BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2011Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2011
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2011.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option scientifique
Vendredi 6 mai 2011
Vendredi 6 mai 2011
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
Soient
E un espace vectoriel réel de dimension finie, notée
n(n ∈ ℕ^∗) et
u un endomorphisme de
E . On note
Id l'identité de
E .
SiP(X) = a_0 + a_1 X + … + a_p X^p est un élément de
ℝ[X] , on rappelle qu'on désigne par
P(u) l'endomorphisme suivant :
P(u) = a_0 I + a_1 u + … + a_p u^p où
u^k est la composée
u ∘ u… ∘ u_()_(k fois)(u^0 = Id par convention).
Dans toute la suiteQ est un polynôme qui admet 1 pour racine simple et tel que
Q(u) = 0 . Ainsi on peut écrire
Q(X) = (X − 1)Q_1(X) avec
Q_1(1) ≠ 0 .
Si
Dans toute la suite
- Montrer que l'image de (
u − Id ) est contenue dansKer(Q_1(u)) - On note
E_1 = Ker(u − Id) .
(a) Montrer que six ∈ E_1 alorsQ_1(u)(x) = Q_1(1) .x .
(b) En déduire queE_1 ∩ Ker(Q_1(u)) = {0_E}
(c) En déduire à l'aide du théorème du rang queE = E_1 ⊕ Ker(Q_1(u)) . - Montrer que
Q_1(u) = 0si , et seulement si, 1 n'est pas valeur propre deu . - On suppose dans cette question que
Q(X) = (X − 1)(X + 1)^2 , queE est de dimension 3 et que 1 est valeur propre deu ; on noteE_1 l'espace propre associé à la valeur propre 1.
Montrer que si la dimension de
E_1 est supérieure ou égale à 2, l'endomorphisme
u est diagonalisable (on pourra distinguer deux cas, suivant que la dimension de
E_1 est égale à 2 ou égale à 3 ).
Exercice 2
On considère un entier naturel
n supérieur ou égal à 2 . On dispose d'une urne contenant
2n boules numérotées de 1 à
n , chaque numéro apparaissant deux fois. On effectue « au hasard» une succession de tirages simultanés de deux boules de cette urne selon le protocole suivant :
- à chaque tirage de deux boules, si les deux boules tirées portent le même numéro, on ne remet pas les deux boules
dans l'urne et on dit qu'une paire est reconstituée. - si les deux boules portent des numéros différents, on les remet dans l'urne avant de procéder au tirage suivant. Pour tout élément
i de[ [1, n] ] , et tout entier naturelk non nul, on poseT_i = k sik tirages exactement ont été nécessaires pour reconstitueri paires.
On admet qu'il existe un espace probablisé (Ω, A, ℙ ) permettant de modéliser cette expérience et que, pour tout entieri de[ [1, n] ], T_i est une variable aléatoire définie sur cet espace.
- (a) Déterminer la loi de
T_1 et reconnaître cette loi.
(b) Donner, sans calcul la valeur de l'espérance deT_1 . - Compléter la partie principale du programme suivant afin qu'il affiche une réalisation de la variable
T_1 :
begin
randomize ; readln(n) ;t : 0;
repeat a:random(n) + 1 ;b : random(n) + 1 ;
t :t + 1 ;
until.......;
writeln(t) ;
end. - On pose
X_1 = T_1 et pour touti de[2, n] ,X_i = T_i − T_(i − 1) .
(a) Que représente la variableX_i ?
(b) Déterminer, pour touti de[1, n] la loi deX_i ainsi que son espérance.
(c) En déduire queT_n admet une espérance mathématique et que l'on a𝔼(T_n) = n^2 . - On effectue une suite de
n tirages de deux boules selon le protocole précédent.
On note
S_n la variable aléatoire égale au nombre de paires reconstituées lors de ces
n tirages.
(a) Calculerℙ([S_n = 0]) .
(b) Déterminerlim_(n → + ∞)ℙ([S_n = 0]) .
(c) Montrer queℙ([S_n = n]) = (n!2^n)/((2n)!) .
5. Expliquer ce que fait la partie principale du programme suivant :
begin
randomize; readln(n);m : n ; z: 0;
fork : 1 to n do
begin
a: random(m) + 1 ;b: random
(m) + 1 ;
ifa b then begin
z : z + 1; m : m − 1 ;end ;
end ;
writeln(z) ;
end.
(a) Calculer
(b) Déterminer
(c) Montrer que
5. Expliquer ce que fait la partie principale du programme suivant :
begin
randomize; readln(n);m : n ; z: 0;
for
begin
a: random
if
end ;
writeln(z) ;
end.
Exercice 3
Soit
n un entier naturel supérieur ou égal à 2 . On note
ℝ_n[X] l'espace vectoriel des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à
n .
- Montrer que, pour tout couple
(P, Q) d'éléments deℝ_n[X] , l'intégrale :∫_0^(+ ∞)P(t)Q(t)e^(− t)dt est convergente.
On admet que l'application, notée
⟨., .
⟩deℝ_n[X] × ℝ_n[X] à valeur dans
ℝ , définie par :
est un produit scalaire. On note || || la norme associée.
2. (a) SoitP et
Q deux éléments de
ℝ_n[X], P^′ et
Q^′ leurs polynômes dérivés respectifs. Établir la relation suivante :
2. (a) Soit
(b) En déduire que si
P est un polynôme non constant de
ℝ_n[X] , orthogonal à tout polynôme de degré strictement inférieur , alors on a
|P(0)| = ‖P‖ .
3. On se propose de démontrer dans cette question qu'il existe une unique famille de polynômes (L_0, L_1, …, L_n ) vérifiant :
3. On se propose de démontrer dans cette question qu'il existe une unique famille de polynômes (
(a) On suppose qu'il existe deux familles de polynômes
(L_0, L_1, …, L_n) et
(M_0, M_1, …, M_n) vérifiant les relations
R .
Montrer que, pour tout élémentk de
[ [0, n] ] ,
L_k = M_k .
(b) On note(P_0, P_1, …, P_n) la famille obtenue ( à partir de la base canonique
(1, X, …, X^n) de
ℝ_n[X]) par le procédé d'orthonormalisation de Gram-Schmidt.
i. Justifier, pour toutk de
[0, n] , la relation
P_k(0) ≠ 0 .
ii. En déduire une famille(L_0, L_1, …, L_n) vérifiant
R .
(c) Conclure et calculer explicitementL_1 et
L_2 .
Montrer que, pour tout élément
(b) On note
i. Justifier, pour tout
ii. En déduire une famille
(c) Conclure et calculer explicitement
Problème
Toutes les variables aléatoires intervenant dans ce problème sont définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, ℙ ). On considère une suite
(X_n)_(n ⩾ 1) de variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées. On considère aussi, pour tout entier naturel
n non nul, la variable aléatoire
M_n , définie par :
M_n = sup(X_1, X_2, …X_n) , c'est-àdire que, pour tout
ω de
Ω , on a
M_n(ω) = max(X_1(ω), X_2(ω), …, X_n(ω)) .
On cherche alors des suites réelles(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) et
(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) , où la suite
(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) est à termes strictement positifs, telles que la suite
((M_n − b_n)/(a_n))_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable aléatoire non constante.
La fonction exponentielle sera indifféremment notée (x → e^x ) ou exp.
On cherche alors des suites réelles
La fonction exponentielle sera indifféremment notée (
Partie 1 - La loi exponentielle
On suppose dans cette partie que la loi commune des
X_k est la loi exponentielle de paramètre
λ , où
λ est un réel strictement positif.
- Soit
g la fonction définie queℝ par:∀x ∈ ℝ, g(x) = e^(− x)exp(− e^(− x)) .
(a) Montrer queg est une densité de probabilité. On noteG une variable aléatoire admettantg comme densité.
(b) Déterminer la fonction de répartition, notéeF_G , de la variableG . - (a) Donner, pour tout entier naturel
n non nul, la fonction de répartition de la variableM_n .
(b) Pour tout entier natureln non nul, on pose :U_n = λM_n − ln(n) . Montrer que la suite(U_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable dont on précisera la loi.
Partie 2 - La loi normale
On suppose dans cette partie que la loi commune des
X_k est une loi normale centrée réduite. Soit
φ la densité de
X_1 .
- (a) Montrer que pour tout
x > 0 , l'intégrale∫_x^(+ ∞)(φ(u))/(u^2)du est convergente et à l'aide d'une intégration par parties, montrer que
(b) En déduire que pour tout
x > 0 ,
puis que
- Soit
c un réel strictement positif. Montrer que pour tout entier natureln non nul, l'équation(φ(x))/x = c/n admet sur]0, + ∞[ une unique solution que l'on noterax_n . - Montrer que
lim_(n → + ∞)x_n = + ∞ . - Montrer que pour tout entier
n non nul,
- En prenant un équivalent de chaque membre de l'équation de la question 4., montrer que
En déduire que l'on peut écrire pour
n ≥ 2 ,
- (a) En utilisant la question 4., montrer que pour tout entier
n ≥ 2 ,
(b) En prenant un équivalent de chaque membre de l'équation du
a ), montrer que
En déduire que
ε_1(n) = − (ln(lnn))/(2√(2lnn)) + ε_2(n) où
lim_(n → + ∞)ε_2(n)((2√(2lnn))/(ln(lnn))) = 0 .
On admet alors qu'en poursuivant le développement asymptotique, que l'on peut écrire pour tout entiern supérieur à 2 :
On admet alors qu'en poursuivant le développement asymptotique, que l'on peut écrire pour tout entier
- On pose pour
n ≥ 2, a_n = 1/(√(2lnn)) etb_n = √(2lnn) − (ln(lnn))/(2√(2lnn)) − (ln(4π))/(2√(2lnn)) .
Montrer à l'aide des questions précédentes, que pour tout
x réel, et pour tout entier
n ≥ 2 , en posant
c = e^(− x) que :
(a)
(a)
(b)
(c) En déduire, en utilisant la question 1.b. que
(φ(a_n x + b_n))/(a_n x + b_n) ∼ _(n → + ∞)ℙ(X_1 > a_n x + b_n) puis que la suite
((M_n − b_n)/(a_n))_(n ≥ 1) converge en loi vers la variable
G (la variable
G est définie dans la partie 1.)
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