BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2006Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2006
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2006.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
Abstract
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs. Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
Dans cet exercice,
m désigne un entier naturel non nul. On note id (respectivement
θ ) l'endomorphisme identité (respectivement l'endomorphisme nul) du
ℂ -espace vectoriel
ℂ^m et on considère un endomorphisme
f de
ℂ^m vérifiant :
(f − λ_1 id)o(f − λ_2 id) = θ , où
λ_1 et
λ_2 sont deux complexes distincts.
- a) Vérifier que
1/(λ_2 − λ_1)((f − λ_1 id) − (f − λ_2 id)) = id .
b) En déduire que :ℂ^m = Ker(f − λ_1 id) ⊕ Ker(f − λ_2 id) .
c) Conclure quef est diagonalisable et donner ses valeurs propres (on sera amené à étudier trois cas).
Dans la suite de l'exercice, on désigne parn un entier naturel et l'on se propose de montrer qu'il n'existe pas de matrice deℳ_(2n + 1)(ℝ) telle queA^2 = − I , oùI désigne la matrice diagonale deℳ_(2n + 1)(ℝ) dont les éléments diagonaux valent 1 . - Trouver une matrice
A deℳ_(2n + 1)(ℂ telle queA^2 = − I . - Dans cette question, on suppose qu'il existe une matrice
A deℳ_(2n + 1)(ℝ) telle queA^2 = − I .
a) Utiliser la première question pour montrer queA est diagonalisable dansℳ_(2n + 1) (T) et que ses valeurs propres sonti et− i .
b) Pour toute matriceM = (m_(i, j))_(1 ≤ i ≤ p; 1 ≤ j ≤ q) deM_(p, q)(𝕀 , on noteM¯ la matrice(m_(i, j)^–)_(1 ≤ i ≤ p; 1 ≤ j ≤ q) .
On note
E_i et
E_(− i) les sous-espaces propres de
A associés aux valeurs propres
i et
− i .
Montrer queX ∈ E_i ⇔ X¯ ∈ E_(− i) .
c) En déduire que, si (u_1, u_2, …, u_p ) est une base de
E_i , alors (
u_1^–, u_2^–, …, u_p^– ) est une famille libre de
E_(− i) . Conclure que
dimE_i = dimE_(− i) .
d) Établir enfin le résultat demandé.
Montrer que
c) En déduire que, si (
d) Établir enfin le résultat demandé.
Exercice 2
- a) Montrer que l'on définit bien une unique suite
(u_n)_(n ≥ 1) , à termes strictement positifs, en posant :u_1 = 1 et, pour tout entiern supérieur ou égal à2, u_n = 1/(2n − 1)∑_(j = 1)^(n − 1)u_j .
b) Vérifier queu_2 = 1/3 , puis calculeru_3 . - Montrer que la série de terme général
u_n est divergente et donnerlim_(n → + ∞)∑_(j = 1)^n u_j . - a) Établir que:
∀n ≥ 2, u_(n + 1) = (2n)/(2n + 1)u_n .
b) En déduire que la suite (u_n ) est convergente.
c) Donner un équivalent deln((u_n)/(u_(n + 1))) lorsquen est au voisinage de+ ∞ puis déterminer la nature de la série de terme généralln((u_n)/(u_(n + 1))) .
d) En déduirelim_(n → + ∞)ln(u_n) , puis montrer quelim_(n → + ∞)u_n = 0 . - a) Montrer que:
∀n ≥ 2, u_n = (4^n)/(4n((2n)/n)) , où((2n)/n) désigne le coefficient binomial((2n)!)/(n!n!) .
b) En utilisant la question 2), déterminerlim_(n → + ∞)nu_n , puis montrer que :((2n)/n) = _(n → + ∞)o(4^n) . - En utilisant le résultat de la question 3), montrer que :
(4^n)/n = _(n → + ∞)o(((2n)/n)) .
Exercice 3
On considère deux variables aléatoires
X et
Y , définies sur un espace probabilisé (
Ω, T, P ), indépendantes et suivant toutes deux la loi normale centrée réduite (de densité notée
φ et de fonction de répartition notée
Φ ).
On poseZ = Sup(X, Y) et l'on se propose de déterminer la loi de
Z , ainsi que son espérance et sa variance.
On pose
- a) Montrer que
Z est une variable aléatoire à densité définie elle aussi sur (Ω, T, P ).
b) Vérifier queZ admet pour densité la fonctionf définie pour tout réelx par :
- a) Rappeler la valeur de l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− (t^2)/2)dt .
b) En déduire la convergence et la valeur de∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− t^2)dt .
c) En remarquant que, pour tout réelx, φ^′(x) = − xφ(x) , montrer, grâce à une intégration par parties, que :∫_0^(+ ∞)xf(x)dx = 1/(√(2π)) + 1/π∫_0^(+ ∞)e^(− t^2)dt .
d) Montrer de même que :∫_(− ∞)^0 xf(x)dx = − 1/(√(2π)) + 1/π∫_(− ∞)^0 e^(− t^2)dt .
En déduire que
Z a une espérance et donner sa valeur.
3) a) Montrer queX^2 et
Z^2 suivent la même loi.
b) DéterminerE(Z^2) , puis donner la valeur de la variance de
Z .
3) a) Montrer que
b) Déterminer
Problème
Un mobile se déplace sur les points à coordonnées entières d'un axe d'origine
O .
Au départ, le mobile est à l'origine (point d'abscisse 0 ).
Le mobile se déplace selon la règle suivante : s'il est sur le point d'abscissek à l'instant
n , alors, à l'instant
(n + 1) il sera sur le point d'abscisse
(k + 1) avec la probabilité
(k + 1)/(k + 2) ou sur le point d'abscisse 0 avec la probabilité
1/(k + 2) .
Pour toutn de
ℕ , on note
X_n l'abscisse de ce point à l'instant
n et l'on a donc
X_0 = 0 .
On admet que, pour toutn de
ℕ, X_n est une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (
Ω, T, P ) et on pose
u_n = P(X_n = 0) .
Au départ, le mobile est à l'origine (point d'abscisse 0 ).
Le mobile se déplace selon la règle suivante : s'il est sur le point d'abscisse
Pour tout
On admet que, pour tout
Partie 1: étude de la variable
X_n .
- Vérifier que
X_1(Ω) = {0, 1} puis donner la loi deX_1 . - Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel
n, X_n(Ω) = {0, 1, …, n} . - a) Montrer que:
∀n ∈ ℕ^∗, ∀k ∈ {1, …, n}, P(X_n = k) = k/(k + 1)P(X_(n − 1) = k − 1) .
b) En déduire que :∀n ∈ ℕ, ∀k ∈ {0, 1, …, n}, P(X_n = k) = 1/(k + 1)u_(n − k) .
c) En remarquant que∑_(k = 0)^n P(X_n = k) = 1 , montrer que :∀n ∈ ℕ, ∑_(j = 0)^n(u_j)/(n − j + 1) = 1 .
d) Retrouver ainsi les valeurs deu_0 etu_1 puis détermineru_2 etu_3 . - a) En remarquant que la relation obtenue à la question 3a) peut s'écrire sous la forme
(k + 1)P(X_n = k) = kP(X_(n − 1) = k − 1) , montrer que :∀n ∈ ℕ^∗, E(X_n) − E(X_(n − 1)) = u_n .
b) En déduire, pour tout entier natureln non nul,E(X_n) sous forme de somme mettant en jeu certains termes de la suite(u_n) .
c) Pour tout entier natureln non nul, donner la valeur de∑_(j = 0)^(n − 1)(u_j)/(n − j) et vérifier que
u_n + ∑_(j = 0)^(n − 1)(u_j)/(n − j + 1) = 1 .
Déduire de ces deux résultats que :∀n ∈ ℕ^∗, u_n = ∑_(j = 0)^(n − 1)(u_j)/((n − j)(n − j + 1)) .
d) Montrer que, pour toutn deℕ^∗, u_n ≥ 1/(n + 1) . Déterminer ensuitelim_(n → + ∞)E(X_n) .
Partie 2 : étude du premier retour à l'origine.
On note
T l'instant auquel le mobile se trouve pour la première fois à l'origine (sans compter son positionnement au départ) et on admet que
T est une variable aléatoire définie, elle aussi, sur
(Ω, T, P) . On convient que
T prend la valeur 0 si le mobile ne revient jamais en
O .
Par exemple, si les abscisses successives du mobile après son départ sont0, 0, 1, 2, 0, 0, 1 , alors on a
T = 1 . Si les abscisses successives sont:
1, 2, 3, 0, 0, 1 , alors on a
T = 4 .
Par exemple, si les abscisses successives du mobile après son départ sont
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