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Centrale Physique PSI 2007Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Électronique (oscillateurs, résistance négative)
  • Électromagnétisme (propagation d'ondes, effet de peau)
  • Magnétostatique (théorème d'Ampère, inductance)
  • Régimes transitoires et continuité de la tension aux bornes d'un condensateur

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Détecteurs de véhicules à boucle inductive
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Le sujet étudie le fonctionnement d'un détecteur de véhicules à boucle inductive, à travers quatre parties progressives et largement indépendantes. Il s'agit d'abord d'étudier un oscillateur quasi-sinusoïdal, puis la réflexion d'une onde électromagnétique sur un conducteur, ensuite la modification de l'inductance de la boucle lors du passage d'un véhicule, et enfin le principe d'un fréquencemètre analogique permettant de détecter ce passage.

  1. 1Partie I : étude de l'oscillateur quasi-sinusoïdalPhénomène de dissipation, simulation d'une résistance négative et étude de l'oscillateur générant le courant dans la boucle.
  2. 2Partie II : réflexion d'une onde électromagnétique sur un conducteurModèle du conducteur métallique en hyperfréquences, propagation de l'onde dans le conducteur et pénétration du champ (effet de peau).
  3. 3Partie III : modification de l'inductance de la boucle enterrée lors du passage d'un véhiculeChamp magnétique créé par un fil infini, inductance de deux fils parallèles, inductance de la boucle et effet du passage d'un véhicule.
  4. 4Partie IV : étude du fréquencemètreÉtude d'une cellule R'C'V0 puis des modules d'entrée et de sortie du fréquencemètre analogique.

Difficulté moyenne. Les deux premières parties ont été globalement bien réussies (39 % et 36 % de la production des candidats), tandis que les parties III et IV, plus calculatoires, ont représenté seulement 18 % et 7 % de la production, souvent par manque de temps.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Effet de peau mal maîtrisé malgré son inscription au programme · Question peu évidente déroutant la quasi-totalité des candidats · Résultat obtenu par des tours de passe-passe sans rigueur
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Le découpage en quatre parties progressives et largement indépendantes a permis à la majorité des candidats de s'exprimer pendant toute la durée de l'épreuve. Les candidats n'ayant négligé ni les aspects qualitatifs, ni quantitatifs, ni calculatoires, et ayant traité avec précision les deux tiers de l'épreuve, ont été gratifiés d'une note très honorable. Globalement, les copies sont de meilleure qualité que l'année précédente.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Effet de peau mal maîtrisé malgré son inscription au programmeI.A.2

    Seuls 12 % des candidats citent l'effet de peau et 5 % seulement justifient correctement la dépendance de la résistance avec la fréquence, alors que cette notion est explicitement au programme de PSI.

    « L'effet de peau étant explicitement au programme de la filière PSI, le jury a été surpris par le faible taux de réussite à cette question. »
  2. 2
    Question peu évidente déroutant la quasi-totalité des candidatsI.A.3

    Cette question a dérouté plus de 90 % des candidats, alors que l'énoncé suggérait pourtant une démarche possible.

    « Cette question peu évidente a dérouté plus de 90% des candidats »
  3. 3
    Résultat obtenu par des tours de passe-passe sans rigueurIII.D.2.a

    Certains candidats arrivent au résultat attendu, donné par l'énoncé, par des raisonnements maladroits et sans aucune rigueur ; le jury rappelle qu'il n'est pas dupe de ce genre de procédé.

    « Ce genre de procédé est absolument à bannir : le jury n'est pas dupe. »
  4. 4
    Dépendance de l'inductance en N carré mal connueIII.C.2

    L'inductance L est proportionnelle à N² et non à N comme lu sur la majorité des copies.

    « L est proportionnelle à N »
  5. 5
    Réponses qualitatives peu claires ou fantaisistesII.B.3.e

    Les étudiants ont du mal à répondre de façon claire et concise aux questions qualitatives, alors qu'il suffisait ici de parler de dissipation d'énergie par effet Joule.

    « Il y a trop de réponses fantaisistes. »

Ce qui a été bien réussi

  • La première partie sur l'oscillateur quasi-sinusoïdal a été globalement bien réussie.
  • La deuxième partie sur la réflexion d'une onde électromagnétique a aussi été globalement bien traitée.
  • Les questions directes de cours de la partie III.B ont été en général bien traitées.

Conseils du jury

  • Ne pas négliger les aspects qualitatifs, quantitatifs et calculatoires du sujet : les traiter avec précision et rigueur sur les deux tiers de l'épreuve permet une note très honorable.
  • Respecter le nombre de chiffres significatifs demandé et toujours indiquer les unités dans les applications numériques.
  • Ne jamais forcer un résultat donné par l'énoncé par un raisonnement peu rigoureux : le jury sanctionne ce type de procédé.
  • Utiliser le vocabulaire adéquat de plan de symétrie ou d'antisymétrie plutôt que des appellations approximatives.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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PHYSIQUE

Calculatrices autorisées.

Données numériques

Permittivité électrique du vide ε_0 = 8, 85 ⋅ 10^(− 12) F ⋅ m^(− 1)
Perméabilité magnétique du vide μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)
Vitesse de la lumière dans le vide c = 3, 0 ⋅ 10^8 m ⋅ s^(− 1)
Masse d'un électron m = 9, 1 ⋅ 10^(− 31) kg
Charge d'un électron − e = − 1, 6 ⋅ 10^(− 19)C
Nombre d'Avogadro N_a = 6, 0 ⋅ 10^(23) mol^(− 1)
Les détecteurs de véhicules dits à boucle inductive sont actuellement de loin les plus répandus, tant pour le contrôle des flux sur autoroutes que pour la détection automatique pour le déclenchement de feux tricolores ou de barrières de sécurité. Ce sujet propose d'étudier les concepts et phénomènes physiques associés à cet instrument de détection ainsi que d'évaluer ses performances et sa sensibilité.
Le principe de fonctionnement d'un détecteur à boucle inductive est le suivant : un enroulement de fil électrique placé dans une tranchée rectangu-

laire en travers de la chaussée (cf. figure ci-contre) est relié à une borne contenant un oscillateur quasi-sinusoïdal (Partie I). Ce dernier génère dans la boucle un courant sinusoïdal qui crée au dessus de celle-ci un champ électromagnétique lui-même sinusoïdal. Lorsqu'un véhicule est à proximité immédiate de la boucle, ce champ induit des courants à la surface de celui-ci (Partie II). Ces derniers ont pour effet de modifier l'inductance de l'enroulement (Partie III) et donc la fréquence de l'oscillateur. Un fréquencemètre permet ainsi de détecter le véhicule passant au dessus de la boucle (Partie IV). Les quatre parties sont dans une large mesure indépendantes.
Dans tout le problème, les amplificateurs opérationnels, notés A. Op. , sont supposés parfaits (gain infini, impédances d'entrée infinies, impédance de sortie nulle, vitesse de balayage infinie). Les tensions de saturation valent: − V_(sat) et + V_(sat).

Filière PSI

Partie I - Étude de l'oscillateur quasi-sinusoüdal

La boucle rectangulaire enterrée dans la chaussée est constituée de plusieurs tours (généralement compris entre 3 et 5 ). Son schéma électrique équivalent est le suivant : L, R_b et C_b représentent respectivement l'inductance, la résistance et la capacité de la boucle.

I.A - Phénomène de dissipation

La résistance R_b modélise l'ensemble des pertes engendrant une dissipation d'énergie du fait du passage d'un courant dans la boucle enterrée. On peut distinguer dans R_b deux contributions : une provenant du câble lui-même et une autre provenant de son environnement.
I.A.1) Quel phénomène est à l'origine de la dissipation d'énergie dans le câble?
I.A.2) Pour une fréquence suffisamment élevée, la résistance du câble commence à dépendre de la fréquence. Donner le nom du phénomène à l'origine de cette dépendance. Donner, en le justifiant, le sens de variation de la résistance du câble en fonction de la fréquence.
Quand on enterre la boucle, la résistance R_b augmente sensiblement d'une quantité que l'on appelle «résistance de terre», notée GR («ground resistance» en anglais). Cette résistance supplémentaire est due à l'apparition de faibles courants de Foucault dans le macadam.
I.A.3) Préciser la dépendance de GR par rapport à la fréquence : est-elle indépendante de f, proportionnelle à f ou proportionnelle à f^2 ?
Indication : on pourra appliquer la loi de Faraday à une boucle fermée ( ℬ ) de courants de Foucault située dans le macadam et traversée par le champ magnétique créé par la boucle inductive enterrée. On introduira l'inductance mutuelle des deux boucles, et la résistance de la boucle ( ℬ ). Il est suggéré de calculer la puissance moyenne dissipée.

I.B - Simulation d'une résistance négative

Pour compenser les pertes dues à la résistance R_b, l'oscillateur doit comporter une source d'énergie.
Pour cela, on utilise le dipôle de la figure 1.
I.B.1) Dans le cas où l'A. Op. fonctionne en régime linéaire, déterminer les relations donnant V en fonction de I, et V_s en fonction de I.
I.B.2) Dans le cas où l'A. Op. fonctionne en régime saturé avec V_s = + V_(sat), déterminer la relation donnant V en fonction de I. Faire de même si V_s = − V_(sat).
I.B.3) Tracer la caractéristique statique V en fonction de I du dipôle de la figure 1.
Montrer que dans un intervalle donné de V : V ∈ [ − V_0, V_0] ce circuit se comporte comme une résistance négative de valeur − R_n (avec R_n > 0 ). Exprimer R_n et V_0 en fonction de R_1, R_2, R et V_(sat).

I.C - Étude de l’oscillateur

L'oscillateur est constitué par la mise en parallèle de la boucle inductive enterrée, d'un condensateur de capacité C_s et du L dipôle étudié à la question précédente. On suppose que ce dernier est en régime linéaire de sorte que l'on peut l'assimiler à une résistance négative − R_n. On peut ainsi dessiner le schéma

électrique équivalent de l'oscillateur, représenté figure 2.
I.C.1) Justifier que l'on puisse remplacer les deux condensateurs par un seul de capacité C_(éq) dont on donnera l'expression en fonction de C_b et C_s.
I.C.2) Montrer que la tension U(t) aux bornes de la boucle vérifie une équation différentielle de la forme :
a(d^2 U)/(dt^2) + b(dU)/(dt) + (1 − c)U(t) = 0
Donner l'expression de a, b et c en fonction de L, C_(éq), R_b et R_n.
I.C.3) Quelle est la condition nécessaire sur b pour que les solutions de l'équation différentielle soient sinusoïdales ?
En déduire la valeur à fixer à R_n en fonction de R_b et Q, avec :
Q = 1/(R_b)√(L/(C_(éq))).
I.C.4) Montrer que les solutions sont effectivement des sinusoïdes si Q > Q_(lim), inégalité que l'on supposera vérifiée pour la suite. Que vaut Q_(lim) ?
I.C.5) Calculer la fréquence f des oscillations en fonction de L, C_(éq) et Q. En pratique, la condition Q > Q_(lim) n'est pas suffisante pour assurer une bonne stabilité et une bonne fiabilité du montage. La valeur de Q minimale recommandée est de l'ordre de 8 .
I.C.6) En déduire dans ce cas que l'on peut écrire la relation approchée :
f = 1/(2π)1/(√(LC_(éq))) avec une erreur relative inférieure à 1%.
On désire que la fréquence d'oscillation f soit de 50 kHz avec une boucle enterrée ayant une inductance L = 150μH, une capacité C_b = 10nF et une résistance R_b = 0, 7Ω.
I.C.7) Calculer la valeur de la capacité C_s à intégrer dans le circuit oscillant. La valeur de Q est-elle satisfaisante?
En pratique, la condition b = 0 ne permet pas d'amorcer les oscillations.
I.C.8) Quel est le signe de b permettant l'amorçage de l'oscillateur? R_n doitil ainsi être plus petit ou plus grand que Q^2 R_b ?
I.C.9) Par quoi est limitée l'amplitude des oscillations générées par le circuit?

Partie II - Réflexion d'une onde électromagnétique sur un conducteur

II.A - Modèle du conducteur métallique dans le domaine des hyperfréquences ou inférieur

On considère un milieu conducteur homogène de dimension supposée infinie. On note γ_0 sa conductivité électrique en régime statique. On suppose qu'il y a n porteurs de charge libres par unité de volume, n est supposé indépendant du temps. Chaque porteur de charge libre est de masse m et possède une charge électrique q.
II.A.1) On soumet ce conducteur à un champ électrique permanent et uniforme E⃗_0. On admet, suivant le modèle de Drude, que l'interaction des charges fixes sur un porteur de charge libre est assimilable à une force de frottement fluide F⃗ = − hv⃗.
a) Écrire l'équation différentielle du mouvement vérifiée par la vitesse v⃗ d'un porteur de charge libre.
b) Montrer que cette vitesse tend vers une vitesse limite v⃗_(lim) que l'on exprimera et définir un temps τ_1 de relaxation du matériau à partir duquel la loi d'Ohm est valable. En déduire la relation entre γ_0, q, n et h.
c) Application numérique
On suppose que le conducteur possède un électron libre par atome.
La matériau considéré est de l'acier (alliage de fer avec du carbone en faible proportion). Comme ordre de grandeur, on prendra:
μ : masse volumique ≈ 8 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3);
M : masse molaire ≈ 60 g ⋅ mol^(− 1); γ_0 ≈ 10^7 S ⋅ m^(− 1).
Préciser les ordres de grandeurs de n, h et τ_1.
II.A.2) On soumet maintenant ce conducteur à un champ électrique sinusoïdal E⃗ = E⃗_0 cos(ωt), auquel on associe le champ complexe E⃗_– = E⃗_0 e^(jωt).
a) Montrer que le modèle de Drude permet de définir une conductivité complexe γ_– que l'on exprimera en fonction de γ_0, τ_1 et ω.
b) Justifier que pour des fréquences ne dépassant pas 100 GHz , on peut assimiler la conductivité électrique du matériau à sa conductivité statique γ_0, c'est-àdire que la loi d'Ohm reste encore valable à de telles fréquences.
II.A.3) Lorsque le matériau est soumis à un champ électrique E⃗(t) variable, il est le siège de courant de conduction j⃗ et de courant de déplacement j_D^(→−). Justifier que pour des fréquences au plus de l'ordre de 100 GHz , le courant de déplacement est négligeable devant le courant de conduction.

II.B - Propagation d'une onde électromagnétique dans un conducteur métallique

On considère une onde électromagnétique plane progressive monochromatique (OPPM) de fréquence f ne dépassant pas 100 GHz qui se propage à l'intérieur d'un espace métallique de conductivité γ_0, supposé neutre en tout point, occupant le demi espace z > 0. On note E⃗(z, t) et B⃗(z, t) les champs électrique et magnétique dans le métal. On leur associe les champs complexes: E→_–(z, t) et B⃗_–(z, t). On a:
E⃗(z, t) = Re(E⃗_–(z, t)) = E⃗_(amp)(z)cos(ωt − k^′ z + φ_E),
où E⃗_(amp)(z) désigne l'amplitude des oscillations du champ E⃗(z, t) à l'abscisse z. De même :
B⃗(z, t) = Re(B⃗_–(z, t)) = B⃗_(amp)(z)cos((ωt − k^′ z + φ) + φ_B),
où B⃗_(amp)(z) désigne l'amplitude des oscillations du champ B⃗(z, t) à l'abscisse z.
Re(f_∼(z, t)) désigne la partie réelle de la fonction complexe f_∼(z, t). On pose
E⃗_–(z, t) = E_0^(→−)e^(j(ωt − k_–z + φ_E)) avec E_0^(→−) = E_0 e⃗_x et B⃗_–(z, t) = B_0^(→−)e^(j(ωt − k_–z + φ_B))
E⃗_0 et B⃗_0 étant des vecteurs réels et constants et k⃗_– = k_–_(e⃗) = (k^′ + jk^(′′))e⃗_z étant le vecteur d'onde complexe ( k^′ et k^(′′) étant respectivement la partie réelle et imaginaire de k_– ).
On rappelle que
rot^(→−)(rot^(→−)(u⃗)) = grad^(→−)(div(u⃗)) − Δu⃗.
Avec les notations utilisées, pour l'OPPM, on a
rot^(→−)(E⃗_–) = − jk⃗_– ∧ E_–→, rot^(→−)(B⃗_–) = − jk_–→ ∧ B_–→, ΔE_–→ = − k_–^2 E⃗_–.
II.B.1)
a) Quelle est la direction de polarisation du champ électrique E⃗(z, t) ?
b) Quelle est la direction de propagation de l'onde?
II.B.2)
a) À partir des équations de Maxwell et en utilisant les approximations déduites des questions II.A. 2 et II.A.3, déterminer l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ électrique à l'intérieur du matériau conducteur. Quel nom donne-t-on habituellement à une équation de cette forme?
b) En déduire la relation de dispersion reliant k_– et ω.
II.B.3)
a) Montrer que E⃗(z, t) est de la forme : E_0^(→−)e^(− z/δ)cos(ωt − k^′ z + φ_E).
b) Comment s'appelle la longueur caractéristique δ ? Exprimer δ en fonction de μ_0, γ_0 et ω.
La fréquence des oscillateurs utilisés dans les détecteurs à boucle inductive est de l'ordre de 50 kHz . Les radars à effet Doppler utilisés pour mesurer les vitesses sur route émettent une onde électromagnétique en direction des véhicules de l'ordre de 10 GHz .
c) Préciser la valeur de δ associée à ces deux fréquences. Commenter.
d) Préciser la vitesse de phase de l'onde dans le conducteur en fonction de ω et δ. Pourquoi le milieu est-il qualifié de dispersif ?
e) Expliquer le phénomène physique responsable de l'atténuation de l'onde au cours de sa propagation.
II.B.4) Montrer que B⃗(z, t) est de la forme B_0^(→−)e^(− z/δ)cos(ωt − k^′ z + φ_B). Calculer le champ magnétique B_0^(→−) en fonction de ω, δ, E_0 et d'un vecteur unitaire approprié. Préciser la valeur du déphasage φ = φ_E − φ_B.

II.C - Pénétration du champ électromagnétique dans un conducteur métallique réel

Le conducteur métallique précédent occupe toujours le demi espace ( z > 0 ), tandis que l'air, assimilé au vide, occupe le demi espace ( z < 0 ).
II.C.1) On impose, dans l'air, un champ

magnétique uniforme B⃗_(air)(t) = B⃗_(air, 0)cosωt avec B⃗_(air, 0) = B_(air, 0)e_y→.
Ce champ pénètre dans le conducteur métallique et donne naissance, pour z > 0, à une onde dont le champ magnétique est de la forme B_0^(→−)e^(− z/δ)cos(ωt − k^′ z + φ_B ) (cf. question II.B.4).
a) Sachant qu'il n'y a pas de courant surfacique dans le plan z = 0, exprimer le champ B_0^(→−) en fonction de B_(air, 0)^(→−). Déterminer la phase φ_B.
b) En utilisant les résultats de la section II.B, déterminer l'expression vectorielle du champ électrique dans le métal en fonction de B_(air, 0), ω et δ.
Cette onde électromagnétique donne naissance à une distribution volumique de courant J⃗(z, t).
c) Préciser l'unité pour J⃗(z, t), ainsi que son expression en fonction de B_(air, 0), ω, γ_0, δ et d'un vecteur unitaire approprié.

II.C.2) Cas limite du conducteur parfait

a) Rappeler la définition d'un conducteur parfait.
b) Justifier qu'on peut modéliser la distribution volumique de courant J⃗(z, t) par une distribution surfacique de courant, notée J⃗_s(t).
c) Préciser l'unité de J⃗_s(t) et déterminer son expression en fonction de B_(air, 0), ω, μ_0, puis simplement en fonction de B_(air)(t), μ_0 et d'un vecteur unitaire approprié. On donne pour cela une primitive
F(z) = − δe^(− z/δ)cos(θ − z/δ)
de la fonction
f(z) = e^(− z/δ)[cos(θ − z/δ) − sin(θ − z/δ)] = √2e^(− z/δ)cos(θ − z/δ + π/4)
où θ ne dépend pas de z.

Partie III - Modification de l'inductance de la boucle enterrée lors du passage d'un véhicule

III.A - Champ magnétique créé par un fil infini

On considère un fil cylindrique infini d'axe Oz (de vecteur unitaire u⃗_z ), de rayon ε parcouru par un courant I > 0 dirigé vers les z croissants. On suppose que la répartition de courant sur une section du fil est uniforme. On note j⃗_1 le vecteur densité volumique de courant à l'intérieur du fil.
III.A.1) Exprimer j⃗_1 en fonction de I, ε et u⃗_z.
On utilise les coordonnées cylindriques : un point M de l'espace est repéré par ses coordonnées (r, θ, z). La base orthonormée associée s'écrit ( u⃗_r, u⃗_θ, u⃗_z ).
III.A.2) À l'aide des symétries, donner la direction du champ magnétique B_1^(→−)(M) créé en un point M quelconque de l'espace. De quelles coordonnées sa norme est-elle indépendante (justi-

fier la réponse) ?
III.A.3) Calculer B_1^(→−)(M) pour un point M situé à l'extérieur du fil à une distance r > ε du centre de celui-ci en fonction de I et r.
III.A.4) Calculer B_1^(→−)(M) pour un point M situé à l'intérieur du fil à une distance r < ε du centre de celui-ci en fonction de I, ε et r.
III.A.5) Donner l'allure de |B_1^(→−)(M)| en fonction de r.

III.B - Inductance linéique de deux fils infinis parallèles

On ajoute au fil étudié dans la question précédente (noté fil 1) un deuxième fil (noté fil 2) infini d'axe O^′ z parallèle à Oz, de même rayon, mais parcouru par un courant I dirigé dans le sens opposé au premier fil.
On note OO^′ = a la distance entre les deux fils. On suppose les deux fils très éloignés l'un de l'autre de sorte que a > ε. L'expression de l'inductance L du circuit constitué par ces deux fils peut être déduite en calculant de deux manières différentes l'énergie magnétique E_m que possède le circuit.
III.B.1) Exprimer E_m en fonction de L et I.
III.B.2) Rappeler l'expression de la densité volumi-

que d'énergie magnétique et écrire la formule générique de E_m en fonction de B⃗(M).
Ce dernier calcul est très fastidieux.
Il conduit à l'expression suivante pour l'énergie magnétique linéique dE_m/dz du système constitué par les deux fils :
(dE_m)/(dz) = (μ_0 I^2)/(8π)(1 + 4ln(a/ε)).
III.B.3) Déterminer l'inductance linéique L_(lin) du système constitué par les deux fils.

III.C - Inductance de la boucle enterrée

En général, la boucle enterrée dans la chaussée est de forme rectangulaire, de longueur b (en travers de la voie) et de largeur a. La longueur b correspond à peu de choses près à la largeur d'un véhicule. La figure ci-contre illustre la route vue de dessus où la boucle est sur la voie de circulation de droite. La boucle est constituée d'un fil conducteur

à section circulaire de rayon ε « a et b.
III.C.1) À partir des résultats de la section précédente et en supposant que b»a, calculer l'inductance L_1 de la boucle (on supposera que la perméabilité magnétique du macadam peut être assimilée à celle du vide).
En pratique, la boucle est un enroulement de N tours de fils (c'est-à-dire N spires), N > 1 pour assurer une meilleure stabilité du système de détection (en augmentant notamment la valeur de Q introduit au I.C). On note L l'inductance de la boucle pour N tours.
III.C.2) Déterminer l'expression de L en fonction de N et de L_1.
III.C.3) Donner la valeur numérique de L pour ε = 1 mm, a = 0, 5 m, b = 2 m et N = 5. Que dire de la validité du calcul?

III.D - Effet du passage d'un véhicule

Lorsqu'un véhicule se place juste au-dessus du détecteur, le dessous de la carcasse métallique, subissant le champ magnétique variable créé par l'enroulement, est le siège de courants de Foucault sur une épaisseur de l'ordre de δ, grandeur introduite dans la Partie II. La figure, qui est une coupe de profil, illustre ce phénomène. Ces courants

induits vont à leur tour créer un champ magnétique qui va engendrer un flux à travers l'enroulement. Ce phénomène d'induction a pour effet de faire varier l'inductance de la boucle enterrée. L'objet
de cette section est de quantifier cette variation d'inductance ainsi que l'augmentation de la résistance due aux pertes par effet Joule dans la carcasse métallique. Sauf avis contraire, on se place dans le cas où la boucle enterrée n'est constituée que d'un seul enroulement ( N = 1 ).
On note h la distance entre le bas de la voiture et le sol (on néglige la profondeur d'enfouissement de l'enroulement). Compte tenu de la faible valeur numérique de δ par rapport à h pour les fréquences utilisées dans les détecteurs à boucle inductive (cf. Partie II), les courants induits, que l'on notera J⃗_s, peuvent être considérés dans un premier temps comme surfaciques.
Pour simplifier l'étude analytique, on se place dans le cas où b»a, c'est-à-dire que l'enroulement est assimilable à deux fils infinis de rayon ε négligeable, distants de a et parcourus par deux courants de même intensité I mais de sens opposés. Par ailleurs, on suppose que la carcasse métallique du véhicule, assimilable à un conducteur parfait, occupe tout le demi-espace y > 0. La nappe de courants induits à la

surface est donc dans le plan y = 0. La figure ci-contre synthétise la modélisation (appelée «problème A ») (le sol, assimilé à du vide, n'apparaît plus).
III.D.1)
a) Que peut-on dire de la direction du champ magnétique dans le vide, en des points infiniment proches de la surface du conducteur parfait?
b) Écrire la relation de passage en y = 0 reliant J⃗_s et B⃗(y = 0^−). Comparer au résultat de la question II.C. 2 c). On prendra garde au changement de direction de propagation.
On se propose de trouver un problème magnétostatique équivalent, c'est-à-dire de trouver une distribution de courant simple qui crée le même champ magnétique que les courants induits sous le véhicule J⃗_s(x). On remplace pour cela le conducteur occupant le demi-espace y > 0 par deux fils infinis symétriques (problème C ) ou antisymétriques (problème D ) par rapport au plan y = 0 des deux fils représentant la boucle enterrée.
Un seul des deux problèmes respecte la bonne condition-limite imposée en y = 0^−, pour que le champ magnétique créé par l'ensemble des courants coïncide dans le demi-espace y < 0 avec celui du problème A.
c) À l'aide du résultat de la question III.D.1-a), préciser quel problème ( C ou D ) est équivalent pour y < 0 au problème A.
Problème C proposé :
Problème D proposé :
d) En utilisant les résultats des questions III.A. 3 et III.D.1-b), montrer que :
J⃗_s(x) = (Ih)/π(1/(h^2 + (x − a/2)^2) − 1/(h^2 + (x + a/2)^2))u⃗_z.
Comme il a été vu à la Partie II, les courants de Foucault ne sont pas rigoureusement surfaciques mais volumiques. Pour simplifier l'étude, on suppose que ceux-ci sont uniformes sur l'épaisseur δ. Le vecteur densité de courant volumique j⃗(x) représentant ces courants vaut ainsi J⃗_s(x)/δ. On note γ_0 la conductivité électrique du métal constituant le dessous du véhicule.
III.D.2)
a) Montrer que la puissance dissipée par effet Joule par unité de longueur selon Oz sur l'ensemble de la carcasse peut s'écrire :
P_(lin) = 1/(γ_0 δ)∫_(− ∞)^(+ ∞)J_s^2(x)dx
b) En déduire que les pertes par effet Joule P_(véh) issues des courants de Foucault sous le véhicule s'écrivent P_(véh) = R_(véh)I^2. Donner l'expression de R_(véh) en fonction de γ_0, δ, h, b et a. On rappelle que la boucle a une longueur selon Oz égale à b, correspondant approximativement à la largeur du véhicule.
On donne :
∫_(− ∞)^(+ ∞)(1/(1 + (u − k)^2) − 1/(1 + (u + k)^2))^2 du = π/(1 + 1/k^2).
c) On reprend les valeurs numériques du III.C.3. De plus, on donne δ = 1 mm, γ_0 = 10^7 S ⋅ m^(− 1), h = 0, 2 m. Préciser la valeur de R_(véh). La comparer à la résistance R de la boucle enterrée (faite en fil de cuivre) dont on donnera l'expression littérale en fonction de la conductivité du cuivre γ_(Cu), de la longueur b et du rayon ε du fil (on rappelle que b > a dans le modèle) puis sa valeur numérique (on donne γ_(Cu) = 6 ⋅ 10^7 S ⋅ m^(− 1) ). Commenter.
III.D.3)
a) À l'aide du problème magnétostatique équivalent, montrer que la composante selon Oy du champ magnétique créé par les courants induits sous le véhicule dans le plan de la boucle enterrée y = − h s'écrit :
B_y(x, y = − h) = (μ_0 I)/(2π)((x − a/2)/(4h^2 + (x − a/2)^2) − (a/2 + x)/(4h^2 + (a/2 + x)^2))
b) En déduire que le flux Φ_(lin) par unité de longueur selon Oz du champ magnétique créé par les courants induits sous le véhicule à travers le circuit filiforme constitué par les deux fils formant la boucle enterrée vaut :
Φ_(lin) = − (μ_0 I)/(2π)ln(1 + (a/(2h))^2). On rappelle pour cela que :; ∫u/(1 + u^2)du = 1/2ln(1 + u^2) + cste
c) Sachant que la boucle enterrée a une longueur b, que vaut le flux Φ_(véh) du champ magnétique créé par les courants induits sous le véhicule à travers la boucle enterrée?
On note Φ_p le flux propre de la boucle enterrée (en l'absence de véhicule). III.D.4)
a) Quel est le lien entre Φ_p, L et I ?
En présence du véhicule, il faut ajouter au flux propre de la boucle le flux Φ_(véh).
b) Montrer qu'en présence du véhicule, l'inductance de la boucle enterrée varie d'une quantité ΔL que l'on calculera en fonction de b, a et h. Le véhicule faitil augmenter ou diminuer l'inductance de la boucle?
On appelle «sensibilité» de la boucle enterrée, notée S_(boucle), la valeur absolue de la variation relative d'inductance |ΔL/L| due à la présence d'un véhicule au dessus d'elle.
c) Donner la valeur numérique de S_(boucle) pour ε = 1 mm, a = 0, 5 m et h = 0, 2 m (on rappelle que N = 1 ).
d) On considère maintenant une boucle constituée de N tours. Le rapport |ΔL/L| dépend-il de N ? Augmenter le nombre de tours améliore-t-il la sensibilité de la boucle inductive?

Partie IV - Étude du fréquencemètre

Les fréquencemètres actuels sont majoritairement numériques. Cette partie étudie le fonctionnement d'un fréquencemètre de type analogique qui va permettre de mesurer les variations de fréquence de l'oscillateur dues à la présence d'un véhicule au dessus de la boucle enterrée permettant ainsi sa détection. Pour l'ensemble des chronogrammes demandés, il est recommandé de faire figurer les éléments qui vous semblent importants (valeurs particulières, tangentes...).

IV.A - Étude d'une cellule R^′ C^′ V_0

On considère le montage de la figure 3 , où V_0 symbolise un générateur de tension continue. On suppose nul le courant de sortie i_s.
IV.A.1) Déterminer l'équation différentielle reliant e^′(t) et V(t).
On s'intéresse à la réponse à une discontinuité de tension : e^′(t) = + E pour t < 0, e^′(t) = − E pour t > 0. On suppose que E > V_0/2 et l'on se
Figure 3
place en régime permanent pour t < 0.
IV.A.2) Que vaut V(t) pour t < 0 ? Que vaut V(t = 0^+)(on précisera également son signe) ?
IV.A.3) Déterminer pour t > 0 l'expression du signal de sortie V(t) de la cellule R^′ C^′ V_0 attaquée par cette discontinuité de tension.
IV.A.4) Dessiner sur un même graphe les évolutions de e^′(t) et V(t).

IV.B - Étude du module d'entrée du fréquencemètre

On considère le module d'entrée du fréquencemètre représenté sur la figure 4. Il est attaqué par un signal sinusoïdal e(t) de fréquence f, avec f « 1/(R^′ C^′). Par ailleurs, la tension continue du générateur est réglée telle que 0 < V_0 < 2V_(sat).
Dessiner sur un même graphe les

chronogrammes représentant les évolutions de e(t), e^′(t) et V(t) sur une durée supérieure à une période.

IV.C - Étude du module de sortie

On considère le module de sortie du fréquencemètre représenté sur la figure 5. IV.C.1) L'A.Op. fonctionne-t-il en mode linéaire ou non? Justifier votre réponse.
On suppose qu'à t = 0, la charge du condensateur est terminée. On attaque ce module par le signal U(t), représenté sur la figure 6, de période T, formé d'impulsions rectangulaires alternatives (avec la double inégalité 0 < V_0 < 2V_(sat) ) :
{U(t) = − 2V_(sat) + V_0, 0 < t < τ; U(t) = V_0, τ < t < T/2; U(t) = 2V_(sat) + V_0, T/2 < t < T/2 + τ; U(t) = V_0, T/2 + τ < t < T


On suppose par ailleurs que τ«RC.
IV.C.2) Que vaut la tension en sortie S(t = 0^−)juste avant le front descendant de l'entrée U(t) ?
IV.C.3) Montrer que la sortie de l'A.Op. bascule entre t = 0^−et t = 0^+. Que vaut V^+(t = 0^+)?
Puisque τ « RC, la tension V^+n'a quasiment pas varié entre les dates t = 0^+et t = τ.
IV.C.4) La sortie de l'A.Op. bascule-t-elle à nouveau entre t = τ^−et t = τ^+?
IV.C.5) Étape 1: 0 < t < t_1 (l'instant t_1 est défini à la question IV.C. 5 b )
a) Déterminer l'équation différentielle vérifiée par V^+(t) pour 0 < t < t_1 et la résoudre.
b) Calculer la date de basculement de la tension S(t), notée t_1, en fonction de V_(sat), V_0, R et C. Préciser la valeur de la tension V^+(t = t_1^+)juste après la date t_1.
IV.C.6) Étape 2: t_1 < t < T
a) Donner l'expression de V^+(t) dans l'étape 2 , définie par t_1 < t < T/2.
b) L'impulsion rectangulaire positive entre t = T/2 et (T/2) + τ envoyée en entrée fait-elle une nouvelle fois basculer la sortie de l'A.Op. ?
IV.C.7) Établir les trois chronogrammes représentant les trois graphes V^−(t), V^+(t) et S(t) sur une période complète T.
IV.C.8) La forme rectangulaire des impulsions alternatives est elle déterminante pour le fonctionnement du module de sortie?

IV.D - Étude du fréquencemètre analogique

On considère le fréquencemètre analogique décrit sur la figure 7. On envoie en entrée un signal e(t) sinusoïdal de fréquence f : e(t) = E∗cos(2πft)
Figure 7
IV.D.1) À l'aide
des résultats de la section IV.B, quelle inégalité doivent vérifier les constantes R, C, R^′ et C^′ pour appliquer les résultats de la section IV.C lorsque le module de sortie est relié au module d'entrée du fréquencemètre?
IV.D.2) Établir sur une période les cinq chronogrammes représentant les signaux e(t), e^′(t), V^−(t), V^+(t) (tensions d'entrée du deuxième A.Op.) et S(t) en respectant une même échelle des temps.
On note ⟨S⟩ la valeur moyenne de S(t) sur une période.
IV.D.3) Utiliseriez-vous, en pratique, un voltmètre AC ou DC pour mesurer ⟨S⟩ ?
IV.D.4) Exprimer simplement f = 1/T en fonction de ⟨S⟩, V_(sat) et t_0 défini par t_0 = RCln((2V_(sat))/(V_0)).
En pratique, l'utilisation de ce fréquencemètre nécessite un étalonnage.

IV.E - Utilisation du fréquencemètre pour la détection des véhicules

On règle le fréquencemètre pour que ⟨S⟩ = 0 en l'absence de véhicule au-dessus de la boucle. On note alors f_(sans) la fréquence de l'oscillateur alimentant la boucle inductive dans cette situation.
IV.E.1) Que doit valoir t_0 ?
IV.E.2) À partir de la relation vue en I.C.6, exprimer simplement la variation relative de fréquence de l'oscillateur Δf/f_(sans) lors du passage d'un véhicule en fonction de la sensibilité S_(boucle) de la boucle enterrée (définie au III.D.4) en supposant qu'elle soit très petite devant l'unité.
IV.E.3) Calculer ⟨S⟩ lors du passage d'un véhicule, que l'on notera ⟨S⟩_(véh), en fonction de S_(boucle) et V_(sat).
Un véhicule sera détecté par la boucle inductive si la tension de sortie du fréquencemètre dépasse une valeur seuil que l'on prend égale à la moitié de la tension théorique ⟨S⟩_(véh).
IV.E.4) Calculer la valeur numérique de la tension seuil avec V_(sat) = 12 V et en utilisant le résultat de la question III.D.4- c).

-••FIN •••

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de physique Centrale PSI 2007 ?
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Sur quoi porte le sujet de physique Centrale PSI 2007 ?

Le sujet porte sur les détecteurs de véhicules à boucle inductive : oscillateur quasi-sinusoïdal, réflexion d'une onde électromagnétique sur un conducteur, modification de l'inductance et fréquencemètre analogique.

Ce sujet de physique Centrale PSI 2007 est-il difficile ?

Les deux premières parties, plus qualitatives, ont été globalement bien réussies, tandis que les parties III et IV, plus calculatoires, ont été moins abordées, souvent par manque de temps.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes relevées par le jury sur ce sujet Centrale physique PSI 2007 ?

Le jury relève une méconnaissance de l'effet de peau pourtant au programme, des résultats obtenus par des raisonnements peu rigoureux, une erreur sur la dépendance de l'inductance en N carré et des réponses qualitatives imprécises.

Quels chapitres réviser pour ce sujet Centrale physique PSI 2007 ?

Il faut maîtriser l'électronique (oscillateurs), l'électromagnétisme (propagation d'ondes, effet de peau) et la magnétostatique (théorème d'Ampère, inductance).

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