BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2004Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2004
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2004.
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ESSEC
Option économiqueAnnée 2004
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.Exercice 1 :
probabilités et algèbre linéaire
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.Exercice 1 :
probabilités et algèbre linéaire
Dans tout l'exercice,
N désigne un nombre entier supérieur ou égal à 1 .
I.Etude d'un endomorphisme
On note
ℝ_N[X] l'espace vectoriel formé des polynômes de degré inférieur ou égal à
N et du polynôme nul ; on désigne par Id l'application identique de
ℝ_N[X] dans
ℝ_N[X] .
- Soit
a un nombre réel non nul etP un élément deℝ_N[X] .
Justifier que
P(aX + 1 − a) (c'est-à-dire la fonction de
ℝ dans
ℝ : x ⟼ P(ax + 1 − a) ) est un polynôme de même degré que
P .
Dans toute la suite de l'exercice, pour tout réela non nul, on notef_a l'application deℝ_N[X] dansℝ_N[X] qui à un polynômeP associe le polynômeP(ax + 1 − a)
- Soient
a etb des nombres réels non nuls.
(a) Déterminer la composéef_b ∘ f_a def_a parf_b .
(b) Démontrer quef_a est un isomorphisme deℝ_N[X] , et préciser sa bijection réciproque, notée(f_a)^(− 1) .
(c) On pose :(f_a)^0 = Id et, pour tout entier natureln : (f_a)^(n + 1) = (f_a)^n ∘ f_a .
Démontrer que, pour tout entier naturel
n : (f_a)^n = f_(a^n) .
3. Pour tout réel a non nul, on noteM_a la matrice de
f_a dans la base canonique
(1, X, …, X^N) de
ℝ_N[X] .
(a) ExpliciterM_a dans le cas
N = 3 .
3. Pour tout réel a non nul, on note
(a) Expliciter
Dans le cas général, donner le coefficient de la (
i + 1 )-ième ligne et (
j + 1 )-ième colonne de
M_a (
i et
j entiers compris au sens large entre 0 et
N ).
(b)n désignant un entier naturel, justifier l'égalité :
(M_a)^n = M_(a^n) .
(b)
Ce résultat reste-t-il valable si
n est un entier négatif ?
4. Préciser l'ensemble des valeurs propres def_a .
4. Préciser l'ensemble des valeurs propres de
Pour tout entier
k compris au sens large entre 0 et
N , calculer
f_a((X − 1)^k) .
L'endomorphismef_a est-il diagonalisable ?
L'endomorphisme
II. Etude d'une expérience aléatoire
On dispose de
N pièces de monnaie, chacune ayant la probabilité
p d'amener pile (
0 < p < 1 ) et
1 − p d'amener face. On pourra poser :
q = 1 − p .
On s'intéresse à l'expérience aléatoire qui consiste à effectuer des lancers successifs selon le protocole suivant :
On s'intéresse à l'expérience aléatoire qui consiste à effectuer des lancers successifs selon le protocole suivant :
- à l'étape 1 , on lance les
N pièces ; - à l'étape 2 , on lance les pièces ayant amené pile à l'étape 1 (s'il en existe);
- à l'étape 3 , on lance les pièces ayant amené pile à l'étape 2 (s'il en existe),
et ainsi de suite.
À chaque étape, les lancers des pièces sont supposés indépendants.
On considère les variables aléatoires suivantes : -
X_0 est la variable aléatoire certaine égale àN , - pour tout entier naturel
n non nul,X_n est le nombre de côtés pile apparaissant à l'étapen , avec la convention que, si à une certaine étapen_0 aucun côté pile n'apparaît, on considère que pour tous les entiersn supérieurs ou égaux àn_0 l'événement (X_n = 0 ) est réalisé.
- Etude des variables aléatoires
X_n
Soit
n un entier naturel, soient
i et
j des entiers compris au sens large entre 0 et
N .
(a) Préciser la loi conditionnelle deX_(n + 1) sachant que l'événement (
X_n = j ) est réalisé.
(a) Préciser la loi conditionnelle de
En déduire l'expression de
P(X_(n + 1) = i) en fonction de
P(X_n = 0), P(X_n = 1), …, P(X_n = N) .
(b) On pose :
(b) On pose :
Déterminer une matrice
M telle que :
U_(n + 1) = MU_n .
En déduire l'expression deU_n en fonction de
p, n et
U_0 , puis la loi de
X_n . Vérifier la cohérence des résultats pour
n = 0 et
n = 1 .
(c) Déterminer le nombre moyenm_n de pièces lancées au cours des
n premières étapes (
n ⩾ 1 ).
En déduire l'expression de
(c) Déterminer le nombre moyen
2. Etude d'un temps d'attente
On suppose les
N pièces numérotées de 1 à
N , et on note
T_1, …, T_N les variables aléatoires donnant le temps d'attente de la première apparition de face respectivement pour la première, deuxième,
…, N ième pièce. De plus, on pose :
(a) Préciser la loi et l'espérance des variables aléatoires
T_1, …, T_N .
Quelle est le nombre total moyen de pièces lancées au cours de l'expérience aléatoire ? Vérifier la cohérence de ce résultat avec celui de la question II. 1. c) .
(b) Interpréter la variable aléatoireT . Justifier brièvement que
T admet une espérance.
(c) Pour tout entier naturelk non nul, calculer la probabilité de l'événement (
T ⩽ k ) en fonction de
k, N et
p . En déduire la loi de
T .
(d) Rappeler la valeur de∑_(k = 1)^(+ ∞)kp^(k − 1) .
(b) Interpréter la variable aléatoire
(c) Pour tout entier naturel
(d) Rappeler la valeur de
Démontrer, dans le cas
N = 2 :
puis dans le cas général :
Exercice 2 : probabilités et analyse
On considère une urne composée de boules blanches et de boules rouges, mais dont la composition exacte est inconnue. Supposons qu'après avoir effectué
n tirages au hasard avec remise dans cette urne, soit obtenu un total de
r boules rouges. Il semble alors raisonnable de penser que la proportion initiale de boules rouges est proche de
r/n .
Le problème qui suit propose une étude de cette situation.
Le problème qui suit propose une étude de cette situation.
I. Etude d'une loi de probabilité conditionnelle
Dans cette partie,
N, n et
r désignent des entiers tels que :
N ⩾ 2, n ⩾ 1, 0 ⩽ r ⩽ n .
On considèreN + 1 urnes notées
U_0, U_1, …, U_N telles que, pour tout entier
k compris au sens large entre 0 et
N , l'urne
U_k soit composée de
k boule(s) rouge(s) et de
N − k boule(s) blanche(s). On choisit une urne au hasard dans laquelle on effectue alors
n tirages successifs avec remise de la boule dans cette même urne. On note
U la variable aléatoire égale au numéro de l'urne choisie et R la variable aléatoire égale au nombre de boules rouges obtenues au cours des n tirages.
On considère
- (a) Soit
k un entier compris au sens large entre 0 etN .
Quelle est la loi de
R conditionnée par l'événement (
U = k )?
(b) À l'aide de la formule des probabilités totales, en déduire l'égalité :
(b) À l'aide de la formule des probabilités totales, en déduire l'égalité :
- Soit
i un entier compris au sens large entre 0 etN .
Démontrer :
- Soient
p un réel de[0; 1] tel quepN soit un entier naturel etY_N la variable aléatoire égale à la proportion de boules rouges dans l'urne choisie initialement parmi lesN + 1 urnes.
(a) Écrire l'événement(Y_N ⩽ p) à l'aide de la variable aléatoireU .
Déterminer alors l'expression de
P(Y_N ⩽ p/R = r) en fonction de
N, n, r et
p .
(b) En déduire, à l'aide du théorème sur les sommes de Riemann :
(b) En déduire, à l'aide du théorème sur les sommes de Riemann :
II. Loi de probabilité bêta
Dans toute cette partie,
a et
b désignent des réels supérieurs ou égaux à 1 .
- Justifier l'existence de l'intégrale
∫_0^1 x^(a − 1)(1 − x)^(b − 1)dx . On notera dorénavantB(a, b) cette intégrale. - (a) - Démontrer l'égalité :
B(a + 1, b) + B(a, b + 1) = B(a, b) .
- A l'aide d'une intégration par parties, prouver :
B(a, b + 1) = b/aB(a + 1, b) . - Des deux relations précédentes, déduire la formule :
B(a + 1, b) = a/(a + b)B(a, b) .
(b) CalculerB(1, b) , puis exprimer explicitementB(a, b) en fonction dea etb dans le cas oùa etb sont entiers.
(c) Écrire un programme en langage Pascal permettant de calculer et d'afficher la valeur deB(a, b) , les entiers naturels non nulsa etb étant saisis au clavier par l'utilisateur.
- On revient au cas général où
a etb sont des réels supérieurs ou égaux à 1 , non nécessairement entiers.C désignant un nombre réel, on considère la fonctionf définie surℝ par :
(a) Démontrer que, pour une certaine valeur de la constante
C à déterminer, la fonction
f est une densité de probabilité
(c'est à dire∫_(− ∞)^(+ ∞)f = 1 ). On supposera dorénavant
C ainsi fixée.
On dit alors qu'une variable aléatoire de densitéf suit la loi de probabilité bêta de paramètres
a et
b .
(b) - Déterminerf^′(x) pour tout réel
x de
]0, 1[ .
(c'est à dire
On dit alors qu'une variable aléatoire de densité
(b) - Déterminer
Justifier que, si
a et
b sont distincts de 1 , alors, sur
]0, 1[, f^′ s'annule en un réel et un seul.
- Étudier la continuité et la dérivabilité de
f en 0 en discutant selon la valeur dea . - Tracer l'allure de la courbe représentative de
f dans chacun des deux cas
et
(c) Soit
X une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé et admettant pour densité
f .
- Déterminer l'espérance de la variable aléatoire
X . - Démontrer que
X admet une variance égale à(ab)/((a + b)^2(a + b + 1)) .
III. Conclusion
Considérons à nouveau une urne composée de boules blanches et de boules rouges, dont la composition exacte est inconnue. On peut traduire cette ignorance en supposant que la variable aléatoire égale à la proportion de boules rouges de cette urne suit la loi uniforme sur l'intervalle
[0, 1] . Cela revient à faire tendre dans la partie I . le nombre d'urnes vers l'infini.
En reprenant la situation et les notations de la partie I., et en admettant, dans la question 3. b) de cette partie, que le calcul de limite reste valable quepN soit un entier naturel ou pas, montrer que la suite des variables
Y_N sachant
(R = r) converge en loi vers une variable aléatoire de loi de probabilité bêta dont on déterminera les paramètres puis l'espérance.
En reprenant la situation et les notations de la partie I., et en admettant, dans la question 3. b) de cette partie, que le calcul de limite reste valable que
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