Ecricome Maths approfondies ECS 2009Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2009
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2009.
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CONCOURS D'ADMISSION 2009
Mathématiques
Option Scientifique
Jeudi 14 mai 2009 de 8 h 00 à 12 h 00
Durée : 4 heures
Candidats bénéficiant de la mesure "Tiers-temps":
8h00 − 13h20
Aucun document n'est autorisé.
Aucun instrument de calcul n'est autorisé.
L'énoncé comporte 6 pages.
Aucun instrument de calcul n'est autorisé.
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Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
EXERCICE 1
Pour tout élément
On admet que
Tr est une application linéaire de
M_n(ℝ) dans
ℝ telle que :
On note
^t A la transposée de la matrice
A .
Pour toutes matricesM, N de
M_n(ℝ) , on pose :
Pour toutes matrices
où
m_(i, j) (resp.
n_(i, j) ) désigne le coefficient de
M (resp.
N ) situé à l'intersection de la
i -ième ligne et de la
j -ième colonne.
Soit
A une matrice symétrique, on considère
- l'application
Φ_A deM_n(ℝ) dansM_n(ℝ) définie par :∀M ∈ M_n(ℝ), Φ_A(M) = AM − MA - l'ensemble
Sp(A) formé des valeurs propres deA , - l'ensemble
Sp(Φ_A) formé des valeurs deΦ_A , - l'ensemble
Γ = {λ − μ, (λ, μ) ∈ (Sp(A))^2} formé des différences de deux valeurs propres quelconques deA .
Le but de cet exercice est d'établir que les deux propriétés suivantes sont valables pour toute matrice symétrique à coefficients réels
A :
★
Φ_A est un endomorphisme diagonalisable.
★ les valeurs propres deΦ_A forment l'ensemble
Γ c'est-à-dire que
Sp(Φ_A) = Γ .
★ les valeurs propres de
PARTIE I : Etude d'un cas particulier
Dans cette partie uniquement, on suppose que
n = 2, A = (1, 1; 1, 1) et on admet les deux propriétés suivantes:
-
Φ_A est un endomorphisme deM_2(ℝ) , - la famille
(V_1, V_2, V_3, V_4) est une base deM_2(ℝ) où l'on a posé :
- Justifier que la matrice
T de l'endomorphismeΦ_A dans la base (V_1, V_2, V_3, V_4 ) s'écrit :
En déduire la diagonalisabilité de
T .
2. Vérifier queT^3 = 4T . Qu'en déduit-on sur les valeurs propres de
T ?
3. Déterminer une base de l'espace propre associée à 0 de la matriceT .
4. CalculerTX_1 et
TX_2 où
X_1 = (1; − 1; 1; − 1) et
X_2 = (1; 1; − 1; − 1) .
5. Expliciter alors une matrice inversibleP et une matrice diagonale
D telles que
T = PDP^(− 1) (on ne demande pas le calcul de
P^(− 1) ).
2. Vérifier que
3. Déterminer une base de l'espace propre associée à 0 de la matrice
4. Calculer
5. Expliciter alors une matrice inversible
PARTIE II : Réduction de
Φ_A dans le cas général
On revient désormais au cas général,
A étant une matrice symétrique quelconque de
M_n(ℝ) .
- Montrer que
Φ_A est un endomorphisme deM_n(ℝ) . - Prouver que l'application
(M, N) ∈ (M_n(ℝ))^2 ↦ ⟨M|N⟩ est un produit scalaire surM_n(ℝ) . - Etablir que, pour toutes matrices
M, N appartenant àM_n(ℝ) , on a :
En déduire que
Φ_A est un endomorphisme diagonalisable.
4. Soient
4. Soient
-
X ∈ M_(n, 1)(ℝ) un vecteur propre deA associé à la valeur propreλ , -
Y ∈ M_(n, 1)(ℝ) un vecteur propre deA associé à la valeur propreμ .
On pose alors :
(a) Justifier que
M_(X, Y) ≠ 0 puis que
^t YA = μ^t Y .
(b) Etablir queΦ_A(M_(X, Y)) = (λ − μ)M_(X, Y) puis que
Γ ⊂ Sp(Φ_A) .
5. SoitM ∈ M_n(ℝ) un vecteur propre de
Φ_A associé à la valeur propre
α .
(a) On suppose que pour tout vecteur propreZ de
A , on a
MZ = 0 .
(b) Etablir que
5. Soit
(a) On suppose que pour tout vecteur propre
Montrer alors que
M = 0 .
En déduire qu'il existe au moins un vecteur propreZ_0 de
A tel que
MZ_0 ≠ 0 .
On noteμ la valeur propre associée à
Z_0 .
(b) En revenant à l'expression deΦ_A(M) , justifier que
MZ_0 est un vecteur propre de
A pour une valeur propre dont on précisera l'expression à l'aide de
α et
μ .
(c) Conclure.
En déduire qu'il existe au moins un vecteur propre
On note
(b) En revenant à l'expression de
(c) Conclure.
EXERCICE 2
Le but de l'exercice est l'étude de la fonction
f définie par la formule suivante :
- Domaine de définition de
f :
(a) Justifier que pour tout réela > 0 , l'intégrale∫_0^(+ ∞)e^(− at)dt est convergente et donner sa valeur.
(b) Soitx un réel fixé. Etablir la convergence de l'intégrale∫_0^(+ ∞)e^(− 2t)√(1 + x^2 e^(2t))dt .
Par conséquent,
f est définie sur
ℝ et elle est clairement paire. On va donc l'étudier sur
0. − ∞[ .
2. Branche infinie de la courbe représentative def :
(a) Vérifier l'encadrement suivant, pour tout réelx strictement positif et pour tout réel
t positif ou nul :
2. Branche infinie de la courbe représentative de
(a) Vérifier l'encadrement suivant, pour tout réel
(b) Prouver que, pour tout réel
x strictement positif, on a :
(c) Préciser alors la nature de la branche infinie de la courbe représentative de
f au voisinage de
+ ∞ .
3. Dérivabilité et monotonie def :
(a) A l'aide du changement de variableu = xe^t , que l'on justifiera, prouver la formule suivante lorsque
x est un réel strictement positif :
3. Dérivabilité et monotonie de
(a) A l'aide du changement de variable
(b) Montrer que la fonction
f est de classe
C^1 sur
]0, + ∞[ et que sa dérivée est donnée, pour tout réel
x strictement positif, par :
(c) Justifier, pour tout réel
x strictement positif, l'égalité suivante :
En déduire que
f est strictement croissante sur
]0, + ∞[ .
4. Etude locale def et
f^′ en 0 :
(a) Justifier que la formule suivante est valable pour tout réelx strictement positif:
4. Etude locale de
(a) Justifier que la formule suivante est valable pour tout réel
et que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(uln(u))/((1 + u^2)^(3/2))du est convergente.
(b) A l'aide des questions précédentes, démontrer alors que l'on a:
(b) A l'aide des questions précédentes, démontrer alors que l'on a:
(c) En déduire que
f est une fonction de classe
C^1 sur
[0, + ∞[ et préciser la valeur de
f^′(0) .
PROBLEME
Dans tout le problème,
a et
b désignent des entiers naturels tous deux non nuls et l'on note
N = a + b .
On considère une urne contenant initialementa boules blanches et
b boules noires, dans laquelle on effectue des tirages successifs, au «hasard» et « avec remise» d'une boule, en procédant de la façon suivante :
On considère une urne contenant initialement
- lorsque la boule tirée est blanche, elle est remise dans l'urne avant de procéder au tirage suivant,
- lorsque la boule tirée est noire, elle n'est pas remise dans l'urne, mais remplacée dans cette urne par une boule blanche et l'on procède alors au tirage suivant.
PARTIE I
Soient (
Ω, A, p ) un espace probabilisé et
Y : Ω ↦ ℝ la variable aléatoire égale au nombre de tirages nécessaires à l'obtention d'une première boule blanche.
- Préciser soigneusement l'ensemble des valeurs prises par la variable
Y . - Pour tout entier
k compris entre 1 etb + 1 , calculer la valeur de la probabilitéP(Y = k) . - Vérifier que
et que, pour tout entier
k compris entre 1 et
b , la formule suivante est vraie:
- Soient
M un entier naturel non nul eta_0, a_1, ., a_M une famille de réels. Etablir que :
- En déduire que
E(Y) = ∑_(k = 0)^b(b!)/((b − k)!N^k) .
PARTIE II
Dans cette partie on note :
- pour tout entier
n ⩾ 1, q_n la probabilité de l'événement, notéN_n : « lan -ième boule tirée est noire ». - pour tout entier
n ⩾ 0, X_n le nombre aléatoire de boules noires obtenues au cours desn premiers tirages. Par conventionX_0 = 0 . - pour tous entiers
n ⩾ 0 etk ⩾ 0, p_(n, k) la probabilité de l'événement : « au cours desn premiers tirages, on a obtenu exactementk boules noires ».
On remarquera que
p_(0, 0) = 1 et que
p_(n, k) = 0 si
k > n ou si
k > b .
1 Shitn ∈ ℕ salculer
n_(n n nit) nuis
n_(m .) . Que vaut. la somme
∑^n n_m ?
1 Shit
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