Ecricome Maths approfondies ECS 2001Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2001
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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2001.
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CONCOURS D'ADMISSION 2001
Option scientifique
MATHÉMATIQUES
Mardi 24 avril 2001 de 8 h 00 à 12 h 00
Durée : 4 heures
Aucun instrument de calcul n'est autorisé. Aucun document n'est autorisé.
L'énoncé comporte 5 pages.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé, et à donner des démonstrations complètes (mais brèves) de leurs affirmations.
Exercice 1
Soient a et
b deux réels strictement positifs,
X et
Y deux variables aléatoires définies sur un même espace probabilisé, indépendantes, suivant chacune une loi exponentielle de paramètres respectifs a et
b .
- Déterminer la fonction de répartition, puis une densité, de la variable aléatoire -
X . - Montrer que
Y -X admet une densité, notéeh , définie par :
On considère la variable aléatoire
Z = |X − Y| .
3) Soits un réel positif. Etablir l'égalité
P(Z ≤ s) = 1 − (bexp(− as) + aexp(− bs))/(a + b) .
4) a) Montrer queZ est une variable aléatoire à densité et en donner une densité.
b) Montrer queZ admet une espérance et la calculer.
3) Soit
4) a) Montrer que
b) Montrer que
Exercice 2
Soient
n un entier
≥ 2 et
E l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre
n à coefficients réels. l est la matrice identité de
E . On note
^t A la transposée d'un élément
A de
E . Si
A = (a_(ij)) appartient à
E , on appelle trace de
A et on note
tr(A) , la somme
a_(11) + a_(22) + … + a_(nn) des éléments diagonaux de
A . On considère l'application
g de
E × E dans
IR , qui à deux matrices
A et
B de
E fait correspondre le réel
g(A, B) = tr(^t AB) .
- Montrer que l'application tr qui à tout élément de
E associe sa trace, est une forme linéaire surE . - a) Soit
M une matrice deE . Montrer quetr(M) = tr(^t M) .
b) En déduire que, pour tout couple (A, B ) de matrices deE , on ag(A, B) = g(B, A) . - Soit
A un élément deE . Montrer queg(A, A) est la somme des carrés des coefficients deA . - Montrer, à l'aide des questions précédentes, que g est un produit scalaire sur
E .
Soit
B = (e_1, e_2, …, e_n) la base canonique de
R^n et f l'endomorphisme de
IR^n défini par :
- a) Montrer que
f est un automorphisme deIR^n .
b) Soit U la matrice de f dans la baseB . Montrer queU^n = l et queU^(− 1) = tU .
On suppose, pour les deux questions suivantes, que
n = 4 .
6) CalculerU^2 et
U^3 et montrer que (
I, U, U^2, U^3 ) est une famille orthogonale pour le produit scalaire g.
7) On note F le sous espace vectoriel de E engendré par la famille (I, U, U^2, U^3 ) et V la matrice de E dont la première ligne est constituée de 1 et les autres uniquement de 0 . Calculer la projection orthogonale W de V sur F.
6) Calculer
7) On note F le sous espace vectoriel de E engendré par la famille (
Problème
Dans tout le problème, n est un entier positif ou nul, a un entier pair supérieur ou égal à 4 et p un réel tel que
0 < p < 1 . Pour simplifier les écritures, on pose
a_n = 2^(n − 1)a .
Un jeu est une succession de jets d'une pièce qui fait pile avec la probabilité p. Un joueur dispose initialement d'une fortune a. On noteF_n la variable aléatoire égale à la fortune du joueur à l'issue du du
n^(ème) lancer. On convient que
F_0 est la variable aléatoire certaine égale à a. On obtient la fortune
F_(n + 1) à partir de
F_n de la manière suivante :
avant le lancern + 1 , le joueur mise une partie
X_n , entière, de sa fortune sur pile et l'autre partie,
F_n − X_n , sur face. Si le lancer
n + 1 fait apparaître pile, la fortune
F_(n + 1) est égale à
2X_n , s'il fait apparaître face, la fortune
F_(n + 1) est égale à
2(F_n − X_n) . Ainsi, à tout instant, la fortune du joueur est un entier pair, éventuellement nul.
On étudie, dans ce problème, deux exemples ( parties 1 et 2 ) dans lesquels les misesX_n sont des variables aléatoires. A cet effet, on associe aux variables aléatoires
F_n des polynômes
G_n dont les propriétés générales sont établies en préliminaire. Ces polynômes servent à obtenir des informations sur l'évolution de la fortune du joueur tout au long du jeu.
E(X) et
V(X) désignent, quand elles existent, l'espérance et la variance de
X .
Un jeu est une succession de jets d'une pièce qui fait pile avec la probabilité p. Un joueur dispose initialement d'une fortune a. On note
avant le lancer
On étudie, dans ce problème, deux exemples ( parties 1 et 2 ) dans lesquels les mises
Résultats préliminaires .
- Pour tout entier positif ou nul
n , montrer queF_n prend ses valeurs dans{0, 2, 4, …, 2a_n} .
Pour tout entier positif ou nul
n , on définit le polynôme
G_n par:
G_n(x) = ∑_(k = 0)^(a_n)P(F_n = 2k)x^k
2) a) CalculerG_n(1) .
b) Que représente concrètementG_n(0) ? Montrer, à l'aide d'un argument probabiliste, que la suite de terme général
G_n(0) est croissante et convergente.
c) Montrer queG_n^′(1) = E(F_n)/2 . Etablir de même que
V(F_n) = 4G_n^(′′)(1) + 2E(F_n) − E(F_n)^2 .
3) Montrer que le polynômeG_n est convexe sur IR+.
2) a) Calculer
b) Que représente concrètement
c) Montrer que
3) Montrer que le polynôme
Première partie
Soit n un entier positif ou nul et k un entier tel que
0 ≤ k ≤ a_n . On suppose dans cette partie que la loi conditionnelle de
X_n sachant
{F_n = 2k} est une loi uniforme sur
{0, 1, 2, …, 2k − 1, 2k} .
- Etablir, pour tout entier
j tel que0 ≤ j ≤ 2k , l'égalitéP(F_(n + 1) = 2j ∩ F_n = 2k) = 1/(2k + 1)P(F_n = 2k) . (On pourra utiliser le système complet d'événements constitué par les deux résultats possibles du lancern + 1 .) - En déduire, pour tout entier
j tel que0 ≤ j ≤ a_(n + 1) , une expression sommatoire deP(F_(n + 1) = 2j) . - Montrer que pour
x appartenant à[0, 1[, G_(n + 1)(x) = ∑_(k = 0)^(a_n)(x^(2k + 1) − 1)/((2k + 1) ⋅ (x − 1))P(F_n = 2k) . - En déduire, pour
x appartenant à IR , l'égalité :(1 − x)G_(n + 1)(x) = ∫_x^1 G_n ⋅ (t^2)dt - Prouver, en dérivant deux fois cette égalité, que pour tout
n ≥ 0 , on aE(F_n) = a .
Deuxième partie (Les deux sous parties A et B sont indépendantes)
On suppose maintenant que la loi conditionnelle de la variable
X_n sachant
{F_n = 2k} est une loi binômiale de paramètres
2k et r, r étant un réel de ] 0,1 [.
A) Simulation informatique de l'expérience
On considère le programme suivant :
program simulation;
var a,n,i,X,F:integer;
r,p:real;
function mise(m : integer, s : real): integer;
..................
end;
begin
randomize ; readln (n); readln(p); readln(r); readln(a);F:=a;
for i:= 1 to n do
begin X:=mise(F,r);
if random < p then
end;
end.
La fonction " random " est une fonction sans argument. A son appel, l'ordinateur génère un nombre aléatoire compris entre 0 et 1 , nombre qui suit une loi uniforme sur
[0, 1] . L'instruction " randomize " est utilisée pour obliger l'ordinateur à générer un nouveau nombre à chaque appel de la fonction.
La fonction " mise " est une fonction qui simule une loi bino̊miale de paramètres
m et
s . Elle doit donc prendre, à chaque appel, une valeur aléatoire entière comprise au sens large entre 0 et m , la probabilité qu'elle prenne une valeur donnée étant celle fournie par la loi binỏmiale de paramètres
m et
s .
- Rédiger les lignes manquantes ( déclarations et instructions ) dans la définition de la fonction "mise ".
- Rédiger les instructions manquantes du corps principal du programme de telle sorte que celui-ci calcule et affiche les fortunes successives
F_1, …, F_n du joueur, les paramètresa, r, p, n étant fournis par l'utilisateur.
B) Etude théorique
Dans toute cette partie, on posera
A = pr^2 + (1 − p)(1 − r)^2 et
B = 2[pr + (1 − p)(1 − r)] .
- En procédant comme dans les trois premières questions de la première partie, montrer que pour tout réel x et tout entier
n ≥ 0 , on a:G_(n + 1)(x) = pG_n[(xr + 1 − r)^2] + (1 − p)G_n[(x − xr + r)^2] .
Dans les questions 2 et 3, on suppose que
p = 1/2 .
On considère le trinômeQ , défini par
Q(x) = Ax^2 + 2r(1 − r)x + A , et la suite
(u_n) définie par la condition initiale
u_0 = 0 et, pour tout entier
n ≥ 0 , par la relation de récurrence
u_(n + 1) = Q(u_n) .
2) a) Montrer, pour tout réelx , l'égalité :
Q(x) = x + A(x − 1)^2 .
b) Montrer que l'intervalle[0, 1] est stable par
Q .
c) Montrer que la suite(u_n) est croissante et convergente. Donner la valeur de sa limite.
3) a) Montrer, en utilisant (2) et la convexité deG_n , que pour tout entier
n ≥ 0 et tout réel
x ≥ 0 , on a l'inégalité:
G_(n + 1)(x) ≥ G_n[Q(x)] .
b) Etablir, pour tout entiern ≥ 0 , l'inégalité :
G_(n + 1)(0) ≥ G_1(u_n) . Conclure.
On considère le trinôme
2) a) Montrer, pour tout réel
b) Montrer que l'intervalle
c) Montrer que la suite
3) a) Montrer, en utilisant (2) et la convexité de
b) Etablir, pour tout entier
On revient au cas général p quelconque.
4) a) Montrer à l'aide de (2), que la suite(E(F_n))_n est géométrique de raison
B .
b) En posantp^′ = 1/2 − p et
r^′ = 1/2 − r , étudier la limite de cette suite suivant les valeurs de
p et
r .
c) Montrer que si la suite(E(F_n))_n tend vers 0 , alors la suite
(P(F_n = 0))_n tend vers 1 .
5) a) Pour tout entiern ≥ 0 , établir à l'aide de (2) une relation entre
G_(n + 1)^(′′)(1), G_n^(′′)(1) et
G_n^′(1) .
b) Montrer que la suite de terme généralv_n = G_n^(′′)(1)/B^n est arithmético-géométrique.
c) En déduire, pour tout entiern ≥ 0 , une expression explicite de
G_n^(′′)(1) en fonction de a,
n, A, B .
4) a) Montrer à l'aide de (2), que la suite
b) En posant
c) Montrer que si la suite
5) a) Pour tout entier
b) Montrer que la suite de terme général
c) En déduire, pour tout entier
On suppose, dans cette demière question, que
p = r = 1/3 .
6) a) Calculer les trois réelA, B, B^2 et en déduire un équivalent de
V(F_n) quand
n tend vers l'infini.
b) Montrer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebichev, que la probabilitéP(F_n < 2^(n/4)a) tend vers 1 quand
n tend vers l'infini. (On utilisera les inégalités :
2^(1/4) > 10/9 et
3 ⋅ √2 > 4 .)
6) a) Calculer les trois réel
b) Montrer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebichev, que la probabilité
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