la valeur 0 si l'on n'obtient jamais "face".
On choisit l'une de ces pièces au hasard et on la lance indéfiniment.
Pour tout
Pour tout entier naturel
On considère la variable aléatoire
- a) Déterminer
P(X = 1) .
b) Montrer que:∀n ≥ 2, P(X = n) = 1/3(1/2)^n .
c) En déduire la valeur deP(X = 0) . - Montrer que
X admet une espérance et la calculer. - Montrer que
X(X − 1) possède une espérance. En déduire queX possède une variance et vérifier queV(X) = 4/3 . - Justifier que
Y suit la même loi queX . - a) Montrer que, pour tout entier
j supérieur ou égal à 2,P([X = 1] ∩ [Y = j]) = P(Y = j) .
b) Montrer que, pour tout entieri supérieur ou égal à 2,P([X = i] ∩ [Y = 1]) = P(X = i) . - Loi de
X + Y .
a) Expliquer pourquoiX + Y prend toutes les valeurs entières positives sauf 0 et 2 .
b) Montrer queP(X + Y = 1) = 2/3 .
c) Justifier que, pour tout entier natureln supérieur ou égal à 3 , on a :
d) En déduire que l'on a, pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à 3 :
7) Informatique.
On rappelle que, pour tout entier naturel
m , l'instruction
grand(1, 1, ^′ uin
^′, 0, m) renvoie un entier aléatoire compris entre 0 et
m (ceci de façon équiprobable).
On décide de coder "pile" par 1 et "face" par 0.
a) Compléter le script Scilab suivant pour qu'il permette le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoireX lors de l'expérience réalisée dans cet exercice.
On décide de coder "pile" par 1 et "face" par 0.
a) Compléter le script Scilab suivant pour qu'il permette le calcul et l'affichage de la valeur prise par la variable aléatoire
piece=grand(1,1,'uin',---,---)
x=1
if piece==0
then lancer=grand(1,1,'uin',---,---)
while lancer==0
lancer=---
x=---
end
else
if piece==1 then x=---
end
end
disp(x)
b) Justifier que le cas où l'on joue avec la pièce numérotée 2 ne soit pas pris en compte dans le script précédent.
Exercice 3
On admet que toutes les variables aléatoires considérées dans cet exercice sont définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ) que l'on ne cherchera pas à déterminer.
Soita un réel strictement positif et
f la fonction définie par :
f(x) = {x/ae^(− x^2/2a) si x ≥ 0; 0 si x < 0 .
Soit
- Montrer que la fonction
f est une densité.
Dans la suite de l'exercice, on considère une variable aléatoire
X de densité
f .
- Déterminer la fonction de répartition
F_X deX . - On considère la variable aléatoire
Y définie par :Y = (X^2)/(2a) .
a) Montrer queY suit la loi exponentielle de paramètre 1.
b) On rappelle qu'en Scilab, la commande grand(1,1, 'exp', 1/lambda) simule une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètreλ . Écrire un script Scilab demandant la valeur dea à l'utilisateur et permettant de simuler la variable aléatoireX . - a) Vérifier que la fonction
g , qui à tout réelx associex^2 e^(− x^2/2a) , est paire.
b) Rappeler l'expression intégrale ainsi que la valeur du moment d'ordre 2 d'une variable aléatoireZ suivant la loi normale de paramètres 0 eta .
c) En déduire queX possède une espérance et la déterminer. - a) Rappeler l'espérance de
Y puis montrer queX possède un moment d'ordre 2 et le calculer.
b) En déduire que la variance deX est donnée par :
On suppose désormais que le paramètre a est inconnu et on souhaite l'estimer.
6) Soitn un entier naturel supérieur ou égal à 1 . On considère un échantillon (
X_1, X_2, …, X_n ) composé de variables aléatoires indépendantes ayant toutes la même loi que
X .
On noteS_n la variable aléatoire définie par
S_n = 1/(2n)∑_(k = 1)^n X_k^2 .
a) Montrer queS_n est un estimateur sans biais de
a .
b) Montrer queX^2 possède une variance et que
V(X^2) = 4a^2 .
c) Déterminer le risque quadratiquer_a(S_n) de
S_n en tant qu'estimateur de
a . En déduire que
S_n est un estimateur convergent de
a .
7) On suppose quea est inférieur ou égal à 1 .
a) Écrire l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev pour la variable aléatoireS_n et en déduire :
6) Soit
On note
a) Montrer que
b) Montrer que
c) Déterminer le risque quadratique
7) On suppose que
a) Écrire l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev pour la variable aléatoire
b) Déterminer une valeur de
n pour laquelle
[S_n − 1/(10), S_n + 1/(10)] est un intervalle de confiance pour
a avec un niveau de confiance au moins égal à
95% .
Problème
On considère la fonction
f qui à tout réel
x associe :
f(x) = ∫_0^x ln(1 + t^2)dt .
Les deux parties de ce problème peuvent être traitées indépendamment l'une de l'autre.
Partie 1 : étude de f
- a) Déterminer le signe de
f(x) selon le signe dex .
b) Justifier quef est de classeC^1 surℝ et calculerf^′(x) pour tout réelx .
c) En déduire les variations def surℝ (on ne cherchera pas à calculer les limites def ). - a) Montrer que
f est impaire.
b) Étudier la convexité de la fonctionf et donner les coordonnées des éventuels points d'inflexion de la courbe représentative def dans un repère orthonormé. - a) Déterminer les réels
a etb tels que :
b) En déduire, grâce à une intégration par parties, que, pour tout réel
x , on a :
- Recherche d'un équivalent de
f(x) au voisinage de+ ∞ .
a) Montrer que∫_0^(+ ∞)1/(1 + t^2)dt est une intégrale convergente.
b) En déduire quef(x) ∼ _(+ ∞)xln(1 + x^2) .
c) Vérifier que, pour tout réelx strictement positif, on aln(1 + x^2) = 2lnx + ln(1 + 1/(x^2)) , puis établir l'équivalent suivant :
d) Donner sans calcul un équivalent de
f(x) lorsque
x est au voisinage de
− ∞ .
5) Recherche d'un équivalent def(x) au voisinage de 0 .
a) Montrer quef est de classe
C^3 sur
ℝ .
5) Recherche d'un équivalent de
a) Montrer que
On admet la formule de Taylor-Young à l'ordre 3 au voisinage de 0 pour la fonction
f , c'est-à-dire :
b) Déterminer
f(0), f^′(0), f^(′′)(0) et
f^((3))(0) .
c) En déduire alors un équivalent def(x) au voisinage de 0 . (on trouve
f(x) ∼ (x^3)/3 )
6) On rappelle qu'en Scilab, la commande grand( 1,1 , 'unf',a, b ) simule une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur
[a, b] . Compléter le script Scilab suivant pour qu'il calcule et affiche, à l'aide de la méthode de Monte-Carlo, une valeur approchée de
f(1) :
c) En déduire alors un équivalent de
6) On rappelle qu'en Scilab, la commande grand( 1,1 , 'unf',
Partie 2 : étude d'une suite
On pose
u_0 = 1 , et pour tout entier naturel
n non nul :
u_n = ∫_0^1(ln(1 + t^2))^n dt .
7) a) La valeur donnée àu_0 est-elle cohérente avec l'expression générale de
u_n ?
b) Exprimeru_1 à l'aide de la fonction
f .
8) a) Montrer que la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est décroissante.
b) Montrer que la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est minorée par 0 . En déduire qu'elle converge.
9) a) Établir l'encadrement suivant :
7) a) La valeur donnée à
b) Exprimer
8) a) Montrer que la suite
b) Montrer que la suite
9) a) Établir l'encadrement suivant :
b) Que peut-on en déduire sur la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) ? Sur la série de terme général
u_n ?
10) a) Montrer que :
10) a) Montrer que :
b) En déduire la valeur de
lim_(n → + ∞)∫_0^1((ln(1 + t^2))^n)/(1 − ln(1 + t^2))dt .
c) Justifier que, pour tout entier natureln non nul, on a :
c) Justifier que, pour tout entier naturel
d) En déduire que l'on a :
e) Modifier le script présenté à la question 6) pour donner une valeur approchée de
∑_(k = 0)^(+ ∞)u_k .
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