BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2019Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2019
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2019.
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OPTION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Partie 1 : étude d'un exemple
On note Id l'endomorphisme identité de
ℝ^3 et on considère l'endomorphisme
f de
ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique est :
- a) Déterminer un polynôme annulateur de
A qui soit de degré 2 .
b) En déduire les deux valeurs propres possiblesλ_1 etλ_2 deA (avecλ_1 < λ_2 ).
c) En Scilab, la commander = rank(M) renvoie dans la variable r le rang de la matriceM .
On a saisi :
A= [1,0,0;-2,3,-2;-1,1,0]
r1=rank (A-eye (3,3))
r2=rank (A-2*eye (3,3))
disp(r1,'r1=')
disp(r2,'r2=')
Scilab a renvoyé :
r1 =
1.
r2 =
2.
Que peut-on conjecturer quant aux valeurs propres de
f et à la dimension des sous-espaces propres associés?
d) Donner une base de chacun des noyauxKer(f − λ_1 Id) et
Ker(f − λ_2 Id) .
2) a) Justifier qu'il existe une base (u_1, v_1, v_2 ) de
ℝ^3 , où (
u_1, v_1 ) est une base de
Ker(f − λ_1 Id) et
(v_2) une base de
Ker(f − λ_2 Id) . On choisira ces vecteurs de façon que leurs composantes soient des entiers naturels les plus petits possible, la dernière composante de
u_1 et la première de
v_1 étant nulles.
b) On notex = (a, b, c) un vecteur quelconque de
ℝ^3 . Déterminer, en fonction de
a, b et
c les coordonnées de
x dans la base
(u_1, v_1, v_2) .
d) Donner une base de chacun des noyaux
2) a) Justifier qu'il existe une base (
b) On note
Partie 2 : généralisation
Soit
n et
p deux entiers naturels tels que
n ≥ p ≥ 2 , soit
E un
ℝ - espace vectoriel de dimension
n , et
f un endomorphisme diagonalisable de
E ayant
p valeurs propres,
λ_1, λ_2, …, λ_p , deux à deux distinctes. On se propose de déterminer la décomposition de chaque vecteur
x de
E sur la somme directe
⨁_(k = 1)^p Ker(f − λ_k Id) , où
Id désigne l'endomorphisme identité de
E .
3) SoitB une base de
E dans laquelle la matrice de
f est une matrice diagonale
D .
a) En notantI_n la matrice identité de
M_n(ℝ) , montrer que :
3) Soit
a) En notant
b) En déduire un polynôme annulateur
def .
Pour chaque
k de
[ [1, p] ] , on définit le polynôme
L_k = ∏_(j = 1; j ≠ k)^p(X − λ_j)/(λ_k − λ_j) .
4) a) En distinguant les casi = k et
i ≠ k , calculer
L_k(λ_i) .
b) Montrer que (L_1, L_2, …, L_p ) est une base de
ℝ_(p − 1)[X] .
c) Établir alors que :
4) a) En distinguant les cas
b) Montrer que (
c) Établir alors que :
d) En déduire que
∑_(i = 1)^p L_i = 1 .
5) a) Montrer que, pour toutx de
E ,
L_k(f)(x) appartient à
Ker(f − λ_k Id) , où
L_k(f)(x) désigne l'image du vecteur
x de
E par l'endomorphisme
L_k(f) .
b) En déduire la décomposition cherchée.
6) Vérifier que cette dernière décomposition redonne celle obtenue pour l'endomorphismef de la partie 1 , si l'on choisit
n = 3, E = ℝ^3 et
p = 2 .
5) a) Montrer que, pour tout
b) En déduire la décomposition cherchée.
6) Vérifier que cette dernière décomposition redonne celle obtenue pour l'endomorphisme
Exercice 2
Partie 1 : question préliminaire et présentation de deux variables aléatoires
X et
T
- On rappelle que la fonction arc tangente, notée Arctan, est la bijection réciproque de la restriction de la fonction tangente à l'intervalle
] − π/2, π/2[ et qu'elle est de classeC^1 surℝ .
a) Rappeler l'expression, pour tout réelx , deArctan^′(x) .
b) Donner la valeur deArctan(1) puis montrer que, pour tout réelx strictement positif, on a:
c) Justifier l'équivalent suivant :
- a) Vérifier que la fonction
f qui à tout réelx associef(x) = 1/(π(x^2 + 1)) peut être considérée comme une densité d'une certaine variable aléatoireX à valeurs dansℝ .
b) Déterminer la fonction de répartitionF deX . - a) Vérifier que la fonction
g qui à tout réelx associeg(x) = {1/(x^2)e^(− 1/x) si x > 0; 0 si x ≤ 0 peut être considérée comme une densité d'une certaine variable aléatoireT à valeurs dansℝ_+^∗ .
b) Déterminer la fonction de répartitionG deT .
Partie 2 : étude d'une suite de variables aléatoires associée à
X
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) de variables aléatoires, définies sur un espace probabilisé
(Ω, A, P) , mutuellement indépendantes, et suivant toutes la même loi que
X .
Pour tout entier natureln non nul, on pose
M_n = max(X_1, …, X_(, n)) et on admet que
M_n est une variable aléatoire, définie elle aussi sur l'espace probabilisé
(Ω, A, P) .
4) a) Déterminer la fonction de répartitionF_(M_n) de
M_n .
b) On pose, pour tout entiern de
ℕ^∗, Y_n = π/nM_n . Justifier que la fonction de répartition de
Y_n , notée
G_n , est donnée par :
Pour tout entier naturel
4) a) Déterminer la fonction de répartition
b) On pose, pour tout entier
- a) Déterminer, pour tout
x négatif ou nul, la valeur delim_(n → + ∞)G_n(x) .
b) Montrer que, pour toutx strictement positif, on a :
c) En déduire pour tout
x strictement positif, la valeur de
lim_(n → + ∞)G_n(x) .
d) Déduire des questions précédentes que la suite de variables aléatoires(Y_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers
T .
d) Déduire des questions précédentes que la suite de variables aléatoires
Exercice 3
Dans tout l'exercice,
n désigne un entier naturel non nul.
On se place dans un espace euclidienE de dimension
n et on note
B = (e_1, e_2, …, e_n) une base orthonormale de
E .
Le produit scalaire des vecteursx et
y de
E est noté
⟨x, y⟩ et la norme de
x est notée
‖x‖ .
On se place dans un espace euclidien
Le produit scalaire des vecteurs
Partie 1 : définition de l'adjoint
u^∗ d'un endomorphisme
u de
E .
Dans toute cette partie,
u désigne un endomorphisme de
E .
On se propose de montrer qu'il existe un unique endomorphisme deE , noté
u^∗ , qui à tout vecteur
y de
E associe le vecteur
u^∗(y) vérifiant :
On se propose de montrer qu'il existe un unique endomorphisme de
- a) Montrer que si
u^∗ existe, alors on a, pour touty deE :
b) En déduire que si
u^∗ existe, alors
u^∗ est unique.
2) a) Vérifier que l'applicationu^∗ définie par l'égalité établie à la question 1a) est effectivement un endomorphisme de
E .
b) Conclure que cette application est solution du problème posé, c'est-à-dire que c'est l'unique endomorphisme deE , appelé adjoint de
u , vérifiant :
2) a) Vérifier que l'application
b) Conclure que cette application est solution du problème posé, c'est-à-dire que c'est l'unique endomorphisme de
Partie 2 : étude des endomorphismes normaux.
On dit que
u est un endomorphisme normal quand on a l'égalité :
- Soit
f un endomorphisme symétrique deE . Donner son adjoint et vérifier quef est normal.
Dans la suite, u désigne un endomorphisme normal.
4) a) Montrer que:∀x ∈ E, ‖u(x)‖ = ‖u^∗(x)‖ .
b) En déduire queKer(u) = Ker(u^∗) .
5) Montrer que siF est un sous-espace vectoriel de
E stable par
u , alors
F^⊥ est stable par
u^∗ .
6) On suppose queu possède une valeur propre
λ et on note
E_λ le sous espace propre associé.
a) Montrer queE_λ est stable par
u^∗ .
b) Établir que(u^∗)^∗ = u puis en déduire que
E_λ^⊥ est stable par
u .
4) a) Montrer que:
b) En déduire que
5) Montrer que si
6) On suppose que
a) Montrer que
b) Établir que
Problème
Partie 1
Dans cette partie,
n désigne un entier naturel non nul. On considère une variable aléatoire
X prenant ses valeurs dans
[ [1, n] ] et on appelle fonction génératrice de
X , la fonction
G définie par :
- Calculer
G(1) . - Exprimer l'espérance de
X à l'aide de la fonctionG . - Établir la relation :
V(X) = G^(′′)(1) + G^′(1) − (G^′(1))^2 .
Partie 2
On pose, pour tout
n de
ℕ^∗ : u_n = ∑_(k = 1)^n 1/k et
h_n = ∑_(k = 1)^n 1/(k^2) .
4) a) Justifier que, pour tout entier naturelk non nul, on a :
1/(k + 1) ≤ ln(k + 1) − lnk ≤ 1/k .
b) Montrer alors que:∀n ∈ ℕ^∗∖{1}, lnn + 1/n ≤ u_n ≤ lnn + 1 .
c) En déduire un équivalent très simple deu_n lorsque
n est au voisinage de
+ ∞ .
5) Montrer que la suite(h_n)_(n ∈ ℕ^∗) est convergente.
4) a) Justifier que, pour tout entier naturel
b) Montrer alors que:
c) En déduire un équivalent très simple de
5) Montrer que la suite
Partie 3
Dans cette partie,
n désigne toujours un entier naturel non nul.
6) On admet que, sia et
b sont des entiers tels que
a < b , la commande grand ( 1,1 , ' uin', a, b) permet à Scilab de simuler une variable aléatoire suivant la loi uniforme discrète sur
[ [a, b] ] .
Compléter le script suivant pour que les lignes (5), (6), (7) et (8) permettent d'échanger les contenus des variablesA(j) et
A(p) .
6) On admet que, si
Compléter le script suivant pour que les lignes (5), (6), (7) et (8) permettent d'échanger les contenus des variables
(1) n=input('entrez une valeur pour n :')
(2) A=1:n
\text { (3) } \mathrm { p } = \mathrm { n }
(4) for k=1:n
(5) j=grand(1,1,'uin',1,p)
(6) aux=----
7) A(j)=----
(8) A(p)=----
(9) }p=p-
(10) end
(11) disp(A)
- On suppose dorénavant qu'après exécution du script précédent correctement complété, le vecteur A est rempli de façon aléatoire par les entiers de
[ [1, n] ] de telle sorte que lesn! permutations soient équiprobables.
On considère alors les commandes Scilab suivantes (exécutées à la suite du script précédent) :
m=A (1)
c=1
for k=2:n
if A(k)>m then m=A(k)
c=k
end
end
disp (c)
a) Expliquer pourquoi, à la fin de la boucle for, la variable m contient la valeur
n .
b) Quel est le contenu de la variable c affiché à la fin de ces commandes ?
c) On rappelle qu'en Scilab, l'instruction find(test) permet de trouver à quelle(s) place(s) se trouvent les éléments d'une matrice satisfaisant au test proposé.
Compléter le script Scilab ci-dessous afin qu'il renvoie et affiche le contenu de la variable c étudiée plus haut :
b) Quel est le contenu de la variable c affiché à la fin de ces commandes ?
c) On rappelle qu'en Scilab, l'instruction find(test) permet de trouver à quelle(s) place(s) se trouvent les éléments d'une matrice satisfaisant au test proposé.
Compléter le script Scilab ci-dessous afin qu'il renvoie et affiche le contenu de la variable c étudiée plus haut :
c=find(---)
disp(c)
On admet que les contenus des variables
A(1), A(2), …, A(n) sont des variables aléatoires notées
A_1, A_2, …, A_n et que le nombre d'affectations concernant la variable informatique
c effectuées au cours du script présenté au début de la question 7), y compris la première, est aussi une variable aléatoire, notée
X_n .
On suppose que ces variables aléatoires sont toutes définies sur le même espace probabilisé (Ω, A, P ). On note
G_n la fonction génératrice de
X_n, E_n son espérance et
V_n sa variance.
8) Donner la loi deX_1 .
9) a) Montrer queX_n(Ω) = [ [1, n] ] .
b) DéterminerP(X_n = 1) et
P(X_n = n) . En déduire les lois de
X_2 et
X_3 .
c) En considérant le système complet d'événements((A_n = n), (A_n < n)) , montrer que :
On suppose que ces variables aléatoires sont toutes définies sur le même espace probabilisé (
8) Donner la loi de
9) a) Montrer que
b) Déterminer
c) En considérant le système complet d'événements
d) Donner la loi de
X_4 .
10) a) Vérifier que la formule obtenue à la question 9c) reste valable pourj = 1 .
b) Établir la relation :
10) a) Vérifier que la formule obtenue à la question 9c) reste valable pour
b) Établir la relation :
c) En déduire que :
- En dérivant la relation (*), trouver une relation entre
E_n etE_(n − 1) puis montrer que
- Recherche d'un équivalent de
V_n .
a) En dérivant une deuxième fois la relation (*), montrer que :
b) En déduire, pour tout entier naturel
n non nul,
V_n en fonction de
u_n et
h_n .
c) Montrer queV_n ∼ lnn .
c) Montrer que
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