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Corrigé détaillé ENS Physique Chimie L PC 2021 (page 2/4 : Physique (questions 17 à 36))

Freinage par courants de Foucault et chimie des huiles et graisses

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Partie Physique : Freinage par courants de Foucault (suite)

2.1 · Modélisation et expérience

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force de laplace

Dans le cadre réel d'une expérience, le bloc de cuivre n'est évidemment pas « semi-infini ». Au vu de l'expression de la force obtenue à la question (14), cette hypothèse paraît-elle toutefois défendable ?

Voir l'indice

Examiner la décroissance très abrupte de la densité volumique de force en puissance huitième de la distance pour justifier les effets de bord négligeables.

Proposer un mécanisme de transestérification par méthanolyse catalysée en milieu basique (\mathrm{MeO}^-/\mathrm{MeOH}) ou acide (\mathrm{H}_2\mathrm{SO}_4/\mathrm{MeOH}).

Voir la stratégie
  1. Analyser la dépendance spatiale de la force d'interaction établie à la question 14 (ou formulée à l'équation 8) en fonction de la distance séparant l'aimant d'un élément de conducteur.
  2. Conclure sur la localisation spatiale des courants induits et justifier la validité de l'approximation d'un milieu semi-infini pour un bloc macroscopique.
Voir la réponse courte

La force décroît très vite avec la distance spatiale, de sorte que les parties éloignées du bloc contribuent de façon tout à fait négligeable.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression obtenue à la question 14, la force exercée par l'aimant sur une spire présente une dépendance spatiale selon la fonction :

f(X) = \frac{X^2}{(1+X^2)^5} \quad \text{où} \quad X = \frac{s}{a}

À grande distance (X \gg 1 ou r = \sqrt{a^2+s^2} \gg a), cette force décroît très rapidement, comme X^{-8} (ou r^{-8} à rayon a fixé). De manière équivalente, l'équation (8) montre que l'interaction élémentaire est proportionnelle à \dfrac{a^3 s^2}{(a^2+s^2)^5}, grandeur qui s'atténue extrêmement vite dès que la distance à l'aimant dépasse quelques diamètres D.

Les courants de Foucault induits ainsi que les forces de freinage sont donc quasi-exclusivement confinés dans un volume restreint du bloc, à une distance de l'ordre de grandeur de la dimension de l'aimant (D = 10\text{ mm}) ou de son écartement s.

Dès lors que le bloc réel présente des dimensions géométriques (profondeur, hauteur, largeur) supérieures à quelques centimètres, les bords réels du matériau n'apportent qu'une contribution rigoureusement négligeable à la force totale.

\boxed{\text{L'hypothèse d'un bloc de cuivre « semi-infini » est donc tout à fait défendable.}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courant de foucault, symétrie

Préciser, sur la base d'une argumentation, la géométrie des lignes de courant apparaissant dans le bloc de cuivre.

Voir l'indice

Utiliser les invariances par rotation autour de l'axe (Ox) pour démontrer que les lignes de courant sont nécessairement des cercles orthoradiaux concentriques.

Identifier la coupure oxydante de Lemieux-Johnson conduisant à deux dérivés carbonylés, et suivre le degré d'oxydation de l'osmium par bilan de charges.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances et les symétries du champ inducteur créé par l'aimant en mouvement.
  2. En déduire, via l'équation de Maxwell-Faraday et la loi d'Ohm locale, la direction du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath} en tout point du milieu conducteur.
  3. Caractériser géométriquement les lignes de champ de \vec{\jmath} dans le bloc de cuivre.
Voir la réponse courte

Par invariance sous rotation d'axe Ox et symétries planes, les lignes de courant sont des cercles coaxiaux centrés sur l'axe.

Voir le corrigé complet

1. Invariances et symétries du champ magnétique :

  • Le dipôle magnétique est porté par l'axe (\mathrm{O}x) (\vec{\mathcal{M}} = -\mathcal{M}\vec{e}_x) et son mouvement rectiligne s'effectue le long de ce même axe (\vec{v} = v\vec{e}_x). Le système est donc invariant par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe (\mathrm{O}x).
  • Tout plan contenant l'axe (\mathrm{O}x) (plan méridien \Pi_m) est un plan d'antisymétrie pour les courants microscopiques constituant l'aimant. C'est donc un plan de symétrie pour le champ magnétique dipolaire \vec{B}_{\mathrm{a}} : en tout point M, \vec{B}_{\mathrm{a}}(M) \in \Pi_m, c'est-à-dire que sa composante orthoradiale est nulle (B_{\mathrm{a},\theta} = 0).

2. Direction du champ électrique induit et des courants :

  • Le champ \vec{B}_{\mathrm{a}} variant au cours du temps du fait du déplacement de l'aimant, \dfrac{\partial \vec{B}_{\mathrm{a}}}{\partial t} possède les mêmes propriétés de symétrie : \Pi_m est un plan de symétrie pour \dfrac{\partial \vec{B}_{\mathrm{a}}}{\partial t}.
  • D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

    \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}_{\mathrm{a}}}{\partial t}

    \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} admet \Pi_m comme plan de symétrie. Par les propriétés de parité de l'opérateur rotationnel, le champ électrique induit \vec{E} admet \Pi_m comme plan d'antisymétrie.

  • En tout point d'un plan d'antisymétrie, le vecteur \vec{E} est orthogonal à ce plan. Par conséquent, \vec{E} est orthogonal au plan méridien passant par ce point, soit :

    \vec{E}(x, r, \theta) = E_\theta(x, r)\,\vec{e}_\theta
  • En appliquant la loi d'Ohm locale dans le bloc conducteur de conductivité \sigma, le vecteur densité volumique de courant s'écrit :

    \vec{\jmath} = \sigma \vec{E} = j_\theta(x, r)\,\vec{e}_\theta

3. Géométrie des lignes de courant : Les lignes de courant sont, par définition, les courbes intégrales tangentes en tout point à \vec{\jmath}. Comme \vec{\jmath} est purement orthoradial et indépendant de \theta, ces lignes sont des cercles orientés autour de l'axe (\mathrm{O}x).

\boxed{\text{Les lignes de courant sont des cercles coaxiaux d'axe }(\mathrm{O}x)\text{, centrés sur cet axe et situés dans des plans } x = \text{cte} \le 0.}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : courant de foucault, freinage par induction

Comparer, qualitativement, l'efficacité du freinage de l'aimant par la spire et par le bloc de cuivre.

Voir l'indice

Comparer la résistance équivalente d'un bloc conducteur massif infini à celle d'un fil de cuivre mince formant une boucle unique.

Choisir un donneur d'hydrures puissant tel que \mathrm{LiAlH}_4 capable de réduire simultanément la fonction aldéhyde et la fonction ester en diol.

Voir la stratégie

Pour comparer l'efficacité de freinage entre la spire et le bloc :

  1. Considérer le bloc de cuivre comme une superposition continue d'une infinité de spires élémentaires coaxiales de rayons et d'abscisses variés ;
  2. Comparer la résistance électrique offerte au passage des courants induits et le volume conducteur disponible pour dissiper l'énergie cinétique par effet Joule.
Voir la réponse courte

Le bloc continu présente une résistance bien plus faible et une infinité de chemins de courant, rendant le freinage beaucoup plus intense.

Voir le corrigé complet

Le bloc de cuivre massif présente une efficacité de freinage considérablement supérieure à celle d'une spire unique, pour deux raisons physiques complémentaires :

  • Superposition d'une infinité de boucles conductrices : le bloc de cuivre peut être modélisé comme un empilement continu d'une infinité de spires élémentaires couvrant tout le demi-espace x \leqslant 0. Chacune de ces boucles élémentaires est traversée par un flux magnétique variable et devient le siège de courants induits (courants de Foucault) qui exercent tous une force de freinage axiale sur l'aimant en mouvement.
  • Résistance électrique beaucoup plus faible : contrairement à la spire filaire constituée d'un fil de section millimétrique e \times e (e \ll a), le milieu conducteur continu offre une section de passage macroscopique énorme aux courants de Foucault. La résistance équivalente vue par les courants induits est donc bien plus faible, ce qui autorise des densités de courant et des intensités globales nettement plus élevées pour une même f.é.m. induite.

D'un point de vue énergétique, la puissance totale dissipée par effet Joule dans le bloc,

\mathcal{P}_{\mathrm{J}} = \iiint_{x \leqslant 0} \frac{j^2}{\sigma} \, \mathrm{d}\tau,

est beaucoup plus importante que le terme R\,i^2 d'une spire unique.

\boxed{\text{Le freinage de l'aimant est considérablement plus efficace avec le bloc de cuivre qu'avec la spire.}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : analyse dimensionnelle, conductivité électrique, champ magnétique

Nous choisissons, comme dimensions indépendantes, celles de la masse, de la longueur, du temps et de la charge électrique. Exprimer les dimensions et dans la base de dimensions .

Voir l'indice

Utiliser la force de Lorentz pour déterminer [B^\star] et la loi d'Ohm locale \vec{j}=\sigma\vec{E} combinée aux dimensions fondamentales pour [\sigma].

Détailler le mécanisme d'addition-élimination nucléophile sur le chlorure d'acyle en présence d'une amine tertiaire comme capteur d'acide.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dimension du champ magnétique B^{\star} à partir d'une loi fondamentale le faisant intervenir, telle que l'expression de la composante magnétique de la force de Lorentz subie par une particule chargée.
  2. Exprimer la dimension de la conductivité électrique \sigma à partir de la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E} en reliant le champ électrique et le vecteur densité de courant à des grandeurs de base de la mécanique et à la charge électrique \mathrm{Q}.
Voir la réponse courte

Détermination dimensionnelle via la force de Lorentz F=qvB et la loi d'Ohm locale \vec{j}=\sigma\vec{E} dans la base (\mathrm{M,L,T,Q}).

Voir le corrigé complet

1. Dimension de B^{\star} :

La composante magnétique de la force de Lorentz s'exprime \vec{F} = q\,(\vec{v}\wedge\vec{B}). En passant aux dimensions :

[F] = [q]\,[v]\,[B^{\star}]

Or, d'après le principe fondamental de la dynamique, une force a la dimension :

[F] = \mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-2}

La vitesse étant homogène à une longueur divisée par un temps ([v] = \mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}) et la charge électrique étant la grandeur de base [q] = \mathrm{Q}, il vient :

[B^{\star}] = \frac{[F]}{[q]\,[v]} = \frac{\mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{Q}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}}
\boxed{[B^{\star}] = \mathrm{M}\,\mathrm{T}^{-1}\,\mathrm{Q}^{-1}}

2. Dimension de \sigma :

D'après la loi d'Ohm locale, le vecteur densité volumique de courant est lié au champ électrique par \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}, soit :

[\sigma] = \frac{[j]}{[E]}
  • L'intensité du courant électrique est le débit de charge à travers une surface, soit [I] = \mathrm{Q}\,\mathrm{T}^{-1}. Le courant par unité de surface s'écrit alors :

    [j] = \frac{[I]}{[S]} = \mathrm{Q}\,\mathrm{L}^{-2}\,\mathrm{T}^{-1}
  • La force électrostatique subie par une charge q est \vec{F} = q\,\vec{E}, d'où :

    [E] = \frac{[F]}{[q]} = \frac{\mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{Q}} = \mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-2}\,\mathrm{Q}^{-1}

On en déduit :

[\sigma] = \frac{\mathrm{Q}\,\mathrm{L}^{-2}\,\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-2}\,\mathrm{Q}^{-1}}
\boxed{[\sigma] = \mathrm{M}^{-1}\,\mathrm{L}^{-3}\,\mathrm{T}\,\mathrm{Q}^{2}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : analyse dimensionnelle

Une analyse dimensionnelle de ce système permet d'établir que les échelles recherchées (auxquelles il conviendra d'attribuer une signification dans le contexte de cette étude) présentent une dépendance, par rapport aux paramètres dimensionnés du problème, de la forme :

où les fonctions (positives) et restent inconnues. Préciser leur dimension ainsi que celle du groupement .

Voir l'indice

Poser les équations aux dimensions sur les puissances des grandeurs fondamentales pour établir l'adimensionnalité du paramètre W.

Calculer l'évolution des degrés d'oxydation formels du carbone oxydé et du chrome réduit au cours de l'oxydation ménagée de l'alcool primaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dimension du groupement W = \dfrac{m|v_0|}{\sigma {B^{\star}}^2 D^4} à l'aide des résultats établis à la question Q20 et des dimensions fondamentales de la mécanique.
  2. Identifier la dimension des échelles spatiale \delta^\star et temporelle \tau^\star pour en déduire les dimensions respectives des fonctions \Phi et \Psi.
Voir la réponse courte

Les fonctions \Phi et \Psi ainsi que le groupement adimensionnel W sont des grandeurs sans dimension physique.

Voir le corrigé complet

Déterminons la dimension du numérateur de W, homogène à une quantité de mouvement :

[m |v_0|] = [m]\,[v_0] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1} = \mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}

D'après la question Q20, les grandeurs électromagnétiques ont pour dimensions :

[B^\star] = \mathrm{M}\,\mathrm{T}^{-1}\,\mathrm{Q}^{-1} \quad \text{et} \quad [\sigma] = \mathrm{M}^{-1}\,\mathrm{L}^{-3}\,\mathrm{T}\,\mathrm{Q}^2

Calculons la dimension du dénominateur de W :

\begin{aligned} [\sigma {B^\star}^2 D^4] &= [\sigma] \cdot [B^\star]^2 \cdot [D]^4 \\ &= \left(\mathrm{M}^{-1}\,\mathrm{L}^{-3}\,\mathrm{T}\,\mathrm{Q}^2\right) \cdot \left(\mathrm{M}\,\mathrm{T}^{-1}\,\mathrm{Q}^{-1}\right)^2 \cdot \mathrm{L}^4 \\ &= \left(\mathrm{M}^{-1}\,\mathrm{L}^{-3}\,\mathrm{T}\,\mathrm{Q}^2\right) \cdot \left(\mathrm{M}^2\,\mathrm{T}^{-2}\,\mathrm{Q}^{-2}\right) \cdot \mathrm{L}^4 \\ &= \mathrm{M}^{-1+2}\,\mathrm{L}^{-3+4}\,\mathrm{T}^{1-2}\,\mathrm{Q}^{2-2} \\ &= \mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1} \end{aligned}

Le quotient donne immédiatement :

[W] = \frac{[m|v_0|]}{[\sigma {B^\star}^2 D^4]} = \frac{\mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{M}\,\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}} = 1

Le groupement W est donc adimensionné :

\boxed{[W] = 1}

Examinons à présent les dimensions de \Phi et \Psi :

  • L'échelle d'espace \delta^\star a la dimension d'une longueur ([\delta^\star] = \mathrm{L}) et le diamètre [D] = \mathrm{L}. La relation \delta^\star = D\,\Phi(W) impose :

    [\Phi] = \frac{[\delta^\star]}{[D]} = \frac{\mathrm{L}}{\mathrm{L}} = 1
  • L'échelle de temps \tau^\star a la dimension d'un temps ([\tau^\star] = \mathrm{T}) et \left[\frac{D}{|v_0|}\right] = \frac{\mathrm{L}}{\mathrm{L}\,\mathrm{T}^{-1}} = \mathrm{T}. La relation \tau^\star = \frac{D}{|v_0|}\,\Psi(W) impose :

    [\Psi] = \frac{[\tau^\star]}{[D/|v_0|]} = \frac{\mathrm{T}}{\mathrm{T}} = 1

Les deux fonctions \Phi et \Psi sont donc adimensionnées :

\boxed{[\Phi] = 1 \quad \text{et} \quad [\Psi] = 1}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, théorème de vaschy-buckingham

Indiquer pourquoi une analyse dimensionnelle ne permet pas, dans la situation étudiée, de déterminer les fonctions et .

Voir l'indice

Invoquer le théorème de Vaschy-Buckingham : un seul paramètre adimensionnel indépendant ne permet pas d'isoler la forme fonctionnelle des réponses.

Écrire la condensation de l'aldéhyde et de l'hydroxylamine menant à la nitrone par élimination d'eau piégée par les pores du tamis moléculaire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Vaschy-Buckingham (théorème \Pi) pour dénombrer les grandeurs et les paramètres adimensionnés indépendants du problème.
  2. Expliquer pourquoi l'existence d'une variable adimensionnée W laisse indéterminée toute fonction de cet argument dans une simple analyse aux dimensions.
Voir la réponse courte

L'analyse dimensionnelle isole un nombre sans dimension W mais ne peut fixer la dépendance fonctionnelle arbitraire en ce nombre.

Voir le corrigé complet

Le problème dynamique fait intervenir cinq paramètres dimensionnés indépendants caractérisant le système et son état initial :

m, \quad D, \quad |v_0|, \quad B^\star, \quad \sigma

exprimés dans une base de quatre dimensions fondamentales (\mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}, \mathrm{Q}).

D'après le théorème de Vaschy-Buckingham (théorème \Pi), le nombre de grandeurs adimensionnées indépendantes pouvant être formées à partir de ces paramètres est :

N = 5 - 4 = 1

Ce groupement sans dimension est précisément W = \dfrac{m |v_0|}{\sigma {B^\star}^2 D^4}.

Une échelle caractéristique d'espace s'écrit sous la forme \delta^\star = D\,\Phi(W). Dès lors que W est adimensionné ([W] = 1), toute fonction \Phi(W) ou \Psi(W) est également sans dimension ([\Phi] = [\Psi] = 1). Par conséquent, l'analyse dimensionnelle garantit l'homogénéité de la relation :

[\delta^\star] = [D] = \mathrm{L} \quad \text{et} \quad [\tau^\star] = \left[\frac{D}{|v_0|}\right] = \mathrm{T}

quelle que soit la forme mathématique des fonctions \Phi et \Psi.

\boxed{\text{L'analyse dimensionnelle ne peut déterminer les fonctions adimensionnées d'un argument sans dimension.}}

Pour déterminer l'expression explicite de \Phi et \Psi, il est indispensable de faire appel aux lois complètes de la physique régissant le phénomène (équations de Maxwell, loi de conservation de la charge, loi d'Ohm locale et principe fondamental de la dynamique) et de résoudre les équations différentielles associées.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : lecture graphique, ordre de grandeur

Commenter les deux évolutions présentées sur la figure (3). Définir et estimer le temps et la distance caractéristiques de freinage qui apparaissent. Ces grandeurs peuvent alors être identifiées aux échelles et .

Voir l'indice

Identifier sur les courbes expérimentales l'instant où l'aimant s'immobilise et la distance totale parcourue lors de cette phase de décélération abrupte.

Proposer l'addition nucléophile d'un organomagnésien vinylique (bromure de vinylmagnésium) sur l'aldéhyde correspondant suivie d'hydrolyse.

Voir la stratégie
  1. Décrire chronologiquement les deux courbes de la figure (3) en identifiant les deux régimes du mouvement (mouvement quasi-uniforme à distance puis freinage brutal au voisinage du bloc) et l'état final (arrêt sans collision).
  2. Définir précisément les grandeurs caractéristiques \delta t et \delta s correspondant à la zone de transition (phase de décélération active).
  3. Effectuer les lectures graphiques pour estimer numériquement \delta t (ou \tau^\star) et \delta s (ou \delta^\star), et confronter l'ordre de grandeur obtenu à la taille D de l'aimant.
Voir la réponse courte

Mesure sur le graphe de la durée de freinage brusque \delta t et de la variation de position correspondante \delta s.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire des évolutions temporelles :

  • Phase d'approche libre (t \lesssim 0{,}08\text{ s}) : l'aimant se trouve à une distance relativement grande du bloc (s > 15\text{ mm}). Comme la force d'interaction décroît très rapidement avec la distance, l'action de freinage est négligeable. La vitesse reste quasi constante :

    v(t) \approx v_0 \approx -0{,}36\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    et l'abscisse s(t) décroît de manière quasi linéaire.

  • Phase de freinage intense (0{,}08\text{ s} \lesssim t \lesssim 0{,}14\text{ s}) : lorsque l'aimant s'approche à moins d'une quinzaine de millimètres du bloc, les courants de Foucault induits deviennent importants. Une force répulsive axiale intense freine l'aimant : sa vitesse passe rapidement de v_0 à zéro.
  • Phase d'arrêt (t \gtrsim 0{,}15\text{ s}) : la vitesse s'annule complètement (v = 0). L'abscisse atteint un plateau stable à :

    s_{\text{arrêt}} \approx 6{,}5\text{ mm} > 0

    L'aimant s'est donc immobilisé avant d'entrer en collision mécanique avec la surface du bloc de cuivre.

2. Définition et estimation des grandeurs caractéristiques :

  • Temps caractéristique de freinage \delta t (associé à \tau^\star) :
    On le définit comme la durée de la transition pendant laquelle la vitesse varie de façon significative, c'est-à-dire entre l'amorce de la décélération marquée (t_1 \approx 0{,}09\text{ s}, où v \approx -0{,}30\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et l'arrêt complet (t_2 \approx 0{,}14\text{ s}) :

    \delta t = t_2 - t_1 \approx 0{,}14 - 0{,}09 = 0{,}05\text{ s} = 50\text{ ms}
  • Distance caractéristique de freinage \delta s (associée à \delta^\star) :
    On la définit comme la distance parcourue par l'aimant durant cette même phase de freinage intense :

    \delta s = s(t_1) - s(t_2) \approx 14\text{ mm} - 6{,}5\text{ mm} \approx 7{,}5\text{ mm} \approx 8\text{ mm}

D'où les estimations des grandeurs caractéristiques :

\boxed{\tau^\star \approx \delta t \approx 5 \times 10^{-2}\text{ s} \quad \text{et} \quad \delta^\star \approx \delta s \approx 8\text{ mm}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, induction

Préciser pourquoi ce problème se pose effectivement.

Voir l'indice

Penser au couplage magnétique mutuel entre spires voisines et à l'effet de réaction magnétique induite dans un conducteur volumique continu.

Corréler les constantes de couplage cis, trans et géminées des protons vinyliques ainsi que les massifs singulets des groupements protecteurs silylés.

Voir la réponse courte

Les courants induits créent leur propre champ qui tend à s'opposer à la pénétration du champ magnétique extérieur dans le bloc.

Voir le corrigé complet

Le déplacement de l'aimant au voisinage du bloc de cuivre induit des courants de Foucault volumiques de densité \vec{\jmath}. D'après le théorème d'Ampère (ou la loi de Biot et Savart), ces courants induits génèrent à leur tour un champ magnétique induit \vec{B}_{\mathrm{ind}}.

Le champ magnétique total en un point du bloc est donc la somme superposée du champ créé par l'aimant et du champ propre créé par l'ensemble des courants induits :

\vec{B}_{\mathrm{tot}} = \vec{B}_{\mathrm{a}} + \vec{B}_{\mathrm{ind}}

Chaque spire élémentaire est ainsi soumise non seulement au champ dipolaire \vec{B}_{\mathrm{a}} de l'aimant, mais également au champ créé par toutes les autres spires élémentaires du bloc (phénomène d'induction mutuelle et de self-induction globale).

D'après la loi de Lenz, ce champ induit \vec{B}_{\mathrm{ind}} tend à s'opposer aux variations du flux inducteur, ce qui conduit à un phénomène d'écrantage magnétique (analogue à l'effet de peau). L'hypothèse \mathrm{H}_B, consistant à négliger \vec{B}_{\mathrm{ind}} devant \vec{B}_{\mathrm{a}} afin de ne considérer que le champ de l'aimant seul, nécessite donc d'être formellement justifiée.

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : épaisseur de peau, effet de peau

Lors du déplacement de l'aimant, le bloc de cuivre est soumis à un champ magnétique variable. Nous notons le temps caractéristique de sa variation. Donner alors l'expression d'une longueur caractéristique d'écrantage du champ par le milieu conducteur (il n'est pas demandé de l'établir).

Voir l'indice

Mobiliser la relation de diffusion magnétique pour identifier l'épaisseur de peau caractéristique d'un champ impulsionnel ou harmonique.

Attribuer les priorités selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog à chaque centre stéréogène du squelette isoxazolidine.

Voir la stratégie

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) appliquée à un conducteur ohmique fixe, le champ magnétique vérifie une équation de diffusion. L'identification des termes spatial et temporel permet de relier immédiatement l'échelle spatiale de pénétration \delta_B au temps caractéristique \tau_B.

Voir la réponse courte

Rappel de la relation pour l'épaisseur de peau en régime instationnaire : \delta_B \sim \sqrt{\tau_B / (\mu_0 \sigma)}.

Voir le corrigé complet

Dans un conducteur ohmique immobile de conductivité \sigma et de perméabilité magnétique \mu_0, les équations de Maxwell dans l'ARQS (\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}, \vec{\operatorname{div}}\vec{B} = 0, \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}) et la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E} conduisent à l'équation de diffusion du champ magnétique :

\Delta \vec{B} = \mu_0 \sigma \frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Par analyse aux ordres de grandeur sur une échelle spatiale \delta_B et une échelle de temps \tau_B, il vient :

\frac{B}{\delta_B^2} \sim \mu_0 \sigma \frac{B}{\tau_B}

On en déduit l'expression de la longueur caractéristique d'écrantage (analogue à l'épaisseur de peau en régime sinusoïdal) :

\boxed{\delta_B = \sqrt{\frac{\tau_B}{\mu_0 \sigma}}}

Remarque : En régime harmonique de pulsation \omega \sim 1/\tau_B, l'épaisseur de peau conventionnelle s'écrit \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma \omega}} = \sqrt{\frac{2\tau_B}{\mu_0 \sigma}}, qui est du même ordre de grandeur à un facteur \sqrt{2} près.

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : épaisseur de peau, ordre de grandeur

Estimer la longueur que l'on peut associer aux évolutions représentées sur la figure (3). Peut-on alors considérer que l'hypothèse est fondée ?

Voir l'indice

Calculer numériquement l'épaisseur d'écrantage \delta_B à partir de la durée de freinage mesurée et la comparer au diamètre D de l'aimant.

Analyser le recouvrement prépondérant des lobes des orbitales frontalières HO-BV pour expliquer la régiosélectivité totale.

Voir la stratégie
  1. Associer le temps caractéristique de variation du champ \tau_B à la durée de freinage \delta t estimée à la question précédente.
  2. Effectuer l'application numérique de la longueur d'écrantage \delta_B = \sqrt{\frac{\tau_B}{\mu_0 \sigma}}.
  3. Comparer \delta_B aux dimensions caractéristiques du problème (D et \delta s) pour conclure sur la validité de l'hypothèse \mathrm{H}_B.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de \delta_B montrant qu'elle dépasse les dimensions caractéristiques, justifiant l'absence d'écrantage magnétique notable.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la variation la plus rapide du champ magnétique est imposée par la phase de décélération de l'aimant au voisinage immédiat du bloc, qui se déroule sur une durée caractéristique :

\tau_B \approx \delta t \approx 0{,}05\text{ s}

En utilisant l'expression issue de l'analyse de diffusion magnétique (question Q25) :

\delta_B = \sqrt{\frac{\tau_B}{\mu_0 \sigma}}

avec les données numériques :

  • \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ T}\cdot\text{m}\cdot\text{A}^{-1}
  • \sigma = 6 \times 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}
  • \mu_0 \sigma = 24\pi \approx 75\text{ s}\cdot\text{m}^{-2}

on obtient :

\delta_B \approx \sqrt{\frac{0{,}05}{75}} = \sqrt{\frac{1}{1\,500}} \approx 2{,}6 \times 10^{-2}\text{ m} = 26\text{ mm}
\boxed{\delta_B \approx 26\text{ mm}}

(une définition avec un facteur 2 conduirait de même à \delta_B \approx 36\text{ mm}, soit un ordre de grandeur de quelques centimètres).

Comparons cette longueur aux dimensions géométriques du problème :

  • le diamètre de l'aimant est D = 10\text{ mm} ;
  • la distance caractéristique de freinage est \delta s \approx 8\text{ mm}, et l'aimant s'arrête à une distance s_{\text{arrêt}} \approx 6{,}5\text{ mm} de la surface.

La longueur d'écrantage \delta_B est donc supérieure aux dimensions de la zone où le champ magnétique et les courants induits sont concentrés (\delta_B > D et \delta_B > \delta s).

Le champ magnétique de l'aimant pénètre donc le milieu conducteur sans être fortement atténué par les courants de Foucault sur cette échelle spatiale. L'hypothèse \mathrm{H}_B consistant à négliger la réaction magnétique des spires élémentaires est donc fondée en première approximation.

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : force de laplace, courant de foucault

En adaptant l'équation (8) au paramétrage adopté, établir l'expression de la composante de la force que l'aimant fait subir à une spire élémentaire.

Voir l'indice

Adapter la formule de la force élémentaire en remplaçant la section discrète e^2 par l'élément différentiel \mathrm{d}a\,\mathrm{d}u et l'abscisse s par u.

Dresser un profil d'énergie libre comparant les approches endo et exo sous contrôle cinétique pour justifier les proportions relatives observées.

Voir la stratégie
  1. Identifier les correspondances entre les grandeurs de la spire isolée (équation (8)) et celles d'une spire élémentaire taillée dans le bloc conducteur (figure 4).
  2. Remplacer la section e^2 par la section infinitésimale de la spire élémentaire \mathrm{d}a\,\mathrm{d}u, et la distance axiale s par la variable u.
Voir la réponse courte

Expression de la résistance d'une spire de section \mathrm{d}r\mathrm{d}x et combinaison avec la formule de force élémentaire pour obtenir \mathrm{d}^2 F.

Voir le corrigé complet

Dans l'équation (8), la force exercée sur une spire de rayon a et de section de fil e^2, située à une distance axiale |s| de l'aimant, est donnée par :

F_{\mathrm{a/s}} = G \frac{a^3 e^2 s^2}{(a^2 + s^2)^5} v

Pour le bloc de cuivre continu modélisé comme un empilement de spires élémentaires d'axe (\mathrm{O}x) :

  • La section droite élémentaire de la spire, de dimensions radiale \mathrm{d}a et axiale \mathrm{d}u, est :

    e^2 \longrightarrow \mathrm{d}a\,\mathrm{d}u
  • La distance axiale entre le centre de l'aimant et le plan de la spire élémentaire n'est plus s, mais la variable axiale u (u \ge s) :

    s \longrightarrow u
  • Le rayon de la spire est la variable continue a.
  • La vitesse relative de l'aimant par rapport au milieu conducteur reste v = \dot{s}.

En transposant directement ces grandeurs dans l'expression (8), on obtient la composante axiale de la force élémentaire \mathrm{d}^2\vec{F}_{\mathrm{a/b}} = \mathrm{d}^2 F_{\mathrm{a/b}}\,\vec{e}_x exercée par l'aimant sur la spire élémentaire :

\boxed{\mathrm{d}^2 F_{\mathrm{a/b}} = G \frac{a^3 u^2}{(a^2 + u^2)^5} v \, \mathrm{d}a \, \mathrm{d}u}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : courant de foucault, intégration

En déduire que la composante de la force totale subie par le bloc de cuivre prend la forme :

On précisera la valeur du préfacteur numérique . On donne la valeur de l'intégrale généralisée suivante :

Voir l'indice

Intégrer sur le rayon a \in [0, +\infty[ en effectuant le changement de variable x=a/u, puis intégrer le profil résultant sur l'épaisseur axiale u \in [s, +\infty[.

Justifier un mécanisme de substitution de type \mathrm{S_N1} par la formation hautement favorisée d'un intermédiaire carbocationique oxocarbénium.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément les bornes d'intégration pour les variables a et u à partir de la géométrie du bloc semi-infini.
  2. Intégrer d'abord sur le rayon a à u fixé par le changement de variable sans dimension x = a/u, faisant intervenir l'intégrale I_1.
  3. Intégrer ensuite sur la position relative axiale u pour obtenir la dépendance en s et identifier \alpha.
Voir la réponse courte

Double intégration spatiale en rayon et profondeur sur le demi-espace conducteur, exploitant l'intégrale fournie I_1.

Voir le corrigé complet

Le bloc de cuivre occupe le demi-espace x \in [-\infty, 0]. Pour l'aimant situé en s > 0 sur l'axe (Ox), la coordonnée axiale relative d'une tranche d'abscisse x est u = s - x. Lorsque x parcourt l'intervalle [-\infty, 0], la variable u varie de s à +\infty.

Par ailleurs, le milieu étant infini selon les directions transverses y et z, le rayon a de la spire élémentaire varie de 0 à +\infty.

La force totale subie par le bloc s'obtient en intégrant la force élémentaire \mathrm{d}^2 F_{\mathrm{a/b}} établie à la question précédente :

\begin{aligned} F_{\mathrm{a/b}} &= \int_{u=s}^{+\infty} \int_{a=0}^{+\infty} G v \frac{a^3 u^2}{(a^2 + u^2)^5} \, \mathrm{d}a \, \mathrm{d}u \\ &= G v \int_{u=s}^{+\infty} u^2 \left( \int_{a=0}^{+\infty} \frac{a^3}{(a^2 + u^2)^5} \, \mathrm{d}a \right) \mathrm{d}u \end{aligned}

Pour l'intégrale interne sur a à u fixé, effectuons le changement de variable x = a/u, d'où \mathrm{d}a = u \, \mathrm{d}x :

\begin{aligned} \int_{a=0}^{+\infty} \frac{a^3}{(a^2 + u^2)^5} \, \mathrm{d}a &= \int_{0}^{+\infty} \frac{(u x)^3}{\left(u^2(1 + x^2)\right)^5} \, u \, \mathrm{d}x \\ &= \frac{u^4}{u^{10}} \int_{0}^{+\infty} \frac{x^3}{(1 + x^2)^5} \, \mathrm{d}x \\ &= \frac{I_1}{u^6} \end{aligned}

avec, d'après l'énoncé, I_1 = \frac{1}{24}.

En réinjectant cette expression dans l'intégrale sur u :

\begin{aligned} F_{\mathrm{a/b}} &= G v I_1 \int_{s}^{+\infty} \frac{u^2}{u^6} \, \mathrm{d}u \\ &= \frac{G v}{24} \int_{s}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}u}{u^4} \\ &= \frac{G v}{24} \left[ -\frac{1}{3 u^3} \right]_{s}^{+\infty} \\ &= \frac{G v}{24 \times 3 s^3} = \frac{1}{72} G \frac{v}{s^3} \end{aligned}

Par identification avec la relation F_{\mathrm{a/b}} = \alpha G \frac{v}{s^3}, on obtient :

\boxed{\alpha = \frac{1}{72}}

Résultat

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2.2 · Étude du mouvement dans l'espace des phases

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

Établir l'équation différentielle dont est solution l'abscisse de l'aimant.

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) sous la seule action de la force de Laplace du bloc semi-infini.

Expliquer que la mésylation transforme un mauvais groupe partant hydroxyle en excellent groupe partant mésylate, induisant une substitution intramoléculaire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) pour obtenir la force exercée par le bloc sur l'aimant à partir de la force \vec{F}_{\mathrm{a/b}} établie à la question précédente.
  2. Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'aimant dans le référentiel d'étude galiléen et projeter selon l'axe (\mathrm{O}x) en introduisant le paramètre Q = \dfrac{\alpha G}{2m}.
Voir la réponse courte

Application du principe fondamental de la dynamique à l'aimant soumis à la force de freinage axiale du bloc m\ddot{s} = -\alpha G \dot{s}/s^3.

Voir le corrigé complet

Considérons l'aimant de masse m, assimilé à un point matériel \mathrm{A} d'abscisse s(t), dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z).

D'après l'énoncé, la gravité et l'influence de l'air sont négligées. De plus, l'aimant est astreint à se déplacer selon l'axe (\mathrm{O}x). La seule composante axiale des forces appliquées à l'aimant provient de l'interaction avec le bloc conducteur.

En vertu du principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par le bloc de cuivre sur l'aimant s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{b/a}} = - \vec{F}_{\mathrm{a/b}} = - F_{\mathrm{a/b}} \, \vec{e}_x

En utilisant l'expression obtenue à la question Q28, F_{\mathrm{a/b}} = \alpha G \dfrac{v}{s^3} = \alpha G \dfrac{\dot{s}}{s^3} :

\vec{F}_{\mathrm{b/a}} = - \frac{\alpha G}{s^3} \dot{s} \, \vec{e}_x

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (\mathrm{O}x) donne :

m \ddot{s} = - \frac{\alpha G}{s^3} \dot{s}

En introduisant la grandeur Q = \dfrac{\alpha G}{2m} définie dans l'énoncé, on obtient l'équation différentielle du mouvement :

\boxed{\ddot{s} + \frac{2Q}{s^3}\dot{s} = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : intégrale première, équation différentielle

En déduire qu'il existe une intégrale première du mouvement que l'on exprimera.

Voir l'indice

Remarquer que \ddot{s} = v\,\mathrm{d}v/\mathrm{d}s ou directement \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(v - Q/s^2) = 0 pour intégrer immédiatement l'équation du mouvement.

Écrire l'hydrolyse acido-catalysée du groupe protecteur acétalique méthoxyméthyle conduisant à l'alcool déprotégé.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q29 en exprimant l'accélération sous la forme \dot{v} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} et la vitesse sous la forme \dot{s} = \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}.
  2. Identifier le terme proportionnel à \frac{\dot{s}}{s^3} comme la dérivée temporelle d'une fonction élémentaire de la position s.
  3. Intégrer par rapport au temps pour obtenir une constante du mouvement reliant directement la vitesse v à la position s.
Voir la réponse courte

Séparation des variables sous la forme v\mathrm{d}v/\mathrm{d}s menant à l'intégrale première v - \frac{\alpha G}{2m s^2} = \text{Cste}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, l'équation différentielle régissant le mouvement de l'aimant s'écrit :

\ddot{s} + \frac{2Q}{s^3}\dot{s} = 0

En utilisant la vitesse v = \dot{s}, cette équation devient :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{2Q}{s^3}\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} = 0

Or, pour s \neq 0, la dérivée par rapport au temps de la fonction s \mapsto -\frac{1}{s^2} est donnée par :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(-\frac{1}{s^2}\right) = \frac{2}{s^3}\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}

L'équation du mouvement s'écrit donc sous la forme d'une dérivée temporelle totale :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left( v - \frac{Q}{s^2} \right) = 0

Il en découle immédiatement l'existence d'une intégrale première du mouvement :

\boxed{A(s, v) = v - \frac{Q}{s^2} = \text{Cste}}

En évaluant cette constante à l'instant initial t=0, où s(0) = s_0 et v(0) = v_0, on obtient la relation valable à chaque instant du mouvement :

v(s) - \frac{Q}{s^2} = v_0 - \frac{Q}{s_0^2}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : portrait de phase, trajectoire de phase

Tracer l'allure du portrait de phase () correspondant qualitativement à la situation expérimentale dont les résultats sont présentés sur la figure (3). Comparer, pour cette expérience, à . Dans toute la suite nous nous placerons dans cette condition.

Voir l'indice

Tracer la relation homographique liant v à 1/s^2 dans le plan (s,v) et évaluer la position d'arrêt où la trajectoire coupe l'axe v=0.

Souligner l'extrême réactivité et la courte durée de vie des intermédiaires radicalaires à couche ouverte, induisant des concentrations stationnaires infimes.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'intégrale première du mouvement obtenue à la question Q30 pour relier la condition d'arrêt (v=0) aux paramètres initiaux et à la position finale.
  2. Comparer numériquement Q/s_0^2 et |v_0| à partir des lectures graphiques sur la figure 3.
  3. En déduire l'équation approchée de la trajectoire de phase v(s) et tracer son allure dans le plan (s, v) en précisant le sens de parcours.
Voir la réponse courte

Tracé de la courbe v(s) dans le plan de phase et comparaison des grandeurs initiales pour vérifier la condition de non-choc.

Voir le corrigé complet

D'après l'intégrale première établie à la question Q30 :

v(s) - \frac{Q}{s^2} = v_0 - \frac{Q}{s_0^2} \implies v(s) = v_0 - \frac{Q}{s_0^2} + \frac{Q}{s^2}

L'aimant s'immobilise en une abscisse finale d'arrêt s_f > 0 telle que v(s_f) = 0. Il vient :

-v_0 = |v_0| = \frac{Q}{s_f^2} - \frac{Q}{s_0^2} = \frac{Q}{s_0^2} \left[ \left(\frac{s_0}{s_f}\right)^2 - 1 \right]

D'après la figure 3, la position initiale vaut s_0 \simeq 43\text{ mm} et la position finale d'arrêt est s_f \simeq 6{,}5\text{ mm}. Le rapport des distances vérifie ainsi :

\frac{s_0}{s_f} \simeq \frac{43}{6{,}5} \simeq 6{,}6 \implies \left(\frac{s_0}{s_f}\right)^2 \simeq 44 \gg 1

On en déduit immédiatement la comparaison demandée :

\boxed{\frac{Q}{s_0^2} \ll |v_0|}

Sous cette condition, la constante du mouvement se simplifie en A \simeq v_0 = -|v_0|, ce qui donne pour la trajectoire dans l'espace des phases :

v(s) \simeq v_0 + \frac{Q}{s^2} \quad \text{avec} \quad s_f \simeq \sqrt{\frac{Q}{|v_0|}}

Caractéristiques de cette trajectoire :

  • Au départ (s \approx s_0), Q/s^2 \ll |v_0|, donc la vitesse reste quasiment constante : v(s) \simeq v_0 < 0.
  • Comme v = \dot{s} < 0, l'abscisse s décroît au cours du temps : le portrait de phase est parcouru de droite à gauche.
  • À mesure que l'aimant se rapproche du bloc (s \to s_f), le terme Q/s^2 augmente rapidement et v(s) croît algébriquement (sa norme diminue) jusqu'à atteindre v(s_f) = 0.
  • Le mouvement s'arrête en (s_f, 0) car lorsque v = 0, la force de freinage induite s'annule identiquement.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : condition d'arrêt, espace des phases

Établir qu'il existe une vitesse initiale critique () en-dessus (algébriquement) de laquelle l'aimant n'entre pas en collision avec le bloc. On l'exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la condition limite de non-choc en imposant que la vitesse s'annule précisément à la position de contact physique de l'aimant s = D/2.

Négliger les étapes d'amorçage et de rupture devant le cycle de propagation pour sommer directement les étapes (2) et (3) du mécanisme en chaîne.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition géométrique de contact entre l'aimant sphérique et le bloc conducteur occupant le demi-espace x \le 0.
  2. Utiliser l'expression de la position d'arrêt de l'aimant s_f obtenue à partir de l'intégrale première (question Q31).
  3. Traduire l'absence de collision par la condition s_f > s_{\text{contact}} pour déterminer la vitesse critique v_{0c}.
Voir la réponse courte

Vitesse nulle en s=D pour éviter l'impact sur la paroi, conduisant à l'expression de la vitesse critique v_{0c} = -Q/D^2.

Voir le corrigé complet

Le bloc de cuivre occupe le demi-espace x \le 0. L'aimant est une sphère de diamètre D, de rayon R = D/2, dont le centre a pour abscisse s. Le point de la surface de l'aimant le plus proche du bloc a donc pour abscisse axiale :

x_{\text{front}} = s - \frac{D}{2}

La collision mécanique entre l'aimant et le bloc intervient si la sphère entre en contact avec le plan x = 0, ce qui correspond à l'abscisse critique :

s_{\text{contact}} = \frac{D}{2}

D'après le résultat de la question Q31, sous la condition Q/s_0^2 \ll |v_0|, l'évolution de la vitesse dans l'espace des phases s'écrit :

v(s) = v_0 + \frac{Q}{s^2}

L'aimant est freiné et s'immobilise (v=0) à l'abscisse d'arrêt s_f donnée par :

s_f = \sqrt{\frac{Q}{|v_0|}}

Pour que l'aimant n'entre pas en collision avec le bloc, il doit s'arrêter avant d'avoir atteint la position de contact, c'est-à-dire :

\begin{aligned} s_f > \frac{D}{2} &\iff \sqrt{\frac{Q}{|v_0|}} > \frac{D}{2} \\ &\iff |v_0| < \frac{4Q}{D^2} \end{aligned}

Comme l'aimant se déplace vers les abscisses décroissantes (v_0 < 0), l'inégalité sur le module se traduit algébriquement par :

v_0 > v_{0c} \quad \text{avec} \quad v_{0c} = -\frac{4Q}{D^2}

Il existe donc bien une vitesse critique négative au-dessus de laquelle l'aimant est totalement freiné avant d'atteindre le bloc :

\boxed{v_{0c} = -\frac{4Q}{D^2}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, force de freinage

Exprimer en fonction de , , et . Commenter les dépendances obtenues. En s'inspirant des équations (7), et sachant maintenant qu'il existe une vitesse caractéristique, nous pouvons écrire sous la forme . Préciser l'expression de la fonction .

Voir l'indice

Remplacer l'expression explicite de la constante Q dans la vitesse critique et interpréter l'influence de la masse, du champ et de la conductivité.

Représenter l'évolution topologique passant de chaînes de triglycérides indépendantes à un gel puis à un réseau macromoléculaire 3D réticulé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer |v_{0\mathrm{c}}| en combinant le résultat de la question Q32 (|v_{0\mathrm{c}}| = 4Q/D^2), la définition de Q = \alpha G / (2m) et l'expression de G fournie par l'équation (8).
  2. Discuter physiquement le rôle de chacun des paramètres (B^\star, \sigma, m, D) sur l'efficacité du freinage et la valeur de cette vitesse critique.
  3. Exprimer le rapport \sigma {B^\star}^2 D^4 / m en fonction de |v_0| et du nombre sans dimension W défini à l'équation (7) pour en déduire la forme de la fonction \Omega(W).
Voir la réponse courte

Dépendance de |v_{0c}| en \sigma B^{*2} D^4/m, conduisant par identification au groupement W à \Omega(W) \propto 1/W.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, la vitesse critique d'arrêt vérifie :

|v_{0\mathrm{c}}| = \frac{4Q}{D^2}

En introduisant la définition Q = \dfrac{\alpha G}{2m} et l'expression de G = \dfrac{\pi}{32} \left({B^\star} D^3\right)^2 \sigma = \dfrac{\pi}{32} {B^\star}^2 D^6 \sigma (équation (8)), il vient :

|v_{0\mathrm{c}}| = \frac{4}{D^2} \frac{\alpha}{2m} \left( \frac{\pi}{32} {B^\star}^2 D^6 \sigma \right) = \frac{\pi \alpha}{16} \frac{\sigma {B^\star}^2 D^4}{m}

Avec la valeur numérique \alpha = \dfrac{1}{72} établie à la question Q28, on obtient :

\frac{\pi \alpha}{16} = \frac{\pi}{16 \times 72} = \frac{\pi}{1152}

soit l'expression finale :

\boxed{|v_{0\mathrm{c}}| = \frac{\pi}{1152} \frac{\sigma {B^\star}^2 D^4}{m}}

Commentaire des dépendances :

  • Conductivité \sigma et champ rémanent B^\star : |v_{0\mathrm{c}}| augmente proportionnellement à \sigma et au carré de B^\star. Plus le milieu est conducteur et l'aimant puissant, plus les courants induits de Foucault et les forces de Laplace de freinage sont intenses, ce qui permet d'arrêter l'aimant sans choc pour des vitesses incidentes plus élevées.
  • Masse m : |v_{0\mathrm{c}}| est inversement proportionnelle à m. Une inertie plus grande rend la décélération plus difficile pour une force donnée, réduisant la vitesse maximale avant collision.
  • Diamètre D : La dépendance en D^4 est particulièrement forte. Elle provient du moment magnétique dipolaire \mathcal{M} \propto D^3 (d'où une force variant comme \mathcal{M}^2 \propto D^6), tempérée par la distance de contact s_{\text{contact}} = D/2 au dénominateur (1/s^2 \propto 1/D^2).

Identification de la fonction \Omega(W) : D'après l'équation (7), le groupement adimensionné W est défini par :

W = \frac{m |v_0|}{\sigma {B^\star}^2 D^4} \implies \frac{\sigma {B^\star}^2 D^4}{m} = \frac{|v_0|}{W}

En réinjectant cette relation dans l'expression de |v_{0\mathrm{c}}|, on trouve :

|v_{0\mathrm{c}}| = \frac{\pi}{1152} \frac{|v_0|}{W} = |v_0| \, \Omega(W)

Par identification, la fonction \Omega(W) s'écrit :

\boxed{\Omega(W) = \frac{\pi}{1152\,W} = \frac{\pi \alpha}{16\,W}}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Notions : application numérique, ordre de grandeur

Estimer la valeur du module .

Voir l'indice

Calculer l'ordre de grandeur de |v_{0c}| sans calculatrice à partir des valeurs numériques données au début de l'épreuve.

Interpréter le comportement mécanique élastique fragile (haute pente contrainte-déformation) typique d'un matériau thermodurcissable dense.

Voir la stratégie

Pour estimer la valeur numérique du module de la vitesse critique |v_{0c}|, on reprend l'expression analytique établie à la question précédente (Q33) et on effectue l'application numérique avec les données de l'énoncé, en soignant le calcul des puissances de dix et en limitant le résultat à deux chiffres significatifs.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la vitesse critique de recul à partir des données de l'expérience.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q33, le module de la vitesse critique s'exprime par :

|v_{0c}| = \frac{\pi}{1152}\frac{\sigma {B^\star}^2 D^4}{m}

Les données numériques fournies par l'énoncé sont :

  • \sigma = 6 \times 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • B^\star = 1{,}3\text{ T}, d'où {B^\star}^2 = 1{,}69\text{ T}^2 ;
  • D = 10\text{ mm} = 10^{-2}\text{ m}, d'où D^4 = 10^{-8}\text{ m}^4 ;
  • m = 4\text{ g} = 4 \times 10^{-3}\text{ kg} ;
  • \pi \approx 3{,}14.

Calculons dans un premier temps le rapport dimensionné :

\frac{\sigma {B^\star}^2 D^4}{m} = \frac{6 \times 10^7 \times 1{,}69 \times 10^{-8}}{4 \times 10^{-3}} = \frac{1{,}014}{4 \times 10^{-3}} = 253{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Puis le produit avec le facteur sans dimension \frac{\pi}{1152} :

|v_{0c}| = \frac{3{,}14 \times 253{,}5}{1152} \approx \frac{796}{1152} \approx 0{,}69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{|v_{0c}| \approx 0{,}69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : lecture graphique, comparaison modèle-expérience

Estimer, à partir de la figure (5), la valeur du module de la vitesse critique (expérimentale). La comparer à celle issue de la modélisation.

Voir l'indice

Relever sur le graphique des portraits de phase expérimentaux la valeur asymptotique de la vitesse initiale menant à un arrêt tangentiel au bloc.

Énoncer le principe de quasi-stationnarité de Bodenstein pour les radicaux porteurs de chaîne et égaler les vitesses d'amorçage et de rupture.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la vitesse critique v_{0\mathrm{c}} issue de la modélisation (question Q32) : c'est la vitesse initiale pour laquelle l'aimant s'immobilise (v=0) exactement à l'instant où il entre en contact avec le bloc, c'est-à-dire en s_{\text{contact}} = D/2 = 5\text{ mm}.
  2. Analyser les trois trajectoires expérimentales de la figure (5) :

    • la première (v_0 \approx -0{,}36\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) s'arrête avant le contact (s_f \approx 6{,}5\text{ mm} > 5\text{ mm}) ;
    • la troisième (v_0 \approx -0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) percute le bloc de plein fouet (la courbe s'interrompt en s \approx 5\text{ mm} avec une vitesse non nulle résiduelle v \approx -0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
    • la deuxième (v_0 \approx -0{,}57\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) voit sa vitesse s'annuler au voisinage immédiat du contact (s \approx 5\text{ mm}).
  3. Estimer |v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}} soit directement par encadrement / lecture de la courbe intermédiaire, soit via la relation s_f = \sqrt{Q/|v_0|}, et comparer cette valeur à la prédiction théorique |v_{0\mathrm{c}}| \approx 0{,}69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} obtenue à la question Q34.
Voir la réponse courte

Évaluation de la vitesse critique expérimentale à partir de la trajectoire limite sur le graphique et discussion des écarts.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, le contact entre la surface de l'aimant sphérique et la paroi du bloc conducteur (située en x=0) a lieu lorsque l'abscisse du centre de l'aimant atteint :

s_{\text{contact}} = \frac{D}{2} = 5\text{ mm}

La vitesse initiale critique v_{0\mathrm{c}} correspond à la trajectoire limite dans l'espace des phases (s, v) qui atteint l'axe v = 0 précisément en s = 5\text{ mm}.

Examinons les trois courbes de la figure (5) :

  • Pour la courbe supérieure (v_0 \approx -0{,}36\text{ à }-0{,}37\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), l'aimant s'arrête à une distance s_f \approx 6{,}5\text{ mm} > 5\text{ mm} : l'aimant est freiné avant de toucher le bloc.
  • Pour la courbe inférieure (v_0 \approx -0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), la trajectoire s'interrompt brutalement lors de l'impact en s \approx 5\text{ mm}, avec une vitesse résiduelle non nulle d'environ -0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On a donc |v_0| > |v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}}.
  • Pour la courbe intermédiaire (v_0 \approx -0{,}57\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), la vitesse s'annule quasiment à la position de contact (s \approx 5{,}1\text{ à }5{,}2\text{ mm} \approx D/2).

On peut également utiliser la première trajectoire (|v_0| \approx 0{,}36\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, s_f \approx 6{,}5\text{ mm}) pour en déduire la constante expérimentale Q_{\mathrm{exp}} = |v_0| s_f^2 \approx 0{,}36 \times (6{,}5 \times 10^{-3})^2 \approx 1{,}5 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}, ce qui donne :

\begin{aligned} |v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}} &= \frac{Q_{\mathrm{exp}}}{(D/2)^2} = |v_0| \left(\frac{s_f}{D/2}\right)^2 \approx 0{,}36 \times \left(\frac{6{,}5}{5{,}0}\right)^2 \approx 0{,}61\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Par lecture directe ou calcul, on estime donc :

\boxed{|v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Comparaison avec la modélisation :

La valeur théorique calculée à la question Q34 est |v_{0\mathrm{c}}| \approx 0{,}69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (ou \approx 0{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). L'écart relatif entre la théorie et l'expérience est :

\frac{|v_{0\mathrm{c}}| - |v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}}}{|v_{0\mathrm{c}}|_{\mathrm{exp}}} \approx \frac{0{,}69 - 0{,}61}{0{,}61} \approx 13\,\%

L'accord est remarquable compte tenu des approximations adoptées (modèle dipolaire ponctuel, bloc semi-infini, négligence de l'effet d'écrantage et de l'auto-induction).

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : analyse dimensionnelle, lecture graphique

Les points de mesure qui apparaissent sur la figure (5) se succèdent selon le même intervalle de temps (identique pour les trois vitesses initiales). Indiquer comment semble dépendre la distance caractéristique de freinage avec . Préciser la forme de la fonction (se reporter aux équations (7)) que ce résultat suggère. Même question concernant le temps caractéristique de freinage .

Voir l'indice

Observer sur les courbes que la zone spatiale de freinage effectif est quasi-invariante avec la vitesse initiale pour en déduire les lois d'échelle.

Exprimer la vitesse de consommation de \mathrm{RH} à partir de l'étape cinétiquement limitante du cycle de propagation en injectant les concentrations stationnaires.

Voir la stratégie
  1. Examiner la région de l'espace des positions où s'opère la décélération sur les trois courbes de la figure 5 afin d'en déduire la dépendance de \delta^\star vis-à-vis de |v_0|, puis la forme de \Phi(W).
  2. Exploiter le fait que les points de mesure sont équidistants en temps (\Delta t = \text{Cste}) pour estimer l'évolution de la durée caractéristique de freinage \tau^\star en comptant les points dans la zone de décélération, puis en déduire la forme de \Psi(W).
Voir la réponse courte

Exploitation de l'espacement des points pour identifier la loi d'échelle liant distance et temps d'arrêt à la vitesse initiale.

Voir le corrigé complet

1. Dépendance de la distance caractéristique \delta^\star et forme de \Phi(W) :

  • Sur la figure 5, pour les trois valeurs de la vitesse initiale (|v_0| \approx 0{,}36\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, 0{,}57\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et 0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), la phase de décélération marquée (incurvation de la courbe de phase v(s)) se produit sensiblement dans la même région spatiale, localisée typiquement entre s \approx 15\text{ mm} et s \approx 5\text{ mm}.
  • L'extension spatiale sur laquelle s'exerce l'essentiel du freinage apparaît donc indépendante de la vitesse initiale |v_0| (elle est fixée par la géométrie du dipôle et du conducteur, de l'ordre du diamètre D = 10\text{ mm}).

D'après l'équation (7), on a :

\delta^\star = D\,\Phi(W) \quad \text{avec} \quad W = \frac{m\,|v_0|}{\sigma {B^\star}^2 D^4} \propto |v_0|

Puisque \delta^\star ne dépend pas de |v_0|, elle ne dépend pas de W, ce qui implique que la fonction \Phi est constante :

\boxed{\Phi(W) \approx \text{Cste} \sim 1}

2. Dépendance du temps caractéristique \tau^\star et forme de \Psi(W) :

  • L'intervalle de temps \Delta t entre deux points consécutifs étant constant et identique pour les trois essais, la durée du freinage \tau^\star est directement proportionnelle au nombre N de points situés dans la zone de forte décélération (s \lesssim 15\text{ mm}).
  • On constate visuellement que le nombre de points dans cette zone diminue nettement lorsque |v_0| augmente :

    • pour |v_0| \approx 0{,}36\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : environ 10 à 12 points ;
    • pour |v_0| \approx 0{,}57\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : environ 5 à 6 points ;
    • pour |v_0| \approx 0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : environ 3 à 4 points.
  • Le temps caractéristique de freinage est donc inversement proportionnel à la vitesse initiale :

    \tau^\star \sim \frac{\delta^\star}{|v_0|} \propto \frac{1}{|v_0|}

D'après l'équation (7), on a :

\tau^\star = \frac{D}{|v_0|}\,\Psi(W)

La dépendance en 1/|v_0| étant entièrement portée par le préfacteur D/|v_0|, la fonction \Psi ne dépend pas de W :

\boxed{\Psi(W) \approx \text{Cste} \sim 1}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.