BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2020, épreuve 2Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2020
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2020.
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Conception : ESSEC BS
MATHÉMATIQUES II
Jeudi 30 avril 2020, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Lorsque l'on effectue des sondages, de nombreux biais statistiques peuvent apparaître : on peut par exemple avoir considéré un échantillon non-représentatif de la population, il peut y avoir un biais dans les réponses des personnes sondées... On va s'intéresser dans ce problème à ce que l'on appelle le biais par la taille : il provient du fait que si l'on choisit une personne au hasard dans la population, celle-ci a plus de chances de faire partie d'une catégorie nombreuse de la population.
Le biais par la taille est la source de nombreux "paradoxes" probabilistes, comme le fait que les gagnants du loto vivent en moyenne plus longtemps (parce que les gagnants sont ceux qui ont pu jouer au loto plus longtemps) ou le fait que vos amis ont en moyenne plus d'amis que vous (car les gens qui ont un très grand nombre d'amis font sûrement partie de vos amis). On verra ici comment formaliser le biais par la taille, et l'utiliser dans différents contextes.
Le biais par la taille est la source de nombreux "paradoxes" probabilistes, comme le fait que les gagnants du loto vivent en moyenne plus longtemps (parce que les gagnants sont ceux qui ont pu jouer au loto plus longtemps) ou le fait que vos amis ont en moyenne plus d'amis que vous (car les gens qui ont un très grand nombre d'amis font sûrement partie de vos amis). On verra ici comment formaliser le biais par la taille, et l'utiliser dans différents contextes.
Toutes les variables aléatoires intervenant dans le problème sont définies sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ). Pour toute variable aléatoire
X , on notera
E(X) son espérance (resp.
Var(X) sa variance) lorsqu'elles existent.
Première partie : Biais par la taille, exemples discrets
- On suppose que le nombre d'enfants dans une famille française est une variable aléatoire
X . Pour connaître la loi deX , une idée serait d'interroger les élèves d'une école pour connaître le nombre d'enfants dans leur famille.
On va voir que cette approche introduit un biais, en considérant une situation particulière. Supposons queX suive la loi binomiale de paramètresn = 10 etp = 1/5 . On notep_k = P(X = k) pourk ∈ {0, 1, …, 10} .
(a)
i) Rappeler l'expression dep_k pourk ∈ {0, 1, …, 10} .
ii) Que vautE(X) ?
iii) DonnerVar(X) , et en déduireE(X^2) .
(b) SoitM_k le nombre de familles àk enfants,M = ∑_(k = 0)^(10)M_k le nombre total de familles (doncp_k = M_k/M ). SoitN_k le nombre total d'enfants (c'est-à-dire dans toute la population) qui font partie d'une famille àk enfants, etN = ∑_(k = 0)^(10)N_k le nombre total d'enfants de la population.
i) Montrer queN_k = kp_k M .
ii) Montrer queN/M = 2 .
iii) Montrer que la proportion des enfants provenant d'une famille àk enfants estp_k^∗ = kp_k/2 .
(c) On choisit une personne au hasard dans la rue, à qui l'on demande combien d'enfants ses parents ont eu (lui ou elle inclus). On noteY ce nombre d'enfants.
i) Pour tout entierk élément de{1, 2, …, 10} , montrer queP(Y = k) = kp_k/2 .
ii) Montrer queE(Y) = E(X^2)/E(X) .
iii) En déduireE(Y) et le comparer àE(X) . - Soit
X une variable aléatoire à valeurs dansℕ , non identiquement nulle et admettant une espérance. Pour tout entieri > 0 , on poseq_i = i/(E(X))P(X = i) .
(a) Calculer∑_(i = 1)^∞q_i .
La suite
(q_i)_(i > 0) définie ci-dessus définit donc bien une loi de probabilité. On considère la variable aléatoire
X^∗ dont la loi est donnée par les
q_i , c'est-à-dire, pour tout
i entier naturel non nul
On dit que
X^∗ suit la loi de
X biaisée par la taille.
(b) On suppose queX admet un moment d'ordre 2 . Montrer que
E(X^∗) = E(X^2)/E(X) .
(c) En déduire que siE(X^2) existe, on a
Var(X) = E(X)(E(X^∗) − E(X)) .
(d) Conclure queE(X^∗) ≥ E(X) .
3)
(a) Soitλ un réel strictement positif. On suppose que
X est une variable aléatoire qui suit la loi de Poisson de paramètre
λ . Soit
X^∗ une variable aléatoire suivant la loi de
X biaisée par la taille.
i) Donner la loi deX^∗ .
ii) Vérifier queX^∗ suit la même loi que
X + 1 .
(b) Réciproquement, on suppose queX est une variable aléatoire à valeurs dans
ℕ admettant une espérance non nulle, telle que
X^∗ et
X + 1 suivent la même loi.
i) Montrer que pour toutk ≥ 1, P(X = k) = (E(X))/kP(X = k − 1) .
ii) Montrer que pour toutk entier naturel,
P(X = k) = (E(X)^k)/(k!)P(X = 0) .
iii) En déduire la loi deX .
4) Le paradoxe du temps d'attente du bus. Soitn ≥ 1 un entier naturel, et soit
X une variable aléatoire à valeurs dans
{1, …, n} telle que pour tout
1 ≤ k ≤ n, P(X = k) > 0 . On suppose qu'à un arrêt de bus donné, les intervalles de temps entre deux bus consécutifs, exprimés en minutes, sont des variables aléatoires
indépendantes, de même loi queX . Une personne arrive à cet arrêt à un instant aléatoire, et se demande combien de temps elle va attendre.
(a) Une première idée est que la personne arrive à un instant uniforme entre deux arrivées de bus, séparées par un intervalle deX minutes. On note
T la variable aléatoire qui représente le temps d'attente (à valeurs dans
{1, …, n} ) et on suppose donc que pour tout entier
k élément de
{1, …, n}, P_([X = k])(T = j) = 1/k si
j ∈ {1, …, k} et
P_([X = k])(T = j) = 0 si
j > k .
i) Montrer que pour tout entierk ∈ {1, …, n} on a
∑_(j = 1)^n jP_([X = k])(T = j) = (k + 1)/2 .
ii) En déduire que∑_(k = 1)^n∑_(j = 1)^n jP(X = k)P_([X = k])(T = j) = (E(X + 1))/2 .
iii) Montrer queE(T) = ∑_(j = 1)^n∑_(k = 1)^n jP(X = k)P_([X = k])(T = j) .
iv) Montrer queE(T) = (E(X + 1))/2 .
(b) En réalité, en arrivant à l'arrêt de bus, on "tombe" dans un intervalle entre deux bus de manière proportionnelle à sa taille (plus l'intervalle est long, plus on a de chances de "tomber" dedans) : l'intervalle de temps estX^∗ , suivant la loi de
X biaisée par la taille. Le temps d'attente
T^∗ vérifie donc en fait, pour tout
k ∈ {1, …, n}, P_([X^∗ = k])(T^∗ = j) = 1/k si
j ∈ {1, …, k} et
P_([X^∗ = k])(T^∗ = j) = 0 si
j > k .
i) Montrer que pour tout entierk ∈ {1, …, n} on a
∑_(j = 1)^n jP_([X^∗ = k])(T^∗ = j) = (k + 1)/2 .
ii) Montrer queE(T^∗) = ∑_(j = 1)^n∑_(k = 1)^n jP(X^∗ = k)P_([X^∗ = k])(T^∗ = j) .
iii) Montrer queE(T^∗) = (E(X^∗ + 1))/2 .
iv) En déduire qu'on aE(T^∗) ≥ E(T) .
(b) On suppose que
(c) En déduire que si
(d) Conclure que
3)
(a) Soit
i) Donner la loi de
ii) Vérifier que
(b) Réciproquement, on suppose que
i) Montrer que pour tout
ii) Montrer que pour tout
iii) En déduire la loi de
4) Le paradoxe du temps d'attente du bus. Soit
indépendantes, de même loi que
(a) Une première idée est que la personne arrive à un instant uniforme entre deux arrivées de bus, séparées par un intervalle de
i) Montrer que pour tout entier
ii) En déduire que
iii) Montrer que
iv) Montrer que
(b) En réalité, en arrivant à l'arrêt de bus, on "tombe" dans un intervalle entre deux bus de manière proportionnelle à sa taille (plus l'intervalle est long, plus on a de chances de "tomber" dedans) : l'intervalle de temps est
i) Montrer que pour tout entier
ii) Montrer que
iii) Montrer que
iv) En déduire qu'on a
Deuxième partie : Biais par la taille, propriétés
Dans cette partie, on démontre de nombreuses propriétés des variables aléatoires biaisées par la taille.
5) Biais par la taille : le cas de variables à densité. SoitX une variable aléatoire positive de densité
f et admettant une espérance
E(X) strictement positive (donc
f(x) = 0 pour tout
x strictement négatif).
On définit la fonctiong par
g(x) = x/(E(X))f(x) pour tout
x réel.
(a) Montrer queg définit une densité d'une variable aléatoire positive.
5) Biais par la taille : le cas de variables à densité. Soit
On définit la fonction
(a) Montrer que
Soit une variable aléatoire
X^∗ dont la densité est
g . On dit que
X^∗ suit la loi de
X biaisée par la taille.
(b) Soita un réel strictement positif.
i) Montrer que la variable aléatoireaX possède pour densité
x ↦ 1/af(x/a) .
ii) En déduire que(aX)^∗ et
a × X^∗ possèdent la même loi.
(c) Une propriété importante. Soith : [0, ∞[ → ℝ une fonction bornée et continue sauf éventuellement en un nombre fini de points. Montrer que
E(Xh(X)) est bien défini et que
(b) Soit
i) Montrer que la variable aléatoire
ii) En déduire que
(c) Une propriété importante. Soit
On pose alors la définition suivante (que la variable
X soit à densité ou non) : si
X est une variable aléatoire réelle positive d'espérance
E(X) strictement positive, on dit que la variable aléatoire positive
Y suit la loi de
X biaisée par la taille si on a
pour toute fonction
h : [0, ∞[ → ℝ bornée et continue sauf éventuellement en un nombre fini de points.
6) Dans cette question, on se fixef : ℝ → ℝ et
g : ℝ → ℝ deux fonctions croissantes. Soit
X une variable aléatoire telle que les espérances
E(f(X)), E(g(X)) et
E(f(X)g(X)) sont bien définies.
(a) Montrer que quels que soient les réelsx_1 et
x_2 , on a
(f(x_1) − f(x_2))(g(x_1) − g(x_2)) ≥ 0 .
(b) SoientX_1, X_2 deux variables aléatoires indépendantes, de même loi que
X . Montrer que
6) Dans cette question, on se fixe
(a) Montrer que quels que soient les réels
(b) Soient
(c) En déduire que
E[f(X)g(X)] ≥ E(f(X))E(g(X)) .
7) Dans cette question, on suppose queX est une variable aléatoire positive d'espérance strictement positive, et telle que
E(X^(m + 1)) existe pour un entier
m ≥ 1 donné.
(a) Soitp un entier naturel tel que
1 ≤ p ≤ m .
i) Montrer que pour tout réelx ≥ 0 , on a
0 ≤ x^p ≤ 1 + x^(m + 1) .
ii) Montrer queE(X^p) existe.
(b) Montrer queE(X^(m + 1)) ≥ E(X)E(X^m) .
(c) En déduire queE((X^∗)^m) ≥ E(X^m) .
8) PourA un événement, on note
𝕀_A la variable aléatoire définie par
𝕀_A(ω) = 1 si
ω ∈ A et
𝕀_A(ω) = 0 sinon. Pour tout
t réel, on définit la fonction
g_t(x) = 𝕀_(]t, + ∞)[x)
(a) Montrer que la fonctionx ↦ g_t(x) est croissante sur
ℝ .
(b) SoitX une variable aléatoire positive, admettant une espérance. Montrer que pour tout
t réel,
E(Xg_t(X)) est bien défini et que
E(Xg_t(X)) ≥ E(X)P(X > t) .
(c) Montrer que pour toutt réel,
P(X^∗ > t) ≥ P(X > t) .
7) Dans cette question, on suppose que
(a) Soit
i) Montrer que pour tout réel
ii) Montrer que
(b) Montrer que
(c) En déduire que
8) Pour
(a) Montrer que la fonction
(b) Soit
(c) Montrer que pour tout
On dit que
X^∗ domine stochastiquement
X .
9) SoitX_1, …, X_n des variables aléatoires positives, indépendantes, non nécessairement de même loi. On suppose qu'elles admettent toutes une espérance strictement positive, et on note
μ_i = E(X_i) . De plus, on pose
μ = ∑_(i = 1)^n μ_i , et
S_n = ∑_(i = 1)^n X_i .
(a) DonnerE(S_n) .
(b) SoitJ une variable aléatoire à valeur dans
{1, …, n} , de loi
P(J = k) = μ_k/μ . Quelle est la loi de
J si les variables aléatoires
X_i sont de même loi?
On considèreX_1^∗, …, X_n^∗ des variables aléatoires indépendantes, indépendantes de
X_1, …, X_n , telles que, pour tout entier
i tel que
1 ≤ i ≤ n, X_i^∗ suive la loi de
X_i biaisée par la taille.
Soit aussiJ une variable aléatoire de loi
P(J = k) = μ_k/μ , indépendante de
X_1, X_1^∗, …, X_n, X_n^∗ . On considère la variable aléatoire
X_J = ∑_(j = 1)^n X_j 𝕀_([J = j]) et on définit
T_n = S_n − X_J + X_J^∗ . Autrement dit, on choisit un indice aléatoire
J et, dans la somme
∑_(i = 1)^n X_i , on remplace
X_J par
X_J^∗ .
(c) Soith : [0, ∞[ → ℝ une fonction bornée et continue sauf éventuellement en un nombre fini de points.
i) Montrer queh(T_n) = ∑_(i = 1)^n h(T_n)𝕀_([J = i]) = ∑_(i = 1)^n h(S_n − X_i − X_i^∗)𝕀_([J = i]) .
ii) En déduire queE(h(T_n)) = ∑_(i = 1)^n P(J = i)E(h(S_n − X_i + X_i^∗)) .
(d) Pouri ∈ {1, …, n} , montrer que pour tout réel
s, E(h(s + X_i^∗)) = 1/(μ_i)E(X_i h(s + X_i)) .
9) Soit
(a) Donner
(b) Soit
On considère
Soit aussi
(c) Soit
i) Montrer que
ii) En déduire que
(d) Pour
On admettra qu'on en déduit l'égalité
E(h(S_n − X_i + X_i^∗)) = 1/(μ_i)E(X_i h(S_n)) .
(e) En déduire queE(h(T_n)) = E(S_n h(S_n))/E(S_n) .
(f) Conclure queT_n suit la loi de
S_n biaisée par la taille.
(e) En déduire que
(f) Conclure que
Troisième partie : Applications en Statistique
On s'intéresse maintenant au cas où le biais par la taille peut être utilisé en statistique, pour construire des estimateurs non biaisés. Une compagnie d'électricité possède
n clients où
n est un entier naturel non nul donné. Lors de l'année écoulée, le
i^e client a payé
x_i euros (
x_i > 0 ), mais a en réalité consommé une quantité d'électricité correspondant à
y_i euros (
y_i > 0 ). La compagnie sait combien ses clients ont payé, et elle souhaite estimer le rapport
pour déterminer à quel point elle a mal facturé ses clients.
10) Soitm un entier fixé tel que
1 ≤ m ≤ n . On note
P_m l'ensemble des parties
A ⊂ {1, …, n} de cardinal
m . On considère une variable aléatoire
R , à valeurs dans
P_m et de loi uniforme, c'est-à-dire telle que pour toute partie
A ∈ P_m, P(R = A) = 1/((n/m)) .
On souhaite écrire un programme pour choisir l'ensembleR au hasard.
(a) On considère la procédure suivante : on prend un premier éléments_1 uniformément dans
{1, …, n} , puis un deuxième élément
s_2 uniformément dans
{1, …, n}∖{s_1} , etc... puis un
m -ème élément
s_m uniformément dans
{1, …, n}∖{s_1, …, s_(m − 1)} . On note
S = (s_1, …, s_m) , qui est un
m -uplet aléatoire.
i) Montrer que pour toutm -uplet (
a_1, …, a_m ) d'entiers distincts de
{1, …, n} , on a
10) Soit
On souhaite écrire un programme pour choisir l'ensemble
(a) On considère la procédure suivante : on prend un premier élément
i) Montrer que pour tout
ii) On note
R = {s_1, …s_m} l'ensemble des entiers tirés lors de la procédure décrite plus haut (l'ordre dans lequel ils ont été tirés n'importe plus). Montrer que pour tout ensemble
A = {a_1, …, a_m} ⊂ {1, …, n} de cardinal
m , on a
P(R = A) = (m!(n − m)!)/(n!) . En déduire que l'ensemble
R a été choisi uniformément dans
P_m .
(b) Pour un réelx , on note
⌊x⌋ sa partie entière, c'est-à-dire le plus grand entier naturel inférieur ou égal à
x . Montrer que si
U suit la loi uniforme sur
[0, 1[ , alors
X = 1 + ⌊nU⌋ suit la loi uniforme sur
{1, …, n} .
(c) On rappelle que la fonction rand () renvoie un nombre aléatoire de loi uniforme sur[0, 1[ , et que floor ( x ) renvoie la partie entière de x . Écrire une fonction Uniforme en Scilab qui prend en argument un entier
n , et renvoie un nombre (aléatoire), uniforme sur
{1, …, n} .
(b) Pour un réel
(c) On rappelle que la fonction rand () renvoie un nombre aléatoire de loi uniforme sur
function x= Uniforme(n)
...
endfunction
(d) Écrire une fonction Selection, qui prend en argument un vecteur V et renvoie un élément x de V pris de manière aléatoire parmi tous les éléments de
V , ainsi que le vecteur
W , égal au vecteur
V auquel on a enlevé l'élément x . L'instruction length ( V ) renvoie le nombre d'éléments du vecteur V .
function [x,W] = Selection(V)
n=length(V)
...
endfunction
(e) Compléter le programme suivant, qui prend en argument deux entiers
n et
m avec
m ≤ n , et renvoie un vecteur R de
m entiers distincts, pris uniformément dans
{1, …, n} :
function R = Choix(m,n)
V=1:n
R=[]
for i=1:m
...
end
endfunction
- Pour une partie
A ∈ P_m , on définitx¯_A = 1/m∑_(i ∈ A)x_i, y¯_A = 1/m∑_(i ∈ A)y_i , et aussix¯ = 1/n∑_(i = 1)^n x_i, y¯ = 1/n∑_(i = 1)^n y_i . La compagnie décide d'utiliserθ_R = y¯_R/x¯_R comme estimateur deθ .
(a) On définit deux variables aléatoiresX = x¯_R = 1/m∑_(i ∈ R)x_i etY = y¯_R = 1/m∑_(i ∈ R)y_i , qui correspondent aux montants moyens payés et consommés par lesm clients du groupe tiré au hasard.
i) Montrer queE(X) = (n/m)^(− 1)∑_(A ∈ P_m)x¯_A .
ii) Soit1 ≤ i ≤ n un entier naturel. Calculer le nombre de partiesA ∈ P_m telles quei ∈ A .
iii) En déduire que
iv) Conclure que
E(X) = x¯ . On admettra que de même on a
E(Y) = y¯ .
v) Exprimerθ en fonction de
E(X) et
E(Y) .
(b) Montrer queE(θ_R) = E(Y/X) .
(c) On donne l'inégalité de Cauchy-Schwarz : siW et
Z sont deux variables aléatoires strictement positives, admettant un moment d'ordre deux,
E(WZ) ≤ E(W^2)^(1/2)E(Z^2)^(1/2) , avec égalité si et seulement s'il existe un
α > 0 tel que
W = αZ .
i) Montrer queE(1/X) ≥ 1/E(X) .
ii) Montrer qu'il y a égalité si et seulement siX est une variable aléatoire constante, c'est-à-dire
X = E(X) = x¯ .
iii) Conclure queE(1/X) = 1/E(X) si et seulement si
x_i = x¯ pour tout
i .
(d) Si on suppose queX et
Y sont indépendantes, montrer que
E(θ_R) ≥ θ , avec égalité si et seulement si
x_i = x¯ pour tout
i .
Ainsi,E(θ_R) n'est pas forcément égal à
θ : on dit alors que
θ_R est un estimateur biaisé de
θ .
12) Ce problème peut être résolu en choisissant lesm clients non de manière uniforme comme dans la question 10, mais de manière biaisée par la taille. Par analogie avec la construction de
T_n dans la question 9, on commence par choisir une variable aléatoire
J à valeurs dans
{1, 2, …, n} , dont la loi est donnée par
P(J = i) = x_i/∑_(r = 1)^n x_r . Ensuite, étant donné
J , on choisit un groupe
V de
m − 1 clients parmi les
n − 1 clients différents de
J , de manière uniforme. Autrement dit, pour toute partie
A ∈ P_m , et tout
i ∈ A , on a
v) Exprimer
(b) Montrer que
(c) On donne l'inégalité de Cauchy-Schwarz : si
i) Montrer que
ii) Montrer qu'il y a égalité si et seulement si
iii) Conclure que
(d) Si on suppose que
Ainsi,
12) Ce problème peut être résolu en choisissant les
Le groupe de clients examiné est alors
R = V ∪ {J} .
(a) On commence par déterminerP(R = A) , pour
A ∈ P_m donné.
i) Montrer que
(a) On commence par déterminer
i) Montrer que
ii) En déduire que
- Une fois choisi le groupe de clients
R (par la procédure de la question 12), on définitθ^_R = y¯_R/x¯_R .
(a) Montrer que
(b) Conclure que
E(θ^_R) = θ . On a donc construit un estimateur non biaisé de
θ .
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