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Ecricome Maths appliquées ECE 2018Sujet, corrigé et rapport du jury

Epreuve de maths appliquées - ECE 2018

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Réduction de matrices et algorithmique, développement asymptotique de la série harmonique, probabilités discrètes finies
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L'épreuve comporte trois exercices indépendants. Le premier porte sur le calcul matriciel, la diagonalisation d'un endomorphisme et un peu d'algorithmique. Le deuxième étudie un développement asymptotique de la série harmonique puis la somme d'une série à l'aide de la constante d'Euler. Le troisième porte sur les probabilités discrètes finies, avec la loi binomiale, le théorème de transfert et les inégalités de concentration.

  1. 1Exercice 1 : algèbre linéaire et algorithmiquepremière et deuxième annéeCalcul matriciel, diagonalisation d'un endomorphisme et de sa matrice, suites récurrentes linéaires et une question d'algorithmique en Scilab.
  2. 2Exercice 2 : développement asymptotique de la série harmoniqueÉtude d'une suite liée à la série harmonique et de sa convergence, puis étude d'une série faisant intervenir la constante d'Euler.
  3. 3Exercice 3 : probabilités discrètes finiespremière annéeÉtude de variables aléatoires suivant une loi binomiale, application du théorème de transfert et des inégalités de concentration.

Difficulté moyenne. Le rapport indique une moyenne de 10,91 avec un écart-type de 5,95, et conclut que l'épreuve a permis une sélection tout à fait satisfaisante des candidats.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,91 / 20 · écart-type 5,95 · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,91/ 20
Écart-type
5,95
moyenne 10,9105101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Méthodes longues au lieu d'utiliser les résultats déjà établis · Calculs maquillés pour retrouver un résultat donné · Développements limités mal maîtrisés
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L'épreuve a permis une sélection tout à fait satisfaisante des candidats, avec une moyenne de 10,91 et un écart-type de 5,95. Le jury insiste sur l'importance d'une lecture préalable attentive du sujet, d'une rédaction rigoureuse avec vérification des hypothèses des théorèmes utilisés, et déplore un manque de dextérité dans les calculs ainsi que des tentatives de maquiller des erreurs pour retrouver un résultat donné.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Méthodes longues au lieu d'utiliser les résultats déjà établisExercice 1, partie I, question 2.(d)

    Plusieurs candidats repartent de la matrice B moins I3 pour déterminer par le pivot de Gauss des valeurs propres déjà obtenues dans les questions précédentes, une méthode longue, fastidieuse et évitable.

  2. 2
    Calculs maquillés pour retrouver un résultat donnéExercice 2, partie I, question 1.(c)

    Certains candidats changent des signes dans leurs calculs pour arriver au résultat fourni par l'énoncé, ce qui instaure un sentiment de non-confiance du correcteur envers l'ensemble de la copie.

    « La présence de truandages de la sorte instaure dès lors un sentiment de non-confiance du correcteur »
  3. 3
    Développements limités mal maîtrisésExercice 2, partie I, question 2.(c)

    Comme chaque année, les développements limités donnent lieu à des réponses fantaisistes, alors que les formules usuelles à l'ordre 2 ou 3 sont au programme.

    « les développements limités donnent lieu à des réponses des plus fantaisistes »
  4. 4
    Erreur logique sur la monotonie d'une suiteExercice 2, partie I, question 1.(d)

    Beaucoup de candidats ont cru, un peu vite, que la croissance de la fonction f impliquait directement celle de la suite (un).

  5. 5
    Manque de rigueur sur une équivalenceExercice 3, partie II question 4, partie III question 4

    Sur plusieurs questions d'équivalence, les candidats ont souvent répondu sans rigueur, se contentant de mettre bout à bout des informations sans les relier logiquement.

  6. 6
    Dernières questions de l'exercice 3 peu abordées faute de tempsExercice 3

    Placé en troisième position, l'exercice 3 a été moins abordé que les deux autres, faute de temps, alors qu'il contenait de nombreux points à obtenir.

Ce qui a été bien réussi

  • L'exercice 1 a été abordé par la quasi-intégralité des candidats, notamment grâce à sa position en début de sujet.
  • Plus des deux tiers des candidats répondent de façon suffisamment satisfaisante aux questions informatiques.
  • La question 1 de la partie I de l'exercice 3 a été bien traitée, la loi binomiale ayant été bien reconnue par la majorité des candidats.
  • La question 4 de la partie IV de l'exercice 3, portant sur l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, a souvent été la seule abordée en fin de sujet.

Conseils du jury

  • Lire attentivement l'énoncé avant de commencer pour hiérarchiser les difficultés et choisir un ordre de traitement adapté.
  • Vérifier la vraisemblance et la cohérence des résultats obtenus, notamment lorsqu'un résultat intermédiaire semble aberrant.
  • Ne jamais maquiller un calcul pour retrouver un résultat donné : mieux vaut signaler une erreur et admettre le résultat.
  • Réviser les formules usuelles de développement limité à l'ordre attendu par le programme.
  • Rédiger les équivalences avec rigueur logique plutôt que de juxtaposer des affirmations.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Description

Annale de maths appliquées Ecricome pour la filiere ECE, session 2018.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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(e) ECRICOME

Mrepare
Option Économique

Lundi 16 avril 2018 de 8h00 à 12h00

Durée : 4 heuresCandidats bénéficiant de la mesure « Tiers-temps » :8h00-13h20

L'énoncé comporte 6 pages.

CONSIGNES

Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communiquants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.

EXERCICE 1

Partie I

  1. Soit A la matrice de M_3(ℝ) donnée par : A = (2, 1, − 2; 0, 3, 0; 1, − 1, 5).
    (a) Calculer A^2 − 7A.
    (b) En déduire que les seuls réels susceptibles d'être valeurs propres de A sont les réels 3 et 4 .
    (c) Trouver alors toutes les valeurs propres de A, et pour chacune d'entre elles, donner une base du sous-espace propre associé.
    (d) La matrice A est-elle inversible ? Est-elle diagonalisable ?
  2. Soient B = (e_1, e_2, e_3) la base canonique de ℝ^3 et f l'endomorphisme de ℝ^3 dont la matrice représentative dans la base B est la matrice : B = (1, − 1, − 1; − 3, 3, − 3; − 1, 1, 1).
    (a) Déterminer le noyau de f. En déduire une valeur propre de f et l'espace propre associé.
    (b) Déterminer le rang de la matrice B − 2I_3.
    (c) Calculer f(e_1 − e_2 − e_3).
    (d) Déduire des questions précédentes que l'endomorphisme f est diagonalisable.
  3. Trouver une matrice P inversible vérifiant toutes les conditions ci-dessous :
★ La matrice D_2 = P^(− 1)BP est égale à (3, 0, 0; 0, 0, 0; 0, 0, 2),
★ Les coefficients situés sur la première ligne de P sont 1,1 et -1 (de gauche à droite),
★ La matrice D_1 = P^(− 1)AP est également diagonale.

Partie II

On pose X_0 = (3; 0; − 1), X_1 = (3; 0; − 2), et pour tout entier naturel n : X_(n + 2) = 1/6AX_(n + 1) + 1/6BX_n. Soit (Y_n)_(n ∈ ℕ) la suite matricielle définie par: ∀n ∈ ℕ, Y_n = P^(− 1)X_n.
  1. Démontrer que :
∀n ∈ ℕ, Y_(n + 2) = 1/6D_1 Y_(n + 1) + 1/6D_2 Y_n
  1. Pour tout entier naturel n, on note : Y_n = (a_n; b_n; c_n).
Déduire de la question précédente que :
∀n ∈ ℕ, {a_(n + 2), = 1/2a_(n + 1) + 1/2a_n; b_(n + 2), = 1/2b_(n + 1); c_(n + 2), = 2/3c_(n + 1) + 1/3c_n
  1. Démontrer que P^(− 1) = (1, − 1, 1; 1, 0, 1; 1, − 1, 2), puis calculer les matrices Y_0 et Y_1.
  2. Pour tout entier naturel n, calculer a_n, b_n et c_n en fonction de n.
  3. En déduire l'expression de X_n en fonction de n, pour tout entier naturel n.
On notera X_n = (α_n; β_n; γ_n), et on vérifiera que :
β_n = (1/2)^(n − 1) − 2/3(− 1/2)^n − 4/3.
6.(a) Compléter la fonction ci-dessous qui prend en argument un entier n supérieur ou égal à 2 et qui renvoie la matrice X_n :
function res=X(n)
    Xold=[3;0;-1]
    Xnew = [3;0;-2]
    A = [2,1,-2;0,3,0;1,-1,5]
    B=[1,-1,-1;-3,3,-3;-1,1,1]
    for i=2:n
        Aux = .........
        Xold=........
        Xnew = ........
    end
    res = ...........
endfunction
(b) La fonction précédente a été utilisée dans un script permettant d'obtenir graphiquement cidessous les valeurs de α_n, β_n et γ_n en fonction de n.
Associer chacune des trois représentations graphiques à chacune des suites (α_n)_(n ∈ ℕ), (β_n)_(n ∈ ℕ) et (γ_n)_(n ∈ ℕ) en justifiant votre réponse.

EXERCICE 2

Partie I : Étude de deux suites

Pour tout entier naturel n non nul, on pose:
u_n = ∑_(k = 1)^n 1/k − ln(n) et v_n = u_n − 1/n.
  1. Soit f la fonction définie sur ℝ_+^∗ par f(x) = 1/(x + 1) + ln(x) − ln(x + 1).
    (a) Déterminer lim_(x → 0)f(x) et lim_(x → + ∞)f(x).
    (b) Étudier les variations de la fonction f sur ℝ_+^∗ et dresser son tableau de variations.
    (c) Démontrer que: ∀n ∈ ℕ^∗, u_(n + 1) − u_n = f(n).
    (d) En déduire la monotonie de la suite (u_n)_(n ∈ ℕ^∗).
    (e) Écrire une fonction d'en-tête : function y = u(n) qui prend en argument un entier naturel n non nul et qui renvoie la valeur de u_n.
    2.(a) Montrer que: ∀n ∈ ℕ^∗, v_(n + 1) − v_n = 1/n − ln(1 + 1/n).
    (b) Montrer que pour tout réel x positif :
ln(1 + x) ⩽ x.
En déduire que la suite (v_n)_(n ∈ ℕ^∗) est croissante.
(c) Donner le développement limité d'ordre 2 de ln(1 + x) en 0 . En déduire que :
v_(n + 1) − v_n ∼ _(n → + ∞)1/(2n^2)
(d) Déterminer la nature de la série de terme général v_(n + 1) − v_n. On note γ = ∑_(n = 1)^(+ ∞)(v_(n + 1) − v_n).
(e) Pour n ⩾ 2, simplifier la somme partielle : ∑_(k = 1)^(n − 1)(v_(k + 1) − v_k).
En déduire que la suite (v_n)_(n ⩾ 2) converge vers γ.
3.(a) Démontrer lim_(n → + ∞)u_n.
(b) Montrer que :
∀n ∈ ℕ^∗, v_n ⩽ γ ⩽ u_n,
puis que :
∀n ∈ ℕ^∗, |u_n − γ| ⩽ 1/n.
(c) On rappelle que l'instruction floor(x) renvoie la partie entière d'un réel x et on suppose que la fonction u de la question 1(e) a été correctement programmée. Expliquer l'intérêt et le fonctionnement du script ci-dessous :
eps=input('Entrer un réel strictement positif')
n=floor(1/eps)+1
disp(u(n))

Partie II : Étude d'une série

Pour tout entier naturel n non nul, on pose a_n = 1/(n(2n − 1)).
  1. Démontrer que la série de terme général a_n converge.
    2.(a) Justifier que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n 1/(2k − 1) = ∑_(k = 1)^(2n)1/k − ∑_(k = 1)^n 1/(2k).
(b) Déterminer deux réels α et β tels que :
∀n ∈ ℕ^∗, a_n = α/n + β/(2n − 1).
(c) En déduire que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n a_k = 2∑_(k = n + 1)^(2n)1/k.
3.(a) Montrer que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = n + 1)^(2n)1/k = u_(2n) − u_n + ln(2)
où (u_n)_(n ∈ ℕ^∗) est la suite définie dans la partie I.
(b) Calculer alors ∑_(k = 1)^(+ ∞)a_k.
4.(a) Montrer que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = n + 1)^(2n)1/k = 1/n∑_(k = 1)^n 1/(1 + k/n).
(b) Retrouver alors le résultat de la question 3(b).

EXERCICE 3

Soit n un entier naturel non nul.
Dans une fête foraine, un stand propose le jeu suivant : le joueur lance n fois une pièce et compte le nombre de Pile obtenus. Si ce nombre est pair, le joueur est déclaré vainqueur, et s'il est impair, il est déclaré perdant.
Si le joueur est déclaré vainqueur, il gagne 10 euros pour chaque Pile obtenu, mais s'il a perdu, il doit payer 10 euros pour chaque Pile obtenu.
En particulier, s'il n'obtient aucun Pile, il est déclaré vainqueur, mais ne remporte rien. La pièce est truquée, et à chaque lancer, la probabilité d'obtenir Pile est égale à p(p ∈ ]0, 1[), et celle d'obtenir Face est de 1 − p.
On notera X la variable aléatoire égale au nombre de Pile obtenus, et G la variable aléatoire égale au gain algébrique du joueur.
Enfin, on notera A l'événement : « le joueur est déclaré vainqueur » et on dira que le jeu est favorable au joueur si l'espérance mathématique de la variable aléatoire G est positive.

Partie I

Dans cette partie, on suppose que n = 3 et p = 2/3.
  1. Reconnaître la loi de X, puis vérifier que : P(A) = (13)/(27).
  2. Montrer que : G(Ω) = { − 30, − 10, 0, 20}, puis expliciter la loi de G.
  3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire G. Le jeu est-il favorable au joueur?

Partie II

Dans cette partie, on revient au cas général, où n est un entier naturel non nul et p ∈ ]0, 1[.
Celui qui tient le stand souhaite rendre le jeu plus attractif en affichant le slogan « À ce jeu, il y a plus de gagnants que de perdants! », et cherche donc les conditions nécessaires sur p et n pour que son affichage ne soit pas mensonger.
Soit Y la variable aléatoire définie par :
Y = (− 1)^X.
Autrement dit, Y prend la valeur 1 lorsque X prend une valeur paire, et Y prend la valeur -1 lorsque X prend une valeur impaire.
1.(a) On note Z = (Y + 1)/2. Déterminer Y(Ω), puis montrer que Z suit une loi de Bernoulli de paramètre P(A).
(b) Démontrer que : E(Y) = 2P(A) − 1.
2. (a) Donner la loi de X.
(b) En déduire qu'on a également :
E(Y) = ∑_(k = 0)^n(− 1)^k(n/k)p^k(1 − p)^(n − k),
puis que : E(Y) = (1 − 2p)^n.
3. Exprimer alors la valeur de P(A) en fonction de n et p.
4. Démontrer que :
P(A) ⩾ 1/2 ⟺ [p ⩽ 1/2 OU ≪n est pair ≫].

Partie III

Le concepteur du jeu souhaite cependant vérifier que, tout en laissant son jeu attractif (c'est-à-dire en faisant en sorte que P(A) ⩾ 1/2 ), son activité soit rentable pour lui, autrement dit que le jeu soit défavorable au joueur (c'est-à-dire que E(G) ⩽ 0 ).
  1. Exprimer G en fonction de X et Y. En déduire que :
E(G) = 10∑_(k = 0)^n(− 1)^k kP(X = k)
  1. Démontrer que: ∀k ∈ [ [1, n] ], k(n/k) = n((n − 1)/(k − 1)).
  2. Montrer que : E(G) = − 10np(1 − 2p)^(n − 1)
  3. Démontrer alors que :
{P(A) ⩾ 1/2; E(G) ⩽ 0 ⟺ p ⩽ 1/2
5.(a) Étudier les variations de la fonction f définie sur [0, 1/2] par :
∀x ∈ [0, 1/2], f(x) = x(1 − 2x)^(n − 1)
(b) Pour une valeur de n fixée, comment le concepteur du jeu doit-il truquer sa pièce (c'est-à-dire quelle valeur doit-il donner à p ∈ [0, 1/2] ) pour optimiser la rentabilité de son activité?

Partie IV

Le forain décide de fixer n = 2 et p = 1/4. En période estivale, il pense pouvoir compter sur la participation de 200 clients dans la journée. Avant de se décider à installer son stand, il voudrait être certain, avec un risque d'erreur inférieur à 10%, qu'il gagnera plus de 100 euros dans la journée.
Pour tout entier i compris entre 1 et 200 , on note alors G_i le gain algébrique du i-ème joueur. On note aussi J la variable aléatoire égale au gain du forain sur toute la journée.
  1. Pour tout entier i ∈ [ [1, 200] ], donner la loi de G_i, et calculer son espérance et sa variance.
  2. Exprimer la variable aléatoire J en fonction des variables aléatoires G_i.
Démontrer alors que E(J) = 500 et que V(J) = 11250.
3. Justifier que : P(J ⩽ 100) ⩽ P(|J − 500| ⩾ 400).
4. Rappeler l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, puis montrer que : P(J ⩽ 100) ⩽ 9/(128).
5. Compte tenu de ses exigences de rentabilité, le forain peut-il installer son stand?

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de mathématiques appliquées Ecricome ECE 2018 ?
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Sur quoi porte le sujet de mathématiques appliquées Ecricome ECE 2018 ?

Le sujet porte sur la réduction de matrices et l'algorithmique, un développement asymptotique de la série harmonique, et les probabilités discrètes finies avec la loi binomiale.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de maths Ecricome ECE 2018 ?

Le jury relève des méthodes trop longues faute d'utiliser les résultats déjà établis, des calculs maquillés pour retrouver un résultat donné, et un manque de rigueur logique sur les équivalences.

Le sujet de mathématiques appliquées Ecricome ECE 2018 est-il difficile ?

Le rapport indique une moyenne de 10,91/20 avec un écart-type de 5,95, et conclut que l'épreuve a permis une sélection tout à fait satisfaisante des candidats.

Quelle est la moyenne à l'épreuve de mathématiques Ecricome ECE 2018 ?

La moyenne est de 10,91/20, avec un écart-type de 5,95.

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