BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2008Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2008
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2008.
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Concours EDHEC
Classes Préparatoires
Mai 2008
MATHEMATIQUES
Option scientifique
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
- On considère la matrice
A = (0, − 1; y, 2x) , élément deM_2(ℝ) .
Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur les réels
x et
y pour que la matrice
A soit diagonalisable dans
M_2(ℝ) .
2) Dans la suite,X et
Y sont des variables aléatoires réelles, définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), indépendantes et qui suivent toutes les deux la loi uniforme sur [ 0,1 ]. On note
F_X (respectivement
F_Y ) la fonction de répartition de
X (respectivement
Y ).
a) Déterminer une densité deX^2 (on ne demande pas de vérifier que
X^2 est une variable aléatoire à densité).
b) Déterminer une densité de− Y (on ne demande pas de vérifier que
− Y est une variable aléatoire à densité)..
c) En déduire que la variable aléatoireX^2 − Y admet pour densité la fonction
h définie par :
2) Dans la suite,
a) Déterminer une densité de
b) Déterminer une densité de
c) En déduire que la variable aléatoire
d) Déterminer enfin la probabilité que la matrice
M = (0, − 1; Y, 2X) soit diagonalisable dans
M_2(ℝ)
Exercice 2
On se propose dans cet exercice de montrer que la série de terme général
u_n = (− 1)^n(sinn)/n est convergente et de calculer sa somme.
- On désigne par
f une fonction de classeC^1 sur l'intervalle[a, b] et parλ un réel strictement positif. Montrer, grâce à une intégration par parties, que :lim_(λ → + ∞)∫_a^b f(t)cos(λt)dt = 0 . - a) On rappelle que :
∀(a, b) ∈ ℝ^2, cos(a + b) = cosacosb − sinasinb .
Exprimer, pour tout réel
t, cost/2cos(kt) en fonction de
cos((2k + 1)/2t) et
cos((2k − 1)/2t) .
b) En déduire que :
b) En déduire que :
c) Montrer alors que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 1)^n u_k = (− 1)^n∫_0^1(cos((2n + 1)/2t))/(2cost/2)dt − 1/2 .
3) Utiliser la première question pour conclure que la série de terme généralu_n converge et que :
3) Utiliser la première question pour conclure que la série de terme général
Exercice 3
Dans cet exercice,
f désigne un endomorphisme d'un
ℝ -espace vectoriel
E de dimension finie. On se propose d'étudier quelques situations dans lesquelles on peut établir que
E = Kerf ⊕ Imf .
- a) Montrer que si
f est un automorphisme deE , alors on a bienE = Kerf ⊕ Imf .
b) Étude d'un exemple : on considère deux sous-espaces vectoriels supplémentaires,F etG , deE . Tout élémentx deE s'écrit donc de manière uniquex = x_F + x_G , avecx_F ∈ F etx_G ∈ G . On appelle alors symétrie par rapport àF parallèlement àG l'endomorphismes deE défini par :
Déterminer
s^2 et en déduire que
E = Kers ⊕ Ims .
2) Dans cette question, on supposef diagonalisable et
f non bijectif (le cas où
f est bijectif ayant été traité dans la première question).
a) Traiter le cas oùf est l'endomorphisme nul.
b) Dans cette question, on suppose quef n'est pas l'endomorphisme nul.
(i) Montrer quef a d'autres valeurs propres que la valeur propre 0 .
(ii) Montrer que tout sous-espace propre def associé à une valeur propre non nulle est inclus dans
Imf .
(iii) En déduire queE = Kerf ⊕ Imf .
c) Retrouver le résultat de la question 2b) en considérant la matrice def dans une base bien choisie.
3) Dans cette question, on considère un endomorphismef de
E dont un polynôme annulateur est de la forme
P = ∑_(k = 1)^p a_k X^k ou encore
P = a_1 X + a_2 X^2 + … + a_p X^p , avec
a_1 ≠ 0 et
p ≥ 1 .
a) Soity un élément
deImf ∩ Kerf .
(i) Montrer qu'il existe un vecteurx de
E tel que
y = f(x) et
f^2(x) = 0 .
(ii) En déduire que, pour tout entierk supérieur ou égal à 2 , on a
f^k(x) = 0 puis déterminer
y .
b) Établir queE = Kerf ⊕ Imf .
2) Dans cette question, on suppose
a) Traiter le cas où
b) Dans cette question, on suppose que
(i) Montrer que
(ii) Montrer que tout sous-espace propre de
(iii) En déduire que
c) Retrouver le résultat de la question 2b) en considérant la matrice de
3) Dans cette question, on considère un endomorphisme
a) Soit
(i) Montrer qu'il existe un vecteur
(ii) En déduire que, pour tout entier
b) Établir que
Problème
Dans ce problème,
n est un entier naturel supérieur ou égal à 3 et
p est un entier naturel.
Un jeu opposen joueurs
J_1, J_2, …, J_n .
Le jeu se déroule de la façon suivante : une pièce équilibrée est lancée (2p + 1 ) fois. Avant les lancers, chaque joueur écrit une liste de prévisions pour ces lancers. Cette liste contient donc une suite de
(2p + 1) caractères
P (pour "pile") ou
F (pour "face"). Les gagnants sont les joueurs ayant le plus grand nombre de prévisions correctes et ils se partagent équitablement la somme de
n! euros.
Par exemple, pourp = 1 , si les lancers donnent trois fois "pile", le joueur ayant noté (
P, F, P ) a 2 prévisions correctes, et si les lancers donnent dans cet ordre
P, F, P , le joueur ayant noté (
F, P, F ) n'a aucune prévision correcte.
Pour touti de
{1, 2, …, n} , on note
X_i la variable aléatoire égale au nombre de prévisions correctes du joueur
J_i , on note
G_i la variable aléatoire égale au gain du joueur
J_i et
E(G_i) l'espérance de
G_i .
L'objectif du problème est de déterminer l'espérance de gain du joueurJ_1 selon deux stratégies présentées dans les parties 2 et 3 .
Un jeu oppose
Le jeu se déroule de la façon suivante : une pièce équilibrée est lancée (
Par exemple, pour
Pour tout
L'objectif du problème est de déterminer l'espérance de gain du joueur
Partie 1 : quelques résultats utiles pour les parties suivantes.
- Montrer que les variables
X_i suivent toutes la même loi binomiale dont on donnera les paramètres.
On pose alors, pour touti de{1, 2, …, n} et pour toutk deX_i(Ω), q_k = P(X_i = k) etr_k = P(X_i ≤ k ). - On pose
S_p = ∑_(k = 0)^p((2p + 1)/k) etT_p = ∑_(k = p + 1)^(2p + 1)((2p + 1)/k) .
a) CalculerS_p + T_p .
b) Montrer queS_p = T_p .
c) Déduire des deux résultats précédents la valeur deS_p , puis montrer quer_p = 1/2 .
Partie 2 : les joueurs jouent au hasard et indépendamment les uns des autres.
Dans cette partie, les variablesX_i sont donc mutuellement indépendantes.
Dans cette partie, les variables
- Montrer que
G_1(Ω) = {(n!)/(j + 1), j ∈ [|0, n − 1|]} . - a) Montrer que
P_((X_1 = 0))(G_1 = (n!)/n) = (q_0)^(n − 1) .
b) Montrer que, pour toutj élément de[|0, n − 2|], P_((X_1 = 0))(G_1 = (n!)/(j + 1)) = 0 .
c) En déduire que l'espérance deG_1 conditionnellement à l'événement (X_1 = 0 ) est :
- a) Établir que, pour tout
k non nul deX_1(Ω) et pour toutj élément de[|0, n − 1|] , on a:
b) Établir que
1/(j + 1)((n − 1)/j) = 1/n(n/(j + 1)) puis en déduire que, pour tout
k non nul de
X_1(Ω) , l'espérance de
G_1 conditionnellement à l'événement (
X_1 = k ) est :
c) Vérifier que cette expression reste valable pour
k = 0 en posant
r_(− 1) = 0 .
4) Utiliser les questions 3b) et 3c) pour établir queE(G_1) = (n − 1)! .
4) Utiliser les questions 3b) et 3c) pour établir que
Partie 3: J1 et J2 forment un groupe et les autres joueurs jouent comme dans la partie 2.
Dans cette partie
J_1 et
J_2 adoptent la stratégie suivante :
J_1 joue au hasard mais
J_2 joue, pour chaque lancer, les prévisions contraires de celles de
J_1 . Par exemple, pour
p = 1 , si
J_1 a choisi
(F, P, P) alors
J_2 choisit
(P, F, F) .
On noteG^′ le gain du groupe formé par ces deux joueurs,
J_1 et
J_2 décidant de partager équitablement ce gain. On a donc, en désignant par
G_1^′ et
G_2^′ les gains respectifs de
J_1 et
J_2 :
G^′ = G^′_1 + G^′_2 et
G^′_1 = G^′_2 .
On pose, pour touti de
{1, 3, …, n} et pour tout
k de
X_i(Ω), q_k = P(X_i = k) et
r_k = P(X_i ≤ k) . On note
Y la variable aléatoire égale au nombre de prévisions correctes du meilleur de
J_1 et
J_2 .
On note
On pose, pour tout
- a) Montrer que un et un seul des joueurs
J_1 etJ_2 a au moins (p + 1 ) prévisions correctes.
b) En déduire queY(Ω) = [|p + 1, 2p + 1|] . - Vérifier que, dans l'exemple donné au début de cette partie,
Y prend la valeur 3 si les lancers donnent dans cet ordreF, P, P ouP, F, F etY prend la valeur 2 sinon. - Pour tout
k de[|p + 1, 2p + 1|] , montrer queP(Y = k) = 2q_k . - Montrer que
G^′(Ω) = {(n!)/(j + 1), j ∈ [|0, n − 2|]} . - a) Établir que, pour tout
k de[|p + 1, 2p + 1|] et pour toutj élément de[|0, n − 1|] , on a :
b) En déduire que, pour tout
k de
[|p + 1, 2p + 1|] , l'espérance de
G conditionnellement à l'événement (
Y = k ) est :
- a) En déduire, en utilisant le résultat de la deuxième question de la partie 1 , que :
b) Montrer par récurrence que :
∀n ∈ ℕ, n ≥ 3, 2^(n − 1) > n .
c) DéterminerE(G^′_1) et vérifier que la stratégie adoptée par les joueurs
J_1 et
J_2 est avantageuse pour
J_1 (et donc pour
J_2 ) du point de vue de l'espérance de leur gain.
c) Déterminer
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