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Centrale Physique Chimie MP 2001Sujet et rapport du jury

Pas encore noté
  • Structure électronique de l'atome
  • Cristallographie (réseau cubique à faces centrées)
  • Chimie des solutions aqueuses et diagrammes potentiel-pH
  • Rayonnement électromagnétique et pression de radiation
  • Thermodynamique statistique du gaz de photons
  • Interférométrie (interféromètre de Michelson)

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Propriétés de l'aluminium et rayonnement du corps noir
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Le sujet comporte deux parties largement indépendantes. La partie I, de chimie, étudie quelques propriétés de l'aluminium : configuration électronique, réseau cristallin cubique à faces centrées, ions en solution aqueuse et corrosion. La partie II, de physique, porte sur le rayonnement du corps noir, à travers la pression cinétique et de radiation, la thermodynamique du gaz de photons, les lois de Wien et de Planck, puis une étude de l'interféromètre de Michelson appliquée à la spectrométrie du rayonnement fossile.

  1. 1Partie I : chimie, quelques propriétés de l'aluminiumÉtudier la configuration électronique de l'aluminium, son réseau cristallin cubique à faces centrées, ses ions en solution aqueuse et sa corrosion à l'aide d'un diagramme potentiel-pH.
  2. 2Partie II : physique, à propos du rayonnement du corps noirÉtudier la pression cinétique et de radiation, la thermodynamique du gaz de photons, les lois de Wien et de Planck, puis l'interféromètre de Michelson appliqué à la spectrométrie.

Difficulté moyenne. Le rapport indique que la partie de chimie, très proche du cours, a permis d'obtenir facilement un grand nombre de points, tandis que la partie de physique balayait une large partie du programme et a permis, avec la chimie, une bonne sélection des candidats.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Énergie d'ionisation mal justifiée · Constante d'acidité mal connue · Conditions aux limites électromagnétiques mal énoncées
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Le sujet comportait en chimie l'étude de propriétés de l'aluminium, très proche du cours, et en physique le rayonnement du corps noir, qui balayait une large partie du programme ; l'ensemble a permis une bonne sélection des candidats. Les candidats ont majoritairement abordé les deux parties en commençant par la chimie, et les meilleures notes ont été obtenues par les copies ayant équilibré les deux parties.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Énergie d'ionisation mal justifiée

    L'énergie d'ionisation du magnésium, plus importante que celle de l'aluminium, est souvent justifiée à tort par le simple fait qu'il serait plus difficile de lui arracher un électron.

    « est souvent justifiée par le fait qu’il est plus difficile de lui arracher un électron »
  2. 2
    Constante d'acidité mal connue

    La méconnaissance de la définition de la constante d'acidité Ka est la principale cause d'erreur dans le calcul des concentrations des espèces de l'aluminium en solution.

  3. 3
    Conditions aux limites électromagnétiques mal énoncées

    Les conditions aux limites du champ électromagnétique sur la surface du métal parfait sont mal énoncées, certains candidats écrivant à tort une réflexion avec Ei = -Er et Bi = -Br.

  4. 4
    Erreurs de signe compensées lors de la pression cinétique

    Deux fautes portant sur un facteur 2 dans la quantité de mouvement transférée et sur l'expression de la vitesse quadratique se compensent parfois pour retrouver artificiellement le bon résultat.

  5. 5
    Difficulté à croiser les dérivées partielles en thermodynamique

    Les calculs de thermodynamique du gaz de photons ont posé problème à beaucoup de candidats qui ne savent pas croiser les dérivées partielles, certains trouvant une température de surface du soleil aberrante de 389 K sans s'en étonner.

    « trouvent une valeur surprenante de 389 K »

Ce qui a été bien réussi

  • La configuration électronique de l'aluminium est très souvent correcte.
  • Le diagramme potentiel-pH de l'aluminium est très souvent bien tracé, avec un usage efficace de la continuité du potentiel.
  • Les étudiants de MP ont bien retrouvé la constante associée aux lois de Wien et de Planck par un calcul d'intégrale.

Conseils du jury

  • Équilibrer le temps consacré à la chimie et à la physique plutôt que de privilégier une seule partie.
  • Fournir des réponses claires et précises : des phrases floues et ambiguës ne peuvent être considérées comme exactes.
  • Vérifier la cohérence numérique des résultats obtenus, en particulier lorsqu'une valeur semble physiquement aberrante.
  • Lire attentivement et complètement l'énoncé afin de percevoir la cohérence des différentes parties du sujet.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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PHYSIQUE-CHIMIE

Partiel - Chimie: quelques propriétés del'aluminium

L’aluminium est le troisième élément en abondance de l'écorce terrestre qui en contient 8%. Il ne setrouve pas à l'état natif, mais seulement dans ses composés oxygénés. Signalons par exemple la bauxite, qui présente une grande importance industrielle, et dont le nom vient des gisements des Baux-de-Provence. Le nom bauxite recouvre divers minerais de composition variable (Al_2 O_3 40 à 60%, H_2 O12 à 30%, Fe_2 O_3 7 à 30%, SiO_2 1 à 15%, TiO_2 3 à 4%, etc...).

Données:

Numéro atomique de l'aluminium Z = 13
Masse molaire atomique de l'aluminium M_(AI) = 27, 0 g ⋅ mol^(− 1)
Masse volumique del'aluminium à 298 K μ_(AI) = 2, 70 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
Constante d'Avogadro 𝒩_A = 6, 02 × 10^(23) mol^(− 1)

I.A - Étude de la configuration électronique de l'aluminium

Une orbitale atomique est caractérisée par trois nombres quantiques : n, l et m. Une valeur approchée de l'énergie d'une orbitale atomique d'un atome polyélectronique peut être donnée par la formule suivante :
E_(n, I) = − 13, 6(Z^(∗^2))/(n^(∗^2))(eneV).
  • n* est le nombre quantique effectif dont la valeur est fonction de n :
n 1 2 3 4
n^∗ 1 2 3 3,8
  • Z^∗ est la charge nucléaire effective, définiepar Z^∗ = Z − σ ( σ est la constante d'écran appliquée à l'électron considérédans une orbitale caractérisée par un couple ( n, l )).

Filière MP

Pour évaluer la constante d'écran σ d'un électron donné, on répartit les orbitales atomiques en groupes selon le tableau suivant:
Groupes I II III IV V
Orbitales 1 s 2 s, 2p 3 s, 3p 3 d 4 s, 4p
La valeur simplifiée de σ pour un électron donné est la somme de :
0 pour les électrons des groupes supérieurs,
0,35 pour les électrons du même groupe,
0,85 pour chaque électron de la couche n − 1,
1 pour chaque électron des couches n − 2, n − 3… si l'électron étudié est de type s ou p,
1 pour chaque électron des groupes inférieurs si l'électron étudié est de type d.
I.A.1) Quels sont les noms respectifs des trois nombres quantiques n, l et m ? À quelles grandeurs physiques sont-ils respectivement associés ?
I.A.2) Donner les valeurs respectives du couple ( n, l ) pour les orbitales 3d et 4 p .
I.A.3) Quelles sont les valeurs que peut prendrele nombre quantique m pour une orbitale de type p et detype d ?
I.A.4) Donner la configuration électronique del'aluminium dans son état fondamental et déterminer les valeurs numériques (en eV) des niveaux d'énergie des orbitales de cet atome.
I.A.5) Définir, pour un atome X, I'énergie de premièreionisation EI_1(X). Calculer cette énergie dans le cas del'aluminium. Comparer ce résultat à la valeur expérimentale 5, 98eV.
I.A.6) Pourquoi l'énergie de première ionisation du magnésium ( Z = 12 ) estelle supérieure à celle de l'aluminium ? On donne El_1(Mg) = 7, 64eV.

I.B - Étude du réseau cristallin cubique à faces centrées (c.f.c.)

Le réseau cristallin du métal aluminium est de type cubique à faces centrées.
I.B.1) Faire un schéma de la maille conventionnelle de ce réseau cristallin en perspective. Les atomes d'aluminium seront représentés par des cercles. Donner le nombre d'atomes d'aluminium appartenant à cette maille.
I.B.2) On appelle a le paramètre de la maille conventionnelle et r le rayon atomique de l'aluminium. Déterminer la relation entre r et a résultant de l'empilement compact. Définir et calculer la compacité c.f.c.
I.B.3) À partir des données fournies, déterminer la valeur numérique du rayon atomique r del'aluminium.
I.B.4) Le réseau c.f.c. présente des cavités octaédriques dont le centre sera noté Ω et des cavités tétraédriques dont le centre sera noté Δ. Préciser la position respective des cavités octaédriques et tétraédriques dans une maille conventionnelle d'un réseau cubique à faces centrées. Calculer l'habitabilité (notée r_Ω ) d'une cavité octaédrique de ce réseau. On précise que l'habitabilité est la valeur maximale du rayon d'une sphère que l'on peut placer au centre de la cavité sans déformer le réseau.

I.C - Les ions de l'aluminium en solution aqueuse

La production del'aluminium, par électrolyse del'alumine fondue, nécessite une décomposition préalable de la bauxite pour en extraire l'alumine la plus pure possible (procédé Bayer) : de la bauxite séchée et moulue est décomposée, dans un autoclave, avec de la soude. L'aluminium passe en solution sous forme d'aluminate Al(OH)_4^−et les mélanges restent dans la boue rouge. L'aluminium est précipité sous forme d'hydroxyde d'aluminium Al(OH)_3, qui donne Al_2 O_3 après calcination. On se propose dans cette partie d'étudier la précipitation de I'hydroxyde d'aluminium. Afin de simplifier la description des phénomènes chimiques, on considère que l'aluminium en solution aqueuse se trouve sous l'une des formes suivantes : Al^(3 +), Al(OH)^(2 +) et Al(OH)_4^−.
On donne pour le couple acide/base Al^(3 +)/Al(OH)^(2 +) : pK_a = 5, 0
Al(OH)_3⇌Al^(3 +) + 3OH^−constante K_s = 10^(− 32); Al(OH)_3 + OH^−⇌Al(OH)_4^−constante K = 10^3
On désigne par s la concentration molaire totale de l'aluminium en solution aqueuse en présence du précipité d'hydroxyde d'aluminium (c'est-à-dire que s
est exprimée en tenant compte des trois ions existant dans la solution) et on pose:
x_1 = ([Al^(3 +)])/S, x_2 = ([Al(OH)^(2 +)])/S et x_3 = ([Al(OH)_4^−])/S
1.C.1) Exprimer x_1, x_2 et x_3 en fonction de h = [H_3 O^+]et de K_a, K_s, K et K_e (produit ionique de l'eau égal à 10^(− 14) ). Mettre les expressions des x_i sous la forme:
x_i = 1/(1 + f_i(K_a, K_s, K_e K, h) + g_i(K_a, K_s, K_e K, h)).
I.C.2) Le graphe C1 représente les variations des x_i en fonction du pH. Identifier les différentes courbes en justifiant vos choix.
I.C.3) On ajoute progressivement de la soude suffisamment concentrée (le volume reste pratiquement constant) à une solution de chlorure d'aluminium de concentration

c_0 = 0, 5 mol ⋅ L^(− 1).
a) Un précipité apparaît pour pH_1 et disparaît pour pH_2. Interpréter ce phénomène et déterminer pH_1 et pH_2. J ustifier les approximations éventuelles à l'aide du graphe C1.
b) Déterminer la valeur pH_3 pour laquelle la quantité de précipité est la plus grande.
c) Montrer que si c_0 est inférieure à une limite s_m que l'on calculera, il est impossible de former le précipité.

I.D - La corrosion de l'aluminium

Données:

Couple
Potentiel standard
AI^3/Al, O_2/H_2 O; E^0 = − 1, 66 V, E^0 = 1, 23 V
On prendra (RTlog(10))/(𝒩_A ⋅ e) = 0, 06 V
I.D.1) Tracer le diagramme potentiel- pH simplifié de l'élément aluminium, en ne prenant en compte que les espèces chimiques Al, Al^(3 +), Al(OH)_3 et Al(OH)_4^−. Les concentrations en espèces dissoutes seront prises égales à s_M = 10^(− 1) mol ⋅ L^(− 1) (échelle: 1 cm par unité de pH et 5 cm pour 1 Volt).
I.D.2) Délimiter, sur le diagramme précédent, les zones d'immunité de corrosion et de passivation de l'aluminium. Tracer également les limites de stabilité de l'eau sous 1 bar.
I.D.3) On réalise l'expérience suivante: quatre tubes à essais désignés par A, B, C et D contiennent respectivement une solution décimolaired'acidechlorhydrique, une solution décimolaire de soude, de l'eau pure et de l'eau pure. Dans A, B et C on plonge un petit paquet defil d'aluminium bien décapé. Dans D on plonge un fil d'aluminium non décapé. Décrire et interpréter les résultats de cette expérience.

Partie II - Physique: à propos du rayonnement du corps noir

Données pouvant servir au cours du problème:
Vitesse de la lumière dans le vide:, c = 3 × 10^8 m ⋅ s^(− 1); Constante de Boltzmann :, k_B = 1, 38 × 10^(− 23) J ⋅ K^(− 1); Constante de Planck :, h = 6, 62 × 10^(− 34) J ⋅ s; Constante de gravitation :, G = 6, 67 × 10^(− 11) N ⋅ m^2 ⋅ kg^(− 2); Distance Terre-Soleil :, d = 1, 5 × 10^(11) m; Rayon du Soleil :, R_s = 7 × 10^8 m; Masse du Soleil :, M_s = 2 × 10^(30) kg

II.A - Pression cinétique

On considère un gaz parfait formé de N molécules monoatomiques, chacune de masse m, en équilibre à la température T dans une enceinte de volume V. On cherche à déterminer la pression qu'exercent ces molécules sur les parois de l'enceinte. Pour cela on fait les hypothèses suivantes:
  • le gaz est homogène ; on note n = N/V la densité moléculaire.
  • Ia distribution des vitesses des molécules est homogène et isotrope. Elle n'a pas besoin d'être connue: on écrira simplement que la probabilité pour qu'une molécule ait la vitesse v⃗ de coordonnées ( v_x, v_y, v_z ) à ( dv_x, dv_y, dv_z ) près est: dP_r = Af(v^2)dv_x dv_y dv_z où f(v^2) est unefonction inconnueet A une constante de normalisation qu'il est inutile de connaître.
  • Ia pesanteur est négligée.
    II.A.1) Pourquoi la fonction f qui, a priori, dépend de ( v_x, v_y, v_z ) ne dépendelle, en fait, que de v^2 ?
    II.A.2) Soit une surface d'aire dS de la paroi (l'axe Ox est normal à la paroi et dirigé vers l'extérieur de l'enceinte). Écrire le nombre dN de molécules qui frappent dS pendant la durée dt, tout en ayant une vitesse de coordonnées (v_x, v_y, v_z) à (dv_x, dv_y, dv_z) près (on écrira ce nombre en fonction de N, V, dP_r, v_x, dS et dt ).
    II.A.3) On suppose que les molécules rebondissent sur la paroi symétriquement par rapport à la normale, selon les lois du choc élastique. Déterminer la quantité de mouvement d^2 वे transférée à l'élément de surface dS par ces molécules pendant la durée dt.

    II.A.4) En tenant compte de toutes les vitesses v_x possibles, exprimer la quantité de mouvement totale dq transférée à dS pendant la durée dt en fonction de n, m, dS, dt et v_x^2^– (où v_x^2^– = ∫_(v_x = − ∞)^(+ ∞)v_x^2 dP_r ).
    En déduire la force exercée par les molécules sur dS puis la pression p exercée sur la paroi, pression quel'on exprimera en fonction de n, m, et v¯_x^2 puis en fonction de n, m, et v^(∗2) ( v^∗ étant la vitesse quadratique moyenne définie par
v^(∗2) = v_x^2^– + v_y^2^– + v_z^2^–).
II.A.5) À partir de l'équation d'état des gaz parfaits, exprimer alors l'énergie cinétique moyenned'une molécule puis l'énergie interne U en fonction de N, k_B
(constante de Boltzmann) et T . Écrire alors p en fonction de la densité volumique u d'énergie interne ( u = U/V ) .

II.B - Pression de radiation

II.B.1) Une dimension
On considère une onde plane progressive monochromatique de fréquence v (et de pulsation ω = 2πv ) se propageant dans le vide à la célérité c selon la direction Ox. L'onde est polarisée rectilignement, le champ électrique, d'amplitude E_0 étant dirigé selon Oy :
E→_i = E_0 exp(i(ωt − kx))u→_y
représente l'expression complexe du champ électrique.
a) Rappeler la relation qui relie le champ magnétique B⃗_i au champ E⃗_i.En déduire l'expression de B⃗_i.
b) Cette onde rencontre, sous incidence normale, en x = 0, un miroir plan de surface S, parfaitement réfléchissant.
  • Quelles sont les conditions aux limites que doivent satisfaire le champ électrique et le champ magnétique à la surface du miroir ? En déduire l'existence d'une onde réfléchie ( E⃗_r_–, B⃗_r_– ) que l'on explicitera.
  • Exprimer alors les champs résultants réels E⃗ et B⃗. Déterminer la densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique u de l'onde résultante en fonction de E_0. En déduire le nombre moyen n de photons par unité de volume. Comment ce nombre est-il relié au nombre n_0 de photons que transporte l'onde incidente par unité de volume?
    c) Combien y-a-t-il de photons qui frappent S pendant dt ? En déduirela quantité de mouvement transférée au miroir pendant dt (on rappelle qu'un photon de fréquence v se déplaçant selon Ox a pour quantité de mouvement q→ = (hv/c)u_x^(→−)).
    Déterminer alors la pression (pression de radiation) exercée par l'onde sur le miroir ; on exprimera cette pression en fonction de la densité volumique u d'énergie électromagnétique de l'onde résultante puis en fonction de ε_0 et E_0.
    d) On veut retrouver ce résultat par un raisonnement purement électromagnétique. Pour cela le miroir est assimilé à un métal de conductivité électrique γ. On rappelle que le métal de conductivité γ est considéré comme un milieu de constantes ε_0 et μ_0, sans charges ( ρ = 0 ) mais avec une densité volumique de courant vérifiant
j⃗ = γE⃗.
  • Écrire les équations de Maxwell dans le métal. Montrer que lechamp électrique E⃗ vérifie une équation de propagation de la forme
ΔE⃗ = A(∂^2 E⃗)/(∂t^2) + B(∂E⃗)/(∂t),
  • où A et B sont deux constantes que l'on exprimera en fonction de ε_0, μ_0 et γ. Dans toute la suite de cette partie on supposera que γ»ε_0 ω et on fera les approximations qui en découlent. On cherche une solution à ces équations correspondant à une propagation vers les x positifs, où le champ E⃗ s'écrit
E_–→ = E_2_–e^(i(ωt − Kx))u_y^(→−).
  • Montrer que, ω étant un réel, ceci n'est possible que si K est un complexe quel'on écrira K = α − αi et dont on explicitera α. Déterminer alors l'expression du champ magnétique B⃗_– en fonction de K, E_2 et ω.
  • Lorsque l'onde plane incidente rencontre le miroir métallique elle donne naissance à une onde réfléchie dont le champ électrique est d'amplitude E_1 et à une onde transmise du type précédent. On admettra que les composantes tangentielles des champs, tant électrique que magnétique, sont continues à la traversée d'une telle interface. Déterminer alors E_2 en fonction de E_0 dans l'approximation suggérée. Expliciter les champs réels transmis E⃗_t et B⃗_t en fonction de E_0, ω, α et c.
    En^– déduire la densité volumique de courant j⃗ existant dans le métal.
  • On considère, à l'intérieur du métal, un petit parallélépipède de longueur dx et de base de surface dS parallèle à l'interface. Déterminer la force moyenne qui s'exerce dessus. En déduire la force totale s'exerçant sur tout le métal s'appuyant sur dS .
    Montrer que l'on retrouve alors la pression de radiation calculée au c) même si γ devient infini.
    II.B.2) Trois dimensions
On considère à présent le rayonnement enfermé dans une enceinte de volume V et on supposera pour simplifier qu'il y a en permanence N photons, tous de fré

quence v, à l'intérieur de l'enceinte, formant ainsi un «gaz de photons» homogène. On cherche encore à relier la pression qu'exercent ces photons sur les parois à la densité volumique d'énergie.
a) On suppose les parois parfaitement réfléchissantes. Par exemple, par un raisonnement calqué sur celui du II.A, montrer que la pression est reliée à la densité volumique d'énergie par p = u/3.
b) Les photons n'ont plus à présent tous la même fréquence ; on peut alors définir une densité spectrale d'énergie u_v telle que u = ∫_0^∞u_v dv. J ustifier que le résultat précédent reste encore valable.

II.B.3) Thermodynamique du gaz de photons

Nous postulerons que la densité volumique d'énergie ne dépend que de la température T du gaz ; par ailleurs on a toujours p = u/3.
a) Écrire la différentielle de l'entropie S en fonction de dU et dV puis en fonction de u, (du)/(dT), T, V, dV et dT. Sachant que l'entropie est une fonction d'état, en déduire une équation différentielle vérifiée par u(T). Montrer que u est de la forme u(T) = aT^4. Comment s'écrit la densité volumique d'entropie s(T) ?
b) On veut calculer la puissance reçue par un élément de surface d'aire d Σ de la paroi. On pourra procéder comme suit :
on considère les photons de fréquence v (à dv près), dont on note dn(v) le nombre par unité de volume, frappant dΣ pendant dt tout en ayant une vitesse orientée dans une direction faisant un angle θ (à d θ près) avec la normale. Déterminer leur nombre dN_v^θ et en déduire le nombre total d N_v de photons de fréquence v frappant dΣ pendant dt. Quelle est l'énergie correspondante dW_v reçue par dΣ pen-

dant dt ? Quelle est l'énergie totale dW, que l'on exprimera en fonction de c, u, dΣ et dt reçuepar dΣ pendant dt ? En déduire que la puissance reçue par l'élément de surface dΣ de la paroi limitant le gaz s'écrit dP = σT^4 dΣ où σ est constante que l'on explicitera en fonction de a et de c.
c) On rappelle qu'un corps noir est un corps en équilibre thermodynamique avec le gaz de photons. Déterminer la température apparente T_s du soleil en considérant celui-ci comme un corps noir de température T_s.
On donne: σ (constante de Stefan) = 5, 67 × 10^(− 8) W ⋅ m^2 ⋅ K^(− 4) puissance reçue sur terre de la part du soleil (sur 1 m^2 de surface perpendiculaire aux rayons du soleil) : 1, 3 kW ⋅ m^(− 2). Le soleil s'est formé par contraction gravitationnelle d'un nuage de particules supposé initialement très diffus. On veut déterminer l'énergie libérée lors de cette contraction. Pour cela on considère le soleil comme une sphère homogène de masse M_s et dont le rayon r a cru progressivement de 0 à R. Pour faire passer le rayon de r à r + dr, on amène une masse dm de l'infini jusqu'à r; déterminer le travail des forces de gravitation
au cours de cette phase. En déduire l'énergie gravitationnelle totale libérée au cours de la contraction. Supposant que toute cette énergie soit rayonnée, déterminer le temps pendant lequel le soleil rayonnerait de la lumière. Conclusion (on estime l'âge du soleil à environ 5 milliards d'années) ?
II.B.4) Diverses expressions envisageables pour u_v
a) Diverses considérations physiques laissent à penser que u_v ne peut dépendre, au moins dans certains cas, que des paramètres v, T (via k_B T ) et c. Considérant que u_v est un monôme, déterminer par une analyse dimensionnelle l'expression de u_v. Cette expression est-elle complètement déterminée? Prend-elle la forme prévue par Wien : u_v = T^3 f(v/T) ?
Aurait-on pu envisager d'autres paramètres significatifs que ceux utilisés ? Montrer que dans ces conditions, on retrouve l'expression de la densité volumique totale u d'énergie: u = a T^4 ? Conclusion?
b) Wien proposa pour u_v la forme suivante: u_v = (8πhv^3)/(c^3)exp(− (hv)/(k_B T)).
Est-ce de la forme u_v = T^3 f(v/T) ?
Montrer que la densité volumique totale u s'écrit u = aT^4 où a est une constante que l'on exprimera en fonction de k_B, h et c. (On donne ∫_0^∞x^3 e^(− x)dx = 6 ). Déterminer numériquement a et comparer à la valeur expérimentale: 0, 76 × 10^(− 15)SI.
c) La loi établie par Planck est
u_v = (8πhv^3)/(c^3) ⋅ 1/(exp(hv/k_B T) − 1).
  • Montrer que les deux lois précédentes sont des cas particuliers dans des domaines de fréquence que l'on précisera. Peut-on interpréter le choix des paramètres significatifs du II.B. 4 a) à la lumière de la loi de Planck?
  • Montrer que l'on retrouve bien u = aT^4 avec la bonne valeur de a
(on donne ∫_0^∞(x^3)/(e^x − 1)dx = (π^4)/(15)).
  • Quelle est la loi donnant u_λ (densité spectrale d'énergie par unité de longueur d'onde) en fonction de λ ?
  • La courbe de la fonction
y = (x^5)/(e^x − 1) est donnée ci-contre.
  • Une antenne détectrice pointée vers le ciel a permis de mesurer un rayonnement isotrope de densité spectrale u_λ = Ky . Le maximum est obtenu à la longueur d'onde de 1, 1 mm. Que peut-on en déduire? Les théories actuelles montrent que le rayonnement créé
4, 96
d) Qu'appellet-on «rayonnement du corps noir»? Pourquoi dit-on «rayonnement DU corps noir » et non «rayonnement DES corps noirs »? Pourquoi «noir » (on justifiera sa réponse par une application numérique) ? En photographie on utilise pour photographier de jour à l'extérieur des pellicules dites «lumière du jour »; pourquoi ces pellicules sont-elles différentes de celles dites «lumière artificielle» permettant de photographier de nuit, sans flash, en pré sence de lampes à incandescence ? Pourquoi le flash permet-il d'utiliser les pellicules «lumière du jour »?
II.B.5) Étude du spectre
Le satellite COBE emportait avec lui, pour l'étude du spectre du rayonnement fossile, un interféromètre de Michelson ; nous allons étudier le principe d'une telle expérience de spectrométrie. Un interféromètre de

Michelson (figure 4) dont les miroirs M_1 et M_2 sont perpendiculaires entre eux et respectivement perpendiculaires aux axes OO_1 et OO_2 de l'appareil est éclairé par une source ponctuelle S placée au foyer d'une lentille convergente. On néglige tous les
effets d'absorption ou de réflexions multiples sur la compensatrice (non repré sentée) et sur la séparatrice.
Le miroir M_1 est mobile et se déplace à vitesse constante à partir de la position x = 0 correspondant à une différence de marche nulle.Un détecteur D est placé au foyer image d'une deuxième lentille et délivre un signal proportionnel à l'intensité lumineuse qu'il recueille.
a) Quelle est, en fonction du déplacement x du miroir M_1, la différence de marche δ entre les deux faisceaux, au niveau du détecteur?
b) La source S émet un rayonnement monochromatique de longueur d'onde λ_0 (et de nombre d'onde σ_0 = 1/λ_0 ); on note I_0 l'intensité recueillie en D Iorsque I'un des miroirs est masqué. Déterminer, en fonction de δ, I_0 et σ_0, l'intensité lumineuse I recueillie par D.
c) La source S émet un rayonnement formé de deux radiations monochromatiques également intenses, de nombres d'onde σ_0 et σ_0 + Δσ (on supposera Δσ«σ_0 ). Déterminer l'intensité I en fonction de δ. Exprimer la visibilité des franges
V = (I_(max) − I_(min))/(I_(max) + I_(min)) en fonction de δ et de Δσ.

Questions fréquentes

3 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie Centrale MP 2001 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie Centrale MP 2001 ?

Le sujet porte, en chimie, sur la structure électronique, la cristallographie et les diagrammes potentiel-pH appliqués à l'aluminium, et, en physique, sur le rayonnement du corps noir (pression de radiation, thermodynamique du gaz de photons, lois de Wien et Planck, interféromètre de Michelson).

Le sujet de physique-chimie Centrale MP 2001 est-il difficile ?

Le rapport indique que la partie de chimie, très proche du cours, a permis d'obtenir facilement des points, tandis que la partie de physique sur le rayonnement du corps noir a été traitée de façon plus décevante, l'ensemble permettant une bonne sélection des candidats.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet Centrale MP physique-chimie 2001 ?

Le jury relève une mauvaise justification de l'énergie d'ionisation, une méconnaissance de la constante d'acidité, des conditions aux limites électromagnétiques mal énoncées, et une difficulté à manipuler les dérivées partielles en thermodynamique du rayonnement.

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