WikiPrépaLivrets

BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECG 2025, épreuve 2Sujet, corrigé et rapport du jury

Épreuve de maths approfondies - ECG 2025

Téléchargements

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,63 / 20 · écart-type 5,93 · 2 814 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
10,63/ 20
Écart-type
5,93
Présents
2 814
Durée
4 h
moyenne 10,6305101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Description

Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filière ECG, session 2025.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Conception : ESCP BS - HEC Paris
MATHÉMATIQUES 2 APPROFONDIES
FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE
VOIE GÉNÉRALE

Vendredi 25 avril 2025, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
  • Notations et rappels -
  • -Toutes les variables aléatoires sont définies sur le même espace probabilisé (Ω, A, ℙ).
  • -Si Z est une variable aléatoire réelle, on note 𝔼(Z) son espérance et 𝕍(Z) sa variance, si elles existent.
  • -On note φ et Φ les fonctions définies pour tout x ∈ ℝ par :
φ(x) = 1/(√(2π))exp(− (x^2)/2), Φ(x) = ∫_(− ∞)^x φ(t)dt.
  • -On rappelle que la fonction Gamma est définie pour tout réel x > 0 par :
    Γ(x) = ∫_0^(+ ∞)t^(x − 1)e^(− t) dt
    et vérifie, pour tout réel x > 0, Γ(x + 1) = xΓ(x).
  • -
    Pour les programmes Python, on dispose d'un petit formulaire à la fin du sujet. On importe aussi les bibliothèques suivantes :
    import numpy as np
    import matplotlib.pyplot as plt
    import numpy.random as rd
    
  • -Le mot FIN marque la fin de l'énoncé.

Première partie

Soit (X_i)_(i ∈ ℕ^∗) une famille de variables aléatoires mutuellement indépendantes, chacune de loi normale N(0, 1). On suppose que X_i(ω) ≠ 0 pour tout i ∈ ℕ^∗ et tout ω ∈ Ω. On définit, pour tout entier n ∈ ℕ^∗, S_n = ∑_(i = 1)^n X_i^2.
La loi de S_n est appelée loi du khi-deux à n degrés de liberté, et on notera S_n↪χ^2(n). On pose aussi, pour tout entier n ∈ ℕ^∗, W_n = 1/2S_n.
  • 1.(a) Montrer que pour tout n ∈ ℕ^∗, S_n admet une espérance et calculer 𝔼(S_n). On admet que 𝔼(S_n^2) existe pour tout n ∈ ℕ^∗.
    • (b)Écrire une fonction Python simul (n) qui renvoie une réalisation de S_n lorsqu'on lui fournit un entier naturel non nul n en entrée.
    • (c)
      On exécute ensuite le programme suivant :
      def f(n, N):
          t = 0
          for k in range(N):
              t = t + simul(n)**2
          return t/N - n**2
      A = np.arange(1,10)
      B = np.zeros(9)
      for n in A:
          B[n-1] = f(n, 50000)
      plt.plot(A, B, "*k")
      plt.grid()
      plt.show()
      
      On obtient la figure ci-contre.
      Que peut-on conjecturer sur la variable aléatoire S_n ?
      Expliquer ce qui motive votre conjecture.
  • 2.(a) Montrer que W_1 est une variable aléatoire à densité et déterminer une densité de W_1.
    • (b)En déduire la valeur de Γ(1/2).
    • (c)En déduire que pour tout n ∈ ℕ^∗, W_n suit la loi gamma γ(n/2).
    • (d)Retrouver alors la valeur de 𝔼(S_n) et déterminer la valeur de 𝕍(S_n).
  • 3.(a) Montrer que, pour tout entier n, n ≥ 3, 1/(W_n) admet une espérance et que
    𝔼(1/(W_n)) = (Γ(n/2 − 1))/(Γ(n/2)).
    En déduire que 𝔼(1/(S_n)) = 1/(n − 2).
    • (b)Déduire de la question précédente que, pour tout entier n, n ≥ 3, 1/(√(S_n)) admet une espérance.
Soit Y une variable aléatoire indépendante des (X_k)_(k ⩾ 1) et de loi N(0, 1). Pour tout n ⩾ 1, on pose :
T_n = Y/(√(S_n/n)).
La loi de T_n est appelée loi de Student de paramètre n et on note T_n↪T(n).
On admet que T_n est une variable aléatoire à densité possédant une densité strictement positive et continue sur ℝ.
  • 4.Soit α ∈ ]0, 1[. Montrer l'existence et l'unicité d'un réel t_(n, α) tel que ℙ(|T_n| ≤ t_(n, α)) = 1 − α.
  • 5.(a) Montrer que, pour tout n entier, n ⩾ 3, 𝔼(T_n) existe et vaut 0 .
    • (b)Montrer que, pour tout n entier, n ⩾ 3, 𝕍(T_n) existe et vaut n/(n − 2).
    • (c)En déduire que, pour tout n entier, n ⩾ 3, 𝔼((T_n − Y)^2) = (2n − 2)/(n − 2) − √(2n)𝔼(1/(√(W_n))).
  • 6.Pour tout n entier, n ⩾ 2, on pose : u_n = 𝔼(1/(√(W_n))).
    • (a)Montrer que la suite (u_n)_(n ⩾ 2) est décroissante et déterminer la valeur de u_2.
    • (b)Montrer que, pour tout entier n, n ⩾ 2, on a u_(n + 1) ⋅ u_n = 2/(n − 1).
    • (c)Écrire une fonction Python d'entête suite_u(n) qui renvoie sous la forme d'un tableau numpy les n - 1 valeurs u_2, u_3, …, u_n.
    • (d)
      On exécute ensuite le programme suivant :
      U = suite_u(80)
      V = np.arange(2,81)
      plt.plot(V,V*U**2,".k")
      plt.grid()
      plt.show()
      
      On obtient la figure suivante :

Que peut-on conjecturer concernant la suite (u_n)_(n ⩾ 2) ?
  • (e)Montrer que u_n ∼ _(n → + ∞)√(2/n).
  1. Montrer que la suite (T_n)_(n ⩾ 2) converge en probabilité vers Y.

Deuxième partie

Dans cette partie, on démontre le résultat suivant :
Théorème : Soient X, Y deux variables aléatoires indépendantes, chacune de loi normale N(0, 1). Les variables aléatoires (X + Y)/(√2) et (X − Y)/(√2) sont alors indépendantes et de loi normale N(0, 1).
Pour la preuve, on fera appel au résultat suivant qu'on utilisera sans preuve :
Théorème : Soient X, Y deux variables aléatoires indépendantes, de densités respectives f et g. Soit A ⊂ ℝ^2 une partie fermée. Alors :
ℙ((X, Y) ∈ A) = ∫_(− ∞)^(+ ∞)(∫_(− ∞)^(+ ∞)𝟙_A(x, y)f(x)dx)g(y)dy
où 𝟙_A(x, y) vaut 1 si (x, y) ∈ A et vaut 0 sinon.
Soient a, b ∈ ℝ fixés jusqu'à la fin de cette partie. On considère la partie A ⊂ ℝ^2 définie par :
A = {(x, y) ∈ ℝ^2|x + y ≤ a et x − y ≤ b}.
On pose également c = (a + b)/2, d = (a − b)/2.
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes, chacune de loi normale N(0, 1).
On pose W = (X + Y)/(√2) et Z = (X − Y)/(√2)
  • 8.Dessiner la partie A dans le cas où a = 2, b = − 1.
  • 9.Soit y un réel tel que y ≥ d.
    • (a)Montrer que (x, y) ∈ A si et seulement si x ∈ ] − ∞, a − y ].
    • (b)En déduire que
      ∫_(− ∞)^(+ ∞)𝟙_A(x, y)φ(x)dx = Φ(a − y)
  • 10.Montrer de la même façon que pour tout y ≤ d on a
    ∫_(− ∞)^(+ ∞)𝟙_A(x, y)φ(x)dx = Φ(b + y)
  • 11.(a) Montrer que A est une partie fermée de ℝ^2.
    (b) Montrer que
    ℙ((X, Y) ∈ A) = ∫_0^(+ ∞)(φ(d + z) + φ(d − z))Φ(c − z)dz
  • 12.Montrer que :
    ℙ((X, Y) ∈ A) = ∫_0^(+ ∞)(∫_(− ∞)^c(φ(d + z) + φ(d − z))φ(t − z)dt)dz
    On admet pour la suite que l'on peut changer l'ordre d'intégration dans la formule précédente, c'est-à-dire que l'on a :
    ℙ((X, Y) ∈ A) = ∫_(− ∞)^c(∫_0^(+ ∞)(φ(d + z) + φ(d − z))φ(t − z)dz)dt
  • 13.Montrer que pour tous u, v réels on a : φ(u)φ(v) = φ((u + v)/(√2))φ((u − v)/(√2)).
  • 14.Montrer que :
    ℙ((X, Y) ∈ A) = 1/(√2)∫_(− ∞)^c(φ((t + d)/(√2))Φ((t − d)/(√2)) + φ((t − d)/(√2))Φ((t + d)/(√2)))dt.
  • 15.Montrer que :
    ℙ((X, Y) ∈ A) = Φ((c + d)/(√2))Φ((c − d)/(√2)).
  • 16.Conclure quant à l'objectif de cette partie.
Soit n ∈ ℕ tel que n ≥ 2. On munit l'espace vectoriel ℝ^n du produit scalaire euclidien standard que l'on notera ⟨ ⋅, ⋅ ⟩. On considère une base orthonormée (a_1, …, a_n) de ℝ^n telle que a_1 = 1/(√n)(1, …, 1).
  • 17.Soit x = (x_1, …, x_n) ∈ ℝ^n. On pose x¯ = (x_1 + ⋯ + x_n)/n.
    • (a)Montrer que : ∑_(k = 2)^n⟨x, a_k⟩a_k = (x_1 − x¯, …, x_n − x¯).
    • (b)En déduire que : ∑_(k = 2)^n⟨x, a_k⟩^2 = ∑_(i = 1)^n(x_i − x¯)^2.
Soient X_1, …, X_n des variables aléatoires mutuellement indépendantes, chacune de loi normale N(0, 1). On pose X = (X_1, ⋯, X_n). Pour k ∈ [ [1, n] ], on note ⟨X, a_k⟩ la variable aléatoire Y_k définie pour tout ω ∈ Ω par Y_k(ω) = ⟨X(ω), a_k⟩. Quitte à modifier les Y_k sur un ensemble de probabilité nulle, on peut supposer que Y_k(ω) ≠ 0 pour tout ω ∈ Ω et tout k ∈ [ [1, n] ].
Dans le reste du problème on utilisera sans preuve le théorème de Cochran :
Théorème : Les variables aléatoires Y_1, …, Y_n sont mutuellement indépendantes, chacune de loi normale N(0, 1).
  • 18.(a) Retrouver le résultat de la deuxième partie à l'aide du théorème de Cochran.
    • (b)Soit (β_1, β_2) ∈ ℝ^2 − {(0, 0)}. Montrer que les variables aléatoires R_1 = X_1 + X_2 et R_2 = β_1 X_1 + β_2 X_2 sont indépendantes si et seulement si Cov(R_1, R_2) = 0.
  • 19.On introduit les variables aléatoires :
    X¯ = (X_1 + ⋯ + X_n)/n, U = ∑_(i = 1)^n(X_i − X¯)^2.
    • (a)Donner la loi de X¯.
    • (b)Exprimer X¯ et U à l'aide des variables aléatoires Y_k, k ∈ [ [1, n] ].
    • (c)Montrer que X¯ et U sont indépendantes et que U suit la loi χ^2(n − 1).
On suppose pour la fin de ce problème que Z = (Z_1, …, Z_n) est un n-uplet de variables aléatoires mutuellement indépendantes, chacune de loi normale N(μ, σ^2) avec σ > 0 où (μ, σ^2) est inconnue. On pose :
Z¯ = (Z_1 + ⋯ + Z_n)/n, V = ∑_(i = 1)^n(Z_i − Z¯)^2.
Comme précédemment, on pourra supposer que V(ω) ≠ 0 pour tout ω ∈ Ω.
  • 20.(a) Pour i ∈ [ [1, n] ], on pose X_i = (Z_i − μ)/σ. On pose de plus X¯ = (X_1 + ⋯ + X_n)/n et U = ∑_(i = 1)^n(X_i − X¯)^2. Exprimer V en fonction de U et σ.
    • (b)En déduire que 1/(n − 1)V est un estimateur sans biais de σ^2.
    • (c)Montrer que (Z¯ − μ)/(√(V/(n(n − 1)))) suit la loi de Student T(n − 1).
  • 21.Soit α ∈ ]0, 1[ et t_(n − 1, α) le réel tel que ℙ(|T| ≤ t_(n − 1, α)) = 1 − α lorsque T↪T(n − 1). Construire, en fonction de Z¯, V, n et t_(n − 1, α), un intervalle de confiance de μ au niveau de confiance 1 − α.
    Dans la pratique, les valeurs t_(n − 1, α) sont tabulées et permettent ainsi la construction d'intervalles de confiance non asymptotiques pour des modèles gaussiens.

I. Mathématiques générales

import numpy as np
np.pi Renvoie une valeur approchée de π.
np.linspace(a, b, n) Crée une matrice ligne de n valeurs uniformément réparties entre a et b (inclus).
np.zeros([n,m]) Crée la matrice nulle de taille n × m.
np.zeros(n) Crée la matrice ligne nulle de taille n.
np.arange(a,b,eps) Renvoie la liste des flottants de a à b (non compris) de pas constant eps.
np.shape (M) Donne la taille de la matrice M sous forme d'un tuple (couple).

II. Simulations probabilistes

import numpy.random as rd
rd.exponential (a, [q,r])
rd.exponential (a, n)
Simule une réalisation d'une matrice (resp d'un vecteur) aléatoire de dimension (q, r) (resp n ) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi E(1/a).
rd.normal(m,d,[q,r])
rd. normal (m, d, n)
Simule une réalisation d'une matrice (resp d'un vecteur) aléatoire de dimension (q, r) (resp n ) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi N(m, d^2)
rd.gamma(m,a,[q,r])
rd.gamma(m,a,n)
Simule une réalisation d'une matrice (resp d'un vecteur) aléatoire de dimension (q, r) (resp n ) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi Γ(m, a).

III. Graphiques

import matplotlib.pyplot as plt
plt.plot(X,Y,options) Génère la courbe des points définis par les listes X et Y suivant les options graphiques définies par la chaîne de caractère options.
plt.grid() Affiche le quadrillage
plt.show() Affiche le graphique.

Pas de description pour le moment