Centrale Mathématiques 2 PSI 2008Sujet, corrigé et rapport du jury
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Présentation du sujet
DifficileDistance au groupe orthogonal O3(R) et décomposition polaire des matricesAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe problème étudie la distance d'un point ou d'un sous-espace vectoriel au groupe orthogonal O3(R), dans l'espace des matrices réelles 3x3. Il débute par des généralités sur ces distances, puis étudie la décomposition polaire d'une matrice, met en évidence une matrice privilégiée dans O3(R), et termine en montrant qu'un sous-espace de dimension 6 est nécessairement à distance au plus 1 du groupe orthogonal.
- 1Partie I - Généralités sur les distancesÉtudie la distance d'une matrice, puis d'un sous-espace vectoriel, au groupe orthogonal O3(R).
- 2Partie II - Décomposition polaireÉtudie la décomposition polaire d'une matrice 3x3, en particulier la positivité des valeurs propres de M^tM.
- 3Partie III - Distance à O3(R)Met en évidence une matrice privilégiée dans O3(R) et établit une formule pour la distance d'une matrice diagonale à ce groupe.
- 4Partie IV - Cas d'un sous-espace de dimension 6Montre que tout sous-espace vectoriel de dimension 6 de l'espace des matrices 3x3 est à distance au plus 1 du groupe orthogonal.
Difficile. Le rapport indique que la dernière partie exige des qualités de compréhension et n'a été abordée, pour les questions difficiles, que par un nombre très restreint d'élèves, et que l'écart-type est particulièrement important.
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesO3(R) confondu avec un sous-espace vectoriel · Distance d'un sous-espace à O3(R) jamais bien traitée · Droites et plans crus bornésAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesLe spectre des candidats est très étendu : les très bons candidats font preuve de maîtrise du cours et de compréhension des enjeux du sujet, tandis que d'autres copies contiennent des fautes de raisonnement grossières sur des notions de base. Le jury estime que ce sujet a très bien rempli son rôle de sélection.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1O3(R) confondu avec un sous-espace vectorielI
Plus de la moitié des candidats affirment à tort que O3(R) est un sous-espace vectoriel et appliquent le théorème de Pythagore.
« et utilisé le théorème de Pythagore (cette erreur n’était pas prévue !) »
- 2Distance d'un sous-espace à O3(R) jamais bien traitéeI
Cette question, pourtant largement abordée, n'a jamais été traitée correctement par les candidats.
« Cette question n’a jamais été traitée correctement »
- 3Droites et plans crus bornésI
Près d'un candidat sur trois raisonne comme si les droites et les plans de l'espace étaient des ensembles bornés.
« Nous assistons à l’apparition d’une nouvelle géométrie où les droites et les plans sont bornés pour près d’un candidat sur trois »
- 4Positivité des valeurs propres mal justifiéeII
Des candidats déduisent à tort la positivité des valeurs propres de la seule positivité de leur somme et de leur produit.
« Il a souvent été dit que, si la somme et le produit des valeurs propres était positifs, alors celles-ci étaient positives »
- 5Erreur sur une dérivée élémentaireIV.C
Un calcul de dérivée élémentaire en fin de partie IV a révélé une erreur de base chez plus de la moitié des candidats.
« pour plus de la moitié des candidats, la dérivée de 1 est 1 ! »
Ce qui a été bien réussi
- Les très bons candidats font preuve, tout à la fois, de maîtrise du cours dans son ensemble et de compréhension des enjeux du sujet.
- La première partie a été largement abordée par la plupart des candidats.
- Les bonnes copies obtiennent des notes en correspondance avec les qualités de compréhension et de connaissances manifestées.
Conseils du jury
- Bien connaître les propriétés de base du groupe orthogonal avant de les utiliser dans un raisonnement.
- Vérifier la vraisemblance géométrique d'une affirmation : une droite ou un plan ne sont jamais bornés.
- Ne pas conclure la positivité de valeurs propres à partir de la seule positivité de leur somme et de leur produit.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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Notations et définitions
- On désigne la matrice
(a, 0, 0; 0, b, 0; 0, 0, c) par la notationdiag(a, b, c) . Ainsi diag(1, 1, 1) est la matrice identitéI_3 . - L'espace vectoriel des matrices réelles
3 × 3 , notéM_3(ℝ) est muni du produit scalaire usuel⟨A, B⟩ = Tr((^t A)B) = ∑_(i = 1)^3∑_(j = 1)^3 a_(i, j)b_(i, j) . - On note
‖‖ la norme associée :‖A‖^2 = ⟨A, A⟩ . - On note
O_3(ℝ) le groupe des matrices orthogonales,S_3(ℝ) l'espace des matrices symétriques, etS_3^+(ℝ) l'ensemble des matrices symétriques positives deM_3(ℝ) , c'est-à-dire des matrices symétriques dont toutes les valeurs propres sont positives ou nulles. - Si
A ∈ M_3(ℝ) , etP est une partie non vide deM_3(ℝ) , la distance deA àP est, par définition :
- Si
P etQ sont deux parties non vides deM_3(ℝ) , la distance entreP etQ est :
Partie I-Généralités sur les distances
I.B - Démontrer que
I.C - Démontrer que l'application
I.D - Soit
I.E.1) Soient
puis que :
I.F - Soit
I.F.2) Démontrer qu'il existe
Partie II-Décomposition polaire
II.A - Démontrer que
II.B - Démontrer qu'il existe
II.C - Démontrer que si
II.D - Étude d'un exemple
En appliquant la méthode décrite ci-dessus déterminer
Partie III-Distance à
O_3(ℝ)
III.A -
-
dim(W) = dim(V) -
d(W, O_3(ℝ)) = d(V, O_3(ℝ)) - Il existe
D = diag(λ_1, λ_2, λ_3) ∈ W où lesλ_i sont dansℝ^+ , telle qued(W, O_3(ℝ)) = d(D, O_3(ℝ)) .
III.B - SoitD = diag(λ_1, λ_2, λ_3) , où lesλ_i sont dansℝ^+ .
III.B.1) SiU ∈ O_3(ℝ) , montrer que‖D − U‖^2 = (∑_(i = 1)^3 λ_i^2) − 2⟨U, D⟩ + 3 .
III.B.2) SiU ∈ O_3(ℝ) , montrer que⟨U, D⟩ ⩽ ∑_(i = 1)^3 λ_i .
III.B.3) En déduire qued(D, O_3(ℝ)) = ‖D − I_3‖ .
III.C - Étude d'un exemple
Partie IV - Cas d'un sous-espace de dimension 6
IV.A.1) Soit
IV.A.2) Calculer
Pour
et
IV.B - Comparer
IV.C - Vérifier que
Démontrer qu'il existe
IV.D - Démontrer que
-
A ∈ V -
B orthogonale àI_3 − D -
C = 1/2diag(− a^2 − b^2, − a^2 − c^2, − b^2 − c^2) .
IV.E - Justifier que :
IV.F - Établir que :
IV.G - Démontrer que l'un au moins des trois réels
On suppose pour la suite, ce qui ne change rien, que
IV.H - Démontrer que
IV.I - Identifier géométriquement les ensembles suivants :
-
E = {(x, y, z) ∈ ℝ^3|x^2 + y^2 + z^2 = x + y + z} , -
F = {(x, y, z) ∈ ℝ^3|x + y = 2} , -
G = {(x, y, z) ∈ ℝ^3|x + y ⩾ 2} .
Quel est le diamètre de
IV.J - Démontrer que
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mathématiques 2 Centrale PSI 2008 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mathématiques 2 Centrale PSI 2008 ?
Le sujet porte sur le groupe orthogonal O3(R), la distance à un sous-espace, la décomposition polaire d'une matrice et les espaces vectoriels de matrices.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Mathématiques 2 Centrale PSI 2008 ?
Une confusion entre O3(R) et un sous-espace vectoriel, une croyance erronée que droites et plans sont bornés, et une justification incorrecte de la positivité de valeurs propres.
Le sujet Mathématiques 2 Centrale PSI 2008 est-il difficile ?
Oui, le rapport indique que la dernière partie n'a été abordée, pour ses questions difficiles, que par un nombre très restreint d'élèves, avec un écart-type particulièrement important.
Le sujet Mathématiques 2 Centrale PSI 2008 est-il progressif ?
Oui, le rapport le décrit comme très bien gradué, débutant par une partie facile et se terminant par une partie beaucoup plus géométrique et exigeante.
Pas de description pour le moment
