Ecricome Maths approfondies ECS 2002Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2002
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2002.
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CONCOURS D'ADMISSION 2002
option scientifique
MATHÉMATIQUES
mercredi 22 mai 2002 de 8 h 00 à 12 h 00
durée : 4 heures
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L'énoncé comporte 7 pages.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé, et à donner des démonstrations complètes (mais brèves) de leurs affirmations.
1. EXERCICE.
Pour tout
Si
Pour tout polynôme
P de
ℂ[X] tel que :
P(X) = a_0 + a_1 X + … + a_p X^p , on note
P(g) l'endomorphisme de
E égal à :
On rappelle que pour tous polynômes
P, Q de
ℂ[X] on a :
Puissance d'un endomorphisme.
On désigne par
T le polynôme de
ℂ[X] défini par :
et par
f un endomorphisme de
E satisfaisant à la relation:
- Montrer que 1 est la seule racine réelle de
T . Soientα etα¯ les deux autres racines non réelles et conjuguées. Calculerα + α¯ etαα¯ . - On désigne par
φ l'application qui, à tout polynômeP deℂ[X] associe le reste dans la division euclidienne deP parT .
a. Rappeler le théorème de la division des polynômes suivant les puissances décroissantes.
b. Montrer queφ est un endomorphisme deℂ[X] .
c. L'endomorphismeφ est-il injectif ? Est-il surjectif ? - On note
L_1, L_2, L_3 , les polynômes définis par:
a. Montrer que
(L_1, L_2, L_3) est une base de
ℂ_2[X] .
b. Montrer que pour toutn de
ℕ , il existe un unique triplet (
a_n, b_n, c_n ) appartenant à
ℂ^3 tel que :
b. Montrer que pour tout
et exprimer
a_n, b_n, c_n en fonction de
α, α¯, n . Vérifier que
c_n = 1/2 .
c. Prouver que pour toutn de
ℕ :
c. Prouver que pour tout
d. Justifier la convergence des suites
(a_n), (b_n), (c_n) vers des réels respectifs
a, b, c .
4. On poseh = aL_1(f) + bL_2(f) + cL_3(f) .
a. Montrer queh = 1/6(3f^2 + 2f + Id_E) .
b. Prouver enfin queh est un projecteur.
4. On pose
a. Montrer que
b. Prouver enfin que
2. EXERCICE.
On se propose ici d'étudier la série de terme général :
où
x est un réel quelconque et
a_n un réel défini par:
2.1. Etude de l'absolue convergence de la série.
- Prouver que pour tout
n entier naturel :
- Pour
|x| = 1 , la série de terme généralu_π(x) est-elle absolument convergente ? - Donner une condition nécessaire et suffisante, sur
x , pour que la série de terme généralu_n(x) soit absolument convergente.
2.2. Somme de la série pour− 1 ⩽ x < 1 .
On suppose maintenant,
− 1 ⩽ x < 1 .
- Pour
t ∈ [0, 1] , montrer que :
- Justifier l'existence de l'intégrale:
∫_0^1(2dt)/(2 − x − xt^2) - On pose
Montrer que pour tous les entiers naturels
n :
- En déduire la convergence et la somme de la série de terme général
u_n(x) . - Donner la valeur de
a_0 , puis établir la relation de récurrence suivante :
- Ecrire en PASCAL un algorithme permettant d'obtenir une valeur approchée de
f(x) à10^(− p) près, le réelx et l'entierp étant supposés dornés.
3. PROBLEME.
Deux biens
C_1 et
C_2 indéfiniment divisibles sont disponibles sur le marché. On appelle "panier de biens" tout couple (
x, y ) de nombres réels appartenant à l'ensemble
D suivant :
Sur le marché, le prix unitaire de chacun de ces deux biens est égal à 1 .
On considère un consommateur ayant un revenu égal à 8 .
Les paniers de biens accessibles budgétairement par ce consommateur appartiennent donc à l'ensemble
Les préférences de ce consommateur sur
L'application
s'appelle la fonction d'utilité du consommateur.
3.1. Propriétés de la relation de préférence.
- Justifier les propositions suivantes:
a.(x, y) est préféré ou indifférent à(x, y) .
b.Si(x, y) est préféré ou indifférent à (x^′, y^′ ) et si (x^′, y^′ ) est préféré ou indifférent à (x^(′′), y^(′′) ) alors (x, y ) est préféré ou indifférent à (x^(′′), y^(′′) ).
c.(x, y) est préféré ou indifférent à(x^′, y^′) ou(x^′, y^′) est préféré ou indifférent à(x, y) .
3.2. Courbes d'indifférence.
- Représenter graphiquement l'ensemble
B dans un repère orthonormé (unités 1 cm sur chacun des axes) et déterminer les coordonnées des cinq sommets du polygone constituant le bord deB . - Dans ce qui suit, pour
m réel, on désigne parA_m l'ensemble défini par :
a. Déterminer la fonction numérique
f_m telle que, pour
m fixé on ait, pour tout élément
(x, y) de
A_m, y = f_m(x) .
b. Etudier et représenter dans le même repère que celui de la question 3.2.1, la fonctiony = f_m(x) pour
m = − 8, m = 0, m = 8 .
b. Etudier et représenter dans le même repère que celui de la question 3.2.1, la fonction
c. Déterminer
m_0 pour que la courbe représentative de
y = f_(m_0)(x) soit tangente à la droite
(T) d'équation :
Représenter
y = f_(m_0)(x) sur le graphique.
3.3. Recherche d'un élément maximal sur
B pour la relation de préférence.
- On admet que
B est un fermé deℝ^2 . Montrer qu'il est borné. - Justifier l'existence d'un couple (
x_0, y_0 ) deB préféré ou indifférent à tous les couples(x, y) deB . - On note
B^∘ l'ouvert deℝ^2 des couples solutions du système :
Montrer que
u n'admet pas d'extremum local sur
B^∘ .
4. On étudie dans cette question le maximum de la fonctionu sur
B , sous la contrainte
4. On étudie dans cette question le maximum de la fonction
a. Montrer que ce problème se ramène à déterminer le maximum de la fonction
g de la variable réelle, définie sur
[2, 5] par :
b. Déterminer ce maximum après avoir justifié son existence.
5. Etudier de même la recherche du maximum de la fonctionu sur
B , sous chacune des quatre autres contraintes:
5. Etudier de même la recherche du maximum de la fonction
- Déduire de ce qui précède la valeur du couple (
x_0, y_0 ).
3.4. Etude de deux tests d'arrêt.
On considère l'épreuve qui consiste à effectuer une série de sondages sur un ensemble de consommateurs du bien
C_1 .
Toute personne interrogée se voit attribuer un numéro.
Pour touti de
ℕ^∗ , le numéro
X_i affecté au
i^(ème) consommateur interrogé est une variable aléatoire.
Les variables(X_i)_(i ∈ ℕ^∗) sont mutuellement indépendantes.
On définit deux tests qui conditionnent l'arrêt de l'enquête :
Toute personne interrogée se voit attribuer un numéro.
Pour tout
Les variables
On définit deux tests qui conditionnent l'arrêt de l'enquête :
- Test
I : le sondage s'arrête dès que le numéro d'un consommateur est supérieur ou égal au numéro du consommateur précédemment interrogé. - Test II : le sondage s'arrête dès que la somme des numéros des consommateurs est supérieure strictement à l'entier
N , avecN supérieur ou égal à 2 .
Enfin, on noteT_1 (respectivementT_2 ) la variable aléatoire réelle discrète égale au nombre de personnes interrogées, l'enquête ayant été interrompue par le Test I (respectivement le Test II).
3.4.1. Partie 1
On suppose que les variables
(X_i)_(i ∈ ℕ^∗) suivent la même loi, une loi uniforme sur l'ensemble
{1, 2, …, N} .
Par convention :C_n^j = 0 pour
j > n .
Par convention :
Etude d'un cas particulier.
- Pour cette question seulement,
N = 3 .
a. Donner la loi des variablesT_1 etT_2 .
b. Calculer leur espérance et leur variance.
Etude de la loi de
T_1 .
- Quel est l'ensemble
T_1(Ω) des valeurs prises par la variableT_1 ? - Montrer que pour tout entier
n ⩾ 0 , la probabilité de l'événement{T_1 > n} est donnée par :
En déduire la loi de
T_1 .
3. Montrer que l'espérance deT_1 est donnée par :
3. Montrer que l'espérance de
- De même, prouver que :
En déduire la variance
V(T_1) de
T_1 en fonction de
N .
5. Donner les limites deE(T_1) et
V(T_1) lorsque
N tend vers l'infini .
5. Donner les limites de
Etude de la loi de
T_2 .
- Montrer que, pour tous entiers naturels
r, n :
- Quel est l'ensemble
T_2(Ω) des valeurs prises par la variableT_2 ? - Par récurrence sur l'entier
n inférieur ou égal àN , prouver que :
- En déduire la loi de
T_2 . - Quelle est votre conclusion ?
3.4.2.- Partie 2
On suppose que les variables
(X_i)_(i ∈ ℕ^∗) sont des variables aléatoires absolument continues qui suivent une loi uniforme sur le segment
[1, N] .
- Montrer que la densité de probabilité
f_n d'une somme den variables aléatoires, indépendantes, suivant la même loi uniforme sur le segment[0, 1] , est donnée sur l'intervalle[0, 1] par :
- Prouver que si la variable
X suit une loi uniforme sur le segment[1, N] , alors la variableY , définie parX = 1 + (N − 1)Y , suit une loi uniforme sur le segment[0, 1] . - En déduire la loi de
T_2 .
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