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Mathématiques II CCINP PC : équation différentielle y'' + phi(x)y = 0 et polynômes de Tchebychev
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Le problème porte sur les solutions, sur un intervalle symétrique par rapport à l'origine, de l'équation différentielle y'' + phi(x)y = 0, où phi est une fonction paire de classe C infini. Il étudie la parité de deux solutions particulières, les conditions d'existence de solutions périodiques, puis le cas où phi est constante et positive, menant aux polynômes de Tchebychev.

  1. 1Partie I : solutions particulières et paritéÉtude de la parité des solutions f0 et f1 définies par leurs conditions initiales, expression de la solution générale et du rapport f1/f0.
  2. 2Partie II : solutions périodiquesConditions d'existence de solutions périodiques lorsque phi est périodique, et équation intégrale vérifiée dans un cas particulier.
  3. 3Partie III : cas où phi est constante et positiveExpression de cos(oméga x) et sin(oméga x) comme sommes de séries entières de sin x, et introduction des polynômes de Tchebychev.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Confusion entre fonction paire et impaire · Négation d'une proposition mal formulée · Wronskien méconnu
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Le problème ne devait pas présenter de difficulté particulière, le candidat étant guidé pas à pas. Pourtant, le rapport constate une incroyable disparité entre les copies des divers centres d'examen, certaines enveloppes ayant une moyenne de l'ordre de 2 ou 3 sur 20, avec une sévère dégradation de l'utilisation de la langue française.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre fonction paire et impaire

    Pour beaucoup de candidats, toute fonction qui n'est pas paire est impaire, et réciproquement.

  2. 2
    Négation d'une proposition mal formulée

    La négation de la proposition la fonction f ne s'annule pas sur l'intervalle I est trop souvent vue comme la fonction f est identiquement nulle sur I, confondant les quantificateurs universel et existentiel.

  3. 3
    Wronskien méconnuI.3, I.4.1, I.4.2

    Peu de candidats semblent avoir entendu parler du wronskien, bien que cette notion soit explicitement mentionnée dans le programme, ce qui a pénalisé leur traitement de l'indépendance de f0 et f1.

    « Peu de candidats semblent avoir entendu parler du wronskien, bien que cette notion soit explicite- ment mentionnée dans le programme. »
  4. 4
    Condition sur la série entière inversée

    Une proportion élevée de copies donne, malgré une expression correcte des coefficients d'une série entière, une condition pour qu'elle se réduise à un polynôme exactement opposée à celle qui était attendue.

  5. 5
    Majorations et minorations mal maîtrisées

    Les candidats connaissent en général assez bien les grands théorèmes d'analyse du programme, mais peu savent les mettre en œuvre correctement, en particulier pour établir des majorations ou des minorations.

Conseils du jury

  • Connaître et savoir utiliser le wronskien pour établir l'indépendance de solutions d'une équation différentielle linéaire du second ordre.
  • Soigner la rigueur du langage mathématique, notamment la distinction entre il faut et il suffit, et entre les quantificateurs universel et existentiel.
  • S'entraîner à établir des majorations et des minorations, la seule connaissance des grands théorèmes du cours ne suffisant pas.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Les calculatrices sont interdites

N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, la précision et à la concision de la rédaction ; si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Dans tout l'énoncé de ce problème, I désigne un intervalle ouvert de ℝ symétrique par rapport à l'origine, et φ une fonction paire, de classe C^∞ sur I.
Toutes les fonctions considérées dans ce problème prennent leurs valeurs dans ℝ.
On note ( E ) l'équation différentielle linéaire homogène du second ordre en la fonction inconnue y de la variable réelle x suivante :
y^(′′)(x) + φ(x)y(x) = 0.
On note f_0 l'unique solution de ( E ) sur I vérifiant les conditions initiales f_0(0) = 1 et f_0^′(0) = 0, et f_1 l'unique solution de ( E ) sur I vérifiant les conditions initiales f_1(0) = 0 et f_1^′(0) = 1.

PARTIE I

I.1. Montrer que si y est une solution de (E) sur I, alors y est de classe C^∞ sur I.
I.2. Montrer que si y est une solution de (E) sur I, alors la fonction x ↦ y(− x) est aussi solution de ( E ) sur I.
I.3. Montrer que f_0 est une fonction paire et f_1 une fonction impaire.
Exprimer la solution générale de (E) sur I à l'aide de f_0 et f_1.
Déterminer parmi les solutions de ( E ) sur I celles qui sont paires et celles qui sont impaires.
I.4. On suppose que f_0 ne s'annule pas sur I, et l'on pose u = (f_1)/(f_0).
I.4.1. Montrer que u^′ ne s'annule pas sur I, et exprimer (u^(′′))/(u^′) en fonction de (f_0^′)/(f_0).
I.4.2. En déduire qu'il existe une constante réelle B, que l'on calculera, telle que u^′ = B/(f_0^2).
I.4.3. On note u_0 la primitive de 1/(f_0^2) qui s'annule en x = 0. Exprimer f_1 à l'aide de f_0 et u_0.
I.5. Dans cette question, on suppose que I = ] − π/2, + π/2[ et que la fonction x ↦ cos^2 x est solution de ( E ) sur I.
I.5.1. Déterminer φ(x) et f_0(x) pour tout x ∈ I.
I.5.2 Déterminer u_0(x) pour tout x ∈ I. On pourra utiliser l'identité :
1/(cos^4 x) = (1 + tan^2 x)/(cos^2 x)
et exprimer u_0(x) comme fonction de tanx.
I.5.3. En déduire la valeur de f_1(x) pour tout x ∈ I et expliciter la solution générale de (E) sur I.

PARTIE II

Dans cette partie on suppose que I = ℝ et qu'en plus des conditions imposées au début de l'énoncé, φ est 2π-périodique.
On s'intéresse aux éventuelles solutions 2π-périodiques de l'équation (E).
II.1. Soit y une solution de (E) sur ℝ.
Montrer que la fonction x ↦ y(x + 2π) est solution de (E) sur ℝ.
II.2. En déduire qu'il existe des constantes réelles w_(00), w_(01), w_(10), w_(11), que l'on déterminera en fonction des valeurs prises par f_0, f_0^′, f_1, f_1^′ en 2π, telles que pour tout x ∈ ℝ on ait :
f_0(x + 2π) = w_(00)f_0(x) + w_(10)f_1(x); f_1(x + 2π) = w_(01)f_0(x) + w_(11)f_1(x)
II.3. Soit W la matrice carrée d'ordre 2 définie par W = (w_(00), w_(01); w_(10), w_(11)).
Montrer que pour que ( E ) admette sur ℝ des solutions non identiquement nulles 2π-périodiques, il faut et il suffit que W admette 1 pour valeur propre. On pourra exprimer une telle solution g en fonction de f_0 et f_1 puis utiliser la périodicité de g.
II.4. Montrer que si ( E ) admet sur ℝ des solutions non identiquement nulles 2π-périodiques, alors l'une au moins des deux fonctions f_0 et f_1 est 2π-périodique. On pourra, g étant une telle solution, considérer les fonctions x ↦ g(x) + g(− x) et x ↦ g(x) − g(− x).
II.5. On suppose dans cette question que la fonction φ est définie par :
∀x ∈ ℝ, φ(x) = a − k^2 sin^2 x
où a et k sont des constantes réelles choisies de telle sorte que la solution f_0 sur ℝ de l'équation :
y^(′′)(x) + (a − k^2 sin^2 x)y(x) = 0
soit 2π-périodique (on ne cherchera pas à démontrer l'existence de telles constantes a et k ).
Soit F la fonction définie pour tout x ∈ ℝ par F(x) = ∫_(− π)^(+ π)e^(kcostcosx)f_0(t)dt.
On note K la fonction définie pour tout (x, t) ∈ ℝ^2 parK(x, t) = e^(kcostcosx).
II.5.1. Montrer que F est de classe C^2 sur ℝ et paire.
II.5.2. Vérifier que pour tout couple (x, t) ∈ ℝ^2 on a :
(∂^2 K)/(∂x^2)(x, t) + (a − k^2 sin^2 x)K(x, t) = (∂^2 K)/(∂t^2)(x, t) + (a − k^2 sin^2 t)K(x, t).
En déduire que pour tout x ∈ ℝ on a :
F^(′′)(x) + (a − k^2 sin^2 x)F(x) = ∫_(− π)^(+ π)(∂^2 K)/(∂t^2)(x, t)f_0(t)dt + ∫_(− π)^(+ π)(a − k^2 sin^2 t)K(x, t)f_0(t)dt
puis, au moyen d'une double intégration par parties, que F est solution de (E) sur ℝ.
II.5.3. Déduire de ce qui précède qu'il existe une constante réelle λ telle que pour tout x ∈ ℝ on ait :
∫_(− π)^(+ π)e^(kcostcosx)f_0(t)dt = λf_0(x)

PARTIE III

Dans cette partie, on suppose que I = ] − π/2, + π/2[ et que φ est une fonction constante sur I, égale à ω^2, avec ω > 0.
III.1. Déterminer dans ce cas la solution générale de l'équation (E) sur I, ainsi que ses solutions f_0 et f_1.
III.2. Soit z une fonction de classe C^∞ sur ] − 1, + 1 [. Montrer que la fonction y définie pour tout x ∈ I par y(x) = z(sinx) est solution de (E) sur I si et seulement si z est solution sur ] − 1, + 1[ de l'équation différentielle :
(E^′) (1 − X^2)z^(′′)(X) − Xz^′(X) + ω^2 z(X) = 0
III.3. Soit z une solution de (E^′) sur ] − 1, + 1 [, admettant sur ] - 1, + 1 [ un développement en série entière z(X) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n X^n.
III.3.1. Déterminer une relation de récurrence reliant a_(n + 2) à a_n pour tout n ∈ ℕ. En déduire pour tout p ∈ ℕ^∗ les expressions de a_(2p) en fonction de p, ω et a_0, et de a_(2p + 1) en fonction de p, ω et a_1.
Pour quelles valeurs de ω l'équation ( E^′ ) admet-elle des solutions polynomiales non identiquement nulles?
Montrer que quelles que soient les valeurs de a_0, a_1 et ω, le rayon de convergence de la série entière ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n X^n est supérieur ou égal à 1 .
III.3.2. On note z_0 la solution de ( E^′ ) développable en série entière sur ] − 1, + 1 [ correspondant au choix a_0 = 1, a_1 = 0, et z_1 la solution de ( E^′ ) développable en série entière sur ] − 1, + 1 [ correspondant au choix a_0 = 0, a_1 = 1.
Donner une expression, sur I, des fonctions x ↦ cosωx et x ↦ sinωx à l'aide des fonctions z_0, z_1 et sin.
III.3.3. Soit m un nombre entier strictement positif.
Exprimer cos2mx et sin(2m + 1)x, pour tout x ∈ ] − π/2, + π/2[, sous la forme :
cos2mx = P_m(sinx), sin(2m + 1)x = Q_m(sinx),
où P_m est une fonction polynomiale de degré 2m et Q_m une fonction polynomiale de degré 2m + 1.
Ces expressions sont-elles valides sur ℝ tout entier ?

Fin de l'énoncé

Questions fréquentes

3 questions
Sur quels chapitres porte mathématiques II CCINP PC 2007 ?
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Sur quels chapitres porte mathématiques II CCINP PC 2007 ?

Le sujet porte sur les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficient variable pair, le wronskien, les séries entières et les polynômes de Tchebychev.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées à mathématiques II CCINP PC 2007 ?

Une confusion entre fonction paire et impaire, une mauvaise négation de proposition confondant les quantificateurs, une méconnaissance du wronskien, et une condition sur les séries entières souvent inversée.

Le sujet mathématiques II CCINP PC 2007 est-il difficile ?

Le problème lui-même ne devait pas présenter de difficulté particulière, étant guidé pas à pas, mais le rapport signale une disparité très importante entre les résultats des différents centres d'examen.

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