BCE Maths approfondies emlyon ECS 2012Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2012
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2012.
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D Code épreuve : 295
BANQUE COMMUNE D'ÉPREUVES
Concepteur : EMLYON Business School
MATHÉMATIQUES
Lundi 30 avril 2012 de 8 heures à 12 heures
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
lls ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
lls ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
PROBLÈME 1
Dans tout le problème,
n est un entier tel que
n ⩾ 2 .
On confond polynôme deℝ[X] et fonction polynomiale sur
ℝ ou sur
[0; + ∞[ ou sur
]0; + ∞[ .
On noteℝ_(n − 1)[X] le sous-espace vectoriel de
ℝ[X] formé des polynômes de degré inférieur ou égal à
n − 1 .
On confond polynôme de
On note
Partie I: Interpolation polynomiale
Soient
a_1, …, a_n des réels deux à deux distincts. On note
- Montrer que
φ est un isomorphisme. - En déduire que, pour tout
(b_1, …, b_n) ∈ ℝ^n , il existeP ∈ ℝ_(n − 1)[X] unique tel que :
- Exemple :
Déterminer le polynôme
P_0 de
ℝ_3[X] tel que :
Partie II : Polynômes spéciaux
On considère l'ensemble
E des polynômes
P de
ℝ[X] tels que :
- Donner un exemple d'élément de
E . - Montrer que
E est stable par multiplication par un réel strictement positif, par addition et par multiplication, c'est-à-dire que, pour toutα ∈ ]0; + ∞[ et tousP, Q ∈ E , on a :
Est-ce que
E est un sous-espace vectoriel de
ℝ[X] ?
3. SoitP ∈ E . On note
P_1 : ℝ ⟶ ℝ, x ⟼ ∫_0^x P(t)dt .
3. Soit
Montrer :
P_1 ∈ E .
4. SoitP ∈ E . Montrer :
∀x ∈ [0; + ∞[, P(x) ⩾ P(0) .
4. Soit
Pour tout
P ∈ E , on note
P˜ : [0; + ∞[ ⟶ [P(0); + ∞[, x ⟼ P˜(x) = P(x) .
5. Montrer que l'applicationP˜ est bijective.
6. Si, de plus,P est de degré au moins 2 , est-ce que l'application réciproque
P˜^(− 1) de
P˜ est une application polynomiale?
5. Montrer que l'application
6. Si, de plus,
Partie III : Matrices symétriques positives
On note
S_n^+ l'ensemble des matrices symétriques
A de
M_n(ℝ) telles que :
Soit
A une matrice symétrique de
M_n(ℝ) .
- La matrice
A est-elle diagonalisable dansM_n(ℝ) ? Justifier. - a. Montrer que si
A est dansS_n^+ , alors toutes les valeurs propres deA sont dans[0; + ∞[ .
b. Réciproquement, montrer que si toutes les valeurs propres deA sont dans[0; + ∞[ , alorsA est dansS_n^+ .
Partie IV: Matrice symétrique positive solution d'une équation polynomiale spéciale
Soit
P ∈ E de degré
n − 1 (l'ensemble
E a été défini dans la partie II), et soit
A ∈ S_n^+ admettant
n valeurs propres deux à deux distinctes, notées
λ_1, …, λ_n , appartenant toutes à
[P(0); + ∞[ .
On noteD la matrice diagonale de
M_n(ℝ) dont les termes diagonaux sont successivement
λ_1, …, λ_n , et
Q une matrice inversible de
M_n(ℝ) telle que
A = QDQ^(− 1) .
On se propose de résoudre l'équationP(S) = A , d'inconnue
S ∈ S_n^+ .
On note
On se propose de résoudre l'équation
- On suppose que l'équation
P(S) = A a une solution dansS_n^+ .
Soit
S appartenant à
S_n^+ telle que
P(S) = A . On note
Δ = Q^(− 1)SQ .
a. Montrer queSA = AS et en déduire que
ΔD = DΔ .
b. Démontrer queΔ est diagonale et que les éléments diagonaux de
Δ sont tous positifs ou nuls.
2. Établir que l'équationP(S) = A , d'inconnue
S ∈ S_n^+ , admet une solution et une seule, et que celleci est
QΔQ^(− 1) , où
Δ est une matrice diagonale que l'on exprimera à l'aide de
P˜^(− 1)(λ_1), …, P˜^(− 1)(λ_n) , où
P˜ a été définie dans la partie II.
3. Exemple:
a. Montrer que
b. Démontrer que
2. Établir que l'équation
3. Exemple:
On prend ici
n = 4, P = X^3 + X + 1 et
A = (2, − 1, 0, 0; − 1, 2, 0, 0; 0, 0, 21, 10; 0, 0, 10, 21) .
a. VérifierP ∈ E .
b. Déterminer les valeurs propres deA et montrer :
A ∈ S_4^+ .
c. Déterminer une matrice diagonaleD et une matrice orthogonale
Q telles que
A = QDQ^(− 1) .
d. Résoudre l'équationP(S) = A , d'inconnue
S ∈ S_4^+ .
a. Vérifier
b. Déterminer les valeurs propres de
c. Déterminer une matrice diagonale
d. Résoudre l'équation
PROBLÈME 2
Partie I: Formule de Stirling
Pour tout
n ∈ ℕ , on définit
W_n = ∫_0^(π/2)(cost)^n dt .
- Calculer
W_0 etW_1 . - a. Montrer que la suite
(W_n)_(n ∈ ℕ) est décroissante.
b. Montrer, pour tout entiern tel quen ⩾ 0 : W_n > 0 . - a. Montrer, pour tout entier
n tel quen ⩾ 0 : (n + 2)W_(n + 2) = (n + 1)W_n .
b. En déduire, pour tout entiern tel quen ⩾ 0 : (n + 1)W_(n + 1)W_n = W_1 W_0 . - a. Montrer, pour tout entier
n tel quen ⩾ 0 : W_n ⩾ W_(n + 1) ⩾ (n + 1)/(n + 2)W_n .
b. En déduire :W_(n + 1) ∼ _(n → + ∞)W_n , puis :W_n ∼ _(n → + ∞)√(π/(2n)) . - Montrer, pour tout entier
n tel quen ⩾ 0 : W_(2n) = ((2n)!)/(2^(2n)(n!)^2)π/2 .
On note, pour tout entier
n tel que
n ⩾ 1 : A_n = 1/(n!)n^n e^(− n)√n .
On note, pour tout entiern tel que
n ⩾ 2 : a_n = − 1 − (n − 1/2)ln(1 − 1/n) .
6. Montrer que la série∑_(n ⩾ 2)a_n converge.
7. Montrer, pour tout entiern tel que
n ⩾ 2 : a_n = ln(A_n) − ln(A_(n − 1)) .
8. En déduire que la suite(A_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge et que sa limite
ℓ est strictement positive.
9. a. Justifier :n! ∼ _(n → + ∞)1/ℓn^n e^(− n)√n .
b. En utilisant l'expression deW_(2n) à l'aide de factorielles, en déduire la valeur de
ℓ et l'équivalent suivant :
On note, pour tout entier
6. Montrer que la série
7. Montrer, pour tout entier
8. En déduire que la suite
9. a. Justifier :
b. En utilisant l'expression de
Partie II : Étude de variables aléatoires
Soit un réel
a strictement positif et la fonction
f_a : ℝ ⟶ ℝ définie, pour tout réel
x , par :
- Montrer que
f_a est une densité.
On considère une variable aléatoire
X admettant
f_a comme densité.
2. Déterminer la fonction de répartition de la variable aléatoireX .
3. Montrer que la variable aléatoireX admet une espérance
E(X) et calculer
E(X) .
4. Montrer que la variable aléatoireX admet une variance
V(X) et calculer
V(X) .
5. a. On considère une variable aléatoireV suivant la loi uniforme sur l'intervalle
]0; 1] . Montrer que la variable aléatoire
Z = a√(− 2ln(V)) suit la même loi que la variable aléatoire
X .
b. En déduire un programme en langage Pascal, utilisant le générateur aléatoire Pascal, simulant la variable aléatoireX , le réel
a strictement positif étant entré par l'utilisateur.
2. Déterminer la fonction de répartition de la variable aléatoire
3. Montrer que la variable aléatoire
4. Montrer que la variable aléatoire
5. a. On considère une variable aléatoire
b. En déduire un programme en langage Pascal, utilisant le générateur aléatoire Pascal, simulant la variable aléatoire
Pour tout entier
n tel que
n ⩾ 2 , on considère une urne
U_n contenant
n boules numérotées de 1 à
n . On effectue, dans
U_n , des tirages d'une boule avec remise. On suppose que tous les tirages dans
U_n sont équiprobables. On s'arrête dès que l'on obtient une boule déjà obtenue.
On note
T_n la variable aléatoire égale au nombre de tirages effectués.
6. Justifier :P(T_n > n + 1) = 0 .
7. Déterminer, pour tout entierk tel que
k ⩽ n : P(T_n > k) .
6. Justifier :
7. Déterminer, pour tout entier
On considère la variable aléatoire
Y_n = (T_n)/(√n) . On se propose d'étudier la convergence en loi de la suite de variables aléatoires
(Y_n)_(n ⩾ 2) .
Soit
y ∈ [0; + ∞[ . On note
k_n l'entier naturel égal à la partie entière de
y√n .
On a donc :k_n ⩽ y√n < 1 + k_n .
8. Justifier :P(Y_n > y) = P(T_n > k_n) .
9. En utilisant I 9.b., montrer :P(Y_n > y) ∼ _(n → + ∞)e^(− k_n)(1 − (k_n)/n)^(k_n − n) .
10. a. Déterminer le développement limité d'ordre 2 det ⟼ − t + (t − 1)ln(1 − t) en 0 .
b. En déduire :lim_(n → + ∞)(− k_n + (k_n − n)ln(1 − (k_n)/n)) = − (y^2)/2 .
11. Montrer que la suite de variables aléatoires(Y_n)_(n ⩾ 2) converge en loi vers une variable aléatoire à densité dont on précisera une densité.
On a donc :
8. Justifier :
9. En utilisant I 9.b., montrer :
10. a. Déterminer le développement limité d'ordre 2 de
b. En déduire :
11. Montrer que la suite de variables aléatoires
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