Ecricome Maths approfondies ECS 2011Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2011
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2011.
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Mathématiques
Option Scientifique
Mercredi 20 avril 2011 de 8h00 à 12h00
Durée : 4 heures
Candidats bénéficiant de la mesure "Tiers-temps" :
8h00-13h20
8h00-13h20
Aucun document n'est autorisé.
Aucun instrument de calcul n'est autorisé.
L'énoncé comporte 8 pages.
Aucun instrument de calcul n'est autorisé.
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Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Ecricome Option Scientifique sujet principal
EXERCICE 1.
Soit
n un entier naturel non nul, on considère
E = ℝ_n[X] l'espace vectoriel sur
ℝ des polynômes de degré inférieur ou égal à
n .
Pour tout entier naturelj , on note
P^((j)) la dérivée
j -ième de
P .
On définit la famille de polynômes(P_k)_(0 ⩽ k ⩽ n) par :
Pour tout entier naturel
On définit la famille de polynômes
- (a) Prouver que la famille (
P_0, P_1, …, P_n ) est une base deE .
(b) Montrer que pour tout entierk appartenant à{1, …n} , on a :
puis, pour tous les entiers
k.j vérifiant
1 ⩽ j ⩽ k ⩽ n . donner une relation entre
P_k^((j))(X) et
P_(k − j)(X − j) .
(c) SoitP ∈ E . justifier l'existence d'un
(n + 1) -uplet
(a_0.a_1, …, a_n) ∈ ℝ^(n − 1) tel que :
(c) Soit
puis établir que :
Ainsi on a établi la relation :
- On considère l'application
u définie surE par :
(a) Etablir que
u est un endomorphisme de
E .
(b) Ecrire la matriceA de l'endomorphisme
u dans la base (
P_0, P_1, …P_n ) de
E .
(c) Déterminer le rang deA ainsi que ses valeurs propres.
(d) La matriceA est-elle diagonalisable ? (Une réponse argumentée est attendue)
3. On définit surE × E l'application
⟨., .
⟩par :
(b) Ecrire la matrice
(c) Déterminer le rang de
(d) La matrice
3. On définit sur
(a) Démontrer que
⟨, .
⟩définitunproduitscalairesurE .
(b) Justifier que la famille (P_0, P_1, …, P_n ) est une base orthonormale de
E .
(b) Justifier que la famille (
EXERCICE 2.
On considère :
- la fonction
φ définie surℝ_+^∗ par :
- la fonction
ψ définie surℝ_+^∗ par :
-
U l'ouvert deℝ^2 défini par :
-
f : U → ℝ la fonction définie sur l'ouvertU et à valeurs réelles par :
où
exp(s) désigne l'exponentielle du réel
s c'est-à-dire que
exp(s) = e^s . On admet que
f est de classe
C^2 sur
U .
L'objectif de cet exercice est de prouver que la fonction
f n'admet aucun extremum sur
U .
- Etudier les variations de
ψ surℝ_+^∗ , calculerψ(1) et préciser le signe deψ . - Prouver la convergence de la série
∑_(n ⩾ 1)(n − 1)/(n!) et calculer sa somme. - Soit
t ∈ ℝ_+^∗ . Exprimer la somme∑_(n = 1)^(+ ∞)(ψ(t^(n − 1)))/(n!) en fonction deφ(t) etln(t) . On admettra la convergence de cette série. - Justifier que :
- Soit
(x.y) ∈ U . Montrer que (x, y ) est un point critique def si et seulement si :
- Soit
(x, y) ∈ U un point critique def . Justifier l'existence d'un réelt ∈ ℝ_+^∗ tel que :
- Prouver que (e.e) est l'unique point critique de
f . - En comparant les signes des fonctions
t ↦ f(e, e + t) ett ↦ f(e + t.e) . justifier quef n'admet aucun extremum surU .
PROBLEME
La partie
I consiste à justifier que les variables
Y_n = max(X_1…X_n) et
Z_n = ∑_(i = 1)^n(X_i)/i possèdent la même loi lorsque
(X_1, …, X_n) est une famille de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant la même loi exponentielle de paramètre 1.
La partie II a pour objectif d'établir que, pour chaque variable aléatoire
X possédant une densité
f avec
f continue sur
ℝ_+ et
f nulle sur
ℝ_−^∗ . il n'existe aucune variable aléatoire
Y à densité dérivable
g sur
ℝ^∗ , nulle sur
ℝ_−^∗ et vérifiant
g − g^′ = f .
La partie III consistera à étudier les valeurs propres et vecteurs propres de l'application
linéaire introduite à la partie II..
Les parties I, II et III sont largement indépendantes.
linéaire introduite à la partie II..
Les parties I, II et III sont largement indépendantes.
PARTIE I. Etude des variables
Y_n et
Z_n .
Toutes les variables aléatoires considérées ici sont définies sur un même espace probabilisé (
Ω.A.P ).
SoitX une variable aléatoire, rappelons que :
Soit
-
F_X désigne sa fonction de répartition définie par :∀t ∈ ℝ. F_X(t) = P(X ⩽ t) . -
X suit la loi exponentielle de paramètrea ∈ ]0. + ∞[ si et seulement si sa fonction de répartition est définie par :
où
exp(y) désigne l'exponentielle du réel
y c'est-à-dire que :
exp(y) = e^y .
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant la même loi exponentielle de paramètre 1. Pour tout entier naturel
n non nul, on note
Y_n et
Z_n les deux variables aléatoires définies respectivement par:
où
max(X_1…X_n) désigne le maximum des valeurs de
X_1, …X_n .
Pour finir, on désigne parf_n la fonction définie sur
ℝ par :
Pour finir, on désigne par
- On considère un tableau
X de nombres récls de taille 2011 (c'est-à-dire «X= array[1...2011] of real>>) préalablement rempli.
(a) Ecrire un programme en Pascal calculant et affichant les réels :
(b) Ecrire un programme en Pascal calculant et affichant le réel :
- (a) Pour tout réel
t , exprimer le réelF_(Y_n)(t) à l'aide des réelsF_(X_1)(t), … .F_(X_n)(t) .
(b) Pour tout réelt , donner alors l'expression deF_(Y_n)(t) en fonction den ett en distinguant le cast < 0 et le cast ⩾ 0 .
(c) Vérifier alors que la fonctionf_n est une densité de probabilité de la variable aléatoireY_n . - (a) Préciser la fonction de répartition de la variable aléatoire
(N_(n + 1))/(n + 1) .
(b) Démontrer que(X_(n + 1))/(n + 1) est une variable aléatoire à densité et proposer une densitéd_(n + 1) . - Pour tout réel
x . vérifier que :∫_0^r n ⋅ exp(nt)(1 − exp(− t))^(n − 1)dt = (exp(r) − 1)^n . - Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel
n non nul.Z_‖ est une variable aléatoire à densité dontf_n est une densité. Indication : Pour l'hérédité, on remarquera queZ_(n + 1) = Z_n + (X_(n + 1))/(n + 1) .
PARTIE II. Existence et unicité de la solution d'une équation différentielle.
On désigne par
E l'ensemble des fonctions
f continues de [
0. + ∞ [ dans
ℝ telles que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)|f(t)|dt converge. On admet que
E est un
ℝ -espace vectoriel.
Pour toute fonctionf appartenant à
E . on considère l'équation différentielle
Pour toute fonction
dont l'inconnue est la fonction
y : ℝ_+ → ℝ qui est dérivable sur
ℝ_+ . On fixe dans cette partie une fonction
f appartenant à
E . Pour tout réel positif
x . on note :
- Soient
φ, ψ deux fonctions appartenant àE , dérivables surℝ_+ et vérifiant l'équation (D_f ). On introduit la fonctionh définie surℝ_+ par:
(a) Prouver que la fonction
h est constante sur
ℝ_+ .
(b) En utilisant le fait que la fonctionφ − ψ appartient à
E , montrer que
ρ = ψ .
Nous avons ainsi établi qu'il existe au plus une solution dansE à P'équation (
D_j ) lorsque
f ∈ E .
2. Pour tout réel positifx . justifier la convergence de l'intégrale
∫_x^(+ ∞)exp(− t)f(t)dt .
3. Etablir que la fonctionk_f : x ↦ exp(x)∫_x^(+ ∞)exp(− t)f(t)dt est dérivable sur
ℝ_+ et que :
(b) En utilisant le fait que la fonction
Nous avons ainsi établi qu'il existe au plus une solution dans
2. Pour tout réel positif
3. Etablir que la fonction
- On suppose uniquement dans cette question que
f est à valeurs dansℝ_+ c'est-à-dire que :
(a) Vérifier les relations suivantes:
(b) Prouver que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)k_f(x)dx converge et que:
- On revient au cas général où
f : ℝ_+ → ℝ prend des valeurs non nécessairement positives.
Montrer que l'intégrale∫_0^(+ ∞)|k_f(x)|dx converge. - Soit
X une variable aléatoire possédant une densitéf avecf continue surℝ_+ etf nulle surℝ_−^∗ .
Justifier qu'il n'existe aucune densitég dérivable surℝ^∗ , nulle surℝ_−^∗ et vérifiantg − g^′ = f surℝ_+ .
PARTIE III. Etude de l'application
f ↦ k_f .
A la partie II, on a établi que si
f appartient à
E . il existe une unique fonction
appartenant à
E telle que :
On considère alors l'application
φ définie sur
E par :
- Etablir que
φ est un endomorphisme deE .
Définition : On dit que le réel
λ est valeur propre de
r¯ s'll existe une fonction
f de
E non identiquement nulle telle que
τ(f) = λf . On dit que
f est un vecteur propre de
φ associé à la valeur propre
λ et on appelle sousespace propre de
φ associé à
λ l'espace vectoriel
La suite de cette partie est consacrée à la détermination des valeurs propres et des vecteurs propres de
φ .
2. Pour tout réela > 0 . on considère la fonction
f_a définie sur
ℝ_+ par :
2. Pour tout réel
Vérifier que
f_a appartient à
E , que
f_a est un vecteur propre de
φ et préciser la valeur propre associée.
3. Soitλ une valeur propre de
p et
f ∈ E un vecteur propre associé à la valeur propre
λ .
(a) Montrer queλ est nécessairement non nul.
(b) Etablir quef est dérivable et vérifie l'équation différentielle :
f^′ = (1 − 1/λ)f .
(c) Pour tout réel positifx . donner l'expression de
f(x) en fonction de
λ .
x et dune certaine constante.
(d) Montrer queλ ∈ ]0, 1[ .
4. Préciser l'ensembleSp(φ) des valeurs propres de
φ et, pour chaque valeur propre
λ de
φ . proposer une base de l'espace propre
E_λ(φ) .
3. Soit
(a) Montrer que
(b) Etablir que
(c) Pour tout réel positif
(d) Montrer que
4. Préciser l'ensemble
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