BCE Maths appliquées emlyon ECE 2015Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2015
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2015.
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1^(ère) épreuve (option économique) MATHÉMATIQUES
Mardi 28 avril 2015 de 8 heures à 12 heures
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
EXERCICE 1
Dans tout l'exercice, (
Ω, A, P ) désigne un espace probabilisé et toutes les variables aléatoires considérées seront supposées définies sur cet espace.
Partie I : Loi exponentielle
Dans toute cette partie,
λ désigne un réel strictement positif.
- Donner une densité, la fonction de répartition, l'espérance et la variance d'une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètre
λ . - Justifier que les intégrales suivantes convergent et donner leurs valeurs :
- a. Soit
U une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur[0; 1[ . Quelle est la loi de la variable aléatoireV = − 1/λln(1 − U) ?
b. Écrire une fonction en Scilab qui, étant donné un réelλ strictement positif, simule la loi exponentielle de paramètreλ .
On considère une suite
(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) de variables aléatoires indépendantes suivant toutes la loi exponentielle de paramètre 1.
Pour tout
n de
ℕ^∗ , on définit la variable aléatoire
T_n = max(X_1, …, X_n) qui, à tout
ω de
Ω , associe le plus grand des réels
X_1(ω), …, X_n(ω) et on note
f_n la fonction définie sur
ℝ par :
Partie II : Loi de la variable aléatoire
T_n
- a. Calculer, pour tout
n deℕ^∗ et pour toutx deℝ^(+ ∗) , la probabilitéP(T_n ⩽ x) .
b. En déduire que, pour toutn deℕ^∗, T_n est une variable aléatoire à densité, admettant pour densité la fonctionf_n . - a. Montrer que, pour tout
n deℕ^∗ , la variable aléatoireT_n admet une espérance.
b. Déterminer l'espéranceE(T_1) deT_1 et l'espéranceE(T_2) deT_2 . - a. Vérifier :
∀n ∈ ℕ^∗, ∀x ∈ ℝ^+, f_(n + 1)(x) − f_n(x) = − 1/(n + 1)f_(n + 1)^′(x) .
b. Montrer ensuite, à l'aide d'une intégration par parties :
c. En déduire, pour tout
n de
ℕ^∗ , une relation entre
E(T_(n + 1)) et
E(T_n) , puis une expression de
E(T_n) sous forme d'une somme.
Partie III : Loi du premier dépassement
Dans toute cette partie, a désigne un réel strictement positif.
On définit la variable aléatoireN égale au plus petit entier
n de
ℕ^∗ tel que
X_n > a si un tel entier existe, et égale à 0 sinon.
7. Justifier l'égalité d'événements :(N = 0) = ⋂_(k = 1)^(+ ∞)(X_k ⩽ a) . En déduire la probabilité
P(N = 0) .
8. Montrer :∀n ∈ ℕ^∗, P(N = n) = (1 − e^(− a))^(n − 1)e^(− a) .
9. Déterminer l'espéranceE(N) et la variance
V(N) de
N .
On définit la variable aléatoire
7. Justifier l'égalité d'événements :
8. Montrer :
9. Déterminer l'espérance
On s'intéresse maintenant à la variable aléatoire
Z , définie pour tout
ω de
Ω par :
- Justifier :
P(Z ⩽ a) = 0 . - Soit
x ∈ ]a; + ∞[ .
a. Soitn ∈ ℕ^∗ . Justifier l'égalité d'événements :
En déduire la probabilité
P((N = n) ∩ (Z ⩽ x)) .
b. Montrer alors :P(Z ⩽ x) = 1 − e^(a − x) .
12. a. Montrer que la variable aléatoireZ − a suit une loi exponentielle dont on précisera le paramètre.
b. En déduire l'existence et la valeur deE(Z) , ainsi que l'existence et la valeur de
V(Z) .
b. Montrer alors :
12. a. Montrer que la variable aléatoire
b. En déduire l'existence et la valeur de
EXERCICE 2
Dans cet exercice, on pourra utiliser l'encadrement suivant :
2 < e < 3 .
Partie I : Étude d'une fonction
On considère l'application
φ : ℝ ⟶ ℝ, x ⟼ φ(x) = x^2 e^x − 1 .
- Dresser le tableau de variations de
φ , en précisant la limite deφ en− ∞ , sa valeur en 0 et sa limite en+ ∞ . - Établir que l'équation
e^x = 1/(x^2) , d'inconnuex ∈ ]0; + ∞[ , admet une solution et une seule, notéeα , et queα appartient à l'intervalle]1/2; 1[ .
On considère l'application
f : ℝ ⟶ ℝ, x ⟼ f(x) = x^3 e^x , et la suite réelle
(u_n)_(n ∈ ℕ) définie par :
u_0 = 1 et
∀n ∈ ℕ, u_(n + 1) = f(u_n) .
Partie II : Étude d'une suite
- Montrer :
∀n ∈ ℕ, u_n ⩾ 1 . - Établir que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) est croissante. - Quelle est la limite de
u_n lorsque l'entiern tend vers l'infini?
Partie III : Étude d'une série
- Montrer que la série
∑_(n ⩾ 1)1/(f(n)) converge. On noteS = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(f(n)) . - Montrer :
∀n ∈ ℕ^∗, |S − ∑_(k = 1)^n 1/(f(k))| ⩽ 1/((e − 1)e^n) . - En déduire une fonction en Scilab qui calcule une valeur approchée de
S à10^(− 4) près.
Partie IV : Étude d'une fonction de deux variables
On considère l'ouvert
U = ]0; + ∞[ × ℝ de
ℝ^2 et l'application de classe
C^2 suivante :
- Représenter graphiquement l'ensemble
U . - Calculer, pour tout
(x, y) deU , les dérivées partielles premières deg en(x, y) . - Montrer que
g admet deux points critiques et deux seulement, et que ceux-ci sont(α, 0) et(α, − 2) , oùα est le réel défini à la question 2 . - Est-ce que
g admet un extremum local en(α, 0) ? - Est-ce que
g admet un extremum local en(α, − 2) ? - Est-ce que
g admet un extremum global surU ?
EXERCICE 3
Soit
E un espace vectoriel de dimension 3 . On note
0_E le vecteur nul de
E .
On notei l'application identité de
E , et
θ l'application constante nulle de
E dans
E :
On note
On considère un endomorphisme
f de
E tel que :
où
f^2 désigne
f ∘ f .
- a. Montrer que
f n'est pas bijectif.
b. En déduire que 0 est valeur propre def , puis montrer qu'il existeu appartenant àE tel que :
Soit
v_1 appartenant à
E tel que:
v_1 ≠ 0_E et
f(v_1) = 0_E .
2. Montrer :Sp(f) = {0} .
3. Est-ce quef est diagonalisable ?
4. Montrer quef^2 + i n'est pas bijectif, puis en déduire qu'il existe
v appartenant à
E tel que :
2. Montrer :
3. Est-ce que
4. Montrer que
Soit
v_2 appartenant à
E tel que:
v_2 ≠ 0_E et
f^2(v_2) = − v_2 . On note :
v_3 = f(v_2) .
5. Montrer :f(v_3) = − v_2 .
6. a. Montrer que la familleB = (v_1, v_2, v_3) est une base de
E .
b. Déterminer la matriceC de
f dans la base
B .
5. Montrer :
6. a. Montrer que la famille
b. Déterminer la matrice
On considère les matrices suivantes :
A = (1, 0, 0; 0, 0, 0; 0, 0, 0) et
B = (0, 0, 0; 0, 1, 0; 0, 0, 1) , et le sous-espace vectoriel
F de
M_3(ℝ) engendré par (
A, B, C ), c'est-à-dire :
- Déterminer la dimension de
F . - Montrer :
{M ∈ M_3(ℝ); CM = MC} = F . - a. Pour tout
(a, b, c) ∈ ℝ^3 , calculer la matrice(aA + bB + cC)^2 .
b. En déduire une matriceM deM_3(ℝ) telle que :M^2 = (4, 0, 0; 0, 5, − 12; 0, 12, 5) . - On note
g = f^2 − i .
Montrer que
g est bijectif et exprimer
g^(− 1) à l'aide de
f et
i .
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