Centrale Mathématiques 2 MP 2001Sujet, corrigé et rapport du jury
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MATHÉMATIQUES II
Le but du problème est d'établir quelques propriétés des cônes et coniques dans le cadre de la théorie des formes quadratiques.
Dans tout le problème, le corps de base est IR. Si E est un espace vectoriel réel, on désigne par Q(E) l'espace vectoriel réel des formes quadratiques définies sur E. Siq ∈ Q(E) , on désigne par
C_q le cône isotrope de
q , c'est-à-dire l'ensemble des vecteurs
x ∈ E tels que
q(x) = 0 .
Les parties sont largement indépendantes et de difficulté croissante. La résolution des questions préliminairesA et
B n'est pas indispensable pour la suite du problème.
Dans tout le problème, le corps de base est IR. Si E est un espace vectoriel réel, on désigne par Q(E) l'espace vectoriel réel des formes quadratiques définies sur E. Si
Les parties sont largement indépendantes et de difficulté croissante. La résolution des questions préliminaires
Question préliminaire A.
Soit
E_2 un plan vectoriel réel et
q ∈ Q(E_2) − {0} ; en vue de décrire
C_q on introduit une base
B = (i, j) de
E_2 et on désigne par
la matrice de q relativement à B .
Quelle est la signature de q ? Montrer queC_q est réduit à
{0} ou est la réunion d'un ensemble fini de droites, dont on précisera le cardinal. On utilisera pour toute cette question une décomposition de Gauss et la discussion portera entre autres sur le signe de
rt − s^2 .
Quelle est la signature de q ? Montrer que
Partiel - Cônes contenant cinq vecteurs donnés
On rapporte l'espace vectoriel euclidien
IR^3 muni de son produit scalaire canonique
< ., > à sa base orthonormale canonique
B_c = (i, j, k) et on considère deux vecteurs
e et
e^′ de composantes respectives (
a, b, c ) et (
a^′, b^′, c^′ ), avec abca'
b^′ c^′ ≠ 0 . On note
Q_(e, e^′) l'ensemble des formes quadratiques
q ∈ Q(I^3^3) telles que
C_q contienne
i, j, k, e et
e^′; Q_(e, e^′) est un sous-espace vectoriel de
Q(IR^3) (on ne demande pas de le vérifier).
I.A - Soitq ∈ Q(I^3^3) ; donner une condition nécessaire et suffisante portant sur la matrice de
q relativement à
B_c pour que
C_q contienne
i ; en déduire que
C_q contient
i, j et k si, et seulement si, il existe
α, β, γ réels tels que:
I.A - Soit
Filière MP
I.B - On désigne par I et I' les formes linéaires sur
IR^3 qui à un triplet
τ = (α, β, γ) associent respectivement:
I(τ) = αbc + βca + γab
etI^′(τ) = αb^′ c^′ + βc^′ a^′ + γa^′ b^′ .
I.B.1) Donner une relation entrele rang de la famille (I, I^′ ) et la dimension de
Q_(ee^′) .
I.B.2) Lorsque cette dimension vaut 1, montrer que tous les éléments non nuls deQ_(ee^′) ont le même cône isotrope.
I.B.3) À l'aide de Vect(e,e'), interpréter la condition (2) suivante:
et
I.B.1) Donner une relation entrele rang de la famille (
I.B.2) Lorsque cette dimension vaut 1, montrer que tous les éléments non nuls de
I.B.3) À l'aide de Vect(e,e'), interpréter la condition (2) suivante:
On suppose (2) vérifiée. Déterminer une base de
Q_(ee_e) . Déterminer le rang des formes quadratiques non nulles de
Q_(e_(e^′)) . Montrer que les éléments de
Q_(e_(e^′)) ont une signature différente de
(3, 0) . Quelles sont les valeurs possibles de cette signature?
Dans la suite on sera amené à envisager des propriétés affines de IR^3 dont les éléments seront alors considérés comme des points. En particulier le point 0 sera le vecteur
(0, 0, 0) .
Dans la suite on sera amené à envisager des propriétés affines de IR
Dans toute la suite du problème, on désigne par
P_0 et
P_1 les plans d'équations respectives
x + y + z = 0 et
x + y + z = 1 et, pour tout triplet
τ = (α, β, γ) ∈ ℝ^3 , on désigne par
q_τ la forme quadratique qui à
M = (x, y, z) ∈ ℝ^3 associe
αyz + βzx + γxy .
Partiell - Natured'une section conique
Question préliminaire B
Déterminer les éléments communs aux cônes isotropes de toutes les formes quadratiques du type
q_τ .
On fixe maintenant, pour toute la partie II, le tripletτ = (α, β, γ) non nul et on désigne pour simplifier par
C_τ le cône isotrope de
q_τ .
On fixe maintenant, pour toute la partie II, le triplet
II.A - Étude de
C_τ ∩ P_0
J ustifier l'existence d'une base
B_0 = (I, J) de
P_0 qui soit une famille orthonormale pour le produit scalaire canonique de
IR^3 et telle que la restriction
q_τ|_(P_0) ait dans
B_0 une matrice de la forme:
Discuter selon
α^′ et
β^′ la nature de
C_τ ∩ P_0 .
II.B - Étude deC_τ ∩ P_1
II.B.1) SoitB_0 comme en II.A, et
B = (I, J, K) qui la complète en une base orthonormale de
IR^3 . Dans cette base, les coordonnées du point courant
M de
IR^3 seront désignées par
X, Y et
Z .
a) Montrer que, relativement au repère (O; B ),
P_1 a une équation de la forme
Z = z_0 où
z_0 prend l'une ou l'autre de deux valeurs que l'on précisera.
b) De quelle forme est la matrice deq_τ relativement à
B ? En conclure que si
(α^′, β^′) = (0, 0) , alors
rg(q_τ) ≤ 2 . En déduire que
(α^′, β^′) = (0, 0) ⇒ αβγ = 0 .
On supposera désormais queαβγ ≠ 0 , de sorte que
(α^′, β^′) ≠ (0, 0) .
c) Montrer que, relativement au repère (O; B ) ,
C_τ ∩ P_1 est définie par un système du type :
II.B - Étude de
II.B.1) Soit
a) Montrer que, relativement au repère (
b) De quelle forme est la matrice de
On supposera désormais que
c) Montrer que, relativement au repère (
En déduire que
C_τ ∩ P_1 est une conique dont on précisera le genre en fonction de
α^′ et
β^′ .
II.B.2) Mettre en relation le genre deC_τ ∩ P_1 et la nature de
C_τ ∩ P_0 .
II.B.2) Mettre en relation le genre de
Partie III - Sections circulaires d'un cône
Soient
a, b, c des scalaires non nuls,
Π_0 et
Π_1 les plans d'équations respectives
Soit
τ un triplet non nul et
q_τ la forme quadratique qui lui est associée;
C_τ en désigne le cône isotrope ;
q_0 désigne enfin l'application carré scalaire canonique dans
IR^3 .
III.A - Montrer quesi a, b, c,α, β, γ vérifient
III.A - Montrer quesi a, b, c,
il existe
λ ∈ IR^∗ et
I ∈ L(IR^3, IR) tel que
Dans ce cas, montrer que
C_τ ∩ Π_1 est inclus dans une sphère. En conclure que
C_τ ∩ Π_1 est un cercle. Que représente-t-il pour les points
A(a, 0, 0), B(0, b, 0) et
C(0, 0, c) ?
On admettra que les relations (3) constituent une condition nécessaire et suffisante pour que
C_τ ∩ Π_1 soit un cerde
III.B - Montrer que pour tout pointM(x, y, z) ∈ Π_1 , il existe
(x^′, y^′, z^′) ∈ ℝ^3 tel que
x^′ + y^′ + z^′ = 1 et que
M soit le barycentre de
A, B et
C affectés des masses respectives
x^′, y^′ et
z^′ . Si
τ est tel que
C_τ ∩ Π_1 soit un cerde, donner une expression simple de
q_τ(x, y, z) à l'aide de
λ, x^′, y^′, z^′ et des carrés des distances
‖BC‖^2, ‖CA‖^2, ‖AB‖^2 .
III.B - Montrer que pour tout point
PartieIV - Couple foyer - directrice d'une conique
Dans cette partie, on note pour simplifier
C_0 le cône d'équation
yz + zx + xy = 0 . Pour la suite, a désigne un réel donné.
IV.A - SoitΩ_a le point de coordonnées (a, a, a). Montrer qu'il existe un réel
d_a ≥ 0 tel que, pour tout
M ∈ C_0∖{O} , la distance de
Ω_a à la droite (
OM ) soit égale à
d_a . En déduire la nature de
C_0 .
IV.B - On suppose désormaisa ≠ 0 . Soit
P_a le plan d'équation
x + y + z = a ; comment se déduit-il de
P_1 ? Pour
λ ∈ IR , on désigne par
Φ_λ l'application qui à
M de coordonnées (
x, y, z ) dans
I^3 associe
(x + y + z − a)^2 + λ(yz + zx + xy) .
Montrer que pour un uniqueλ_0 ∈ IR, Φ_(λ_0)(M) = 0 est l'équation d'une sphère
Σ_a . En donner le centre et le rayon et la situer par rapport à
C_0 .
IV.A - Soit
IV.B - On suppose désormais
Montrer que pour un unique
IV.C -
IV.C.1) Soit
Π un plan non parallèle à
P_a ; montrer qu'il existe une droite
D incluse dans
Π et un scalaire
μ tels que:
où
d(M, D) désigne la distance de
M à
D .
Indication : on pourra s'intéresser à la relationx + y + z − a = 0 ; un croquis pourra être utile.
IV.C.2) On suppose, de plus, queΠ est tangent à
Σ_a en un point F . Pour tout
M ∈ Π , exprimer
Φ_(λ_0)(M) à l'aide de
‖FM‖ .
IV.D - Conclure de ce qui précède queC_0 ∩ Π est une conique de foyer F et de directrice D . Faireun croquis d'ensemble sans nécessairement chercher à repré senter le repère canonique.
Indication : on pourra s'intéresser à la relation
IV.C.2) On suppose, de plus, que
IV.D - Conclure de ce qui précède que
PartieV - Centre d'une conique
Dans cettepartie, on considère
q ∈ Q(IR^3) , dont on désignepar f la formepolaire.
V.A - SoientE^′ et
E^(′′) deux sous-espaces vectoriels supplémentaires dans
I^3 et soit
s ∈ L(ℝ^3) la symétrie qui à
X = X^′ + X^(′′) , où
(X^′, X^(′′)) ∈ E^′ × E^(′′) , associe
s(X) = X^′ − X^(′′) . Pour
(X^′, X^(′′)) ∈ E^′ × E^(′′) , exprimer
q(X^′ + X^(′′)) − q(X^′ − X^(′′)) à l'aide de
f . En déduire que:
V.A - Soient
On suppose q non dégénérée; on ne demande pas de prouver l'existence et l'unicité de u automorphisme de
IR^3 tel que
V.
B - Si V est un élément non nul de
IR^3 , on pose
H = {X ∈ IR^3|<V, X>=0} .
Soit
F un sous-espace vectoriel de
IR^3 ; montrer que:
V.C - En déduire que l'hyperplan
H possède un supplémentaire
F vérifiant :
si et seulement si
⟨u^(− 1)(V), V⟩ ≠ 0 . Montrer que
F est alors unique et en donner une description.
On choisit maintenantV = (1, 1, 1) , de sorte que
H = P_0 . Soit
τ = (α, β, γ) , avec
αβγ ≠ 0 ; on choisit
q = q_τ , on lui associe u comme ci-dessus et on appelle M la matrice de q relativement à la base canonique.
V.D - Déterminer la comatrice deM . Montrer que:
On choisit maintenant
V.D - Déterminer la comatrice de
V.E -
Si < u^(− 1)(V), V>≠0 , on définit F comme ci-dessus, puis s à partir de la décomposition en somme directe
IR^3 = F ⊕ P_0 . Décomposer alors un vecteur
X ∈ I^3 ainsi que son image
s(X) sur la somme directe
F ⊕ P_0 . En déduire que
s laisse stableP_1 . En déduire que
C_q ∩ P_1 possède un centre de symétrie dont on donnera les coordonnées.
V.F - On suppose au contraire que⟨u^(− 1)(V), V⟩ = 0 .
V.F.1) Quelle est la nature deC_q ∩ P_1 ? On pourra utiliser II.B.2.
V.F.2) On définit une base orthonormaleB = (I, J, K) de
IR^3 telle que
J soit colinéaire à
u^(− 1)(V) et
K directement colinéaire à
V . Étudier soigneusement la forme de la matrice de
q relativement à
B et retrouver la nature de
C_q ∩ P_1 . Que représente la direction de J pour cette conique?
s laisse stable
V.F - On suppose au contraire que
V.F.1) Quelle est la nature de
V.F.2) On définit une base orthonormale
Pas de description pour le moment
