BCE Maths appliquées emlyon ECE 2019Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2019
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2019.
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Conception : emlyon business school
OPTION ÉCONOMIQUE
MATHÉMATIQUES
Lundi 29 avril 2019, de 14 h 00 à 18 h 00 .
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
EXERCICE 1
Dans ce problème, toutes les variables aléatoires sont supposées définies sur un même espace probabilisé noté (
Ω, A, P ).
PARTIE A : Des résultats préliminaires
Soient
U et
V deux variables aléatoires à densité indépendantes, de densités respectives
f_U et
f_V et de fonctions de répartition respectives
F_U et
F_V .
On suppose que les fonctionsf_U et
f_V sont nulles sur
] − ∞; 0 [ et continues sur
[0; + ∞[ .
On suppose que les fonctions
- a. Justifier :
∀t ∈ [0; + ∞[, 0 ⩽ F_U(t)f_V(t) ⩽ f_V(t) .
b. En déduire que l'intégrale∫_0^(+ ∞)F_U(t)f_V(t)dt converge.
On admet le résultat suivant :
- En déduire:
P([U > V]) = ∫_0^(+ ∞)(1 − F_U(t))f_V(t)dt . - Exemple : Soient
λ, μ ∈ ℝ^(+ ∗) . On suppose dans cette question queU suit la loi exponentielle de paramètreλ et queV suit la loi exponentielle de paramètreμ .
a. Rappeler, pour toutt deℝ^+ , une expression deF_U(t) et def_V(t) .
b. En déduire :P([U > V]) = μ/(λ + μ) .
PARTIE B : Une application
Soit
λ ∈ ℝ^(+ ∗) . On considère une suite
(T_n)_(n ∈ ℕ) de variables aléatoires indépendantes, suivant toutes la loi exponentielle de paramètre
λ .
On définit ensuite la variable aléatoireN égale au plus petit entier
k de
ℕ^∗ tel que
T_k ⩽ T_0 si un tel entier existe et égale à 0 sinon.
4. Soitn ∈ ℕ^∗ . On définit la variable aléatoire
M_n par :
M_n = min(T_1, …, T_n) .
a. Calculer, pour toutt de
ℝ^+, P([M_n > t]) .
b. En déduire la fonction de répartition deM_n sur
ℝ .
On définit ensuite la variable aléatoire
4. Soit
a. Calculer, pour tout
b. En déduire la fonction de répartition de
Reconnaître la loi de
M_n et préciser son(ses) paramètre(s).
5. a. Montrer :P([N = 1]) = P([T_1 ⩽ T_0]) = 1/2 .
b. Justifier :∀n ∈ ℕ^∗, [N > n] = [M_n > T_0] .
5. a. Montrer :
b. Justifier :
En déduire, pour tout
n de
ℕ^∗ , une expression de
P([N > n]) en fonction de
n .
c. Montrer alors :∀n ∈ ℕ∖{0, 1}, P([N = n]) = 1/(n(n + 1)) .
d. En déduire la valeur deP([N = 0]) .
6. La variable aléatoireN admet-elle une espérance?
c. Montrer alors :
d. En déduire la valeur de
6. La variable aléatoire
EXERCICE 2
On rappelle que deux matrices
A et
B de
M_3(ℝ) sont dites semblables lorsque
il existe une matriceP de
M_3(ℝ) inversible telle que :
B = P^(− 1)AP .
L'objectif de cet exercice est d'étudier des exemples de matrices inversibles qui sont semblables à leur inverse. Les trois parties de cet exercice sont indépendantes entre elles.
il existe une matrice
L'objectif de cet exercice est d'étudier des exemples de matrices inversibles qui sont semblables à leur inverse. Les trois parties de cet exercice sont indépendantes entre elles.
PARTIE A : Premier exemple
On considère la matrice
A de
M_3(ℝ) définie par :
A = (1, − 1, 1; 0, 1/2, 0; 0, 0, 2)
- Déterminer les valeurs propres de
A .
Justifier que
A est inversible et diagonalisable.
2. Déterminer une matriceD de
M_3(ℝ) diagonale où les coefficients diagonaux sont rangés dans l'ordre croissant, et une matrice
P de
M_3(ℝ) inversible telles que :
A = PDP^(− 1) . Expliciter la matrice
D^(− 1) .
3. On noteQ = (0, 0, 1; 0, 1, 0; 1, 0, 0) . Calculer
Q^2 et
QDQ .
4. En déduire que les matricesA et
A^(− 1) sont semblables.
2. Déterminer une matrice
3. On note
4. En déduire que les matrices
PARTIE B : Deuxième exemple
On considère
f l'endomorphisme de
ℝ^3 défini par :
On note
M la matrice de
f dans la base canonique de
ℝ^3 .
On considère également les vecteursu_1 et
u_2 de
ℝ^3 définis par :
u_1 = (1, 0, 0) et
u_2 = (0, 1, − 1) .
5. Expliciter la matriceM et montrer que
M est inversible.
6. a. Vérifier que 1 est valeur propre def et que (
u_1, u_2 ) est une base du sous-espace propre associé.
b. Déterminer un vecteuru_3 de
ℝ^3 tel que:
f(u_3) − u_3 = u_2 .
c. Montrer que la familleB_1 = (u_1, u_2, u_3) est une base de
ℝ^3 .
On considère également les vecteurs
5. Expliciter la matrice
6. a. Vérifier que 1 est valeur propre de
b. Déterminer un vecteur
c. Montrer que la famille
On admet que
B_2 = (u_1, − u_2, u_3) est également une base de
ℝ^3 .
7. a. Écrire la matriceM_1 de
f dans la base
B_1 et la matrice
M_2 de
f dans la base
B_2 .
b. Justifier que les matricesM_1 et
M_2 sont semblables, et calculer
M_1 M_2 .
8. En déduire que les matricesM et
M^(− 1) sont semblables.
7. a. Écrire la matrice
b. Justifier que les matrices
8. En déduire que les matrices
PARTIE C : Troisième exemple
On considère la matrice
T de
M_3(ℝ) définie par :
T = (1, − 1, 1; 0, 1, − 1; 0, 0, 1) .
On noteI_3 la matrice identité de
M_3(ℝ) et on pose:
N = T − I_3 .
9. Justifier que la matriceT est inversible. Est-elle diagonalisable ?
10. a. CalculerN^3 puis
(I_3 + N)(I_3 − N + N^2) .
b. En déduire une expression deT^(− 1) en fonction de
I_3, N et
N^2 .
11. On noteg l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique est
N .
a. Justifier qu'il existe un vecteuru de
ℝ^3 tel que:
g ∘ g(u) ≠ 0 et
g ∘ g ∘ g(u) = 0 .
b. Montrer que la familleB_3 = (g ∘ g(u), g(u), u) est une base de
ℝ^3 .
c. Écrire la matrice deg dans la base
B_3 .
d. CalculerN^2 − N et en déduire que les matrices
N et
N^2 − N sont semblables.
12. Montrer que les matricesT et
T^(− 1) sont semblables.
On note
9. Justifier que la matrice
10. a. Calculer
b. En déduire une expression de
11. On note
a. Justifier qu'il existe un vecteur
b. Montrer que la famille
c. Écrire la matrice de
d. Calculer
12. Montrer que les matrices
EXERCICE 3
On considère la fonction
f définie sur
]0; + ∞[ par :
PARTIE A : Étude d'une fonction d'une variable
- Étudier les variations de la fonction
f sur]0; + ∞[ .
Dresser le tableau de variations de
f en précisant les limites en 0 et
+ ∞ .
2. Montrer quef réalise une bijection de
[1; + ∞[ vers
[2; + ∞[ .
2. Montrer que
On note
g : [2; + ∞[ → [1; + ∞[ la bijection réciproque de la restriction de
f à
[1; + ∞[ .
3. a. Dresser le tableau de variations deg .
b. Justifier que la fonctiong est dérivable sur
]2; + ∞[ .
c. Soity ∈ [2; + ∞[ .
3. a. Dresser le tableau de variations de
b. Justifier que la fonction
c. Soit
En se ramenant à une équation du second degré, résoudre l'équation
f(t) = y d'inconnue
t ∈ ]0; + ∞ . En déduire une expression de
g(y) en fonction de
y .
PARTIE B : Étude d'une fonction de deux variables
On considère la fonction
h de classe
C^2 sur l'ouvert
U = ]0; + ∞[ × ]0; + ∞[ définie par :
- Calculer les dérivées partielles d'ordre 1 de
h en tout(x, y) deU . - Soit
(x, y) ∈ U . Montrer :
- En déduire que
h admet un unique point critique surU dont on précisera les coordonnées (a, b ). - a. Vérifier :
b. En déduire que
h admet en
(a, b) un minimum global sur
U .
PARTIE C : Étude d'une suite
On introduit la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) définie par :
- Montrer que, pour tout
n deℕ^∗, u_n existe etu_n ⩾ 1 . - Recopier et compléter les lignes 3 et 4 de la fonction Scilab suivante afin que, prenant en argument un entier
n deℕ^∗ , elle renvoie la valeur deu_n .
function u = suite(n)
\(\mathrm{u}=1\)
for k = ..................
u = ..................
end
endfunction
- On pose, pour tout
n deℕ^∗, v_n = u_(n + 1) − u_n .
a. Montrer :∀n ∈ ℕ^∗, 0 ⩽ v_n ⩽ 1/(n^2) .
b. En déduire la nature de la série∑_(n ⩾ 1)v_n .
c. Calculer, pour tout entiern supérieur ou égal à2, ∑_(k = 1)^(n − 1)v_k .
En déduire que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge vers un réel
ℓ , que l'on ne cherchera pas à déterminer.
11. a. Montrer que, pour tout entierk supérieur ou égal à 2 , on a:
1/(k^2) ⩽ ∫_(k − 1)^k 1/(t^2) dt .
b. Pour tous entiersn et
p tels que
2 ⩽ p < n , calculer
∑_(k = p)^(n − 1)v_k et en déduire:
11. a. Montrer que, pour tout entier
b. Pour tous entiers
c. En déduire, pour tout entier
n supérieur ou égal à 3 :
u_2 ⩽ u_n ⩽ 1 + u_2 . Montrer alors que
ℓ appartient à l'intervalle [
2; 3 ].
d. Montrer, pour tout entierp supérieur ou égal à 2 :
d. Montrer, pour tout entier
e. En déduire une fonction Scilab qui renvoie une valeur approchée de
ℓ à
10^(− 4) près.
- FIN -
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