BCE Maths appliquées emlyon ECG 2025Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECG 2025
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECG, session 2025.
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Conception : emlyon Business School
MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES
FILIÈRE ÈCONOMIQUE ET COMMERCIALE
VOIE GÉNÉRALE
Mercredi 23 avril 2025, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Partie A : Étude de la suite
(u_n)_(n ∈ N)
On s'intéresse à la suite récurrente
(u_n)_(n ∈ N) définie par
u_0 = 1 et
- a) Montrer que
u_n > 0 pour toutn ∈ N .
b) Donner le sens de variation de la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) .
c) Démontrer, en raisonnant par l'absurde, que(u_n)_(n ∈ ℕ) admet+ ∞ comme limite. - Recopier et compléter le programme Python ci-dessous de sorte qu'il affiche le premier entier
n ∈ N tel queu_n ⩾ 10^6 .
import numpy as np
u = 1
n = 0
while ... :
u = ...
n = ...
print(...)
Partie B : Étude de la fonction
f
On considère la fonction
f définie sur
]0, + ∞[ par:
On note
𝒞_f la courbe de
f dans le plan muni d'un repère orthonormé.
3. Calculer les limites def en
+ ∞ et en 0 .
4. Dresser le tableau de variation def sur
]0, + ∞[ .
5. Soitx > 0 .
a) Justifier la convergence de la série∑_(k ⩾ 0)(x^(− k))/(k!) et calculer sa somme.
b) En déduire que:
3. Calculer les limites de
4. Dresser le tableau de variation de
5. Soit
a) Justifier la convergence de la série
b) En déduire que:
- Soit
x ⩾ 1 .
a) Établir séparément les inégalités suivantes:
b) En déduire que:
- Montrer que
f(x) = x + 1 + o(1) au voisinage de+ ∞ . - Représenter sur un même dessin la courbe
𝒞_f et la droite d'équationy = x + 1 .
Partie C: Comportement asymptotique de la suite
(u_n)_(n ∈ N)
- a) Montrer que, pour tout entier
k ∈ N, ln(u_(k + 1)) − ln(u_k) = 1/(u_k) .
b) En déduire que, pour tout entiern ∈ N^∗, ln(u_n) = ∑_(k = 0)^(n − 1)1/(u_k) . - a) À l'aide de l'encadrement (*) montrer que, pour tout
k ∈ N ,
b) Soit
n ∈ N^∗ , établir:
puis
- a) Justifier que:
lim_(n → + ∞)(ln(u_n))/(u_n) = 0 .
b) En déduire un équivalent simple deu_n lorsquen tend vers+ ∞ . - Déterminer un équivalent simple de
∑_(k = 0)^(n − 1)1/(u_k) lorsquen tend vers+ ∞ .
Exercice 2
Les deux parties de cet exercice sont indépendantes l'une de l'autre.
Partie A : Réduction simultanée et spectre
Soit
ℳ_3(R) l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre trois à coefficients réels. On pose :
et on considère
ℰ = Vect(I, J, K) le sous-espace vectoriel de
ℳ_3(R) engendré par les matrices
I, J et
K .
- Montrer que
(I, J, K) est une base deℰ , en déduire la dimension deℰ . - Justifier sans calcul que les matrices
J etK sont diagonalisables. - a) Exprimer la matrice
J^3 comme un multiple deJ .
b) En déduire que les valeurs propres deJ appartiennent à l'ensemble{ − √2, 0, √2} .
On pose
U_1 = (√2; 1; 1) et
U_2 = (0; 1; − 1) .
4. a) Vérifier queU_1 et
U_2 sont des vecteurs propres de
J .
b) Déterminer un vecteur propreU_3 de
J associé à la valeur propre
− √2 .
5. a) Justifier que (U_1, U_2, U_3 ) est une base de
ℳ_(3, 1)(R) .
b) Donner une matrice inversibleP de
ℳ_3(R) telle que :
4. a) Vérifier que
b) Déterminer un vecteur propre
5. a) Justifier que (
b) Donner une matrice inversible
- a) Montrer que
(U_1, U_2, U_3) est aussi une base de vecteurs propres deK .
b) Déterminer la matriceP^(− 1)KP . - Soit
M une matrice deℰ de coordonnées(a, b, c) ∈ R^3 dans la base(I, J, K) .
a) Exprimer la matriceP^(− 1)MP sous la forme d'un tableau de nombres dépendant dea, b etc .
b) En déduire les valeurs propres deM . - On considère l'application linéaire
s : ℰ → R^3 définie par:
pour toute matrice
M = aI + bJ + cK avec
(a, b, c) ∈ R^3 .
a) Donner la matriceS de
s relativement à la base
(I, J, K) de
ℰ et à la base canonique de
R^3 .
b) Montrer que l'application linéaires est bijective.
a) Donner la matrice
b) Montrer que l'application linéaire
Partie B : Un algorithme de coloration des graphes
Soit
n ⩾ 1 un entier, on considère un graphe non orienté
G donné par sa matrice d'adjacence
A ∈ ℳ_n(ℝ) . On note
𝒮 = {s_0, …, s_(n − 1)} l'ensemble des sommets de
G , dans les programmes informatiques on confondra un sommet
s_i avec son numéro
i . On dit que deux sommets sont voisins s'ils sont distincts et reliés par une arête.
Une coloration deG est une application
c : 𝒮 → N telle que
c(s_i) ≠ c(s_j) si les sommets
s_i et
s_j sont voisins. Dans cette définition, N représente l'ensemble des «couleurs» disponibles, la coloration
c attribue à chaque sommet une «couleur» de sorte que deux sommets voisins soient de «couleurs» différentes.
Le grapheG admet la coloration triviale donnée par
c(s_i) = i pour tout
i ∈ [0, n − 1] , il peut cependant admettre une coloration nécessitant moins de
n «couleurs». Ainsi, le graphe à cinq sommets ci-dessous admet la coloration à trois «couleurs» définie par:
c(s_0) = 0, c(s_1) = 1, c(s_2) = 0, c(s_3) = 1, c(s_4) = 2 .
Une coloration de
Le graphe

Figure 1 : Un graphe d'ordre cinq

Figure 2: Le graphe colorié avec trois « couleurs» ( 0,1 et 2 )
Les questions suivantes ont pour but de réaliser un programme Python qui renvoie une coloration d'un graphe
G quelconque, en essayant de minimiser le nombre de couleurs utilisées. On commence par rédiger deux fonctions auxiliaires, «voisins» et «min_ext», qui serviront pour la fonction finale «coloration». On suppose que la matrice d'adjacence
A de
G est définie à l'aide de la commande «np. array».
9. Recopier et compléter le programme Python ci-dessous de manière à ce qu'il définisse une fonction «voisins», prenant en arguments la matrice d'adjacenceA et un entier
i ∈ [ [0, n − 1] ] , et renvoyant la liste des sommets voisins de
s_i .
9. Recopier et compléter le programme Python ci-dessous de manière à ce qu'il définisse une fonction «voisins», prenant en arguments la matrice d'adjacence
def voisins(A,i):
n = len(A[i])
V = []
for j in range(n):
if j!= i and ... :
V.append(...)
return(V)
- Rédiger en Python une fonction «min_ext» qui prend en argument une liste d'entiers naturels
L , et qui renvoie le plus petit entier naturel n'appartenant pas àL (par exemple, siL = [1, 0, 3 ,]alorsla commande «min_ext (L) » renvoie 2). On pourra transcrire en langage Python l'algorithme suivant :
On affecte à une variablem la valeur 0 .
Tant quem appartient à la listeL :
[On augmente de 1 la valeur dem .
On renvoiem .
- À l'aide des fonctions introduites précédemment on rédige maintenant une fonction «coloration» prenant en argument la matrice d'adjacence
A ∈ ℳ_n(R) d'un grapheG , et renvoyant une coloration deG sous la forme d'une liste d'entiersC = [C_0, …, C_(n − 1)] , oùC_i désigne la «couleur» du sommets_i pour touti ∈ [0, n − 1] .
On construit cette fonction selon l'algorithme "glouton" ci-dessous :
On affecte à la variablen le nombre de sommets deG .
On affecte à la variableC la liste[0, 1, …, n − 1] .
Pouri allant de 1 àn − 1 :
On affecte à la variable «C_voisins» la liste des «couleurs» des sommets voisins des_i
On affecte àC_i le plus petit entier naturel qui n'est pas élément de la liste «C_voisins».
On renvoie la liste
C .
Recopier et compléter la fonction «coloration»ci-dessous.
Recopier et compléter la fonction «coloration»ci-dessous.
def coloration(A):
n = len(A[0])
C = ...
for i in range(1,n):
C_voisins = [ ... for j in ... ]
C[i] = min_ext(...)
return(C)
- On note
A la matrice d'adjacence du grapheG représenté en figure 3 ci-contre.
a) Donner la liste obtenue en exécutant la commande «coloration(A)».
b) Le grapheG admet-il une coloration à trois couleurs? Si oui, exhiber une telle coloration.

Figure 3: Le graphe
G
Exercice 3
Les parties B, C et D de cet exercice sont indépendantes les unes des autres.
Toutes les variables aléatoires sont supposées définies sur un même espace probabilisé (Ω, 𝒜, P ).
Toutes les variables aléatoires sont supposées définies sur un même espace probabilisé (
Partie A : La variable aléatoire
V
Soit
U une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur
]0, 1] , on note
V la variable aléatoire définie par:
- a) Justifier que
V est à valeurs dans[1, + ∞[ .
b) Montrer que la fonction de répartition deV est donnée par:
c) En déduire que
V est une variable aléatoire à densité, et donner une densité
f_V de
V .
2. Déterminer siV admet une espérance et une variance, calculer leurs valeurs éventuelles.
2. Déterminer si
La variable aléatoire
V suit une loi de Pareto, les compagnies d'assurance utilisent cette loi pour modéliser les montants des sinistres. Afin d'établir des prévisions, un actuaire étudie une suite
(V_i)_(i ⩾ 1) de variables aléatoires mutuellement indépendantes et suivant la même loi que
V , la variable aléatoire
V_i représente le coût du
i -ième sinistre survenu à partir d'un instant donné.
Partie B : Loi du sinistre le plus coûteux
Pour tout entier
n ⩾ 1 on définit une variable aléatoire
M_n en posant:
On note
F_n la fonction de répartition de
M_n .
3. a) Montrer queF_n = (F_V)^n pour tout entier
n ⩾ 1 .
b) Calculer la limitelim_(n → + ∞)F_n(x) pour tout
x ∈ R .
c) Justifier que la suite(M_n)_(n ⩾ 1) ne converge en loi vers aucune variable aléatoire.
3. a) Montrer que
b) Calculer la limite
c) Justifier que la suite
On considère une variable aléatoire
W dont la fonction répartition
F_W est définie par:
Pour tout entier
n ⩾ 1 , on note
G_n la fonction de répartition de la variable aléatoire
(M_n)/(√n) .
4. a) Montrer quelim_(n → + ∞)G_n(x) = e^(− 1/(x^2)) pour tout
x > 0 .
b) Conclure quant à la convergence en loi de la suite((M_n)/(√n))_(n ⩾ 1) .
4. a) Montrer que
b) Conclure quant à la convergence en loi de la suite
Partie C : Manipulation d'une base de données
La compagnie d'assurance tient à jour une table «sinistres» contenant des informations sur tous les sinistres qu'elle a indemnisés entre les années 2000 et 2024. Les attributs (colonnes) de cette table sont :
- id (de type INTEGER) : numéro d'identification du sinistre,
- annee (de type INTEGER) : année durant laquelle est survenu le sinistre,
- mois (de type TEXT) : mois durant lequel est survenu le sinistre (on écrit le mois en minuscules),
- montant (de type INTEGER) : montant de l'indemnisation versée à l'assuré (en euros).
- Rédiger une requête SQL permettant d'afficher :
a) La liste des montants d'indemnisation des sinistres de l'année 2024.
b) Le mois et l'année de tous les sinistres dont le montant d'indemnisation dépasse un million. - Le sinistre numéro 7652 s'est produit en avril 2025 et a été indemnisé à hauteur de 1540 euros.
Rédiger une requête SQL ajoutant à la table «sinistre» une ligne correspondant à ce sinistre.
Partie D : Nombre de sinistres graves
On rappelle que
(V_i)_(i ⩾ 1) est une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suívant toutes la même loi que
V (voir partie
A ). On suppose que le nombre de sinistres se produisant au cours d'une année est donné par une variable aléatoire
N suivant une loi de Poisson de paramètre
λ > 0 . On s'intéresse au nombre de sinistres dont le coût dépasse un certain montant
A > 1 . On note ainsi
T la variable aléatoire égale au nombre d'éléments de
{V_1, …, V_N} prenant une valeur supérieure à
A , formellement :
où la notation
| ⋅ | désigne le cardinal.
7. ExprimerP(N = n) pour tout
n ∈ N(Ω) .
8. Quel est l'ensembleT(Ω) des valeurs prises par
T ?
9. Soitn ∈ N^∗ .
a) Justifier que la loi conditionnelle deT sachant
(N = n) est la loi binomiale
ℬ(n, 1/(A^2)) .
b) Donner la valeur deP_((N = n))(T = k) pour tout
k ∈ N , vous distinguerez les cas
k ⩽ n et
k > n .
10. CalculerP(T = k) pour tout
k ∈ N , puis reconnaître la loi de
T .
11. En moyenne, combien de sinistres avec un coût supérieur àA surviennent en un an?
7. Exprimer
8. Quel est l'ensemble
9. Soit
a) Justifier que la loi conditionnelle de
b) Donner la valeur de
10. Calculer
11. En moyenne, combien de sinistres avec un coût supérieur à
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