BCE Maths appliquées emlyon ECE 2021Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2021
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2021.
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Conception : emlyon business school
MATHÉMATIQUES
Mardi 27 avril 2021, de 14h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
PROBLÈME 1
On considère la fonction
φ définie sur
] − ∞; 1 ] par :
PARTIE A : Étude de la fonction
φ
- Montrer que la fonction
φ est continue sur] − ∞; 1 ]. - a. Justifier que
φ est de classeC^1 sur] − ∞; 1 [ et calculer, pour toutx de ]− ∞; 1[, φ^′(x) .
b. En déduire les variations deφ sur] − ∞; 1 ].
c. La fonctionφ est-elle dérivable en 1 ? - Calculer la limite de
φ en− ∞ . - Tracer l'allure de la courbe représentative de
φ en soignant le tracé aux voisinages de 0 et de 1 . - a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale
∫_0^1 tln(t)dt converge et calculer sa valeur.
b. En déduire :∫_0^1 φ(x)dx = 1/4 .
PARTIE B : Étude de deux séries
Soit
x un réel appartenant à
[0; 1[ .
6. a. Vérifier, pour toutn de
ℕ^∗ et tout
t de
[0; x] :
1/(1 − t) − ∑_(k = 0)^(n − 1)t^k = (t^n)/(1 − t) .
b. En déduire, pour toutn de
ℕ^∗ : − ln(1 − x) − ∑_(k = 1)^n(x^k)/k = ∫_0^x(t^n)/(1 − t) dt .
7. Montrer, pour toutn de
ℕ^∗ : 0 ⩽ ∫_0^x(t^n)/(1 − t) dt ⩽ 1/((n + 1)(1 − x)) .
6. a. Vérifier, pour tout
b. En déduire, pour tout
7. Montrer, pour tout
En déduire la limite de
∫_0^x(t^n)/(1 − t) dt lorsque l'entier
n tend vers
+ ∞ .
8. Montrer alors que la série∑_(n ⩾ 1)(x^n)/n converge et que l'on a:
∑_(n = 1)^(+ ∞)(x^n)/n = − ln(1 − x) .
9. a. Déterminer deux réelsa et
b tels que :
∀n ∈ ℕ^∗, 1/(n(n + 1)) = a/n + b/(n + 1) .
b. En déduire que la série∑_(n ⩾ 1)(x^(n + 1))/(n(n + 1)) converge et que l'on a :
∑_(n = 1)^(+ ∞)(x^(n + 1))/(n(n + 1)) = φ(x) .
10. Montrer que la série∑_(n ⩾ 1)1/(n(n + 1)) converge et que l'on a encore:
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n(n + 1)) = φ(1) .
8. Montrer alors que la série
9. a. Déterminer deux réels
b. En déduire que la série
10. Montrer que la série
PARTIE C : Application en probabilité
Dans cette partie, toutes les variables aléatoires sont supposées définies sur un même espace probabilisé noté (
Ω, 𝒜, P ).
On considère une urne contenant initialement une boule bleue et une boule rouge. On procède à des tirages successifs d'une boule au hasard selon le protocole suivant :
- si on obtient une boule bleue, on la remet dans l'urne et on ajoute une boule bleue supplémentaire;
- si on obtient une boule rouge, on la remet dans l'urne et on arrête l'expérience.
On suppose que toutes les boules sont indiscernables au toucher et on admet que l'expérience s'arrête avec une probabilité égale à 1 . On note
N la variable aléatoire égale au nombre de boules présentes dans l'urne à la fin de l'expérience.
11. a. Montrer soigneusement:∀n ∈ ℕ∖{0, 1}, P(N = n) = 1/(n(n − 1)) .
b. La variable aléatoireN admet-elle une espérance?
12. Recopier et compléter les lignes incomplètes de la fonction Scilab suivante de façon à ce qu'elle renvoie une simulation de la variable aléatoireN .
11. a. Montrer soigneusement:
b. La variable aléatoire
12. Recopier et compléter les lignes incomplètes de la fonction Scilab suivante de façon à ce qu'elle renvoie une simulation de la variable aléatoire
function N = simuleN()
b = 1 // b désigne le nombre de boules bleues dans l'urne
while rand() < ......
b = b+1
end
N = ......
endfunction
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) de variables aléatoires indépendantes et de même loi. On suppose que, pour tout
n de
ℕ^∗ , les variables aléatoires
X_1, …, X_n et
N sont mutuellement indépendantes.
On note
F la fonction de répartition commune aux variables aléatoires
X_n , pour
n appartenant à
ℕ^∗ .
On définit la variable aléatoireT = max(X_1, …, X_N) , ce qui signifie :
On définit la variable aléatoire
Ainsi par exemple, si
N prend la valeur 3, alors
T = max(X_1, X_2, X_3) ; si
N prend la valeur 5, alors
T = max(X_1, X_2, X_3, X_4, X_5); etc.
13. a. Montrer :∀x ∈ ℝ, ∀n ∈ ℕ∖{0, 1}, P_([N = n])(T ⩽ x) = (F(x))^n .
b. En déduire :∀x ∈ ℝ, P(T ⩽ x) = φ(F(x)) .
14. On suppose dans cette question uniquement que, pour toutn de
ℕ^∗ , la variable aléatoire
X_n suit la loi uniforme sur
[0; 1] .
a. On rappelle que l'instruction grand (n, p , 'unf', 0,1 ) renvoie une matrice de
M_(n, p)(ℝ) où les coefficients sont des réalisations de variables aléatoires indépendantes suivant la loi uniforme sur
[0; 1] .
Écrire une fonction Scilab d'en-tête functionT = simuleT() qui renvoie une simulation de la variable aléatoire
T .
b. On considère la fonction Scilab suivante :
13. a. Montrer :
b. En déduire :
14. On suppose dans cette question uniquement que, pour tout
a. On rappelle que l'instruction grand (
Écrire une fonction Scilab d'en-tête function
b. On considère la fonction Scilab suivante :
function m = mystere()
m = zeros(1,3)
for k = 1 : 3
s = zeros(1,1000)
for j = 1 : 1000
s(j) = simuleT()
end
m(k) = mean(s)
end
endfunction
À son appel, on obtient :
ans =
0.7474646 0.7577248 0.7470916
Que renvoie la fonction mystere? Que peut-on conjecturer sur la variable aléatoire
T ?
c. Montrer :∀x ∈ ℝ, P(T ⩽ x) = {0, si x < 0; φ(x), si x ∈ [0; 1[; 1, si x ⩾ 1.
d. En déduire queT est une variable aléatoire à densité.
e. Montrer, à l'aide d'une intégration par parties, queT admet une espérance et calculer
E(T) .
15. On suppose dans cette question uniquement que, pour toutn de
ℕ^∗ , la variable aléatoire
X_n suit la loi exponentielle de paramètre
λ avec
λ ∈ ℝ^(+ ∗) .
a. Rappeler une expression de la fonction de répartition d'une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètreλ .
b. En déduire une expression de la fonction de répartition deT .
c. Montrer queT est une variable aléatoire à densité et qu'une densité de
T est la fonction
c. Montrer :
d. En déduire que
e. Montrer, à l'aide d'une intégration par parties, que
15. On suppose dans cette question uniquement que, pour tout
a. Rappeler une expression de la fonction de répartition d'une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètre
b. En déduire une expression de la fonction de répartition de
c. Montrer que
d. Justifier que
T admet une espérance et que l'on a :
E(T) = λE(X_1^2) .
En déduire la valeur de
E(T) .
PROBLÈME 2
Pour tout
(a, b, c) de
ℝ^3 , on définit la matrice
M(a, b, c) par :
Pour tout
(a, b, c) de
ℝ^3 , on appelle cardinal de l'ensemble
{a, b, c} , noté Card
({a, b, c}) , le nombre d'éléments distincts de cet ensemble.
Par exemple, sia = b = c , alors
Card({a, b, c}) = 1 ; si
a = b et
a ≠ c , alors
Card({a, b, c}) = 2 .
Pour tout(a, b, c) de
ℝ^3 , on s'intéresse dans ce problème au nombre de valeurs propres distinctes de la matrice
M(a, b, c) et on souhaite démontrer la propriété () suivante:
()M(a, b, c) est inversible
⟺ ab + bc + ac + abc ≠ 0 .
Par exemple, si
Pour tout
()
PARTIE A : Généralités
- Justifier que, pour tout
(a, b, c) deℝ^3 , la matriceM(a, b, c) est diagonalisable. - Soit
(a, b, c) ∈ ℝ^3 .
a. Montrer que la matriceM(a, b, c) ne peut pas admettre une unique valeur propre.
On pourra par exemple raisonner par l'absurde.
b. En déduire que la matriceM(a, b, c) admet soit deux soit trois valeurs propres distinctes.
3. Soient(a, b, c) ∈ ℝ^3 et
ℬ = (e_1, e_2, e_3) la base canonique de
ℝ^3 .
b. En déduire que la matrice
3. Soient
On pose
f l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice dans la base
ℬ est
M(a, b, c) .
a. Écrire la matrice def dans la base
ℬ^′ = (e_2, e_1, e_3) .
b. En déduire que les matricesM(a, b, c) et
M(b, a, c) ont les mêmes valeurs propres.
c. De la même façon, montrer que les matricesM(a, b, c) et
M(a, c, b) ont les mêmes valeurs propres.
Ces deux derniers résultats permettent de justifier que les valeurs propres de la matriceM(a, b, c) ne dépendent pas de l'ordre des réels du triplet (
a, b, c ).
a. Écrire la matrice de
b. En déduire que les matrices
c. De la même façon, montrer que les matrices
Ces deux derniers résultats permettent de justifier que les valeurs propres de la matrice
PARTIE B : Cas où
Card({a, b, c}) = 1
- Dans cette question uniquement, on suppose que
a = b = c = 0 et on noteJ = M(0, 0, 0) .
a. CalculerJ^2 . Déterminer alors un polynôme annulateur deJ .
b. En déduire les valeurs propres deJ et préciser une base des sous-espaces propres deJ .
c. Déterminer une matriceP inversible deM_3(ℝ) et une matriceD diagonale deM_3(ℝ) telles que:J = PDP^(− 1) . - Soit
a ∈ ℝ .
a. Vérifier :M(a, a, a) = P(aI_3 + D)P^(− 1) .
b. En déduire que la matriceM(a, a, a) admet exactement deux valeurs propres distinctes et les déterminer en fonction dea .
c. Vérifier la propriété (*) pour la matriceM(a, a, a) .
PARTIE C : Cas où Card
({a, b, c}) = 2
6. Dans cette question uniquement, on suppose quea = b = 0 et que
c ∈ ℝ^∗ .
6. Dans cette question uniquement, on suppose que
On note
C = M(0, 0, c) .
a. Justifier que 0 est une valeur propre deC .
b. Soitλ un réel non nul.
i. SoitX = (x; y; z) ∈ M_(3, 1)(ℝ) . Montrer l'équivalence :
a. Justifier que 0 est une valeur propre de
b. Soit
i. Soit
ii. En déduire:
λ est une valeur propre de
C ⟺ λ^2 − (c + 3)λ + 2c = 0 .
c. Montrer alors queC admet trois valeurs propres distinctes.
7. Soit(a, c) ∈ ℝ^2 tel que
a ≠ c .
a. ExprimerM(a, a, c) comme une combinaison linéaire de
I_3 et de
M(0, 0, c − a) .
b. En déduire que la matriceM(a, a, c) admet trois valeurs propres distinctes.
c. Vérifier la propriété (∗ ) pour la matrice
M(a, a, c) .
8. Soit(a, b, c) ∈ ℝ^3 tel que
Card({a, b, c}) = 2 .
c. Montrer alors que
7. Soit
a. Exprimer
b. En déduire que la matrice
c. Vérifier la propriété (
8. Soit
À l'aide de la conclusion de la question 3., montrer que la matrice
M(a, b, c) admet trois valeurs propres distinctes et vérifier la propriété (*) dans ce cas.
PARTIE D : Cas où
Card({a, b, c}) = 3
9. Soit(a, b, c) ∈ ℝ^3 tel que
a < b < c .
9. Soit
On note
g la fonction définie sur l'ensemble
D = ℝ∖{a, b, c} par :
a. Dresser le tableau de variations de
g sur
D en y précisant les limites en
+ ∞ , en
− ∞ , ainsi qu'à gauche et à droite de
a , de
b et de
c .
b. En déduire que l'équationg(x) = 1 , d'inconnue
x ∈ D , admet exactement trois solutions distinctes
λ_1, λ_2, λ_3 , vérifiant :
a < λ_1 < b < λ_2 < c < λ_3 .
c. Soitλ ∈ D une solution de l'équation
g(x) = 1 .
b. En déduire que l'équation
c. Soit
On note
X_λ la matrice colonne de
M_(3, 1)(ℝ) définie par :
Montrer que
X_λ est un vecteur propre de la matrice
M(a, b, c) associé à la valeur propre
λ .
d. En déduire que la matriceM(a, b, c) admet trois valeurs propres distinctes.
10. Soit(a, b, c) ∈ ℝ^3 tel que
Card({a, b, c}) = 3 .
a. Montrer que la matriceM(a, b, c) admet trois valeurs propres distinctes.
b. Vérifier la propriété (*) pour la matriceM(a, b, c) .
11. On pose:A = (1, 1, 1; 1, 2, 1; 1, 1, 3) .
a. Justifier que la matriceA est inversible.
b. On noteα la plus grande valeur propre de
A .
i. Montrer :4 < α < 5 .
ii. Recopier et compléter les lignes incomplètes de la fonction Scilab ci-dessous afin qu'elle renvoie une valeur approchée deα à
10^(− 3) près à l'aide de la méthode de dichotomie.
d. En déduire que la matrice
10. Soit
a. Montrer que la matrice
b. Vérifier la propriété (*) pour la matrice
11. On pose:
a. Justifier que la matrice
b. On note
i. Montrer :
ii. Recopier et compléter les lignes incomplètes de la fonction Scilab ci-dessous afin qu'elle renvoie une valeur approchée de
function alpha = valeur_approchee()
x = 4
y = 5
while ......
m = (x+y)/2
if 1/m + 1/(m-1) + 1/(m-2) ...... then
......
else
......
end
alpha = (x+y)/2
end
endfunction
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