BCE Maths approfondies emlyon ECG 2023Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECG 2023
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECG, session 2023.
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Conception : emlyon business school
MATHEMATIQUES APPROFONDIES
FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE
Mercredi 26 avril 2023, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Somme d'une série
Dans cet exercice
x désigne un élément de
]0, 1[ . Pour
n ∈ ℕ^∗ , on pose
S_n = ∑_(k = 1)^n 1/k .
- a) Soit
k ∈ ℕ^∗ . Démontrer que l'on a :1/(k + 1) ⩽ ∫_k^(k + 1)1/t dt ⩽ 1/k .
b) Soitn un entier supérieur ou égal à 2. Démontrer que :S_n − 1 ⩽ ∫_1^n(dt)/t ⩽ S_n − 1/n .
c) En déduire, pour tout entiern supérieur ou égal à 2 , un encadrement deS_n .
d) Démontrer queS_n ∼ _(+ ∞)lnn .
2. Informatique.
a) On considère la fonction suivante écrite en langage Python.
def rang(a):
k=1
s=1
while s<a:
k=k+1
s=s+1/k
return k
Expliquer ce que produit l'appel rang (50).
b) Le code suivant
b) Le code suivant
from numpy import exp
exp (49)
renvoie:
1.9073465724950998e + 21 .
Expliquer rapidement ce que cela laisse penser si l'on fait l'appel rang(50).
3. a) Soientn ∈ ℕ^∗ et
t ∈ [0, x] . Simplifier la somme
∑_(k = 1)^n t^(k − 1) .
b) En déduire que pour toutn ∈ ℕ^∗ on a :
∑_(k = 1)^n(x^k)/k = − ln(1 − x) − ∫_0^x(t^n)/(1 − t) dt .
c) Démontrer que :lim_(n → + ∞)∫_0^x(t^n)/(1 − t) dt = 0 .
d) En déduire que la série∑_(k ⩾ 1)(x^k)/k converge, de somme
∑_(k = 1)^(+ ∞)(x^k)/k = − ln(1 − x) .
Expliquer rapidement ce que cela laisse penser si l'on fait l'appel rang(50).
3. a) Soient
b) En déduire que pour tout
c) Démontrer que :
d) En déduire que la série
Exercice 2
Des variables aléatoires
On considère une suite de variables aléatoires indépendantes
(X_k)_(k ∈ ℕ^∗) suivant toutes la loi uniforme sur
]0, 1[ et définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ).
Pour tout entiern ⩾ 2 on pose :
Z_n = inf(X_1, …, X_n) , c'est à dire que pour tout
ω ∈ Ω on a :
Pour tout entier
On admet que
Z_n est bien une variable aléatoire.
- Soit
n ⩾ 2 entier.
a) Démontrer que la fonction de répartitionF_n deZ_n est définie par :
b) Justifier que la variable aléatoire
Z_n est à densité.
c) Démontrer qu'une densitéf_n de
Z_n est donnée, pour
x réel, par :
c) Démontrer qu'une densité
- Informatique. Compléter la fonction suivante en langage Python de manière que l'appel VarZ(10) simule la variable aléatoire
Z_(10) . On rappelle que, la fonction random() ayant été importée, l'appel random (3) renvoie un vecteur de trois coordonnées qui simulent des variables aléatoires indépendantes de loi uniforme sur]0, 1[ .
def VarZ(n):
from numpy import min
from numpy.random import random
return ........
- Étudier la convergence en loi de la suite de variables aléatoires
(Z_n)_(n ⩾ 2) . - Soit
n ⩾ 2 entier. LorsqueU est une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur]0, 1[ , indépendante des variables aléatoiresX_1, …, X_n , on admet queZ_n − U est une variable aléatoire à densitég_n donnée par :
On pose :
T_n = Z_n − X_n .
a) Démontrer queP(Z_n = X_n) = 1/n .
a) Démontrer que
On pourra considérer la variable aléatoire
Z_(n − 1) = inf(X_1, …, X_(n − 1)) .
b) La variable aléatoireT_n est-elle à densité?
c) Informatique. Écrire une fonction VarT en langage Python, d'argument n , qui simule la variable aléatoireT_n .
5. La figure 1 présente un histogramme de 2000 rectangles donnant la répartition de 20000 valeurs d'une simulation de la variable aléatoireT_(500) de la question 4 . La figure 2 est un zoom de la partie de droite de la figure 1.
b) La variable aléatoire
c) Informatique. Écrire une fonction VarT en langage Python, d'argument n , qui simule la variable aléatoire
5. La figure 1 présente un histogramme de 2000 rectangles donnant la répartition de 20000 valeurs d'une simulation de la variable aléatoire

Figure 1 - Répartition de 20000 valeurs prises par
T_(500)

Figure 2 - Zoom de la partie droite de la figure 1
a) La variable aléatoire
T_(500) vous semble-t-elle discrète? Justifiez votre avis en une phrase.
b) Le rectangle le plus à droite de la figure 2 est-il cohérent avec le résultat de la question 4a ?
b) Le rectangle le plus à droite de la figure 2 est-il cohérent avec le résultat de la question 4a ?
Problème
Formes linéaires sur un espace vectoriel de dimension finie
Dans tout le problème,
n est un entier supérieur ou égal à 2 et
E est un espace vectoriel de dimension finie
n .
Notations et définition
- On note
0_E le vecteur nul deE . - Lorsque
F est un espace vectoriel on noteL(E, F) l'espace vectoriel des applications linéaires deE dansF . - Une forme linéaire sur
E est une application linéaireφ : E → ℝ . - On note, dans ce problème,
E^∗ = L(E, ℝ) l'espace vectoriel des formes linéaires surE . - Un hyperplan de
E est un sous-espace vectoriel de dimensionn − 1 de l'espace vectorielE .
Lorsque
F est un espace vectoriel de dimension finie, on admettra que la dimension de l'espace vectoriel
L(E, F) est :
On admettra aussi qu'une intersection de sous-espaces vectoriels de
E est encore un sous-espace vectoriel de
E . Enfin, on rappelle le théorème de la base incomplète : toute famille libre de
E peut se compléter en une base de
E .
Préliminaire
- Justifier que les espaces vectoriels
E etE^∗ ont la même dimension. - Soit
φ un élément deE^∗ .
a) Quelles sont les dimensions possibles pour l'imageImφ deφ ?
b) En déduire queφ est soit nulle, soit surjective.
c) On suppose queφ n'est pas l'application nulle. Démontrer que kerφ est un hyperplan deE .
Partie I - Des exemples
3. Premier exemple
Dans cette question,
p est un entier naturel non nul et
E est l'espace vectoriel
ℝ_p[x] des fonctions polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à
p .
On considère l'applicationg : E → ℝ définie par :
g(P) = ∫_0^1 P(t)dt .
a) Démontrer queg est un élément de
E^∗ .
b) Quelle est la dimension du noyau deg ?
c) Pourk ∈ {1, …, p} on considère la fonction polynôme
Q_k : x ↦ x^k − 1/(k + 1) .
On considère l'application
a) Démontrer que
b) Quelle est la dimension du noyau de
c) Pour
Démontrer que la famille
(Q_1, …, Q_p) est une base du noyau de
g .
4. Second exemple
Dans cette question,
p est un entier naturel non nul et
E est l'espace vectoriel
ℝ_p[x] des fonctions polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à
p .
On considère l'applicationf : E → ℝ définie par :
f(P) = P(0) .
a) Démontrer quef est un élément de
E^∗ .
b) Déterminer le noyau def .
5. Dans cette question, on revient au cadre général.
On considère l'application
a) Démontrer que
b) Déterminer le noyau de
5. Dans cette question, on revient au cadre général.
Soient
f et
g deux éléments de
E^∗ , non nuls, tels que ker
f ⊂ kerg .
a) Démontrer que kerf = kerg .
b) Justifier de l'existence d'un élémentx_0 de
E qui n'appartient pas au noyau de
f .
c) Démontrer queE = kerf ⊕ vect(x_0) , où vect
(x_0) désigne le sous-espace vectoriel de
E engendré par le vecteur
x_0 .
d) On poseh = g(x_0)f − f(x_0)g . Démontrer que
h est nulle.
e) Que peut-on en conclure pour les formes linéairesf et
g ?
a) Démontrer que ker
b) Justifier de l'existence d'un élément
c) Démontrer que
d) On pose
e) Que peut-on en conclure pour les formes linéaires
Partie II - Hyperplans et formes linéaires
- On a vu à la question 2c que le noyau d'une forme linéaire non nulle est un hyperplan. Le but de cette question est de démontrer que tout hyperplan de
E est le noyau d'une forme linéaire non nulle. SoitH un hyperplan deE .
a) Soit (e_1, …, e_(n − 1) ) une base deH . Justifier de l'existence d'un vecteure_n dansE tel queβ = (e_1, …, e_n) soit une base de l'espace vectorielE .
b) Soitφ l'élément deL(E, ℝ) défini par :
Justifier que cette définition est correcte et démontrer que
kerφ = H .
Dans la suite de cette partie, on considère un entierp ⩾ 2 et une famille (
f_1, …, f_p ) de formes linéaires sur
E , ainsi que l'application:
Dans la suite de cette partie, on considère un entier
On tiendra pour acquis que l'application
f est linéaire.
7. Démontrer que :kerf = ⋂_(i = 1)^p kerf_i .
8. On suppose dans cette question que l'applicationf est surjective.
a) On note(ε_1, …, ε_p) la base canonique de
ℝ^p . Justifier que
ε_1 admet un antécédent
x par
f .
b) Démontrer que la famille (f_1, …, f_p ) est libre dans
E^∗ .
9. On suppose dans cette question que l'applicationf n'est pas surjective.
a) Que peut-on dire de la dimensionm de
Imf ?
b) En complétant une base(e_1, …, e_m) de
Imf en une base de
ℝ^p , démontrer que
Imf est inclus dans un hyperplan
H de
ℝ^p .
c) En déduire que la famille(f_1, …, f_p) est liée dans
E^∗ (on pourra utiliser la question 6).
10. On suppose dans cette question que la famille(f_1, …, f_p) est libre dans l'espace vectoriel
E^∗ .
a) Justifier quef est surjective.
b) Démontrer que :dim(⋂_(i = 1)^p kerf_i) = n − p .
7. Démontrer que :
8. On suppose dans cette question que l'application
a) On note
b) Démontrer que la famille (
9. On suppose dans cette question que l'application
a) Que peut-on dire de la dimension
b) En complétant une base
c) En déduire que la famille
10. On suppose dans cette question que la famille
a) Justifier que
b) Démontrer que :
Partie III - Formes linéaires et structure euclidienne
Dans cette partie, l'espace vectoriel
E est muni d'un produit scalaire
⟨ ,
⟩.
Poura ∈ E on note
f_a l'application qui à un élément
x dans
E associe le réel
f_a(x) = ⟨a, x⟩ .
11. Soita ∈ E .
a) Démontrer quef_a est un élément de
E^∗ .
b) Déterminer le noyau def_a .
c) Démontrer que sif_a est l'application nulle alors
a = 0_E .
12. Théorème de représentation des formes linéaires
Pour
11. Soit
a) Démontrer que
b) Déterminer le noyau de
c) Démontrer que si
12. Théorème de représentation des formes linéaires
On considère maintenant l'application
Φ : E → E^∗ définie, pour
a ∈ E , par :
Φ(a) = f_a .
a) Démontrer queΦ est linéaire.
b) Démontrer queΦ est un isomorphisme de
E sur
E^∗ .
c) Justifier que pour toutφ ∈ E^∗ il existe un unique
a ∈ E tel que :
a) Démontrer que
b) Démontrer que
c) Justifier que pour tout
- Application aux formes linéaires sur
M_p(ℝ)
Dans cette question,
p est un entier naturel non nul et on considère
M_p(ℝ) , l'espace vectoriel des matrices carrées de taille
p .
a) Démontrer que⟨⟩ :, (A, B) ↦ tr(^t AB) est un produit scalaire sur
M_p(ℝ) .
b) Démontrer que siφ : E → ℝ est une forme linéaire alors il existe une matrice
A dans
M_p(ℝ) telle que pour toute matrice
M dans
M_p(ℝ) on ait :
a) Démontrer que
b) Démontrer que si
Fin de l'énoncé
Pas de description pour le moment