BCE Maths approfondies emlyon ECG 2024Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECG 2024
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECG, session 2024.
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Conception : emlyon bs
MATHÉMATIQUES APPROFONDIES
FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE
Mardi 23 avril 2024, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
On suppose, pour toutes les questions en langage Python, les bibliothèques usuelles déjà importées sous leur raccourcis habituels.
import numpy as np
import numpy.random as rd
import numpy.linalg as al
import matplotlib.pyplot as plt
import scipy.special as sp
Problème 1
Dans tout le problème,
n désigne un entier supérieur ou égal à 1 .
SiM ∈ M_n(ℝ) est une matrice carrée, on note, pour tout
(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, (M)_(i, j) le coefficient de
M à l'intersection de la
i -ème ligne et
j -ème colonne. La matrice identité de
M_n(ℝ) est notée
I_n .
Si
Partie 1 : Racine(s) d'une matrice carrée
Soit
A une matrice de
M_n(ℝ) fixée. On cherche à déterminer s'il existe des matrices
M ∈ M_n(ℝ) telles que
M^2 = A et, si c'est le cas, à décrire l'ensemble des solutions de cette équation, d'inconnue
M ∈ M_n(ℝ) .
- Soit
A ∈ M_n(ℝ) . On suppose qu'il existeM ∈ M_n(ℝ) telle queM^2 = A . Montrer que :AM = MA . - Soit
A ∈ M_n(ℝ) . On suppose qu'il existeM ∈ M_n(ℝ) telle queM^2 = A . Montrer queA est inversible si et seulement siM est inversible. - On considère, dans cette question
A = (0, 1; − 1, 0) .
a. CalculerA^2 .
La matrice
A est-elle diagonalisable ?
b. Montrer que siM = (a, b; c, d) est solution de
M^2 = A , alors
a = d et
b = − c .
c. Montrer alors queM^2 = A admet deux solutions que l'on explicitera.
4. On considère, dans cette question,A = (0, 0, 0; 1, 0, 0; 0, 1, 0) .
b. Montrer que si
c. Montrer alors que
4. On considère, dans cette question,
On suppose qu'il existe une matrice
M ∈ M_3(ℝ) vérifiant
M^2 = A . On note
f l'endomorphisme de
ℝ^3 représenté par
M dans la base canonique.
a.A est-elle diagonalisable ?
b. Montrer queM^4 ≠ 0 et que
M^6 = 0 . On note alors
p = min{k ∈ ℕ^∗ : M^p = 0} .
c. Montrer qu'il existe un vecteur non nulu de
ℝ^3 tel que (
u, f(u), f^2(u), …, f^(p − 1)(u) ) forme une famille libre de
ℝ^3 . (On pourra commencer par appliquer
f^(p − 1) à l'équation de liaison.)
d. Conclure à une contradiction.
5. SoientM ∈ M_n(ℝ) telle que
M^2 = I_n et
f l'endomorphisme de
ℝ^n représenté par
M dans la base canonique.
a. Déterminer un polynôme annulateur deM puis les valeurs propres possibles de
M .
b. Montrer que :ℝ^n = Ker(f − id) ⊕ Ker(f + id) .
c. En déduire queM est diagonalisable.
d. Conclure que l'ensemble des solutions de l'équationM^2 = I_n est l'ensemble des matrices semblables aux matrices diagonales où tous les éléments diagonaux sont égaux à 1 ou à -1 , c'est à dire l'ensemble des matrices semblables aux matrices de la forme
a.
b. Montrer que
c. Montrer qu'il existe un vecteur non nul
d. Conclure à une contradiction.
5. Soient
a. Déterminer un polynôme annulateur de
b. Montrer que :
c. En déduire que
d. Conclure que l'ensemble des solutions de l'équation
- On suppose dans cette question que
A ∈ M_n(ℝ) est telle queSp(A) = {λ_1, λ_2, …, λ_n} , où les réelsλ_i vérifient
a. Justifier qu'il existe une matrice
D diagonale (que l'on précisera) et une matrice
P inversible telles que
A = PDP^(− 1) .
b. SoitM ∈ M_n(ℝ) et
N = P^(− 1)MP . Montrer que
M^2 = A si et seulement si
N^2 = D .
c. À l'aide de la Question 1., montrer queN est une matrice diagonale.
d. L'équationM^2 = A a-t-elle des solutions si
A admet au moins une valeur propre strictement négative ?
e. Décrire l'ensemble des solutions dans le cas où toutes les valeurs propres sont positives.
7. On suppose maintenant queA ∈ M_n(ℝ) est symétrique et que ses valeurs propres sont toutes strictement positives. On ne suppose plus qu'elles sont distinctes.
b. Soit
c. À l'aide de la Question 1., montrer que
d. L'équation
e. Décrire l'ensemble des solutions dans le cas où toutes les valeurs propres sont positives.
7. On suppose maintenant que
Le but de cette question est de montrer qu'il existe alors une unique matrice
M symétrique avec des valeurs propres strictement positives telle que
M^2 = A .
a. Montrer, en la construisant, qu'il existe une matriceM symétrique avec des valeurs propres strictement positives telle que
M^2 = A .
b. On suppose qu'il existe deux matricesM_1 et
M_2 vérifiant la propriété précédente (c'est à dire que
M_1 et
M_2 sont toutes deux symétriques avec des valeurs propres strictement positives et vérifient
M_1^2 = M_2^2 = A ). On note
Sp(M_1) = {a_1, …, a_n} et
Sp(M_2) = {b_1, …, b_n} . Enfin, on désigne par
D_1 (respectivement
D_2 ) la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont les valeurs
a_1, …, a_n (respectivement
b_1, …, b_n ).
i. Justifier qu'il existe deux matrices orthogonalesP_1 et
P_2 telles que:
a. Montrer, en la construisant, qu'il existe une matrice
b. On suppose qu'il existe deux matrices
i. Justifier qu'il existe deux matrices orthogonales
ii. On pose
P = P_1^(− 1)P_2 . Montrer que
D_1^2 P = PD_2^2 et en déduire que, pour tout
(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2 , on a
a_i^2(P)_(i, j) = (P)_(i, j)b_j^2 .
iii. Montrer qu'on a alors, pour tout(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, a_i(P)_(i, j) = (P)_(i, j)b_j puis que
D_1 P = PD_2 .
iv. Conclure queM_1 = M_2 .
iii. Montrer qu'on a alors, pour tout
iv. Conclure que
Partie 2 : Une suite de matrices
- Montrer que l'application
définit un produit scalaire sur
M_n(ℝ) .
On notera
(⋅, ⋅) ce produit scalaire et
‖ ⋅ ‖_2 la norme associée.
9. Montrer que, pour toute matriceM ∈ M_n(ℝ) , on a
9. Montrer que, pour toute matrice
Une suite
(M_k)_(k ⩾ 0) de matrices de
M_n(ℝ) est dite convergente coefficient par coefficient si, pour tout couple d'entiers
(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2 , la suite
((M_k)_(i, j))_(k ⩾ 0) est convergente (de limite
ℓ_(i, j) ). Auquel cas, on écrira
où
L est la matrice de
M_n(ℝ) définie par
(L)_(i, j) = ℓ_(i, j) .
10. Justifier que, si(M_k)_(k ⩾ 0) est une suite de matrices de
M_n(ℝ) qui admet comme limite coefficient par coefficient la matrice
L ∈ M_n(ℝ) , alors, pour toutes matrices
K_1, K_2 ∈ M_n(ℝ) , la suite de matrices
(K_1 M_k K_2)_(k ⩾ 0) converge coefficient par coefficient vers la matrice
K_1 LK_2 .
11. On considère un nombre réela ≠ 0 et la suite réelle
(u_m)_(m ⩾ 0) définie par
10. Justifier que, si
11. On considère un nombre réel
a. Étudier et dresser le tableau de variations de la fonction
φ : x ∈ ℝ^∗ ↦ 1/2(x + 1/x) .
On y fera figurer les limites de
φ aux bords de l'ensemble de définition.
b. Montrer, par récurrence, que, sia > 0 , alors
(u_m)_(m ⩾ 1) est bien définie et que, pour tout
m ⩾ 1, |u_m| ⩾ 1 et
u_m a le même signe que
a .
On admet qu'avec un raisonnement analogue, on obtient le même résultat poura < 0 .
c. Montrer que(u_m)_(m ⩾ 1) est monotone et qu'elle converge vers une limite
ε ∈ { − 1; 1} .
d. Montrer que, pour toutx ∈ ℝ tel que
|x| ⩾ 1 , on a
|φ^′(x)| ⩽ 1/2 .
e. En déduire que, pour toutm ∈ ℕ, |u_m − ε| ⩽ (1/2)^m|a − ε| .
12. On considère une matriceA ∈ M_n(ℝ) inversible et symétrique et on introduit la suite
(M_k)_(k ⩾ 0) de matrices de
M_n(ℝ) définie par
b. Montrer, par récurrence, que, si
On admet qu'avec un raisonnement analogue, on obtient le même résultat pour
c. Montrer que
d. Montrer que, pour tout
e. En déduire que, pour tout
12. On considère une matrice
a. Justifier qu'il existe une matrice orthogonale
P telle que
D_0 = P^(− 1)AP est diagonale et inversible.
b. Montrer que, pour toutk ∈ ℕ, M_k est bien définie et que la matrice
D_k = P^(− 1)M_k P est diagonale et inversible et vérifie
b. Montrer que, pour tout
c. En déduire que
(M_k)_(k ⩾ 0) converge coefficient par coefficient vers une matrice
L qui vérifie
L^2 = I_n .
d. i. Montrer, à l'aide de des Questions 9. et 11.e., que, pour toutk ∈ ℕ ,
d. i. Montrer, à l'aide de des Questions 9. et 11.e., que, pour tout
où
ρ(A) = max{|λ| : λ ∈ Sp(A)} .
ii. En reprenant le raisonnement de la Question 9., montrer qu'on a même, pour toutk ∈ ℕ ,
ii. En reprenant le raisonnement de la Question 9., montrer qu'on a même, pour tout
e. Informatique. Recopier et compléter le programme Python ci-dessous qui, prenant en argument la matrice
A , renvoie une matrice
M_k telle que
‖M_k − L‖_2 ⩽ 10^(− 3) .
def suite_matricielle(A):
n = len(A)
v = al.eig(A)[0]
x, y = max(v), min(v)
U, k = A, 0
rho = max(....., .....)
while ............... :
k = k+1
U = .........
return U
Problème 2
La quatrième partie de ce problème est totalement indépendante de sa troisième partie.
Toutes les variables aléatoires de ce problème sont supposées définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ) qu'on ne cherchera pas à préciser.
Toutes les variables aléatoires de ce problème sont supposées définies sur un espace probabilisé (
Dans tout le problème, on considère un paramètre réel
λ > 0 et une suite
(Y_i)_(i ⩾ 1) de variables aléatoires mutuellement indépendantes de même loi
E(λ) . Pour tout
n ∈ ℕ^∗ , on pose
Partie 1 : Préliminaires
- On introduit, pour tout
m ∈ ℕ , l'intégrale :I_m = ∫_0^(+ ∞)u^m e^(− u) du .
Montrer par récurrence que, pour tout
m ∈ ℕ, I_m converge et que
I_m = m! .
2. On considère, pour tout entiern ⩾ 2 , la fonction
h_n définie sur
ℝ par :
2. On considère, pour tout entier
a. Représenter l'allure de la courbe de
h_n .
Vérifier que, pour tout entier
n ⩾ 2, h_n peut être considérée comme une densité de probabilité.
b. Soitt ∈ [0, 1] fixé. Que vaut
lim_(n → + ∞)h_n(t) ?
c. Vérifier alors que
b. Soit
c. Vérifier alors que
Le résultat de cette question permet d'observer que certaines permutations de limites et d'intégrales ne sont pas licites et justifie les étapes et le travail de la Question 19.
Partie 2 : Étude de
S_n
- Justifier que, pour tout
n ∈ ℕ^∗, S_n admet une espérance et une variance et en préciser les valeurs. - L'objectif de cette question est de déterminer, pour
n ∈ ℕ^∗ , la loi suivie parS_n .
a. Soiti ∈ ℕ^∗ . On poseX_i = λY_i . Reconnaître la loi deX_i .
b. Montrer, par récurrence, que, pour toutn ∈ ℕ^∗, λS_n suit la loi gammaγ(n) .
c. En déduire que, pour toutn ∈ ℕ^∗, S_n est une variable aléatoire à densité dont une densitéf_(S_n) est donnée par:
- a. Déterminer pour quelles valeurs de
n ∈ ℕ^∗ la variable aléatoire1/(S_n) admet une espérance que l'on explicitera dans ce cas.
b. Déterminer pour quelles valeurs den ∈ ℕ^∗ la variable aléatoire1/(S_n) admet une variance que l'on explicitera dans ce cas.
On introduit, pour tout
n ∈ ℕ^∗ , la variable aléatoire
W_n = λ/(√n)S_n − √n .
6. Vérifier que, pour toutn ∈ ℕ^∗, W_n est une variable aléatoire à densité dont une densité
f_(W_n) est donnée par :
6. Vérifier que, pour tout
- a. Montrer que la suite de variables aléatoires
(W_n)_(n ⩾ 1) converge en loi vers une variable aléatoireZ de loi normale centrée-réduiteN(0, 1) .
b. Exprimer, sous forme d'une intégrale, la limite :lim_(n → + ∞)∫_0^1 f_(W_n)(t)dt .
Partie 3 : Estimation de
λ par maximum de vraisemblance
On suppose que le paramètre
λ est inconnu et on souhaite l'estimer à partir d'un
n -échantillon
(Y_1, Y_2, …, Y_n) , où
n ∈ ℕ^∗ . On note
f_λ une densité de
Y_1 .
On utilise la méthode dite du maximum de vraisemblance.
8. On considère la fonctionL , à valeurs dans
ℝ_+^∗ , définie
sur(ℝ_+^∗)^(n + 1)par
8. On considère la fonction
On pose ensuite
ψ = ln ∘ L .
ExprimerL(λ, x_1, x_2, …, x_n) , puis
ψ(λ, x_1, x_2, …, x_n) en fonction de
λ, x_1, …, x_n .
9. Après avoir justifié le caractèreC^1 de
ψ sur
(ℝ_+^∗)^(n + 1) , montrer que
ψ n'y admet aucun point critique.
10. On suppose lesx_i fixés (strictement positifs) et on considère alors la fonction
φ : ℝ_+^∗ → ℝ définie par
Exprimer
9. Après avoir justifié le caractère
10. On suppose les
Montrer que la fonction
φ admet un maximum, atteint en un seul réel que l'on notera
z^ . Exprimer
z^ en fonction de
x_1, x_2, …, x_n .
Vérifier que, pour toutλ > 0, L(λ, x_1, …, x_n) ⩽ L(z^, x_1, …, x_n) .
On pose dorénavant, pourn ⩾ 3, Z_n = n/(Y_1 + Y_2 + … + Y_n) .
L'estimateurZ_n est appelé estimateur du maximum de vraisemblance pour
λ .
11. Montrer que :
Vérifier que, pour tout
On pose dorénavant, pour
L'estimateur
11. Montrer que :
et déduire que
Z_n est biaisé mais asymptotiquement sans biais pour
λ .
12. En déduire, pour tout entiern ⩾ 3 , un estimateur
Z~_n non biaisé pour
λ . Est-il convergent ?
13. Soitα ∈ ]0, 1 [. On note
t_α = Φ^(− 1)(1 − α/2) où
Φ désigne la fonction de répartition de la loi
N(0, 1) . À l'aide de la Question 7.a., montrer que
12. En déduire, pour tout entier
13. Soit
est un intervalle de confiance asymptotique au seuil
1 − α pour
λ .
14. Informatique. En Python, la commande ndtri(y) de la bibliothèque scipy.special renvoie la valeur deΦ^(− 1)(y) . Recopier et compléter la fonction suivante qui prend en argument un réel
α et un
n -échantillon
Y d'une loi exponentielle de paramètre
λ et renvoie l'intervalle de confiance au seuil
1 − α pour
λ .
14. Informatique. En Python, la commande ndtri(y) de la bibliothèque scipy.special renvoie la valeur de
def IdC(alpha, Y):
n=len(Y)
Z=.......
t=sp.ndtri(1-alpha/2)
A=......
B=......
return [A, B]
L'intervalle de confiance précédent permet de définir un test d'hypothèse au seuil
1 − α . Disposant de l'observation d'un
n -échantillon d'une loi exponentielle de paramètre
λ inconnu, on rejettera l'hypothèse
λ = λ_0 au risque
α si
λ_0 n'est pas dans l'intervalle de confiance précédent.
15. Application. Dans une usine de fabrication de composants électroniques, la durée de vie de chaque unité produite suit une loi exponentielle de paramètre1/10 . Afin de contrôler la qualité des composants produits, on procède régulièrement à des tests. Lors de l'année 2023, on a, chaque mois, testé un lot de 100 composants. Les tests ont permis d'obtenir rapidement les durées de vie des composants et on a stocké ces informations dans une matrice
T de taille
12 × 100 .
On exécute alors les commandes suivantes qui permettent l'affichage ci-après. Interpréter.
15. Application. Dans une usine de fabrication de composants électroniques, la durée de vie de chaque unité produite suit une loi exponentielle de paramètre
On exécute alors les commandes suivantes qui permettent l'affichage ci-après. Interpréter.
for i in range(12):
Y=T [i]
A, B = IdC(alpha, Y)
plt.plot ([A ,B] ,[i,i])
plt.plot ([1/10] ,[i], 'o')
plt.show()

Partie 4 : Une convergence sous le signe intégral
On reprend les notations de la Partie 2. On introduit alors les suites
(u_n)_(n ⩾ 1) et
(v_n)_(n ⩾ 1) définies par
- a. À l'aide de la formule de Taylor-Young à l'ordre 3 en 0 , montrer que :
v_n ∼ _(n → + ∞)1/(12n^2) .
b. En déduire la convergence de la série∑_(n ⩾ 1)v_n puis celle de la suite(u_n)_(n ⩾ 1) vers une limiteℓ > 0 . - À l'aide de la Question 6., vérifier que, pour tout
n ∈ ℕ^∗ , une densité deW_n est donnée par :
- On introduit la fonction
R définie sur ]− 1; + ∞[ par :∀u > − 1, R(u) = ln(1 + u) − u + (u^2)/2 .
a. Vérifier que, pour toutn ∈ ℕ^∗ , on a :
b. Justifier qu'il existe un réel
M_1 ⩾ 0 tel que, pour tout
u ∈ [ − 1/2, 1] : |R(u)| ⩽ M_1|u|^3 .
c. En déduire que, pour toutt ∈ ℝ ,
c. En déduire que, pour tout
où
f_Z désigne la densité de la variable aléatoire
Z de loi
N(0, 1) .
19. Le but de cette question est d'obtenir quelim_(n → + ∞)∫_0^1 f_(W_n)(t)dt = ℓ∫_0^1 f_Z(t)dt .
a. On pose, pour toutn ∈ ℕ^∗ et tout
t ∈ [0, 1], g_n(t) = (1 + t/(√n))^(− 1)e^(nR(t/(√n))) .
i. Justifier que, pour toutn ∈ ℕ^∗, g_n est de classe
C^1 sur
[0, 1] et que, pour tout
t ∈ [0, 1] ,
19. Le but de cette question est d'obtenir que
a. On pose, pour tout
i. Justifier que, pour tout
ii. Montrer qu'il existe un réel
M_2 ⩾ 0 tel que, pour tout
u ∈ [0, 1] : |R^′(u)| ⩽ M_2 u^2 .
iii. Déduire des deux questions précédentes qu'il existe une constanteC_1 ⩾ 0 telle que :
iii. Déduire des deux questions précédentes qu'il existe une constante
iv. Justifier qu'il existe une constante
C_2 ⩾ 0 telle que :
b. En vérifiant que
f_(W_n)(t) − ℓf_Z(t) = ((u_n − ℓ)g_n(t) + ℓ(g_n(t) − 1))f_Z(t) , montrer que
c. Conclure.
20. Déterminer alors, à l'aide de la question précédente et de la Question 7.b, la valeur deℓ . En déduire un équivalent de
n! lorsque
n → + ∞ .
20. Déterminer alors, à l'aide de la question précédente et de la Question 7.b, la valeur de
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