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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2020 (page 2/3 : Partie II)

Proxima du Centaure

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Partie II : Découverte de Proxima du Centaure

II.A · Première observation de l’étoile

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ordre de grandeur, année-lumière

Justifier, par un argument d’ordre de grandeur, que la distance entre la Terre et Proxima du Centaure peut être approximée à 4,22 années-lumière.

Voir l'indice

Comparer la distance Terre-Soleil (1{,}5 \times 10^8\text{ km}) à la distance de Proxima (4 \times 10^{13}\text{ km}) pour justifier que le rayon orbital terrestre est négligeable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation entre la distance Terre–Proxima du Centaure (D_{TE}), la distance Soleil–Proxima du Centaure (D_E) et la distance Terre–Soleil (D_{TS}) à l'aide de l'inégalité triangulaire.
  2. Comparer l'ordre de grandeur de la distance Terre–Soleil à celui de la distance de l'étoile au Soleil pour évaluer l'écart relatif.
Voir la réponse courte

Conversion de la distance en mètres en années-lumière par division par c \times 365{,}25 \times 86400\text{ s}.

Voir le corrigé complet

Notons D_{TE} la distance séparant la Terre de Proxima du Centaure. D'après l'inégalité triangulaire appliquée au triangle Soleil–Terre–Étoile, cette distance est encadrée par :

D_E - D_{TS} \leqslant D_{TE} \leqslant D_E + D_{TS}

L'écart relatif maximal entre la distance Terre–étoile et la distance Soleil–étoile s'écrit donc :

\frac{|D_{TE} - D_E|}{D_E} \leqslant \frac{D_{TS}}{D_E}

À l'aide des données de l'énoncé (D_E = 3,99 \times 10^{13}\text{ km} et D_{TS} = 1,50 \times 10^{8}\text{ km}) :

\frac{D_{TS}}{D_E} = \frac{1,50 \times 10^8}{3,99 \times 10^{13}} \approx 3,76 \times 10^{-6} \ll 1

Cet écart relatif est de l'ordre de 4 \times 10^{-6}, soit environ 0{,}0004\,\%, ce qui est totalement négligeable devant la précision à trois chiffres significatifs avec laquelle est donnée la distance de l'étoile (4{,}22\text{ a.l.}).

\boxed{D_{TE} \approx D_E = 4{,}22\text{ années-lumière}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : foyer image, lentille convergente

Où est située l’image de l’étoile par la lentille , appelée image intermédiaire ? Illustrer cette situation par un schéma.

Voir l'indice

L'étoile étant située à l'infini, son image intermédiaire par L_1 se forme dans le plan focal image de cette lentille.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la position de l'objet (l'étoile) par rapport à la lentille d'après la distance astronomique calculée précédemment.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes pour déterminer rigoureusement la position de l'image intermédiaire A_1B_1.
  3. Construire le tracé géométrique des rayons remarquables issus d'un point à l'infini hors d'axe pour illustrer la formation de cette image.
Voir la réponse courte

L'étoile étant à l'infini, son image intermédiaire A_1B_1 se forme dans le plan focal image de la lentille objectif L_1.

Voir le corrigé complet

L'étoile Proxima Centauri est située à une distance D_E \approx 4{,}22\text{ a.l.} \approx 4{,}0 \times 10^{16}\text{ m} de l'instrument d'optique, ce qui est immensément grand devant la distance focale f'_1 = 8\text{ m} de la lentille objectif L_1. L'étoile constitue donc un objet situé à l'infini sur l'axe optique (\overline{O_1 A} \to -\infty).

La relation de conjugaison de Descartes avec origines au centre optique s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_1 A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1 A}} = \frac{1}{f'_1}

Comme \lim_{\overline{O_1 A} \to -\infty} \frac{1}{\overline{O_1 A}} = 0, on obtient directement :

\overline{O_1 A_1} = f'_1 = 8\text{ m}

Le point A_1, image du centre A de l'étoile, est donc confondu avec le foyer principal image F'_1 de la lentille L_1.

Par conséquent, l'image intermédiaire A_1 B_1 est située dans le plan focal image de la lentille objectif L_1 :

\boxed{\text{L'image intermédiaire } A_1B_1 \text{ se forme dans le plan focal image de } L_1\text{, à } 8\text{ m en aval de } O_1.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diamètre apparent, grandissement

Déterminer l’expression de la taille de cette image intermédiaire (non algébrique) en fonction du rayon de l’étoile et des caractéristiques de la lentille objectif .

Voir l'indice

Exprimer le rayon angulaire apparent \theta = R_E / D_E, puis appliquer la relation des foyers A_1 B_1 = f'_1 \theta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le demi-diamètre angulaire (rayon angulaire) \theta sous lequel l'étoile est vue depuis la Terre à l'aide de son rayon R_E et de sa distance D_E.
  2. Exploiter les propriétés du centre optique O_1 (rayon non dévié) et la position de l'image intermédiaire dans le plan focal image de L_1 pour relier A_1 B_1 à \theta et f'_1.
Voir la réponse courte

Diamètre angulaire \theta = 2R_E/D, d'où la taille de l'image intermédiaire A_1B_1 = f'_1 \theta = 2 R_E f'_1 / D.

Voir le corrigé complet

Le centre A de l'étoile étant situé sur l'axe optique et B désignant un point situé sur le bord (limbe) de l'étoile, la distance AB correspond au rayon R_E de l'étoile.

La distance D_E séparant l'étoile de l'instrument étant gigantesque devant R_E, le rayon angulaire \theta sous lequel est vu le rayon de l'étoile s'écrit, dans le cadre de l'approximation des petits angles :

\theta \approx \tan\theta = \frac{R_E}{D_E}

Le rayon lumineux issu de B passant par le centre optique O_1 de la lentille L_1 n'est pas dévié et émerge en faisant un angle \theta avec l'axe optique.

Ce rayon coupe le plan focal image de la lentille L_1, où se forme l'image intermédiaire (d'après la question Q14), au point image B_1. Dans le triangle rectangle O_1 A_1 B_1 (rectangle en A_1 = F'_1), on a :

\tan\theta = \frac{A_1 B_1}{O_1 A_1} = \frac{A_1 B_1}{f'_1}

En utilisant l'approximation des petits angles (\theta \ll 1\text{ rad}), il vient immédiatement :

\boxed{A_1 B_1 = \frac{R_E \, f'_1}{D_E}}

Application numérique :

\begin{aligned} A_1 B_1 &= \frac{9{,}81 \times 10^7 \times 8}{3{,}99 \times 10^{16}} \\ &= 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 19{,}7\text{ nm} \end{aligned}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de conjugaison, grandissement

La lentille de projection , divergente, sert à faire de l’image intermédiaire une image définitive , réelle, non inversée et agrandie d’un facteur 4. Calculer la distance pour respecter ces contraintes.

Voir l'indice

Utiliser les relations de conjugaison et de grandissement \gamma = +4 de la lentille divergente pour déterminer \overline{O_2 A_1}, puis en déduire la distance O_1 O_2 = \overline{O_1 A_1} - \overline{O_2 A_1}.

Voir la stratégie
  1. Traduire les contraintes imposées à l'image définitive A'B' par rapport à l'image intermédiaire A_1B_1 en termes de grandissement transversal \gamma_2 associé à la lentille L_2.
  2. Utiliser la relation de grandissement et la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O_2 pour déterminer la position algébrique \overline{O_2 A_1}.
  3. En déduire la position du centre optique O_2, puis la distance O_1O_2 par la relation de Chasles connaissant la position de A_1 = F'_1.
Voir la réponse courte

Utilisation de \gamma_2 = \overline{O_2A'}/\overline{O_2A_1} = 4 et de la formule de Descartes pour déterminer \overline{O_2A_1}, puis la distance O_1O_2.

Voir le corrigé complet

L'image intermédiaire A_1B_1 joue le rôle d'objet pour la lentille divergente L_2. Le grandissement transversal associé à L_2 est donné par :

\gamma_2 = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1B_1}} = \frac{\overline{O_2 A'}}{\overline{O_2 A_1}}

L'image définitive A'B' devant être non inversée par rapport à A_1B_1 et agrandie d'un facteur 4, le grandissement est strictement positif et vaut :

\gamma_2 = +4

On en déduit la relation entre les positions image et objet :

\overline{O_2 A'} = 4\,\overline{O_2 A_1}

Injectons cette relation dans la formule de conjugaison de Descartes appliquée à la lentille L_2 de distance focale f'_2 :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_2 A'}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \\ \frac{1}{4\,\overline{O_2 A_1}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \\ -\frac{3}{4\,\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\overline{O_2 A_1} = -\frac{3}{4}f'_2

Avec f'_2 = -0{,}02\text{ m} = -2{,}0\text{ cm}, on obtient :

\overline{O_2 A_1} = -\frac{3}{4} \times (-0{,}02) = +0{,}015\text{ m} = +1{,}5\text{ cm}

On vérifie au passage la réalité de l'image :

\overline{O_2 A'} = 4\,\overline{O_2 A_1} = +6{,}0\text{ cm} > 0

L'image A'B' se forme bien après la lentille L_2 dans le sens de propagation de la lumière ; elle est donc bien réelle.

D'après la question Q14, l'image intermédiaire est située dans le plan focal image de la première lentille, soit \overline{O_1 A_1} = f'_1 = 8\text{ m}. Par relation de Chasles :

\begin{aligned} \overline{O_1 O_2} &= \overline{O_1 A_1} + \overline{A_1 O_2} \\ &= \overline{O_1 A_1} - \overline{O_2 A_1} \\ &= f'_1 + \frac{3}{4}f'_2 \end{aligned}

En effectuant l'application numérique :

\overline{O_1 O_2} = 8 - 0{,}015 = 7{,}985\text{ m}

La distance séparant les deux lentilles est donc :

\boxed{O_1 O_2 = 7{,}985\text{ m} \simeq 7{,}99\text{ m}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé de rayons, lentille divergente

Illustrer par un schéma la position de , de et de (sans représenter ).

Voir l'indice

Construire un schéma d'optique rigoureux faisant apparaître l'objet virtuel A_1, les foyers de L_2 et l'image finale réelle agrandie A'.

Voir la stratégie
  1. Positionner les foyers de la lentille divergente L_2 de distance focale f'_2 = -2{,}0\text{ cm} : le foyer principal image F'_2 est situé en amont (\overline{O_2 F'_2} = -2{,}0\text{ cm}) et le foyer principal objet F_2 en aval (\overline{O_2 F_2} = +2{,}0\text{ cm}).
  2. Placer l'objet intermédiaire A_1 B_1 obtenu à la question précédente (\overline{O_2 A_1} = +1{,}5\text{ cm}) : situé après la lentille, il s'agit d'un objet virtuel, représenté en traits pointillés.
  3. Placer l'image définitive A' B' (\overline{O_2 A'} = +6{,}0\text{ cm}, grandissement \gamma = +4) : située dans l'espace de sortie réel, il s'agit d'une image réelle, droite et agrandie.
  4. Tracer deux rayons caractéristiques convergeant vers le point objet virtuel B_1 pour vérifier graphiquement la conjugaison.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons caractéristiques pour une lentille divergente formant une image réelle non inversée à partir d'un objet virtuel.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q16 :

  • la lentille L_2 est divergente, de foyers \overline{O_2 F'_2} = f'_2 = -2{,}0\text{ cm} et \overline{O_2 F_2} = -f'_2 = +2{,}0\text{ cm} ;
  • A_1 B_1 est un objet virtuel pour L_2, situé entre la lentille et son foyer objet : \overline{O_2 A_1} = +1{,}5\text{ cm} ;
  • A' B' est une image réelle, droite et agrandie : \overline{O_2 A'} = +6{,}0\text{ cm} avec un grandissement \gamma = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1B_1}} = +4.

Pour construire l'image du point objet virtuel B_1, on utilise deux rayons lumineux incidents (issus de la lentille L_1) convergeant vers B_1 :

  1. un rayon incident passant par le centre optique O_2 en direction de B_1, qui traverse la lentille sans être dévié et émerge en direction de B' ;
  2. un rayon incident parallèle à l'axe optique à la hauteur de B_1, qui convergeait vers B_1 en l'absence de L_2 ; après traversée de la lentille divergente, il émerge en semblant provenir du foyer principal image F'_2 et coupe le premier rayon au point B'.

L'image définitive A'B' se forme bien par intersection effective des rayons lumineux réfractés en aval de la lentille : elle est réelle, droite (\gamma > 0) et agrandie.

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pouvoir séparateur, capteur

En 1915, l’image définitive de l’étoile se formait sur une plaque photographique de dimension , composée de cristaux de de chlorure d’argent, précipité blanc qui noircit à la lumière. L’image définitive de l’étoile Proxima Centauri est-elle vue comme ponctuelle ou étendue sur la plaque photo ?

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Comparer le diamètre de l'image géométrique 2 A'B' à la dimension caractéristique d'un grain de chlorure d'argent (10\,\mu\text{m}).

Voir la réponse courte

Comparaison de la taille de l'image A'B' = 4 A_1B_1 à la dimension d'un grain de chlorure d'argent (10\text{ }\mu\mathrm{m}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la demi-taille (rayon) de l'image intermédiaire est :

A_1 B_1 = \frac{R_E f'_1}{D_E} \approx 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m}

La lentille de projection L_2 réalise un grandissement transversal de \gamma = 4 (question Q16). La taille du rayon de l'image définitive A'B' sur la plaque est donc :

A'B' = |\gamma| \, A_1 B_1 = 4 \times 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 7{,}87 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 0{,}08\text{ }\mu\mathrm{m}

Le diamètre géométrique total de l'image de l'étoile vaut ainsi :

d_{\text{image}} = 2 A'B' \approx 0{,}16\text{ }\mu\mathrm{m}

La plaque photographique est constituée de cristaux de chlorure d'argent de taille élémentaire :

d_{\text{grain}} = 10\text{ }\mu\mathrm{m}

On constate que la dimension géométrique de l'image est très inférieure à la résolution spatiale intrinsèque du détecteur :

d_{\text{image}} \ll d_{\text{grain}} \quad \left(\frac{d_{\text{grain}}}{d_{\text{image}}} \approx 60\right)

L'image géométrique de l'étoile est entièrement contenue à l'intérieur d'un seul grain d'émulsion photographique : elle ne peut pas être résolue spatialement.

\boxed{\text{L'image définitive de l'étoile est vue comme ponctuelle sur la plaque photographique.}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capteur ccd, pixel

À l’occasion du centenaire de la découverte de Proxima du Centaure, en 2015, la photo de l’étoile a été reprise avec l’instrument d’optique de l’époque mais la plaque photographique a été remplacée par un capteur CCD (Charge Coupled Device) de 100 millions de pixels, de taille identique à la plaque photo originelle. L’image définitive de l’étoile Proxima Centauri est-elle vue comme ponctuelle ou étendue sur le capteur photosensible ? L’efficacité quantique QE d’un capteur CCD donne le taux de transformation de la lumière en charge, soit la probabilité qu’un photon incident donne « naissance » à un électron dans le capteur. Pour la longueur d’onde étudiée, cette sensibilité quantique QE est de .

Voir l'indice

Calculer la dimension d'un pixel à partir de la surface 24\text{ mm} \times 36\text{ mm} et du nombre de pixels, puis comparer cette taille à celle de l'image.

Voir la réponse courte

Calcul de la taille d'un pixel du capteur à 100 Mpx et comparaison avec la taille géométrique de l'image définitive A'B'.

Voir le corrigé complet

Le capteur CCD possède une surface totale égale à celle de la plaque photographique originelle :

S = 24\text{ mm} \times 36\text{ mm} = 864\text{ mm}^2 = 8{,}64 \times 10^{-4}\text{ m}^2

Ce capteur comporte N = 100\text{ millions} = 1{,}00 \times 10^8\text{ pixels}. En supposant des pixels carrés de côté p, la surface élémentaire d'un pixel s'écrit :

s_{\text{pix}} = p^2 = \frac{S}{N}

La taille d'un pixel est donc :

\begin{aligned} p &= \sqrt{\frac{S}{N}} = \sqrt{\frac{8{,}64 \times 10^{-4}}{1{,}00 \times 10^8}} \\ p &\approx 2{,}94 \times 10^{-6}\text{ m} \approx 2{,}9\text{ }\mu\mathrm{m} \end{aligned}

D'après les questions Q15 et Q18, le diamètre géométrique de l'image définitive de l'étoile est :

d_{\text{geom}} = 2 A'B' \approx 2 \times 7{,}87 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 0{,}16\text{ }\mu\mathrm{m}

On constate que la taille géométrique de l'image est nettement inférieure aux dimensions d'un pixel du capteur :

d_{\text{geom}} \ll p

L'image géométrique est entièrement contenue à l'intérieur d'un seul pixel.

\boxed{\text{L'image définitive de Proxima Centauri est vue comme ponctuelle sur le capteur CCD.}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie du photon, capteur ccd

Sachant que la puissance surfacique reçue sur Terre par le Soleil dans le visible est de et que la lentille d’entrée de l’instrument est de diamètre , de combien d’électrons sera composé le signal résultant de l’étoile pour une exposition de 12 minutes du capteur ? Quelle est la charge produite par le capteur ?

Voir l'indice

Calculer le flux énergétique collecté par la pupille de diamètre D_1, en déduire le nombre total de photons incidents en 12 minutes, puis appliquer le rendement quantique QE pour trouver N_e et la charge Q = N_e e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux surfacique reçu de Proxima Centauri sur Terre à partir de celui du Soleil, sous l'hypothèse d'une émittance surfacique comparable dans le domaine visible.
  2. Calculer la puissance lumineuse collectée par la lentille d'entrée de l'instrument et l'énergie d'un photon visible à \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm}.
  3. En déduire le flux de photons incidents, le nombre total d'électrons générés via l'efficacité quantique \mathrm{QE}, puis la charge électrique totale accumulée.
Voir la réponse courte

Nombre de photons collectés N_{\mathrm{ph}} = \mathcal{P}\Delta t / (hc/\lambda), nombre d'électrons N_e = \mathrm{QE}\cdot N_{\mathrm{ph}} et charge collectée Q = N_e e.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{E}_{\odot} l'émittance énergétique surfacique du Soleil dans le visible et \Pi_{\odot} = 600\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-2} la puissance surfacique reçue sur Terre. En assimilant le rayonnement à une émission isotrope dans le demi-espace extérieur :

P_{\odot,\text{vis}} = 4\pi R_S^2 \mathcal{E}_{\odot} = 4\pi D_{TS}^2 \Pi_{\odot} \implies \mathcal{E}_{\odot} = \Pi_{\odot} \left(\frac{D_{TS}}{R_S}\right)^2

En faisant l'hypothèse d'une émittance énergétique dans le visible comparable pour Proxima Centauri (\mathcal{E}_E \approx \mathcal{E}_{\odot}), la puissance surfacique reçue sur Terre en provenance de Proxima Centauri s'écrit :

\Pi_E = \mathcal{E}_E \left(\frac{R_E}{D_E}\right)^2 = \Pi_{\odot} \left(\frac{R_E \, D_{TS}}{R_S \, D_E}\right)^2

Application numérique :

\frac{R_E \, D_{TS}}{R_S \, D_E} = \frac{(9{,}81 \times 10^7\text{ m}) \times (1{,}50 \times 10^{11}\text{ m})}{(6{,}96 \times 10^8\text{ m}) \times (3{,}99 \times 10^{16}\text{ m})} \approx 5{,}30 \times 10^{-7}

D'où la puissance surfacique reçue de l'étoile :

\Pi_E = 600 \times (5{,}30 \times 10^{-7})^2 \approx 1{,}68 \times 10^{-10}\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-2}

La surface collectrice de la lentille d'entrée L_1 de diamètre D_1 = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m} est :

S_1 = \frac{\pi D_1^2}{4} = \frac{\pi \times (0{,}50)^2}{4} \approx 0{,}196\text{ m}^2

La puissance totale reçue par l'instrument est donc :

\mathcal{P}_c = \Pi_E \, S_1 \approx 1{,}685 \times 10^{-10} \times 0{,}1963 \approx 3{,}31 \times 10^{-11}\text{ W}

L'énergie d'un photon à la longueur d'onde moyenne d'observation \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} vaut :

E_{\text{ph}} = \frac{h c}{\lambda_{\text{obs}}} = \frac{6{,}626 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{600 \times 10^{-9}} = 3{,}313 \times 10^{-19}\text{ J}

Le débit de photons incidents est ainsi remarquablement proche d'une valeur ronde :

\dot{N}_{\text{ph}} = \frac{\mathcal{P}_c}{E_{\text{ph}}} \approx \frac{3{,}308 \times 10^{-11}}{3{,}313 \times 10^{-19}} \approx 1{,}00 \times 10^8\text{ photons}\cdot\mathrm{s}^{-1}

Pour une durée d'exposition \Delta t = 12\text{ min} = 720\text{ s} et une efficacité quantique \mathrm{QE} = 30\% = 0{,}30, le nombre d'électrons générés dans le signal est :

N_e = \mathrm{QE} \times \dot{N}_{\text{ph}} \times \Delta t = 0{,}30 \times (0{,}998 \times 10^8) \times 720 \approx 2{,}16 \times 10^{10}
\boxed{N_e \approx 2{,}2 \times 10^{10}\text{ électrons}}

La charge électrique totale correspondante produite par le capteur est :

Q = N_e \, e = 2{,}16 \times 10^{10} \times 1{,}602 \times 10^{-19}\text{ C} \approx 3{,}46 \times 10^{-9}\text{ C}
\boxed{Q \approx 3{,}5\text{ nC}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait analyser avec soin les données fournies et expliciter ses hypothèses pour déduire le signal stellaire à partir du flux solaire.

« La question 20 aurait dû susciter une analyse circonspecte des données fournies par l’énoncé ou une réflexion explicite sur un choix d’hypothèses, puisqu’il s’agit d’utiliser le flux solaire pour en déduire le signal optique produit par Proxima Centauris. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh

La diffraction par la lentille d’entrée est-elle gênante pour les observations ?

Voir l'indice

Calculer le rayon angulaire de la tache d'Airy \theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\lambda / D_1 et en déduire la taille de la tache de diffraction dans le plan de détection par rapport à l'image géométrique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résolution angulaire théorique imposée par la diffraction de l'ouverture circulaire de diamètre D_1 à l'aide du critère d'Airy.
  2. Comparer cette largeur angulaire au diamètre angulaire de l'étoile Proxima Centauri, ainsi que la taille de la tache de diffraction à la taille d'un pixel du capteur.
  3. Conclure sur le caractère gênant de la diffraction selon l'objectif de l'observation (détection globale ou résolution spatiale de l'étoile).
Voir la réponse courte

Calcul du rayon angulaire de la tache d'Airy \theta_{\mathrm{diff}} \simeq 1{,}22 \lambda / D_1 comparé au diamètre angulaire de l'étoile : la diffraction limite la résolution.

Voir le corrigé complet

La lentille d'entrée L_1, de contour circulaire de diamètre D_1 = 50\text{ cm}, diaphragme l'onde incidente et donne lieu au phénomène de diffraction à l'infini (figure d'Airy).

Le demi-angle au sommet du premier anneau sombre (rayon angulaire de la tache d'Airy) s'écrit :

\theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\frac{\lambda_{\text{obs}}}{D_1}

Avec \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} et D_1 = 0{,}50\text{ m} :

\theta_{\text{diff}} = 1{,}22 \times \frac{600 \times 10^{-9}}{0{,}50} \approx 1{,}46 \times 10^{-6}\text{ rad} \approx 0{,}30'' \approx 300\text{ mas}

Or, le diamètre angulaire apparent de Proxima Centauri vaut (d'après les données de la partie II.C) :

\alpha = \frac{2 R_E}{D_E} \approx 4{,}92 \times 10^{-9}\text{ rad} \approx 1{,}02\text{ mas}

On constate que \theta_{\text{diff}} \gg \alpha (la limite de diffraction est environ 300 fois plus grande que l'étoile).

Au niveau du plan du capteur, après le grandissement transversal |\gamma_2| = 4 imposé par la lentille L_2, le diamètre de la tache d'Airy vaut :

d'_{\text{Airy}} = 2 |\gamma_2| \, f'_1 \, \theta_{\text{diff}} = 2 \times 4 \times 8 \times 1{,}46 \times 10^{-6} \approx 9{,}4 \times 10^{-5}\text{ m} = 94\text{ }\mu\mathrm{m}

Cette tache s'étend sur une dizaine de grains photographiques (d_{\text{grain}} = 10\text{ }\mu\mathrm{m}) ou sur une trentaine de pixels du capteur CCD (p \approx 2{,}9\text{ }\mu\mathrm{m}).

\boxed{\text{La diffraction par } L_1 \text{ est très gênante pour résoudre la surface de l'étoile, mais ne gêne pas sa détection.}}

Résultat

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II.B · Mesure de la distance entre la Terre et l’étoile

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : parallaxe, distance astronomique

Calculer, à partir de cette valeur de la parallaxe , la distance séparant l’étoile Proxima Centauri du système solaire et comparer à la valeur donnée au début de cette partie.

Voir l'indice

Utiliser la définition géométrique de la parallaxe totale annuelle P_E avec la base orbitale 2 D_{TS}, en veillant à convertir les millisecondes d'arc en radians.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la géométrie de la figure 4 : les deux positions d'observation O_1 et O_2 correspondent aux positions opposées de la Terre sur son orbite autour du Soleil S, distantes de 2 D_{TS}. D'après la définition du texte, le déplacement angulaire total entre ces deux visées vaut P_E.
  2. Exprimer la distance D_E dans l'approximation des petits angles en convertissant la parallaxe P_E en radians.
  3. Effectuer l'application numérique en kilomètres et en années-lumière, puis comparer à la valeur D_E = 3{,}99 \times 10^{13}\text{ km} donnée au paragraphe II.A.
Voir la réponse courte

Relation d = 1\text{ UA} / \tan P_E \simeq 1\text{ UA}/P_E, conversion de la parallaxe en radians pour obtenir la distance en mètres et années-lumière.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 et le texte de l'énoncé, la parallaxe P_E mesure l'écart angulaire total observé pour Proxima Centauri entre deux positions O_1 et O_2 diamétralement opposées de la Terre sur son orbite. Le triangle O_1 S E est rectangle en S, le côté opposé à l'angle en E est le rayon de l'orbite terrestre S O_1 = D_{TS}, et l'angle sous-tendu par ce rayon depuis l'étoile est la demi-parallaxe \theta = \frac{P_E}{2}.

On a donc :

\tan\left(\frac{P_E}{2}\right) = \frac{D_{TS}}{D_E}

L'angle étant extrêmement petit (P_E \ll 1\text{ rad}), on effectue l'approximation \tan\left(\frac{P_E}{2}\right) \approx \frac{P_E}{2} :

D_E = \frac{2 D_{TS}}{P_E}

Convertissons la parallaxe P_E en radians :

\begin{aligned} 1\text{ milliseconde d'arc (mas)} &= 10^{-3}\text{ seconde d'arc} = \frac{10^{-3}}{3600}\text{ degré} = \frac{10^{-3} \times \pi}{3600 \times 180}\text{ rad} \approx 4{,}848 \times 10^{-9}\text{ rad} \\ P_E &= 1545 \times 4{,}848 \times 10^{-9} \approx 7{,}490 \times 10^{-6}\text{ rad} \end{aligned}

Avec D_{TS} = 1{,}50 \times 10^{8}\text{ km} = 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m} :

D_E = \frac{2 \times 1{,}50 \times 10^{11}}{7{,}490 \times 10^{-6}} \approx 4{,}01 \times 10^{16}\text{ m} = 4{,}01 \times 10^{13}\text{ km}

Convertissons cette distance en années-lumière (1\text{ an} \approx 365{,}25\text{ j} = 3{,}156 \times 10^{7}\text{ s}) :

1\text{ a.l.} = c \times (1\text{ an}) = 3{,}00 \times 10^8 \times 3{,}156 \times 10^7 \approx 9{,}47 \times 10^{15}\text{ m} = 9{,}47 \times 10^{12}\text{ km}
D_E = \frac{4{,}01 \times 10^{16}}{9{,}47 \times 10^{15}} \approx 4{,}23\text{ a.l.}
\boxed{D_E \approx 4{,}01 \times 10^{13}\text{ km} \approx 4{,}23\text{ années-lumière}}

Cette valeur est en excellent accord avec celle fournie dans le préambule de la partie II (D_E = 3{,}99 \times 10^{13}\text{ km} = 4{,}22\text{ a.l.}), l'écart relatif n'étant que de :

\frac{4{,}01 \times 10^{13} - 3{,}99 \times 10^{13}}{3{,}99 \times 10^{13}} \approx 0{,}5\%

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi de kepler, trajectoire elliptique

Pourquoi la distance entre la Terre et le Soleil varie-t-elle au cours de l’année ?

Voir l'indice

Invoquer la première loi de Kepler régissant le mouvement orbital elliptique de la Terre autour du Soleil.

Voir la réponse courte

Selon la première loi de Kepler, la trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers, d'où une distance variable.

Voir le corrigé complet

D'après la première loi de Kepler, dans le référentiel de Copernic (héliocentrique, supposé galiléen), la Terre décrit une trajectoire fermée qui est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers.

En coordonnées polaires (r, \theta) de pôle le foyer solaire et d'axe orienté vers le périhélie, la distance Terre-Soleil s'exprime par :

r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}

où p est le paramètre de la conique et e son excentricité (0 < e < 1).

L'orbite terrestre n'étant pas parfaitement circulaire (l'excentricité vaut e \approx 0{,}0167 \neq 0), la distance r varie continûment au cours d'une révolution annuelle :

  • elle passe par un minimum au périhélie (début janvier) :

    r_{\min} = a(1 - e) \approx 1{,}47 \times 10^8\text{ km}
  • elle passe par un maximum à l'aphélie (début juillet) :

    r_{\max} = a(1 + e) \approx 1{,}52 \times 10^8\text{ km}

où a \approx D_{TS} = 1{,}50 \times 10^8\text{ km} est le demi-grand axe de l'orbite.

\boxed{\text{L'orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers (1\textsuperscript{re} loi de Kepler).}}

Résultat

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II.C.1 · Mesure du rayon de l’étoile

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : différence de marche, trou d'young

Faire un schéma des deux rayons lumineux passant par et qui convergent vers le point . Représenter la différence de marche entre ces deux rayons sur ce schéma.

Voir l'indice

Tracer les rayons passant par T_1 et T_2 convergeant en M et matérialiser la différence de marche par le projeté orthogonal du plan d'onde émergent.

Voir la stratégie
  1. Identifier la trajectoire des rayons : la source S étant située à l'infini sur l'axe optique, l'onde incidente arrive sous forme d'onde plane parallèle à l'axe optique. Les rayons atteignent donc T_1 et T_2 en phase.
  2. Utiliser le stigmatisme de la lentille L_1 : le point M(x) étant dans le plan focal image, les rayons qui y convergent sont, en amont de la lentille, parallèles entre eux et inclinés d'un angle \theta \simeq \frac{x}{f'_1} par rapport à l'axe optique.
  3. Déterminer le front d'onde en amont de la lentille en menant depuis T_1 la perpendiculaire au rayon issu de T_2 afin d'isoler la différence de marche géométrique \delta.
Voir la réponse courte

Schéma classique des deux trous d'Young éclairés par une source à l'infini avec construction géométrique de la différence de marche \delta = a x / D.

Voir le corrigé complet

La source ponctuelle S étant située à l'infini sur l'axe optique, les rayons incidents sont parallèles à l'axe optique et atteignent les deux ouvertures T_1 et T_2 en phase :

[S T_1] = [S T_2]

Les trous T_1 et T_2 diffractent la lumière dans toutes les directions. Les rayons lumineux qui convergent au point M, situé à l'ordonnée x dans le plan focal image de la lentille convergente L_1, forment avant la lentille un faisceau de rayons parallèles entre eux, faisant avec l'axe optique un angle \theta donné par les conditions de Gauss :

\tan\theta \simeq \theta \simeq \frac{x}{f'_1}

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde associées à ce faisceau sont des plans perpendiculaires à la direction de propagation \theta. Le chemin optique entre un tel plan d'onde \Sigma et le foyer secondaire M est identique pour tous les rayons :

[\Sigma \to M] = \text{cte}

En traçant le plan d'onde passant par T_1, celui-ci coupe le rayon issu de T_2 en un point noté H, tel que (T_1 H) est perpendiculaire à ce rayon. On a alors [T_1 M] = [H M]. La différence de marche entre les deux rayons au point M s'écrit donc :

\delta_S(M) = [S T_2 M] - [S T_1 M] = [T_2 M] - [T_1 M] = T_2 H

Dans le triangle rectangle T_1 T_2 H, l'angle en T_1 vaut \theta, d'où :

\boxed{\delta_S(M) = a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La représentation graphique de la différence de marche doit être tracée avec soin et sans erreur.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : ordre d'interférence, différence de marche

Établir l’expression de l’ordre d’interférence , produit par la source au point .

Voir l'indice

Exprimer la différence de marche en aval \delta_S(M) \simeq a\,x / f'_1 pour en déduire l'ordre d'interférence p_S(M) = \delta_S(M) / \lambda.

Voir la réponse courte

Définition de l'ordre d'interférence p_S(M) = \delta / \lambda_0 = a x / (\lambda_0 D).

Voir le corrigé complet

Par définition, l'ordre d'interférence en un point M éclairé par une onde lumineuse de longueur d'onde \lambda est le quotient de la différence de chemin optique \delta_S(M) par \lambda :

p_S(M) = \frac{\delta_S(M)}{\lambda}

La source S étant située à l'infini sur l'axe optique, l'onde incidente est plane et arrive en incidence normale sur le plan des trous d'Young T_1 et T_2, de sorte que :

[S T_1] = [S T_2]

D'après le résultat de la question Q24, les deux rayons émergent de la lentille avec un angle d'inclinaison \theta \simeq \frac{x}{f'_1} dans les conditions de Gauss et convergent au point M du plan focal image. La différence de marche géométrique entre ces deux rayons s'écrit :

\delta_S(M) = [S T_2 M] - [S T_1 M] = [T_2 M] - [T_1 M] \simeq a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}

On en déduit l'expression de l'ordre d'interférence produit par la source S en tout point M d'abscisse x :

\boxed{p_S(M) = \frac{a \, x}{\lambda \, f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est indispensable de justifier rigoureusement l'expression de la différence de marche.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : frange d'interférence, interfrange

Décrire alors la figure d’interférences.

Voir l'indice

Décrire un système de franges rectilignes, équidistantes, parallèles à la direction invariante des fentes, et donner l'expression de l'interfrange i = \lambda f'_1 / a.

Voir la réponse courte

Franges rectilignes, équidistantes, parallèles à l'axe des fentes/trous, d'interfrange i = \lambda_0 D / a.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'ordre d'interférence établie à la question Q25 :

p_S(M) = \frac{a\,x}{\lambda \, f'_1}

on déduit les caractéristiques géométriques de la figure d'interférences dans le plan focal image de L_1 :

  • Lignes d'égal ordre d'interférence : p_S(M) ne dépend que de la coordonnée x. Les lignes d'intensité constante sont donc des droites rectilignes perpendiculaires à la direction joignant les deux trous T_1 et T_2.
  • Franges brillantes et sombres : les franges brillantes correspondent à p_S(M) = k avec k \in \mathbb{Z} et les franges sombres à p_S(M) = k + \frac{1}{2}. On observe ainsi une alternance régulière de franges brillantes et sombres.
  • Frange centrale : en x = 0 (foyer image F'_1), p_S(0) = 0, la frange centrale est brillante et achromatique.
  • Interfrange : la distance séparant deux franges brillantes consécutives est constante et s'écrit :
\boxed{i = \frac{\lambda \, f'_1}{a}}

La figure d'interférences est donc constituée de franges rectilignes, équidistantes, parallèles entre elles et perpendiculaires à la ligne joignant les deux trous T_1 et T_2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La figure d'interférences doit être décrite de manière précise et rigoureuse.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : formule de fresnel, intensité lumineuse

En notant l’intensité moyenne, donner, sans démonstration, l’expression de l’intensité lumineuse dans le plan d’observation.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Fresnel pour deux sources synchrones de même intensité en fonction de l'ordre d'interférence p_S(M).

Voir la réponse courte

Application directe de la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes égales : I(M) = 2I_0(1 + \cos(2\pi p_S(M))).

Voir le corrigé complet

Les deux trous d'Young T_1 et T_2 étant de taille identique, ils émettent chacun une onde de même intensité I_1 = I_2 = \dfrac{I_0}{2}, où I_0 représente l'intensité lumineuse moyenne dans le plan d'observation.

D'après la formule de Fresnel pour des interférences à deux ondes synchrones et cohérentes, le déphasage entre les deux ondes en un point M s'écrit :

\Delta \phi_S(M) = 2\pi \, p_S(M) = \frac{2\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} = \frac{2\pi \, x}{i}

où p_S(M) est l'ordre d'interférence établi en question Q25 et i = \dfrac{\lambda f'_1}{a} l'interfrange défini en question Q26.

L'intensité lumineuse au point M s'exprime donc par :

\boxed{I(M) = I_0 \left[ 1 + \cos\left( \frac{2\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} \right) \right] = I_0 \left[ 1 + \cos\left( \frac{2\pi \, x}{i} \right) \right]}

ou, sous forme équivalente :

I(M) = 2I_0 \cos^2\left( \frac{\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} \right)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les automatismes de calcul doivent s'accompagner d'une véritable compréhension conceptuelle.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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II.C.2 · Mesure du rayon de l’étoile

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Notions : différence de marche, cohérence spatiale

Faire un schéma des deux rayons lumineux issus de , passant par et et qui convergent vers le point . Représenter la différence de marche entre ces deux rayons sur ce schéma.

Voir l'indice

Prendre en compte l'inclinaison angulaire \alpha/2 de l'onde incidente pour construire la différence de marche amont en plus de la différence de marche aval.

Voir la stratégie
  1. La source S' étant située à l'infini dans une direction faisant un angle \alpha/2 avec l'axe optique, les rayons qui en sont issus sont mutuellement parallèles et inclinés de \alpha/2.
  2. Tracer les deux rayons incidents passant par les trous d'Young T_1 et T_2, puis leur trajet après diffraction à travers la lentille convergente L_1 jusqu'au point de focalisation M(x) situé dans le plan focal image.
  3. Décomposer la différence de marche totale en une contribution amont \delta_{\text{amont}} (liée à l'inclinaison de l'onde incidente) et une contribution aval \delta_{\text{aval}} (liée à la position du point M), et les repérer géométriquement à l'aide des surfaces d'onde et du théorème de Malus.
Voir la réponse courte

Schéma faisant apparaître la différence de marche supplémentaire en amont due à l'inclinaison de l'onde incidente issue de la source décentrée S'.

Voir le corrigé complet

La différence de marche totale entre le rayon (2) passant par T_2 et le rayon (1) passant par T_1 s'écrit :

\delta_{S'}(M) = [S' T_2 M] - [S' T_1 M] = \underbrace{\bigl([S' T_2] - [S' T_1]\bigr)}_{\delta_{\text{amont}}} + \underbrace{\bigl([T_2 M] - [T_1 M]\bigr)}_{\delta_{\text{aval}}}
  • En amont : les rayons incidents issus de S' forment un faisceau parallèle incliné d'un angle \theta_0 = \alpha/2. La surface d'onde incidente \Sigma_1 passant par T_1 est un plan orthogonal à ces rayons. En notant H_1 le projeté orthogonal de T_1 sur le rayon incident passant par T_2, la différence de marche amont s'identifie à la longueur du segment :

    \delta_{\text{amont}} = H_1 T_2 \simeq a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right) \simeq a\,\frac{\alpha}{2}
  • En aval : d'après le théorème de Malus appliqué au stigmatisme rigoureux entre une onde plane inclinée de \theta \simeq x/f'_1 et son point de convergence M dans le plan focal image, le chemin optique depuis un plan d'onde fictif \Sigma_2 orthogonal à cette direction jusqu'au point M est constant. En notant H_2 le projeté orthogonal de T_1 sur cette direction, la différence de marche aval s'identifie à :

    \delta_{\text{aval}} = [T_2 M] - [T_1 M] = H_2 T_2 \simeq a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}

La différence de marche totale entre les deux rayons interférant en M est ainsi représentée par :

\boxed{\delta_{S'}(M) = H_1 T_2 + H_2 T_2 \simeq a\,\frac{\alpha}{2} + a\,\frac{x}{f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La différence de marche doit être représentée graphiquement de façon rigoureuse et exacte.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : différence de marche, ordre d'interférence

Établir l’expression de l’ordre d’interférence produit par la source au point .

Voir l'indice

Sommer les différences de marche amont et aval pour obtenir l'ordre d'interférence p_{S'}(M) en fonction de p_S(M), a, \alpha et \lambda.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de l'ordre d'interférence en un point M à partir de la différence de marche \delta_{S'}(M) et de la longueur d'onde \lambda.
  2. Exprimer \delta_{S'}(M) en sommant les contributions amont (liée à l'inclinaison angulaire \alpha/2 de la source incidente S') et aval (liée à la position x du point M dans le plan focal image).
  3. En déduire l'ordre d'interférence p_{S'}(M) et faire le lien avec l'ordre d'interférence p_S(M) obtenu pour la source centrale à la question Q25.
Voir la réponse courte

Expression de la différence de marche totale \delta_{S'} = \delta_{\mathrm{amont}} + \delta_{\mathrm{aval}} = a\alpha + ax/D, d'où p_{S'}(M) = \delta_{S'}/\lambda_0.

Voir le corrigé complet

L'ordre d'interférence produit en un point M par une onde monochromatique de longueur d'onde \lambda est défini par :

p_{S'}(M) = \frac{\delta_{S'}(M)}{\lambda}

où \delta_{S'}(M) = [S' T_2 M] - [S' T_1 M] est la différence de chemin optique entre les deux rayons issus de S' et interférant en M.

Comme établi à la question Q28, cette différence de marche se décompose en une contribution amont et une contribution aval :

\delta_{S'}(M) = \delta_{\text{amont}} + \delta_{\text{aval}}
  • En amont : l'onde plane issue de S' arrive sur le plan des trous d'Young avec un angle d'incidence \theta_0 = \alpha/2 par rapport à l'axe optique. Le front d'onde atteint la fente T_1 avant la fente T_2, d'où :

    \delta_{\text{amont}} = (S' T_2) - (S' T_1) = a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right) \simeq a \, \frac{\alpha}{2}

    dans l'approximation des petits angles (\alpha \ll 1).

  • En aval : d'après le théorème de Malus et le résultat de la question Q24 pour un point M situé à la cote x dans le plan focal image de L_1 :

    \delta_{\text{aval}} = [T_2 M] - [T_1 M] \simeq a \, \frac{x}{f'_1}

La différence de marche totale vaut ainsi :

\delta_{S'}(M) \simeq a \left( \frac{\alpha}{2} + \frac{x}{f'_1} \right)

On en déduit l'expression de l'ordre d'interférence :

\boxed{p_{S'}(M) = \frac{a}{\lambda} \left( \frac{\alpha}{2} + \frac{x}{f'_1} \right) = p_S(M) + \frac{a \, \alpha}{2\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la différence de marche ne doit pas être parachutée mais clairement justifiée.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : brouillage, cohérence spatiale

En déduire l’expression de la plus petite valeur de qui conduit au brouillage de la figure d’interférence produite par les deux sources incohérentes et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'anticoïncidence conduisant au premier brouillage : |p_{S'}(M) - p_S(M)| = 1/2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que les sources ponctuelles S et S' issues d'une même étoile sont mutuellement incohérentes, de sorte que les intensités s'ajoutent dans le plan d'observation.
  2. Exprimer la condition de brouillage par superposition d'un maximum de l'une des figures d'interférences avec un minimum de l'autre (opposition de phase).
  3. Traduire cette condition sur le décalage de l'ordre d'interférence \Delta p pour en déduire la plus petite distance a.
Voir la réponse courte

Condition d'anticoïncidence \Delta p = |p_S - p_{S'}| = 1/2, menant à la plus petite valeur d'écartement a_{\mathrm{min}} = \lambda_0 / (2\alpha).

Voir le corrigé complet

Les deux sources ponctuelles S et S' étant situées en deux points distincts de l'étoile, leurs émissions lumineuses sont mutuellement incohérentes. L'intensité totale observée au point M s'obtient donc par sommation des intensités issues de chaque source :

I_{\mathrm{tot}}(M) = I_S(M) + I_{S'}(M)

D'après la question Q27, chaque source prise individuellement donne un système de franges rectilignes de même interfrange i = \frac{\lambda \, f'_1}{a} et de même contraste :

\begin{aligned} I_S(M) &= I_0 \left[ 1 + \cos\big(2\pi \, p_S(M)\big) \right] \\ I_{S'}(M) &= I_0 \left[ 1 + \cos\big(2\pi \, p_{S'}(M)\big) \right] \end{aligned}

L'intensité résultante s'écrit alors :

\begin{aligned} I_{\mathrm{tot}}(M) &= 2I_0 + I_0 \left[ \cos\big(2\pi \, p_S(M)\big) + \cos\big(2\pi \, p_{S'}(M)\big) \right] \\ &= 2I_0 \left[ 1 + \cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) - p_S(M)\big)\Big) \, \cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) + p_S(M)\big)\Big) \right] \end{aligned}

Le contraste des franges d'interférence s'annule, ce qui correspond à un brouillage complet, lorsque le facteur modulateur s'annule :

\cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) - p_S(M)\big)\Big) = 0 \iff p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{1}{2} + k \quad (k \in \mathbb{Z})

Physiquement, les maxima d'intensité du système de franges produit par S coïncident avec les minima du système produit par S'. La plus petite valeur positive non nulle de l'écart d'ordre d'interférence est :

p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{1}{2}

En utilisant le résultat de la question Q29, p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{a\,\alpha}{2\lambda}, on obtient :

\frac{a\,\alpha}{2\lambda} = \frac{1}{2}

La plus petite distance a entre les ouvertures conduisant au brouillage est donc :

\boxed{a = \frac{\lambda}{\alpha}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une bonne compréhension physique des phénomènes d'interférence est nécessaire au-delà des formules apprises.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : interférométrie stellaire, brouillage

Faire l’application numérique et commenter.

Voir l'indice

Calculer numériquement a = \lambda / \alpha et commenter la nécessité d'utiliser un interféromètre à sous-pupilles multiples pour obtenir une telle base.

Voir la stratégie
  1. Convertir le diamètre angulaire \alpha, exprimé en millisecondes d'arc, en radians.
  2. Calculer la distance de brouillage a = \frac{\lambda_{\mathrm{obs}}}{\alpha} établie à la question Q30 avec la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm}.
  3. Commenter la grandeur obtenue en la reliant aux caractéristiques des grands télescopes terrestres et au principe de l'interférométrie stellaire.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de a_{\mathrm{min}} pour Proxima et commentaire sur la faisabilité technique de la ligne de base interférométrique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la plus petite valeur de la distance a entre les ouvertures conduisant au brouillage est :

a = \frac{\lambda_{\mathrm{obs}}}{\alpha}

Convertissons le diamètre angulaire \alpha en radians :

\begin{aligned} 1\text{ mas} &= 10^{-3}\text{ seconde d'arc} = \frac{10^{-3}}{3600}^\circ = \frac{10^{-3}}{3600} \times \frac{\pi}{180}\text{ rad} \simeq 4{,}848 \times 10^{-9}\text{ rad} \\ \alpha &= 1{,}02 \times 10^{-3}\text{ arcsec} \simeq 1{,}02 \times 4{,}848 \times 10^{-9} \simeq 4{,}945 \times 10^{-9}\text{ rad} \end{aligned}

Avec \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m} :

a = \frac{6{,}00 \times 10^{-7}}{4{,}945 \times 10^{-9}} \simeq 121{,}3\text{ m}

En tenant compte de l'incertitude sur \alpha (\Delta \alpha / \alpha \simeq 0{,}08 / 1{,}02 \simeq 8\,\%, soit \Delta a \simeq 10\text{ m}) :

\boxed{a \simeq 1{,}2 \times 10^2\text{ m} = 121\text{ m}}

Commentaires :

  • Cette distance a \sim 120\text{ m} est de l'ordre de la centaine de mètres. Il est techniquement impossible de fabriquer un télescope à miroir unique (monolithique) d'une telle envergure (les plus grands miroirs monolithiques actuels atteignent environ 8\text{ à }10\text{ m} de diamètre).
  • C'est tout l'intérêt de l'interférométrie stellaire (mode interférométrique du VLT, le VLTI) : en combinant de façon cohérente les faisceaux lumineux issus de plusieurs télescopes distincts distants de plus d'une centaine de mètres, on synthétise une ouverture équivalente géante de diamètre a, ce qui permet de mesurer des diamètres angulaires extrêmement faibles (de l'ordre du millième de seconde d'arc).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le commentaire des résultats numériques doit reposer sur une réelle maîtrise des concepts d'optique ondulatoire.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : cohérence spatiale, intégration spectrale

Expliquer qualitativement pourquoi le raisonnement précédent, utilisant deux sources ponctuelles l’une située au centre et l’autre sur le bord apparent de l’étoile, rend compte des observations obtenues avec l’objet étendu qu’est la véritable étoile.

Voir l'indice

Expliquer qualitativement que l'intégration des franges incohérentes émises par l'ensemble des points du disque stellaire conduit à une extinction analogue du contraste global.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que l'étoile est une source étendue spatialement incohérente, de sorte que les intensités produites par chaque élément de surface s'additionnent.
  2. Associer par paires les points de l'étoile distants d'environ \alpha/2 pour expliquer la disparition globale du contraste.
  3. Conclure sur la pertinence du modèle simplifié en comparant au résultat exact pour une source circulaire uniforme.
Voir la réponse courte

Somme incohérente des intensités produites par tous les couples de points symétriques du disque stellaire, conduisant à l'annulation du contraste global.

Voir le corrigé complet

Une étoile réelle est une source étendue spatialement incohérente : deux points sources distincts n'ont aucune relation de phase fixe, si bien que l'intensité lumineuse totale dans le plan d'observation résulte de la superposition des intensités (et non des amplitudes) produites par chaque point de l'étoile :

I(M) = \iint_{\text{étoile}} \mathrm{d}I(M)

Chaque point source d'abscisse angulaire \theta \in [-\alpha/2,\, +\alpha/2] engendre un système de franges rectilignes de même interfrange i = \frac{\lambda f'_1}{a}, mais décalé spatialement de \Delta x(\theta) = -f'_1 \theta.

Pour la valeur a \simeq \frac{\lambda}{\alpha}, deux points distants angulairement de \Delta \theta = \frac{\alpha}{2} (comme le centre S et le bord S') produisent deux systèmes de franges décalés d'un demi-interfrange :

\Delta x = f'_1 \frac{\alpha}{2} = \frac{i}{2}

Les maxima lumineux de l'un coïncident alors exactement avec les minima de l'autre.

Or, on peut décomposer par la pensée le disque stellaire en couples de régions homologues distantes de l'ordre de \alpha/2 : pour chacune de ces paires de sous-sources, les figures d'interférences se compensent mutuellement, ce qui conduit à une uniformisation de l'éclairement et donc au brouillage global de la figure d'interférences.

Voir ce qu'a relevé le jury

Question non réussie par une large majorité de candidats par manque de recul conceptuel.

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.