Mines Physique 2 PSI 2009Sujet, corrigé et rapport du jury
- Amplificateur opérationnel
- Stabilité et oscillateurs électroniques
- Équations différentielles linéaires du second ordre
- Effet de peau dans un conducteur
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Présentation du sujet
DifficileModélisation fréquentielle de dipôles : oscillateur à amplificateur opérationnel et effet de peau dans un fil conducteurAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe problème comporte deux parties largement indépendantes. La première étudie un circuit à amplificateur opérationnel, la stabilité de ses points de fonctionnement, un montage oscillateur et une modélisation électrocinétique d'une bobine à air. La seconde établit le comportement en fréquence de la résistance d'un fil conducteur cylindrique (effet de peau).
- 1Partie I : étude d'un circuit à amplificateur opérationnelCaractéristique d'un dipôle à AO, visualisation expérimentale, stabilité du point de fonctionnement, réalisation d'un oscillateur, modélisation de la bobine à air et stabilisation de l'amplitude.
- 2Partie II : comportement fréquentiel d'un fil conducteurÉtablissement de l'équation de diffusion du courant dans un conducteur cylindrique et calcul de sa résistance en fonction de la pulsation (effet de peau).
Difficile. Le rapport déplore un manque de réflexion et de rigueur dans les copies et relève plusieurs questions rarement ou jamais réussies (Q18, Q19, Q25, Q29), avec peu de très bonnes copies.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesFormules encadrées non homogènes ou non simplifiées · Confusion entre la tension de sortie et la tension d'entrée en saturation · Résolution insuffisante de l'équation différentielle du second ordreAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLes correcteurs jugent les deux parties classiques et jugent qu'elles auraient dû permettre aux candidats de montrer leur compréhension des phénomènes étudiés, ce qui n'a pas toujours été le cas. Ils déplorent un manque de réflexion et de combativité, des calculs arrêtés en cours de route et des résultats non vérifiés.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Formules encadrées non homogènes ou non simplifiéesQ1, Q6
Plusieurs candidats encadrent des expressions fausses dimensionnellement ou laissent des variables non éliminées dans le résultat final.
« même si on trouve des formules non homogènes et non simplifiées »
- 2Confusion entre la tension de sortie et la tension d'entrée en saturationQ2
Beaucoup de candidats attribuent la valeur de saturation à Ve alors que c'est Vs qui sature.
« C'est la tension Vs qui vaut la tension de saturation, pas la tension Ve. »
- 3Résolution insuffisante de l'équation différentielle du second ordreQ15, Q16
La solution de l'équation différentielle donnée dans l'énoncé et le tracé de son allure sont source de nombreuses erreurs.
- 4Régime non linéaire très rarement maîtriséQ18, Q19
Les questions faisant intervenir la saturation et la stabilisation de l'amplitude des oscillations sont très rarement réussies.
« Très rarement compris »
- 5Calcul erroné de la puissance dissipée par effet de peauQ25
Le jury attend une intégration de la densité de courant sur la section du conducteur, non une simple multiplication par l'aire, et rappelle que la puissance ne se calcule pas à partir du courant complexe au carré.
- 6Confusion entre puissance et énergie, volumique ou linéiqueQ27
Peu de candidats identifient correctement l'unité de la puissance volumique E.J en W.m-3.
Ce qui a été bien réussi
- La caractéristique du dipôle (Q1) est plutôt bien traitée.
- La méthode graphique du point de fonctionnement (Q4, Q5) est comprise par ceux qui y pensent.
- La condition de démarrage de l'oscillateur (Q9) est assez bien comprise.
- La valeur numérique de Rp (Q12) et l'équation différentielle simplifiée (Q13, Q14) sont convenablement traitées.
- La partie électromagnétisme (Q20 à Q24) est mieux réussie que le début du sujet, même chez des candidats faibles en électronique.
Conseils du jury
- Vérifier systématiquement l'homogénéité des expressions avant de les encadrer.
- Aller au bout des calculs pour donner un résultat numérique simplifié plutôt que de s'arrêter en cours de route.
- Ne pas se précipiter quand l'énoncé ne donne pas le résultat attendu.
- Consolider la résolution des équations différentielles linéaires du second ordre, rencontrée très souvent en prépa.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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SECONDE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Filière PSI
(Durée de l'épreuve:
L'usage de la calculatrice est autorisé
Sujet mis à disposition des concours : ENSAE (Statistique), ENSTIM, INT, TPE-EIVP, Cycle international
PHYSIQUE II - PSI.
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages.
- Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il est invité à le signaler sur sa copie et à poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il aura été amené à prendre.
- Il ne faudra pas hésiter à formuler les commentaires (incluant des considérations numériques) qui vous sembleront pertinents, même lorsque l'énoncé ne le demande pas explicitement. Le barème tiendra compte de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie.
MODÉLISATION FRÉQUENTIELLE DE DIPÔLES
Ce problème se propose tout d'abord d'étudier un circuit à amplificateur opérationnel et son application à l'étude d'une bobine à air, puis de fournir une interprétation du comportement fréquentiel de cette bobine. Plus précisément, il se compose deux parties très largement indépendantes : la première concerne l'existence et la stabilité des points de fonctionnement du circuit à amplificateur opérationnel, l'oscillation auto-entretenue du circuit, la modélisation électrocinétique de la bobine; la seconde va justifier que dans un domaine de basses et moyennes pulsations, la résistance d'un fil rectiligne est une fonction quadratique de la pulsation du courant qui l'alimente.
I. - Étude d'un circuit à amplificateur opérationnel
On rappelle qu'un amplificateur opérationnel idéal est tel que les courants d'entrée
I.A. - Étude d'un dipôle
- 1 - Dans l'hypothèse d'un fonctionnement idéal de l'amplificateur opérationnel en régime linéaire, déterminer l'impédance d'entrée
Z_e = V_e/I_e du circuit de la figure 1 . Tracer la partie de la caractéristiqueV_e = f(I_e) en régime linéaire : on exprimera les limites du domaine de validité deV_e en fonction deV_(sat), R_2 etR_3
.jpg)
I.B. - Visualisation expérimentale de la caractéristique du dipôle
Lorsque la tension du générateur est continue

- 3 - Indiquer comment le montage de la figure 2 permet une visualisation à l'oscilloscope de la caractéristique
V_e = f(I_e) : on précisera les branchements à effectuer et les éventuelles précautions matérielles à prendre.
◻4 —Étudier en fonction de la valeur deR_g , les différentes possibilités pour le point de fonctionnement du circuit dans le casE_0 = 0 V .
I.C. - Stabilité du point de fonctionnement

- 6 - Rappeler les ordres de grandeurs des constantes
A_0 etf_0 = ω_0/2π pour un amplificateur opérationnel usuel. En utilisant la modélisation de l'amplificateur opérationnel définie par la figure 3, établir l'équation différentielle vérifiée en régime linéaire par le courantI_e(t) du montage de la figure 2 dans le cas oùE(t) = 0 V . On utilisera les paramètresA_0, ω_0, R_g, R_1 etA = R_3/(R_2 + R_3) .
◻7 - En prenant en compte le fait queAA_0≫1 , montrer que, l'équation différentielle de la question 6 permet de justifier l'observation expérimentale relative aux points de fonctionnement. Expliquer qualitativement, comment s'établit le basculement versM ouP .
I.D. - Réalisation d'un oscillateur
- 8 - Écrire l'équation différentielle régissant le courant
I_e traversant la résistanceR en supposant que le circuit de la figure 1 soit modélisable en première approximation par un dipôle d'impédanceZ_e calculée à la question 1 . - 9 - À quelle condition le montage de la figure 4 est-il le siège d'une oscillation purement sinusoïdale? Que vaut alors la fréquence
f_c d'oscillation? La condition précédente n'étant jamais rigoureusement réalisable expérimentalement, indiquer à quelle condition on constate
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I.E. - Modélisation électrocinétique de la bobine

- 13 - On considère le montage de la figure 4. Écrire l'équation différentielle régissant le courant
I_e en supposant toujours que le circuit de la figure 1 soit modélisable en première approximation par un dipôle d'impédanceZ_e calculée à la question 1 mais en remplaçant la bobine idéale par sa modélisation électrocinétique définie à la figure 5. Cette équation différentielle sera établie sans faire les hypothèses de la question 12. - 14 - Simplifier l'équation différentielle de la question 13 en considérant que simultanément
r_0≪R_p et(R + Z_e)≪R_p . On présentera l'équation simplifiée sous la forme
I.F. - Stabilisation de l'amplitude des oscillations
- 17 - On constate expérimentalement que sous la condition
R_T < 0 , une oscillation d'amplitude constante apparaît après un régime transitoire. Quelle est l'origine physique de la limitation de l'amplitude des oscillations? Cette limitation apparaît-elle dans l'équation différentielle de la question 16 ? - 18 - Afin de mieux comprendre le mécanisme de stabilisation de l'amplitude des oscillations, on se propose de tenir compte du caractère non-linéaire de la caractéristique
V_e = f(I_e) établie dans la question 2. Pour ce faire, on modélise cette caractéristique par un polynôme du troisième degré passant par les zéros de la caractéristique et ayant même pente à l'origine : déterminer dans ces conditions l'expression deV_e en fonction deI_e .
-19 - Réécrire l'équation différentielle régissant le courantI_e(t) en incorporant l'expression de la caractéristique déterminée dans la question précédente. Interpréter qualitativement la stabilisation de l'amplitude deI_e(t) .
FIN DE LA PARTIE I
II. - Comportement fréquentiel d'un fil conducteur

- 21 - La pulsation
ω du courant sinusoïdalI(t) alimentant le conducteur étant inférieure à2, 00 × 10^4 rad.s^(− 1) , justifier l'utilisation de l'approximation des régimes quasi-stationnaires dans la suite des questions de cette partie.
Pour la suite du problème, on admet que la valeur moyenne temporelle de
- 29 - Calculer à l'ordre 4 en
λ_a la valeur moyenne temporelle⟨Φ⟩ du flux du vecteur de Poynting à travers une portion de longueurl de la surface latérale du conducteur orientée localement selon− u_r ˆ : on exprimera le résultat en fonction deJ_0, a, ℓ, σ etδ . En déduire à l'ordre 4 enλ_a , une expression de la quantité⟨Φ⟩/⟨I^2(t)⟩ . Interpréter avec soin le résultat obtenu.
FIN DE LA PARTIE II
FIN DE L'ÉPREUVE
Questions fréquentes
4 questionsLe sujet physique 2 Mines PSI 2009 porte-t-il sur l'électronique ou l'électromagnétisme ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsLe sujet physique 2 Mines PSI 2009 porte-t-il sur l'électronique ou l'électromagnétisme ?
Les deux : la partie I étudie un montage à amplificateur opérationnel et un oscillateur, la partie II traite de l'effet de peau dans un conducteur, un sujet d'électromagnétisme.
Le sujet Mines physique 2 PSI 2009 est-il difficile ?
Le rapport le juge classique mais mal réussi : peu de très bonnes copies et plusieurs questions rarement ou jamais réussies.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet Mines PSI 2009 ?
Des formules encadrées non homogènes, des calculs inachevés, une confusion entre tension d'entrée et de sortie, et une mauvaise résolution de l'équation différentielle du second ordre.
Faut-il bien maîtriser les équations différentielles pour ce sujet Mines PSI physique 2 2009 ?
Oui, la résolution d'une équation différentielle linéaire du second ordre est centrale dans la partie I et a posé des difficultés à de nombreux candidats selon le rapport.
Pas de description pour le moment
