Centrale Physique PSI 2009Sujet, corrigé et rapport du jury
- Hydrostatique et stabilité d'un équilibre
- Écoulement irrotationnel et potentiel des vitesses
- Instabilités de Rayleigh-Taylor et de Kelvin-Helmholtz
- Force pondéromotrice dans un champ oscillant
- Optique géométrique : relations de conjugaison et grandissement
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Présentation du sujet
DifficileQuelques enjeux de la fusion thermonucléaire inertielle laser : instabilités hydrodynamiques, empreinte laser et diagnostic optique du plasmaAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe problème étudie la fusion thermonucléaire par confinement inertiel laser. La première partie, majoritaire dans le barème, étudie les instabilités hydrodynamiques à l'interface entre deux fluides (Rayleigh-Taylor, Kelvin-Helmholtz). La deuxième partie explique l'origine de ces instabilités par la force pondéromotrice liée à l'empreinte laser. La troisième partie porte sur le dispositif optique permettant d'observer le plasma au sein du microballon.
- 1Partie I : instabilités hydrodynamiquesHydrostatique de deux fluides superposés, perturbation de l'interface, instabilités de Rayleigh-Taylor et de Kelvin-Helmholtz, effets sur le microballon et ondes de gravité en surface.
- 2Partie II : origine des germes des instabilités, l'empreinte laserForce pondéromotrice exercée par un champ électrique oscillant sur une particule chargée, d'abord en modèle unidimensionnel puis tridimensionnel, et conséquence sur les instabilités hydrodynamiques.
- 3Partie III : observation des phénomènes au sein du microballonDispositif optique de collection et d'imagerie du plasma, grandissements transverse et longitudinal, profondeur de champ.
Difficile. Le barème donne un poids de 51 % à la première partie pour une prestation relative de 49 %, tandis que la troisième partie, pesant 23 % du barème, n'a rapporté que 14 % de la note, signe d'une partie optique nettement moins bien maîtrisée.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesConfusion entre implication et réciproque · Justifications qualitatives insuffisamment argumentées · Négligence infondée du poidsAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe sujet articule mécanique des fluides, électromagnétisme et optique géométrique autour de la fusion par confinement inertiel laser. La deuxième partie a été mieux réussie que prévu par son poids, au détriment de la troisième partie sur l'optique, la moins bien traitée des trois. Le jury regrette que les candidats aient du mal à argumenter clairement les questions qualitatives dans un français correct.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion entre implication et réciproqueI.B.1
Pour justifier le caractère irrotationnel de l'écoulement, de nombreux candidats confondent l'implication rot(grad φ)=0 avec sa réciproque, qui n'est vraie ici que parce que le domaine est un ouvert étoilé.
« il y a souvent confusion entre implication et réciproque »
- 2Justifications qualitatives insuffisamment argumentéesI.D
Le jury regrette que la physique ne puisse se concevoir sans analyse ni observation préalable, alors que de nombreuses réponses qualitatives manquent d'une véritable argumentation rédigée.
« C'est dommage, la physique et les sciences en général ne peuvent se concevoir sans une analyse et une observation préalables à toute modélisation »
- 3Négligence infondée du poidsII.A.3
Rien dans l'énoncé n'indique que l'axe des x est horizontal, ce qui rend invalide la réponse consistant à négliger le poids sous ce prétexte.
« il n'est nullement dit que l'axe des »
- 4Énergie potentielle définie pour une force non conservativeII.B.4
On ne peut pas définir une énergie potentielle pondéromotrice par une simple différentielle, car toutes les forces ne sont pas conservatives.
« Toutes les forces ne sont pas conserva »
- 5Relation de conjugaison aux foyers peu utiliséeIII.C
En partie III.C sur le grandissement longitudinal, peu de candidats pensent à mobiliser la relation de conjugaison aux foyers pourtant utile.
« peu de candidats ont pensé à utiliser la relation de conjugaison aux foyers »
- 6Parties finales délaissées faute de tempsII.C, II.D
Certaines sous-parties techniques de fin de problème ont souvent été délaissées compte tenu du temps limité de l'épreuve.
« Compte tenu du temps limité de l'épreuve, ces parties ont souvent été délaissées »
Ce qui a été bien réussi
- La seconde partie sur l'empreinte laser a été mieux réussie que son poids dans le barème ne le laissait supposer.
- Les candidats qui ont traité la partie II.C se sont bien adaptés aux notations demandées.
- Le début de la partie I, proche du cours, a été plutôt rassurant pour les candidats.
Conseils du jury
- Répondre à une question en analysant précisément son sens, avec un réel souci de communication et de rigueur.
- Rédiger les réponses qualitatives par des phrases claires et argumentées, pas seulement des affirmations.
- Ne jamais introduire une hypothèse non donnée par l'énoncé (comme l'horizontalité d'un axe) sans justification.
- Ne pas négliger l'entraînement en optique géométrique et en travaux pratiques, essentiel pour la partie III.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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PHYSIQUE
Calculatrices autorisées.
Quelques enjeux de la fusion thermonucléaire inertielle laser
Les réserves des principaux combustibles fossiles sont limitées. L'impact environnemental de l'utilisation de ces combustibles fossiles ne peut plus être ignoré. Il est désormais impératif de multiplier les efforts pour développer l'unique option actuelle de production d'énergie à long terme, qui puisse satisfaire les besoins énergétiques de nos sociétés à l'avenir : la fusion de noyaux légers.
La production d'énergie par fusion thermonucléaire non-contrôlée (explosive) est une technologie maîtrisée depuis 1952. L'obtention de la fusion thermonucléaire contrôlée fait l'objet de recherches intenses depuis les années 60 . Une des méthodes étudiées actuellement est le confinement inertiel laser, qui consiste simplement à effectuer une micro combustion d'un microballon rempli de mélange fusible, relativement peu destructrice. Le choix d'une faible quantité de mélange fusible, de l'ordre de la dizaine de milligrammes, permet de

Filière PSI
Partie I - Instabilités hydrodynamiques
On se propose dans cette partie d'étudier la croissance de défauts géométriques à l'interface entre la coquille transformée en plasma (léger) et la

On note
ment en possédant la vitesse constante
I.A - Hydrostatique
I.A.1) Comment ramener la situation de la figure 2 à une situation d'hydrostatique?
I.A.2) Cette situation de fluide lourd reposant sur un fluide léger avec une interface horizontale est-elle une situation stable?
I.A.3) Déterminer le champ de pression dans le fluide avant tout mouvement. On notera
I.B - Perturbation à l'interface

On repère par l'altitude
On suppose que le mouvement des fluides, supposés parfaits, est irrotationnel. On néglige tout phénomène de tension superficielle à l'interface, et les deux fluides sont d'extension infinie du côté opposé à cette interface commune. On note de manière générique
I.B.1) Quels arguments permettent d'affirmer l'existence d'un potentiel des vitesses ? On posera
I.B.2) En notant
Par convention, on décide que l'indice 1 est relatif à des perturbations. En liaison avec la perturbation de l'interface, les vitesses eulériennes de chaque fluide,
I.B.3) Exprimer
I.B.4) Que vaut la divergence du champ des vitesses dans chacun des fluides?
I.B.5) En déduire que les potentiels perturbatifs des vitesses
I.B.6) On considère une particule de fluide du fluide situé «en bas» sous l'interface et au voisinage immédiat de celle-ci. Exprimer la vitesse verticale
I.B.7) Exprimer maintenant
I.B.8) En déduire en se limitant à l'ordre 1 temporel et spatial de perturbation, la relation en
I.B.9) En déduire de même la relation donnant, en
I.B.10) Quelle conséquence sur la validité de la solution trouvée pour
I.B.11) Pour quelles raisons peut-on se limiter à une telle perturbation?
I.B.12) Montrer que
I.B.13) Établir les deux relations reliant respectivement
I.B.14) On a besoin d'une troisième équation pour résoudre ce problème à trois inconnues
I.B.15) Montrer qu'il existe une constante
I.B.16) Pourquoi
I.B.17) En déduire
I.B.18) Exprimer
I.B.19) Déduire une troisième équation reliant
I.B.20) Établir la relation reliant la pulsation
I.B.21) En considérant la longueur d'onde comme donnée, montrer que la solution de cette équation peut s'écrire
I.C - Instabilité de Rayleigh (1883) et Taylor (1950)
I.C.1) Que devient la relation (1) ? On exprimera
I.C.2) Réécrire cette relation dans le référentiel en translation à la vitesse
I.C.3) Comment évolue une perturbation sinusoïdale à l'interface coquille gazeuse-coquille solide, à partir d'une amplitude initiale très faible ?
I.C.4) Quelle conséquence pour le confinement sphérique du mélange deutérium tritium l'instabilité implique-t-elle? Pourquoi parle-t-on de pollution du mélange fusible? À petite échelle comme celle du microballon, des phénomènes tels que la tension superficielle doivent être pris en compte en plus de la viscosité. Le taux de croissance de l'instabilité est en outre limité par le fait que le gradient de densité entre le plasma de coquille, léger et moteur, et la coquille solide accélérée est progressif (pas de discontinuité brutale de densité comme on l'a supposé), mais limité aussi par le fait que les perturbations sont évacuées par convection hors du front d'ablation instable, entraînées par le plasma se détendant vers la source de rayonnement. la phase non-linéaire n'est actuellement abordée que d'un point de vue numérique et expérimental.
I.D - Instabilité de Kelvin (1871) et Helmholtz (1868)
I.D.1) Que dire de la stabilité du système vis-à-vis de l'instabilité de Rayleigh et Taylor?
I.D.2) À quelle condition sur
I.D.3) Citer un phénomène courant mettant en jeu l'instabilité de Kelvin et Helmholtz.
I.D.4) Les effets moléculaires à l'interface (i.e. de la «tension superficielle») impliquent une suppression des perturbations de très petites longueurs d'onde
I.D.5) L'instabilité de Kelvin et Helmholtz peut-elle exister en l'absence de pesanteur?
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I.D.7) Expliquer pourquoi les pilotes d'avion, en particulier en l'absence de nuages permettant de visualiser l'instabilité, doivent-ils être particulièrement prudents dans les zones où l'instabilité de Kelvin et Helmholtz est susceptible de se produire? Quels phénomènes l'avion subit-il à la traversée des motifs de Kelvin et Helmholtz?
I.E - Effets induits sur le microballon contenant le matériau fusible
I.E.2) Quel effet les instabilités hydrodynamiques ont-elles à terme sur un écoulement initialement laminaire?
I.E.3) Brisant la symétrie de compression, des champignons apparaissent au niveau de la coquille au cours de son implosion sous l'influence du rayonnement. La déformation de la coquille qui en résulte, et l'évolution ultérieure, nuisent grandement à l'efficacité de la fusion du mélange
I.F - Ondes de gravité en surface
I.F.1) Que devient la relation (1) au I.B.21 ? On exprimera
I.F.2) Décrire le phénomène observé à l'interface et en donner un exemple marin courant.
I.F.3) Dans le cas de la mer, simplifier l'expression obtenue en tenant compte des ordres de grandeurs.
Partie II - Origine des germes des instabilités hydrodynamiques : l'empreinte laser
^1
- Du terme anglais consacré imprint

II.A - Modèle unidimensionnel, champ électrique uniforme
II.A.1) Dans quelle mesure peut-on négliger la force magnétique devant la force électrique ? On supposera cette condition vérifiée dans toute la suite. On adopte un modèle unidimensionnel dans lequel la particule ne peut se déplacer que suivant l'axe (
II.A.2) En quoi la forme mathématique du champ électrique permet-elle de parler de découplage espace-temps? Le champ électrique est-il alors stationnaire? On néglige dorénavant les inhomogénéités de champ électrique, de sorte que l'on peut poser
II.A.3) Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule chargée. On repérera celle-ci par son abscisse
II.A.4) Résoudre cette équation en supposant une vitesse initiale nulle pour la particule, et en notant
tion. On écrira
II.A.5) Quel est le déphasage de la force instantanée de mesure algébrique
II.A.6) Calculer la force pondéromotrice
II.B - Modèle unidimensionnel, champ électrique non-uniforme
On exprimera ce résultat en fonction de
II.B.2) Exprimer la force instantanée
II.B.3) En déduire la force pondéromotrice
II.B.4) Qu'appelle-t-on énergie potentielle pondéromotrice?
II.B.5) Que dire du mouvement lent séculaire (i.e. engendré par la force pondéromotrice) d'une particule chargée positivement placée dans un champ
II.C - Modèle tridimensionnel, cas général
charge
II.C.1) Calculer
II.C.3) Écrire l'équation de Maxwell et Faraday dans le cas où on peut négliger les effets du champ magnétique.
II.C.4) En déduire que
II.D - Conséquence de l'empreinte sur les germes des instabilités hydrodynamiques
II.D.2) Quelle conséquence les non-uniformités d'éclairement laser ou
II.D.3) Que dire de l'instabilité de Rayleigh et Taylor par la suite ?
Partie III - Observation des phénomènes au sein du microballon

Ainsi un des diagnostics utilisés consiste à imager un plan du plasma résultant de l'ablation de la coquille sur un capteur CCD (charge-coupled device), au moyen d'un système de lentilles collectant et canalisant la lumière ré-émise par le plasma irradié par un faisceau laser. On ne tiendra pas compte des effets de diffraction sauf indication contraire.
Le schéma global du dispositif expérimental est donné sur la figure 6. Son équivalent dans un plan contenant l'axe optique est donnée figure 7. Le plasma étudié s'étend selon l'axe optique
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direction que l'axe
optique, de diamètre
On refocalise le faisceau quasi-parallèle au moyen d'une lentille
Enfin, on place un capteur CCD à la distance
III.A - Collection de l'information
III.A.2) Si on fait fonctionner le dispositif sans plasma, quel est le diamètre du faisceau entre
III.A.3) Quels sont les nombres d'ouverture
III.B - Objectif de microscope
III.B.1) Grandissement transverse global
III.B.2) En déduire le grandissement transverse global entre le plan focal objet
III.B.3) Application numérique. On mesure qu'un déplacement
III.C - Grandissement longitudinal
III.C.1) Application numérique : sachant que l'objet observé
III.C.2) On appelle «avant» du plasma la zone en amont de
On fait en sorte que la lentille
III.C.3) Si l'on avance la lentille
III.C.4) Comme
III.C.5) Donner la plage de variation nécessaire pour la vis micrométrique positionnant
III.D - Profondeur de champ
III.D.2) Quel peut être l'avantage de refroidir le capteur CCD, à l'azote liquide par exemple ? On donne sur la figure 8 des images obtenues avec un tel dispositif.

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Questions fréquentes
4 questionsLe sujet Centrale physique PSI 2009 porte-t-il sur la fusion nucléaire ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsLe sujet Centrale physique PSI 2009 porte-t-il sur la fusion nucléaire ?
Oui, il étudie la fusion thermonucléaire par confinement inertiel laser à travers les instabilités hydrodynamiques, l'empreinte laser et l'observation optique du plasma.
Le sujet Centrale physique PSI 2009 est-il difficile ?
La troisième partie, sur l'optique, a rapporté proportionnellement beaucoup moins de points que son poids dans le barème, signe d'une difficulté plus marquée que les deux premières parties.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Centrale physique PSI 2009 ?
Une confusion entre implication et réciproque, des justifications qualitatives insuffisamment argumentées, et une définition erronée de l'énergie potentielle pondéromotrice.
Faut-il bien connaître l'optique géométrique pour ce sujet Centrale PSI physique 2009 ?
Oui, la troisième partie repose sur les relations de conjugaison et le calcul de grandissements, et a été la moins bien traitée des trois parties du sujet.
Pas de description pour le moment
