BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2021Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2021
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2021.
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Conception : EDHEC BS
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES
Mardi 4 mai 2021, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
- Question préliminaire : on considère une suite
(a_n)_(n ∈ ℕ) croissante et de limiteℓ et on pose, pour toutn deℕ^∗ :
a) Établir, pour tout entier naturel
n non nul, l'inégalité
b_n ≤ a_n , puis étudier la monotonie de la suite
(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) .
b) Montrer que la suite(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge vers un réel
ℓ^′ qui vérifie
ℓ^′ ≤ ℓ .
c) Établir, pour tout entier natureln non nul, l'égalité suivante :
b) Montrer que la suite
c) Établir, pour tout entier naturel
d) En déduire que
lim_(n → + ∞)b_n = lim_(n → + ∞)a_n .
On se propose maintenant d'étudier la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) , définie par la donnée de
u_0 = 1 et par la relation, valable pour tout entier naturel
n :
Pour tout entier naturel
n non nul, on pose
S_n = ∑_(k = 0)^(n − 1)u_k .
2) a) Montrer que, pour tout entier natureln, u_n est bien défini et supérieur ou égal à 1 .
b) Étudier les variations de la suite (u_n ), puis établir que la suite (
u_n ) diverge et donner sa limite.
c) Compléter le script Scilab suivant afin qu'il permette de déterminer et d'afficher la plus petite valeur den pour laquelle on a
S_n > 1000 .
2) a) Montrer que, pour tout entier naturel
b) Étudier les variations de la suite (
c) Compléter le script Scilab suivant afin qu'il permette de déterminer et d'afficher la plus petite valeur de
n=1
u=1
S=1 // S1=u0=1
while S<=1000
u=-----
S=----
n=n+1
end
disp(----)
- Recherche d'un équivalent de
u_n .
a) Montrer quelim_(n → + ∞)(u_(n + 1) − u_n) = 1/2 .
b) Étudier les variations de la fonctionf définie sur[1; + ∞[ parf(x) = √(x^2 + x) − x , puis en déduire que la suite(u_(n + 1) − u_n)_(n ∈ ℕ) est croissante.
c) Utiliser la première question pour établir que :u_n ∼ _(+ ∞)n/2 . - a) Exprimer
S_n en fonction deu_n puis en déduire un équivalent deS_n pourn au voisinage de+ ∞ .
b) Compléter le script Scilab suivant afin qu'il fasse le même travail que celui de la question 2c) sans calculerS_n :
n=0
u=1 // u0=1
while u<=----
u=-----
n=n+1
end
disp(----)
Exercice 2
- On considère une variable aléatoire
Z suivant la loi normale centrée réduite. On poseY = e^Z et on admet queY est une variable aléatoire à densité. On noteF_Y la fonction de répartition deY etΦ celle deZ .
a) DéterminerF_Y(x) pour tout réelx négatif ou nul, puis exprimerF_Y(x) à l'aide de la fonctionΦ pour tout réelx strictement positif.
b) En déduire qu'une densitéf_Y deY est donnée par:
Dans la suite, on considère une suite de variables aléatoires
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) , toutes définies sur le même espace probabilisé, mutuellement indépendantes et suivant toutes la loi, dite loi de Rademacher de paramètre
p (avec
0 < p < 1 ), et définie par :
On considère de plus, pour
n dans
ℕ^∗ , la variable aléatoire
T_n = ∏_(k = 1)^n X_k .
2) a) Donner l'espérance et la variance communes aux variablesX_n .
b) Déterminer l'ensemble des valeurs prises parT_n puis calculer
E(T_n) et en déduire une relation entre
P(T_n = 1) et
P(T_n = − 1) .
c) Écrire une autre relation vérifiée parP(T_n = 1) et
P(T_n = − 1) , puis en déduire la loi de
T_n .
d) Montrer que la suite(T_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable
T dont on précisera la loi.
3) SoitT^′ une variable aléatoire définie sur le même espace probabilisé que les variables
X_n .
a) Établir l'inclusion suivante :
2) a) Donner l'espérance et la variance communes aux variables
b) Déterminer l'ensemble des valeurs prises par
c) Écrire une autre relation vérifiée par
d) Montrer que la suite
3) Soit
a) Établir l'inclusion suivante :
b) En déduire l'inégalité :
c) Montrer, en observant les valeurs que peut prendre la variable
T_(n + 1) − T_n , que :
d) La suite
(T_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge-t-elle en probabilité ?
4) Dans cette question, on prendp = 1/2 .
4) Dans cette question, on prend
On considère, pour tout
n de
ℕ^∗ , les variables aléatoires,
X¯_n = 1/n∑_(k = 1)^n X_k et
U_n = e^(nX¯_n) .
a) On rappelle queX¯_n^∗ est la variable aléatoire centrée réduite associée à
X¯_n . Exprimer
X¯_n^∗ en fonction de
X¯_n .
b) Utiliser le théorème limite central pour établir que la suite(U_n^(1/√n))_(n ∈ ℕ^∗) . converge en loi vers une variable aléatoire de même loi que
Y .
a) On rappelle que
b) Utiliser le théorème limite central pour établir que la suite
Exercice 3
On considère un espace euclidien
E pour lequel le produit scalaire de deux vecteurs
x et
y est noté
⟨x, y⟩ , tandis que la norme du vecteur
x est notée
‖x‖ . Le vecteur nul de
E est noté
0_E .
On considère aussi un endomorphismef de
E , différent de l'endomorphisme nul, et antisymétrique, c'est-à-dire qu'il vérifie :
On considère aussi un endomorphisme
- Montrer que :
∀x ∈ E, ⟨f(x), x⟩ = 0 . - Établir l'égalité :
Ker(f) ⊕ Im(f) = E . - On pose
s = f ∘ f . Montrer ques est un endomorphisme symétrique deE et que ses valeurs propres sont toutes dansℝ_− . - On note
g l'application qui à tout vecteurx deIm(f) associeg(x) = f(x) et on poset = g ∘ g .
a) Montrer queg est un endomorphisme antisymétrique deIm(f) .
b) En déduire que les valeurs propres det sont toutes dansℝ_−^∗ .
Dans les deux questions suivantes, on considère une valeur propre
λ de
t et on note
E_λ(t) le sousespace propre associé à cette valeur propre.
5) On considère un vecteure_1 non nul de
E_λ(t) .
a) Montrer que (e_1, g(e_1)) est une famille d'éléments de
E_λ(t) , orthogonale et libre.
b) En déduire, en considérant l'orthogonalF_2 de
Vect(e_1, g(e_1)) dans
E_λ(t) , que la dimension de
E_λ(t) est paire et qu'il existe un entier naturel
p non nul, ainsi que
p vecteurs
e_1, e_2, …, e_p de
E_λ(t) , tels que
(e_1, g(e_1), e_2, g(e_2), …, e_p, g(e_p)) soit une base orthogonale de
E_λ(t) .
6) Soitk un entier de
[ [1, p] ] .
a) Montrer que l'on a:‖g(e_k)‖^2 = − λ‖e_k‖^2 .
b) On considère les vecteurse_k^′ = 1/(‖e_k‖)e_k et
e_k^(′′) = 1/(‖g(e_k)‖)g(e_k) .
5) On considère un vecteur
a) Montrer que (
b) En déduire, en considérant l'orthogonal
6) Soit
a) Montrer que l'on a:
b) On considère les vecteurs
Établir que
g(e_k^′) = √(− λ)e_k^(′′) et
g(e_k^(′′)) = − √(− λ)e_k^′ .
7) a) Montrer que le rang def est pair.
b) On poser = 1/2rg(f) . Déduire des questions précédentes qu'il existe une base orthonormale
𝔅 de
E et
r réels
a_1, …, a_r strictement positifs, pas nécessairement distincts, tels que la matrice
M de
f dans
ℬ soit :
7) a) Montrer que le rang de
b) On pose
Problème
Partic 1: calcul d'intégrales utiles pour la suite
Pour tout couple(p, q) d'entiers naturels, on pose :
I(p, q) = ∫_0^1 x^p(1 − x)^q dx . On a, en particulier
I(p, 0) = ∫_0^1 x^p dx et
I(0, q) = ∫_0^1(1 − x)^q dx .
Pour tout couple
- Donner les valeurs de
I(p, 0) etI(0, q) . - Montrer que, pour tout couple (
p, q ) deℕ × ℕ^∗ , on a l'égalité :
- Pour tout
q deℕ , on considère la propriétéH_q : «∀p ∈ ℕ, I(p, q) = (p!q!)/((p + q)!)I(p + q, 0) ».
Montrer, par récurrence sur
q , que
H_q est vraie pour tout entier naturel
q .
4) Donner explicitement, pour tout couple (p, q ) d'entiers naturels, l'expression de
I(p, q) en fonction de
p et
q , puis en déduire pour tout entier naturel
n , la valeur de
I(n, n) en fonction de
n .
4) Donner explicitement, pour tout couple (
Partie 2 : étude d'une suite de variables aléatoires
Pour tout entier natureln , on pose :
b_n(x) = {((2n + 1)!)/((n!)^2)x^n(1 − x)^n, si 0 ≤ x ≤ 1; 0, sinon
5) Montrer queb_n peut être considérée comme une densité de probabilité.
Pour tout entier naturel
5) Montrer que
On considère désormais une suite de variables aléatoires
(X_n)_(n ∈ ℕ) , où
X_n admet
b_n comme densité.
6) Reconnaître la loi deX_0 .
7) a) Utiliser la première partie pour montrer queX_n possède une espérance et que
E(X_n) = 1/2 .
b) Toujours en utilisant la première partie, montrer queX_n possède une variance et exprimer
V(X_n) en fonction de
n .
c) Montrer que la suite(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en probabilité vers une variable certaine que l'on précisera.
6) Reconnaître la loi de
7) a) Utiliser la première partie pour montrer que
b) Toujours en utilisant la première partie, montrer que
c) Montrer que la suite
Partie 3 : simulation informatique de
X_n .
On considère2n + 1 variables aléatoires
U_1, U_2, …, U_(2n + 1) définies sur le même espace probabilisé
(Ω, A, P) , mutuellement indépendantes, et suivant toutes la loi uniforme sur
[0, 1] .
On suppose que ces variables représentent respectivement les instants d'arrivée de2n + 1 personnes
A_1, A_2, …, A_(2n + 1) à leur lieu commun de rendez-vous. Pour tout
k de
[ [1; 2n + 1] ] , on note alors
V_k l'instant d'arrivée de la personne arrivée la
k^c au rendez-vous (cette personne n'étant pas forcément
A_k) . On admet que
V_k est une variable aléatoire à densité, définie elle aussi sur (
Ω, A, P ), et on note
G_k sa fonction de répartition.
8) On noteF_U la fonction de répartition commune aux variables
U_1, U_2, …, U_(2n + 1) . Rappeler 1'expression de
F_U(x) selon que
x < 0, 0 ≤ x ≤ 1 ou
x > 1 .
9) a) Écrire la variableV_(2n + 1) en fonction de
U_1, U_2, …, U_(2n + 1) .
b) En déduireG_(2n + 1)(x) pour tout réel
x .
10) a) Écrire la variableV_1 en fonction de
U_1, U_2, …, U_(2n + 1) .
b) En déduire, pour tout réelx , la probabilité
P(V_1 > x) puis déterminer
G_1(x) pour tout réel
x .
11) Écrire un script Scilab permettant de simulerV_1 et
V_(2n + 1) pour une valeur de
n entrée par l'utilisateur.
12) a) Montrer que l' on a :
On considère
On suppose que ces variables représentent respectivement les instants d'arrivée de
8) On note
9) a) Écrire la variable
b) En déduire
10) a) Écrire la variable
b) En déduire, pour tout réel
11) Écrire un script Scilab permettant de simuler
12) a) Montrer que l' on a :
b) Déterminer une densité
g_(n + 1) de
V_(n + 1) et en déduire que
V_(n + 1) suit la même loi que
X_n .
c) On considère le script Scilab suivant:
c) On considère le script Scilab suivant:
Quelle est la valeur renvoyée par ce script?
d) Écrire un script Scilab permettant de simulerX_n .
d) Écrire un script Scilab permettant de simuler
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