BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2009Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2009
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2009.
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EDHECMATS
ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option scientifique
Lundi 4 mai 2009 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
- On admet que si une suite
(T_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires converge en probabilité, alors la limite de cette suite est une variable aléatoire presque sûrement unique.
Plus précisément, si l'on aT_n→−^P T etT_n→−^P T^′ , alorsP(T = T^′) = 1 . - On dit qu'une suite
(U_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires converge en moyenne vers une variable aléatoireU si et seulement si : pour tout entier natureln , la variable aléatoire|U_n − U| possède une espérance etlim_(n → + ∞)E(|U_n − U|) = 0 . - On rappelle l'inégalité de Markov, valable pour une variable
V à valeurs positives et possédant une espérance mathématique :
- Dans cette question, on considère une suite
(X_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ) et une variable aléatoireX , elle aussi définie sur cet espace probabilisé. Montrer que, si la suite (X_n ) converge en moyenne versX , alors elle converge en probabilité versX .
On se propose, dans la suite, d'étudier un exemple montrant que la réciproque de cette propriété est fausse.
Pour ce faire, on considère une suite(Z_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), indépendantes, et suivant toutes la loi de Poisson de paramètre
λ (avec
λ > 1 ). Pour tout entier naturel
n non nul, on pose
Y_n = ∏_(k = 1)^n Z_k .
2) a) Pour tout entier natureln non nul, déterminer
P(Y_n ≠ 0) .
b) Soitε un réel strictement positif. Comparer les événements
(Y_n > ε) et
(Y_n ≠ 0) .
c) En déduire que la suite (Y_n ) converge en probabilité vers la variable certaine égale à 0 .
3) a) Montrer que, si la suite (Y_n ) convergeait en moyenne vers une variable aléatoire
Y , alors on aurait
P(Y = 0) = 1 .
b) Calculer l'espérance deY_n .
c) Établir queE(|Y_n − Y|) ≥ E(Y_n) − E(Y) , puis déterminer
lim_(n → + ∞)E(|Y_n − Y|) .
4) Conclure.
Pour ce faire, on considère une suite
2) a) Pour tout entier naturel
b) Soit
c) En déduire que la suite (
3) a) Montrer que, si la suite (
b) Calculer l'espérance de
c) Établir que
4) Conclure.
Exercice 2
On désigne par
α un entier strictement supérieur à 1 et on pose, pour tout entier naturel
n non nul :
Dans la suite de l'exercice, on écrira
u_n au lieu de
u_n(α) .
- a) Vérifier que, pour tout
n deℕ^∗ , le réelu_n est bien défini et queu_n > 0 .
b) Étudier les variations de la suite(u_n)_(n ≥ 1) et en conclure qu'elle converge. - a) Montrer, grâce à une intégration par parties, que :
∀n ∈ ℕ^∗, u_n = nα(u_n − u_(n + 1)) .
b) En déduire que, pour tout entiern supérieur ou égal à 2 , on a :u_n = u_1∏_(k = 1)^(n − 1)(1 − 1/(kα)) . - Montrer, en considérant
ln(u_n) , quelim_(n → + ∞)u_n = 0 . - Pour tout
ndeℕ^∗ , on poseS_n = ∑_(k = 1)^n u_k .
a) Montrer que :∀n ∈ ℕ^∗, S_n = (nα)/(α − 1)u_(n + 1) .
b) En déduire que :∀n ≥ 2, ln(S_n) = ln(u_1) + ∑_(k = 2)^n[ln(1 − 1/(kα)) − ln(1 − 1/k)] .
c) À l'aide d'un développement limité d'ordre 1 en1/k , donner un équivalent, lorsquek est au voisinage de+ ∞ , deln(1 − 1/(kα)) − ln(1 − 1/k) .
d) Conclure quant à la nature de la série de terme généralu_n . - Dans cette question, on suppose que
α = 2 .
Compléter la déclaration de fonction récursive, ci-dessous écrite en Pascal, afin qu'elle retourne la valeur de
u_n :
Exercice 3
On note
E l'espace vectoriel constitué des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à
2n + 1 .
Pour toutk de
{0, 1, …, 2n + 1} , on admet que l'expression
X^(2n + 1) × 1/(X^k) désigne le polynôme
X^(2n + 1 − k) .
On désigne par Id l'endomorphisme identique deE et on note
f l'application qui à toute fonction
P de
E associe la fonction
f(P) définie par :
f(P) = X^(2n + 1)P(1/X) .
Pour tout
On désigne par Id l'endomorphisme identique de
- Montrer que
f est un endomorphisme deE . - a) Vérifier que
f ∘ f = Id .
b) En déduire les deux valeurs propres possibles def . - Soit
P = ∑_(k = 0)^(2n + 1)a_k X^k un polynôme quelconque deKer(f − Id) .
a) Montrer que lesa_k(0 ≤ k ≤ 2n + 1) sont solutions du système :∀k ∈ {0, 1, …, n} ,a_k = a_(2n + 1 − k) .
b) En déduire une base deKer(f − Id) . - Déterminer de la même façon une base de
Ker(f + Id) . - On considère l'application
φ deE × E dansℝ qui, à tout couple(P, Q) de polynômes deE associe le réelφ(P, Q) = ∑_(k = 0)^(2n + 1)a_k b_k , où l'on a notéP = ∑_(k = 0)^(2n + 1)a_k X^k etQ = ∑_(k = 0)^(2n + 1)b_k X^k .
a) Montrer queφ est un produit scalaire défini surE .
b) Établir alors quef est un endomorphisme symétrique
c) En déduire queKer(f + Id) etKer(f − Id) sont supplémentaires orthogonaux dansE .
Problème
Partie 1 : préliminaire
Dans cette partie,
x désigne un réel élément de
[0, 1[ .
- a) Pour tout
n deℕ^∗ et pour toutt de[0, x] , simplifier la somme∑_(p = 1)^n t^(p − 1) .
b) En déduire que :∑_(p = 1)^n(x^p)/p = − ln(1 − x) − ∫_0^x(t^n)/(1 − t)dt .
c) Montrer quelim_(n → + ∞)∫_0^x(t^n)/(1 − t)dt = 0 .
d) Établir alors que la série de terme général(x^p)/p est convergente et que∑_(p = 1)^(+ ∞)(x^p)/p = − ln(1 − x) . - a) Après avoir vérifié que, pour tout entier naturel
n non nul, on a1/(n(n + 1)) = 1/n − 1/(n + 1) , montrer que la série de terme général(x^(n + 1))/(n(n + 1)) est convergente.
b) Utiliser la première question pour établir que :∑_(n = 1)^(+ ∞)(x^(n + 1))/(n(n + 1)) = x + (1 − x)ln(1 − x) .
Partie 2
On considère une variable aléatoire
X de densité
f , nulle sur
] − ∞ ,
0[ , continue sur
[0, + ∞[ et strictement positive sur [
0, + ∞ . On note alors
F la fonction de répartition de
X .
- Justifier que, pour tout réel
x , on a :1 − F(x) > 0 .
On définit alors la fonction
g par :
- Montrer que
g peut être considérée comme la densité d'une variable aléatoireY . - Étude d'un cas particulier.
a) Montrer qu'une variable aléatoireX suivant une loi exponentielle vérifie les conditions imposées dans cette partie.
b) On suppose ici queX suit la loi exponentielle de paramètreλ > 0 . Reconnaître alors la loi deY puis donner son espérance et sa variance.
Partie 3
Dans cette partie, on considère une suite de variables aléatoires
(X_i)_(i ∈ N_b) toutes définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), mutuellement indépendantes, ayant toutes la même loi que
X (c'est-àdire de densité
f , nulle sur
] − ∞, 0[ , continue sur
[0, + ∞[ , strictement positive sur
[0, + ∞[ , et de fonction de répartition notée
F ).
On se propose, à partir de cette suite, de construire une variable aléatoire
Z ayant comme densité la fonction
g , nulle sur ]
− ∞ , 0 [, et définie pour tout réel
x positif par :
g(x) = − f(x)ln(1 − F(x)) .
Pour ce faire, on considère la suite
(u_n)_(n ≥ 1) de nombre réels positifs, définie par
u_n = 1/(n(n + 1)) .
- Montrer que
∑_(n = 1)^(+ ∞)u_n = 1 .
On considère dès lors une variable aléatoire
N , définie elle aussi sur (
Ω, A, P ), indépendante des variables
X_i , et dont la loi est donnée par:
∀n ∈ ℕ^∗, P(N = n) = 1/(n(n + 1)) .
On pose alorsZ = Sup(X_0, X_1, …, X_N) , ce qui signifie que :
∀ω ∈ Ω, Z(ω) = Max(X_0(ω), X_1(ω), …, X_(N(ω))(ω)) .
2) a) Montrer queZ est une variable aléatoire, elle aussi définie sur (
Ω, A, P ), et que sa fonction de répartition
F_Z est donnée par :
On pose alors
2) a) Montrer que
b) Utiliser le préliminaire pour en déduire, à l'aide de la fonction
F , une expression explicite de
F_Z sur
[0, + ∞[ .
c) Vérifier queZ est une variable aléatoire à densité et qu'elle admet bien la fonction
g comme fonction densité.
c) Vérifier que
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