E3A Mathématiques B PC 2008Sujet et rapport du jury
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Ces sujets peuvent vous intéresser
Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
CONCOURS ENSAM - ESTP - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques B PC
Durée 3 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
Premier exercice
Cet exercice a pour but d'étudier les extrémums d'une fonction liée à une matrice symétrique. L'espace vectoriel
ℝ^3 est muni de son produit scalaire canonique noté
⟨ ,
⟩, dontlanorme associée est notée || ||.
- Étude d'un exemple.
(a) Vérifier les inégalitésxy ≤ 1/2(x^2 + y^2) et− 1/2(x^2 + y^2) ≤ xy pour tous réelsx ety et préciser, dans chaque cas, les situations d'égalité.
(b) En déduire que− 1/2 est un minorant de la fonction
sur
ℝ^3∖{(0, 0, 0)} et montrer que c'est son minimum.
(c) Trouver de même le maximum der sur
ℝ^3∖{(0, 0, 0)} .
(d) Comparer ce minimum et ce maximum à la plus grande et à la plus petite valeur propre de la matrice
(c) Trouver de même le maximum de
(d) Comparer ce minimum et ce maximum à la plus grande et à la plus petite valeur propre de la matrice
- Étude du cas général. Soit
M une matrice symétrique réelle d'ordre 3 etf l'endomorphisme canoniquement associé àM . On rappelle qu'il existe une base orthonorméeB_0 = (u⃗_1, u⃗_2, u⃗_3) de vecteurs propres pourf , chacun des vecteursu⃗_k étant associé à la valeur propreλ_k . On supposeλ_1 < λ_2 < λ_3 .
(a) Soitw⃗ un vecteur non nul deIR^3 , que l'on écrit
dans la base
B_0 . Vérifier que
(b) En déduire que
λ_3 est le maximum de la fonction
sur
ℝ^3∖{0→} .
(c) Déterminer de même le minimum der_f sur
ℝ^3∖{0→} .
(d) Vérifier que l'on retrouve ainsi les résultats de la question 1.
3. Une application. On considère la matrice
(c) Déterminer de même le minimum de
(d) Vérifier que l'on retrouve ainsi les résultats de la question 1.
3. Une application. On considère la matrice
et l'on note
f son endomorphisme canoniquement associé.
(a) Déterminer les valeurs propres et une base de chaque sous-espace propre def .
(b) En déduire le maximum et le minimum de la fonctionr_f sur
ℝ^3∖{0→} et préciser les vecteurs en lesquels ils sont atteints.
(c) Soitg la fonction définie sur
IR^3∖{(0, 0, 0)} par
(a) Déterminer les valeurs propres et une base de chaque sous-espace propre de
(b) En déduire le maximum et le minimum de la fonction
(c) Soit
et
P la partie de
ℝ^3∖{(0, 0, 0)} constituée des triplets
(x, y, z) tels que
x + y + 2z = 1 . Soit
(x, y, z) ∈ P et
w⃗ = (x, y, z) . Vérifier que
g(x, y, z) = r_f(w⃗) .
(d) En déduire queg possède un minimum et un maximum sur
P , que l'on calculera et préciser les points en lesquels ils sont atteints.
(d) En déduire que
Deuxième exercice
On note
A = [0, 1] × [0, + ∞[ . Cet exercice a pour objet l'étude de l'existence et de l'unicité, sous certaines conditions, de solutions à l'équation des ondes
Toutes les fonctions intervenant dans cet exercice sont à valeurs réelles.
- Soit
F : (x, t) ↦ F(x, t) une fonction définie et de classeC^2 surℝ^2 et vérifiant (1). On considère alors la fonctionE_F définie sur [0, + ∞ [ par:
(a) Montrer que
E_F est de classe
C^1 sur tout segment
[a, b] inclus dans
[0, + ∞[ . On précisera avec soin le théorème utilisé. La fonction
E_F est-elle de classe
C^1 sur
[0, + ∞[ ?
(b) Montrer que
(b) Montrer que
- On se donne deux fonctions
g eth définies et continues sur[0, 1] ainsi que deux fonctionsα etβ définies et continues sur[0, + ∞[ . On cherche à résoudre le problème suivant, d'inconnuef , fonction de classeC^2 surIR^2 , vérifiant le système (S ):
Les fonctions
g et
h sont appelées données initiales et les fonctions
α et
β valeurs aux bords.
(a) On suppose quef_1 et
f_2 sont deux solutions de
(S) et l'on pose
F = f_1 − f_2 . Vérifier que
F satisfait (1).
(b) Montrer queE_F^′(t) = 0 pour tout
t ≥ 0 .
(c) Montrer queE_F(0) = 0 et en déduire que (
S ) possède au plus une solution.
3. Le but de cette question est de construire quelques solutions de (S ). On considère à cet effet une suite bornée
(a_n)_(n ≥ 1) de nombres réels. On définit les fonctions
h et
f par
(a) On suppose que
(b) Montrer que
(c) Montrer que
3. Le but de cette question est de construire quelques solutions de (
(a) Montrer que
h est définie et continue sur
[0, 1] .
(b) Montrer quef est définie sur
ℝ^2 et possède des dérivées partielles
(∂^2 f)/(∂t^2), (∂^2 f)/(∂x^2) sur
ℝ^2 . On admettra que
f est de classe
C^2 sur
ℝ^2 .
(c) Montrer que la fonctionf satisfait
(b) Montrer que
(c) Montrer que la fonction
Troisième exercice
Ce problème a pour objet l'étude des solutions maximales d'un système différentiel non linéaire.
- Question préliminaire. Soit
a etb deux réels aveca < b, I = [a, b[ etf une fonction définie et de classeC^1 surI , à valeurs réelles. On suppose quef etf^′ sont bornées sur[a, b[ .
(a) Montrer qu'il existe une constanteM telle que la fonction
soit croissante sur
I
(b) En déduire quef possède une limite finie en
b .
(b) En déduire que
On donne un réel
t_0 et
(x_0, y_0) un point de
ℝ^2 . On rappelle qu'une solution du problème de Cauchy
est un triplet (
I, X, Y ) où
I = ]α, β[ est un intervalle ouvert contenant
t_0, X et
Y deux fonctions définies et de classe
C^1 sur
I vérifiant, pour tout
t ∈ I :
et que ce problème possède une unique solution maximale (
I, X, Y ) c'est à dire que pour toute autre solution
(J, X_1, Y_1) de
(S) , on a
J ⊂ I, X_1(t) = X(t) et
Y_1(t) = Y(t) pour tout
t ∈ J .
Par la suite, le point (
x_0, y_0 ) est donné, on prend
t_0 = 0 et (
I, X, Y ) est la solution maximale du problème de Cauchy (
S ) correspondant. Que ses extrémités soient finies ou infinies, on notera
I = ]α, β[ . Les questions suivantes ont pour but de déterminer l'intervalle
I . Soit
u la fonction définie sur
I par
u(t) = X^2(t) + Y^2(t) .
2. On suppose dans cette question queβ est un nombre réel.
(a) Vérifier que la fonctionu est décroissante sur
I .
(b) En déduire que les fonctionsX, Y puis
X^′ et
Y^′ sont bornées sur
[0, β[ .
(c) En déduire queX et
Y possèdent des limites finies en
β , que l'on notera respectivement
x_1 et
y_1 .
(d) On considère la solution maximale (I_1, X_1, Y_1 ) du problème de Cauchy
2. On suppose dans cette question que
(a) Vérifier que la fonction
(b) En déduire que les fonctions
(c) En déduire que
(d) On considère la solution maximale (
On note
I_1 = ]α_1, β_1[ et l'on définit les fonctions
X_2 et
Y_2 sur
]α, β_1[ par
Montrer que (
]α, β_1[, X_2, Y_2 ) est une solution de (
S ). En déduire une contradiction. Que peut-on en conclure?
3. On considère la fonctionv définie sur
I par
v(t) = e^(2t)u(t) .
(a) Vérifier quev est décroissante sur
I .
(b) En déduire queu(t) ≤ (x_0^2 + y_0^2)e^(− 2t) pour tout
t ≥ 0 puis que
(X(t), Y(t)) → (0, 0) lorsque
t → + ∞ .
4. Montrer queα = − ∞ (dans le cas contraire, on pourra utiliser la fonction
w : t ↦ e^(4t)u(t) et en déduire que les fonctions
X, Y puis
X^′ et
Y^′ sont bornées sur
]α, 0] ).
3. On considère la fonction
(a) Vérifier que
(b) En déduire que
4. Montrer que
Pas de description pour le moment
